mardi 31 octobre 2017

Non-sens œcuménique
« Ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise »



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 31 octobre 2017

La crise actuelle sans précédent dans l'Église est en grande partie le résultat ( à part la « réforme liturgique » absolument désastreuse ) de la prolifération de pseudo-doctrines, de slogans et de mots à la mode dans la pensée post-conciliaire. Parmi ceux-ci figurent « l'œcuménisme » ( un néologisme essentiellement dépourvu de sens ) et son mantra absurde concernant les Protestants « partenaires du dialogue œcuménique » : à savoir que « ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise ».

Le slogan viole manifestement le premier principe de la pensée rationnelle : la loi de la non-contradiction, qui stipule qu'une chose ne peut pas être et ne pas être en même temps et ce, sous le même aspect. Par exemple, l'eau courante peut devenir de la glace, mais elle ne peut pas être de la glace et de l'eau courante en même temps.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont The Remnant.

Le slogan oecuménique postule la notion absurde que les Catholiques et les Protestants sont simultanément unis et divisés, ce qui n'est pas la même chose que de dire que les Catholiques et les Protestants peuvent se mettre d'accord sur tel ou tel point isolé de doctrine sans être unis dans la même religion. C'est-à-dire que le mot « unis » est abusé pour suggérer une unité qui n'existe pas et ne peut exister tant que les Protestants restent en dehors de l'Église que le Christ a fondée, l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique et qui est identique au Corps Mystique de Christ.

Comme l'a expliqué le Pape Pie XII dans son Encyclique historique sur le Corps Mystique :

« Pourtant, au sens plein de l'expression, seuls font partie des membres de l'Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie Foi, qui, d'autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l'ensemble du Corps, ou n'en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l'autorité légitime. Tous, en effet, dit l'Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ».

« Par conséquent, comme dans l'assemblée véritable des fidèles il n'y a qu'un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu'une seule Foi ; et celui qui refuse d'écouter l'Église doit être considéré — d'après l'ordre du Seigneur — comme un païen et un publicain. Et ceux qui sont divisés pour des raisons de Foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Cela a été l'enseignement constant de l'Église : qu'il n'y a pas d'unité Chrétienne en dehors d'elle, et que les Protestants ne sont pas dans son unité, malgré tout baptême valide qu'ils ont pu recevoir de la part de quelque ministre non Catholique. Pour rappeler l'enseignement de Pie XI à cet égard :

« Il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des Chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer ».

Autrement dit, sans le retour des dissidents à la seule véritable Église, il n'y a pas d'unité avec eux. Par conséquent, faisant allusion à l'enseignement de son prédécesseur, Pie XII insista dans son instruction sur le « mouvement œcuménique » que les Évêques...

« écarteront aussi cette manière dangereuse de s'exprimer qui donnerait naissance à des opinions erronées et à des espoirs fallacieux qui ne pourront jamais se réaliser, en disant par exemple que l'enseignement des Souverains Pontifes, dans les Encycliques sur le retour des dissidents à l'Église, sur la Constitution de l'Église, sur le Corps mystique du Christ

Mais ce sont précisément ces « espoirs fallacieux qui ne pourront jamais se réaliser » qui animent l'entreprise futile de « l'œcuménisme Catholique » avec sa suspension de la loi de non-contradiction pour postuler l'absurdité de l'unité face à une division irréconciliable.

Le non-sens œcuménique dans la pensée des ecclésiastiques post-conciliaires est précisément un signe de la « désorientation diabolique » de la hiérarchie dont parlait Sœur Lucie à la lumière du Message de Fatima et du Troisième Secret en particulier. Considérant le chaos que l'œcuménisme a déclenché dans l'Église au cours des cinquante dernières années — avec le Pontife Romain lui-même embrassant des femmes « Évêques » Luthériennes dans une fausse démonstration d'« unité » où aucune ne peut exister — ne pouvons-nous pas dire que l'œcuménisme est littéralement le travail du diable ?