vendredi 6 octobre 2017

« Blessé dans la maison de ceux qui M'ont aimé »


par : Nelson Hertel
SOURCE : Centre de Fatima
Le 6 octobre 2017



« Et si quelqu'un lui demande : « Que signifient ces blessures sur ta poitrine ? », il répondra : « Je les ai reçues chez des amis ! » ».(Zacharie 13 : 6)

En évoquant le dîner de Noël pour les pauvres tenu dans la Basilique Romaine de Santa Maria à Trastevere, la récente visite du Pape François à Bologne, le dimanche 1er octobre 2017, a mis de l’avant un déjeuner offert dans la Basilique de San Petronio (Saint Petronius).

Radio Vatican rapporte que le déjeuner « de solidarité avec les pauvres, les réfugiés et les prisonniers » a été tenu « dans un climat simple et joyeux », et auquel ont participé mille personnes. Radio Vatican a également ajouté que le menu était préparé « avec respect » pour les diverses traditions religieuses des participants. Le Pape François a salué ceux qui se sont rassemblés :

« Quelle joie de voir tant d'entre vous dans cette maison ! C'est comme la maison de notre mère, la maison de la miséricorde, l'Église qui accueille tout le monde, en particulier ceux qui ont besoin d'une place. Vous êtes au centre de cette maison. L'Église vous veut au centre. Elle ne prépare pas n'importe quelle place, une place différente. L'Église appartient à tous, en particulier aux pauvres. Nous sommes tous invités, seulement par la grâce. C'est un mystère de l'amour gratuit de Dieu, qui veut que nous soyons à Lui, ici, non pas parce que nous le méritons, mais par Son Amour. Dans cette maison, normalement, on célèbre le Mystère de l'Eucharistie, la table sur laquelle sont placés le pain et le vin qui deviennent le Corps et le Sang de Jésus, brisé et versé pour la multitude d'hommes qu'Il aime. Comme les mathématiques de Dieu sont étranges : les choses peuvent être multipliées, seulement si elles sont divisées [partagées]. Faisons toujours une table d'amour pour ceux qui en ont besoin ».

Alimenter les affamés est certainement l'une des Oeuvres corporelles de Miséricorde, un acte méritoire de charité. Mais est-ce qu’un tel repas devait avoir lieu dans une église consacrée ? En un mot, non. Même Saint Paul poserait la question : « N'avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ? » (1 Corinthiens 11 :22). Nous savons à partir du chapitre 19 de l'Évangile de Saint Luc, comment Notre Seigneur a Lui-Même traité ceux qui faisaient commerce dans le Temple. Ne serait-il pas rempli d'une colère similaire dans la présente situation ?

Nous lisons dans Genèse 28 :17 des mots qui sont répétés dans le Rite de la Consécration d'une église, et souvent inscrits au-dessus des portes des églises : « Comme cet endroit est redoutable ! Ce n'est rien de moins que la Maison de Dieu et la Porte du Ciel ! » Même un enfant pourrait expliquer qu'une église est sainte, qu’elle est mise à part pour le Culte Divin et l'enseignement, et ne doit pas être utilisée pour d'autres raisons.

Sainte Jacinthe a affirmé peu avant sa mort : « Notre-Dame ne veut pas que les gens parlent à l'église ». Tout comme le Pape Jean XXIII a rappelé à ceux qui ont applaudi son arrivée à l'église, lors de sa visite à Ostie en mars 1963 : « Templum Dei, templum Dei » ( Le Temple de Dieu est le Temple de Dieu ). Les paroles et les applaudissements sont déjà assez mauvais, mais combien plus profane est un repas programmé à l'intérieur de la Maison consacrée à Dieu, auquel participent mille personnes avec l'approbation et la participation du Vicaire du Christ ? Cela ne peut être justifié.

Rappelant que la Fête de Notre-Dame du Très Saint Sacrement coïncide avec la Fête de Notre-Dame de Fatima le 13 mai, prions l'intercession du Coeur Douloureux et Immaculé de Marie pour réparer ce dernier et horrible sacrilège. Peut-on voir bientôt la restauration de l'Église et l'éradication de tels scandales pour toujours ; quand le Sacré-Cœur ne sera plus blessé dans Sa propre Maison, et cela par ceux qui sont consacrés à son service.