samedi 30 septembre 2017

Professeur Pierantoni

Le Cardinal Burke semble satisfait
de la Correction Filiale




Rédigé par : Dr Maike Hickson

SOURCE : One Peter Five
Le 29 septembre 2017



Aujourd'hui, le site Life Site News a publié une interview avec le Professeur Claudio Pierantoni, l'un des signataires de la récente « Correction Filiale » du Pape François à propos d'Amoris Laetitia. Le Professeur Pierantoni est un savant Italien qui vit et enseigne au Chili. Il vient tout juste de publier une lucide et excellente défense du Professeur Josef Seifert — qui fut renvoyé par l'Archevêque à cause de sa critique polie d'Amoris Laetitia — dans laquelle il considère le traitement du Professeur Seifert être une « persécution de l'orthodoxie ».

Dans cette nouvelle interview — et en parlant de l'histoire de la Correction Filiale — le Professeur Pierantoni révèle que le Cardinal Burke semble même être satisfait de la Correction Filiale telle qu'elle a été publiée pour la première fois le 24 septembre :

« La Correction formelle, comme vous vous en souvenez, était déjà promise pour janvier. Mais en avril, lors de la Conférence de Rome, il n'y avait toujours aucun indice que le Cardinal Burke allait faire une Correction. Donc, dans un petit groupe, nous avons commencé à réfléchir à une Correction laïque. Ensuite, en juillet, lorsque notre Correction a pris sa forme définitive et a gagné un certain nombre de signatures, nous avons entendu avec grand plaisir que le Cardinal Burke réfléchissait encore à une Correction de sa part. [...] »

« Je pense que maintenant, le Cardinal Burke doit procéder à sa longue Correction promise. Si j'étais lui, je l'appellerais une « Correction fraternelle » (mieux que « formelle »). Il nous a donné des indications qu'il approuve notre initiative « Filiale » et se sent soutenu par elle, et je suis sûr qu'il sait maintenant qu'il est très temps d'agir. Peut-être deux ou trois autres Cardinaux, ou une demi-douzaine d'Évêques, se joindront. Peut-être plus, peut-être moins. Mais même s'il était le seul, je pense qu'il doit bientôt faire une Correction. [mon soulignement ajouté]

Le Professeur Pierantoni souligne également qu'il existe de nombreux autres partisans de la Correction Filiale que les signataires actuels, mais qu'ils se sont abstenus en raison de pressions extérieures et de la peur. Il raconte également comment déjà certains des 45 théologiciens et savants qui avaient déjà publié une critique du document papal Amoris Laetitia ont été pressés dans le silence. Il dit comme suit :

« J'ai entendu de nombreuses personnes dans des institutions Catholiques ( ici à Santiago et ailleurs ) qui ont été menacées directement de cela [de subir des représailles pour leur critique publique d'Amoris Laetitia ], et ils n'ont donc pas signé. Par exemple, j'ai entendu des personnes qui ont signé le document des 45 et on leur a dit de ne plus signer quoi que ce soit ou qu’ils perdraient leur position. Bien sûr, quelqu’un est plus à risque en fonction du type d'établissement où il travaille. J'ai entendu parler des personnes menacées, pas directement de Rome, mais par l'institution locale, s'efforçant parfois d'être « plus Romaines que le Pape ». [...]

« Je l'ai envoyée [la Correction Filiale] à 10 personnes, par exemple, et 7 personnes sur 10 m'ont dit qu'elles ne voulaient pas la signer par crainte de représailles. Quelques-uns ne pensaient pas qu'ils étaient prêts à faire une Correction directe du Pape bien qu'ils aient accepté le contenu. Je peux vous dire que beaucoup, beaucoup de gens ont généralement convenu du contenu, beaucoup plus que ceux qui ont signé ». [ mon soulignement ajouté ]

Ce rapport percutant du Professeur Pierantoni est confirmé par un rapport similaire tel qu'il a été publié aujourd'hui par le Cardinal Gerhard Müller qui a déclaré dans un entretien avec Edward Pentin

« J'ai entendu dans certaines maisons ici [à Rome] que les gens qui travaillent dans la Curie vivent dans une grande peur : s'ils disent une parole critique petite ou inoffensive, des espions refilent les commentaires directement au Saint-Père et les gens faussement accusés n'ont aucune chance de se défendre. [...] C'est pareil dans certaines facultés de théologie — si quelqu'un a des remarques ou des questions à propos d'Amoris Laetitia, il sera expulsé, et ainsi de suite.