dimanche 22 octobre 2017

Des rapprochements à faire ?
Message donné au Mouvement Sacerdotal Marial
et qui concerne exactement notre époque

L'abomination de la désolation

À vous de juger...



Rencontre avec le Conseil Méthodiste Mondial
Le 19 octobre 2017


SOURCE : ZENIT

En accueillant la doctrine protestante, on dira que la Messe n’est pas un sacrifice, mais seulement une cène sacrée, c’est-à-dire le souvenir de ce que fit Jésus lors de sa dernière cène. Et l’on supprimera ainsi la célébration de la Sainte Messe. C’est dans cette abolition du sacrifice quotidien que consiste l’horrible sacrilège accompli par l’Antéchrist, dont la durée sera d’environ trois ans et demi, c’est-à-dire mille deux cent quatre-vingt-dix jours.

Comparez vous-mêmes

Allocution du Pape

« Le temps est venu de nous préparer à nous retrouver ensemble dans la fraction du Pain »

Chers frères et sœurs,

Je remercie l’évêque Abrahams pour ses aimables paroles et, avec une grande joie, je vous souhaite la bienvenue à tous, à l’occasion du cinquantième anniversaire du commencement du dialogue théologique méthodiste-catholique.

Dans le livre du Lévitique, le Seigneur annonce la cinquantième année comme une année particulière qui prévoit, entre autres, la libération des esclaves : « Vous ferez de la cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays » (Lv 25,10). Nous sommes reconnaissants envers Dieu parce qu’en un certain sens, nous pouvons proclamer que nous avons été libérés de l’esclavage de ce qui faisait de nous des étrangers les uns par rapport aux autres et du soupçon réciproque. Pendant la cinquantième année, « chacun de vous réintègrera sa propriété, chacun de vous retournera dans son clan » (ibid.) ajoutait le Seigneur à Moïse. Grâce à ces cinquante années de dialogue patient et fraternel, nous pouvons vraiment nous dire les uns aux autres, avec les paroles de l’apôtre Paul : « vous n’êtes plus des étrangers » (Ép 2,19) : ni dans les cœurs, ni non plus dans l’appartenance au Seigneur, en vertu de l’unique baptême qui nous a constitué en une fraternité réelle. Oui, nous sommes et nous nous sentons « membres de la famille de Dieu » (ibid.).

Le dialogue nous a conduits à cette prise de conscience. Le Concile Vatican II exhorte encore à tendre vers une connaissance plus approfondie et vers une appréciation plus juste entre les chrétiens de confessions différentes à travers un dialogue qui procède « avec l’amour de la vérité, avec charité et avec humilité » (Décret Unitatis redintegratio, 11). Le dialogue véritable encourage continuellement à nous rencontrer avec humilité et sincérité, désireux d’apprendre les uns des autres, sans irénisme et sans feinte. Nous sommes des frères qui, après une longue séparation, sont heureux de se retrouver et de se redécouvrir mutuellement, de cheminer ensemble, ouvrant généreusement leur cœur à l’autre. C’est ainsi que nous poursuivons, sachant que ce chemin est béni par le Seigneur : c’est par lui qu’il a commencé et vers lui qu’il est dirigé.

« Vous déclarerez sainte la cinquantième année », disait Dieu à Moïse. Dans le document le plus récent de la Commission, vous avez précisément parlé de sainteté. John Wesley avait à cœur d’aider son prochain à vivre une vie sainte. Son exemple et ses paroles en encouragent beaucoup à se consacrer aux Saintes Écritures et à la prière, apprenant ainsi à connaître Jésus-Christ. Quand nous entrevoyons des signes de vie sainte chez les autres, quand nous reconnaissons l’action de l’Esprit Saint dans les autres confessions chrétiennes, nous ne pouvons que nous réjouir. Il est beau de voir comme le Seigneur sème largement ses dons, il est beau de voir des frères et des sœurs qui embrassent en Jésus la même raison de vivre que nous. Et en plus, les autres « membres de la famille de Dieu » peuvent nous aider à nous approcher encore plus du Seigneur et nous stimuler à rendre un témoignage plus fidèle à l’Évangile. Remercions alors le Père pour ce qu’il nous a accordé bien avant ces cinquante dernières années, dans les siècles passés et dans le monde entier, dans nos communautés respectives. Laissons-nous fortifier mutuellement par le témoignage de la foi.

