vendredi 29 septembre 2017

Le Vatican lance une campagne de deux ans pour
provoquer un « changement de pensée » sur l'immigration





Par Thomas D. Williams, Ph.D.

SOURCE : Breibart
Le 28 septembre 2017





Le Pape François a lancé une campagne de deux ans mercredi pour éduquer les gens sur le sort des migrants et pour encourager une attitude plus accueillante envers eux dans le monde entier.

« Frères, nous ne devons pas avoir peur de partager le voyage ! Nous ne devons pas avoir peur de partager l'espoir ! » a déclaré François dans son Audience générale hebdomadaire à la Place Saint-Pierre mercredi, au cours de laquelle il a inauguré le nouveau projet intitulé « Partager le voyage ».

La campagne est menée par le réseau caritatif Catholique mondial Caritas Internationalis et vise à promouvoir la sensibilisation et l'action en faveur des migrants et des réfugiés, en les aidant à établir des liens avec les communautés locales.

Selon Caritas, le projet a été lancé en réponse aux fréquents appels du Pape François pour une « culture de rencontre ».

Notre monde « ne fait pas face à une crise migratoire, mais à une crise de solidarité mondiale » a déclaré Caritas sur son site web. « Faites partie d'une campagne mondiale pour rejoindre les migrants, pour changer les perceptions, pour ouvrir les cœurs et les esprits, et renforcer les liens qui nous unissent tous ».

Le projet vise à éclairer à la fois les défis et les effets de la migration à chaque étape du voyage afin de provoquer un « changement de réflexion » sur la question.

Une partie de ce changement de pensée implique de dissiper les « mythes communs sur la migration » affirme l'organisation, avant d'exposer « des mythes communs autour de la migration et les faits derrière les mythes ». Selon Caritas, ces mythes incluent l'idée qu'il y a des migrants plus que jamais, que les migrants vivent de l'aide sociale et volent des emplois de citoyens, que la fermeture des frontières entraînera des flux de migrants et que « les gens des pays pauvres migrent vers les pays riches ».

Dans sa campagne pro-immigrants, Caritas s'est associée à l'Alliance ACT (*) œcuménique de plus de 140 membres, aux organismes des Nations Unies pour l'alimentation et de l'agriculture, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'Organisation des Nations Unies pour les réfugiés (UNCHR) et son Programme Alimentaire Mondial, ainsi que de nombreuses autres organisations religieuses et de la société civile.

Le Vatican a tenu une conférence de presse mercredi pour annoncer officiellement le projet « Partager le voyage », présidé par le Cardinal Luis Antonio Tagle de Manille, Président de Caritas Internationalis, ainsi que par Soeur Norma Pimentel, directrice exécutive des Catholic Charities de la Vallée du Rio Grande, le directeur de Caritas d’Éthiopie, Bekele Moges et trois jeunes migrants d'Afrique.

Lors de la conférence, Tagle a déclaré que les dirigeants mondiaux devraient se rappeler que « nous sommes tous des migrants. Personne ne peut prétendre être un non-migrant, nous passons tous dans ce monde ».

« Personne n'est résident permanent », et personne ne peut prétendre « posséder l'espace qu'il occupe » a-t-il déclaré, exprimant son espoir qu'il y ait une « conversion d'esprit » universelle sur le problème.

En reconnaissant la peur que certains pourraient ressentir d'avoir des étrangers entrer dans leur pays, le Cardinal a déclaré que ces craintes se dissipent souvent lorsque les gens prennent le temps de s'asseoir avec les immigrants et d'écouter leurs histoires. « Vous verrez qu'ils sont comme vous et moi », a-t-il déclaré.

Soeur Pimentel of Catholic Charities a décrit la politique Américaine actuelle sur les immigrants comme « sévère ».

« Toutes les administrations, même l'administration précédente, ont été très sévères en déportant beaucoup d'immigrants et en faisant des centres de détention pour les unités familiales » a-t-elle ajouté, ajoutant que « c'est si injuste et si inéquitable pour une famille avec des enfants, avec des nourrissons, d’être placés dans des centres de détention ».

« Tout comme l'administration précédente, cette administration fait de même et probablement plus sévèrement » a-t-elle dit, en disant que placer les familles dans ces centres n'est pas « humain », parce qu'ils sont essentiellement mis dans des prisons.



* L’Alliance ACT est un réseau de 144 Églises et organisations affiliées travaillant ensemble dans 100 pays pour un changement durable dans la vie des personnes pauvres et marginalisées, sans discrimination de croyance, de conviction politique, de sexe, d’orientation sexuelle, de race ou de nationalité, et en respectant les codes et standards internationaux.