La foi devient surtout tangible quand elle se concrétise dans l’amour, en particulier dans le service envers les pauvres et les personnes marginalisées. « Vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays » : en cette cinquantième année de dialogue, cette ancienne invitation de la Parole vivante a pour nous une résonnance particulièrement actuelle. Elle fait partie du même appel à la sainteté qui, étant un appel à la vie de communion avec Dieu, est nécessairement un appel à la communion avec les autres. Lorsque, catholiques et méthodistes, nous accompagnons et soulageons ensemble les personnes faibles et marginalisées – celles qui, bien qu’habitant nos sociétés, se sentent loin, étrangères, différentes – nous répondons à l’invitation du Seigneur.

En regardant en avant, au-delà des cinquante ans, nous avons une certitude : celle de ne pas pouvoir grandir dans la sainteté sans grandir dans une plus grande communion. C’est la route qui s’ouvre sur notre chemin avec la nouvelle phase de dialogue qui va démarrer sur le thème de la réconciliation. Nous ne pouvons pas parler de prière et de charité si, en même temps, nous ne prions pas et ne nous employons pas pour la réconciliation et pour la pleine communion entre nous. Que votre travail sur la réconciliation soit un don, et pas seulement pour nos communautés mais pour le monde : qu’il soit un stimulant pour tous les chrétiens à être partout ministres de la réconciliation. C’est l’Esprit de Dieu qui opère le miracle de l’unité réconciliée. Et il le fait avec son style, comme il l’a fait à la Pentecôte, suscitant des charismes différents et recomposant tout dans une unité qui n’est pas uniformité mais communion. C’est pourquoi, il faut que nous soyons ensemble, comme les disciples dans l’attente de l’Esprit, comme des frères en chemin.

Je vous remercie beaucoup pour votre présence ; je suis reconnaissant envers la Commission de dialogue pour le travail accompli et pour le travail futur, ainsi qu’envers le Conseil méthodiste mondial pour le soutien continuel apporté au dialogue. La bénédiction de ces cinquante dernières années réside dans la grâce que nous avons découverte les uns chez les autres et qui a enrichi les deux communautés. La tâche n’est pas terminée et nous sommes appelés, tout en continuant à cheminer, à regarder de l’avant. Nous avons appris à nous reconnaître comme frères et sœurs dans le Christ ; le temps est venu de nous préparer, avec une humble espérance et un engagement concret, à cette pleine reconnaissance qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, quand nous pourrons enfin nous retrouver ensemble dans la fraction du Pain. Je voudrais vous inviter à prier pour cela, en demandant au Père le pain quotidien qui soutienne notre chemin : Notre Père…

La Vierge Marie à Don Gobbi

« En accueillant la Doctrine Protestante, on dira que la Messe n’est pas un sacrifice, mais seulement une cène sacrée »

Message du 31 décembre 1992 :

« Un jour vous verrez dans le lieu saint celui qui commet l’horrible sacrilège. Le prophète Daniel en a parlé ; celui qui lit, qu’il cherche à comprendre. » (Mt. 24, 15).

Fils de prédilection, pour comprendre en quoi consiste l’horrible sacrilège, lisez ce qui a été prédit par le prophète Daniel. « Va, Daniel, ces paroles sont cachées et scellées jusqu’à la fin des temps. Beaucoup seront purifiés, deviendront candides, intègres, mais les impies continueront à agir avec impiété. Aucun des méchants ne comprendra ces choses mais les sages les comprendront.

Donc, depuis le temps où sera aboli le Sacrifice quotidien et où sera dressée l’abomination de la désolation, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra avec patience et qui parviendra à mille trois cent trente-cinq jours. » (Dan. 12, 912). La Sainte Messe est le Sacrifice quotidien, l’oblation pure offerte au Seigneur sur tous les autels, du lever au coucher du soleil.

Le Sacrifice de la Messe renouvelle celui que Jésus a accompli au Calvaire.

En accueillant la doctrine protestante, on dira que la Messe n’est pas un sacrifice, mais seulement une cène sacrée, c’est-à-dire le souvenir de ce que fit Jésus lors de sa dernière cène. Et l’on supprimera ainsi la célébration de la Sainte Messe. C’est dans cette abolition du sacrifice quotidien que consiste l’horrible sacrilège accompli par l’Antéchrist, dont la durée sera d’environ trois ans et demi, c’est-à-dire mille deux cent quatre-vingt-dix jours.