dimanche 8 octobre 2017

Le Cardinal Sarah fustige le régime de François
dans son livre « La force du silence »

Voici quelques extraits


Par : Le Blog Catholic Church
Vendredi, le 29 septembre 2017 - 8:53 pm EST

SOURCE : Life Site News
Traduction MH/APL

« En mai dernier, j’avais écrit un commentaire du dernier livre du Cardinal Robert Sarah, « La force du silence », un recueil de réflexions spirituelles d’une exceptionnelle profondeur. Ce que je n’avais pas réalisé alors, c’est que certains passages de ce livre constituaient aussi, implicitement, un sérieux coup de griffes à l’encontre du pontificat de François ( le Pape, ses représentants et ses proches collaborateurs ). (…)

[Ces passages] sont d’une actualité criante en ces temps de grande désorientation dans l’Église, désorientation qui touche bien plus de personnes dans le monde que juste les Catholiques. L’Église Catholique, jusqu’à l’avènement de François, était un véritable phare, le plus lumineux qui soit en matière d’enseignement moral Chrétien cohérent. De nombreux Chrétiens non-Catholiques, et même des personnes ne professant pas la foi Chrétienne, se sont appuyés sur l’Église Catholique pour promouvoir et défendre leurs enseignements sur la loi naturelle. Enseignements qui sont, à leur tour, le fondement nécessaire à toute société civilisée. Mais à présent, comme le révèle le Cardinal Sarah, l’Église elle-même est en train de glisser rapidement dans une mondanité autodestructive et s’éloigne ainsi du cœur de l’enseignement légué par Jésus-Christ, à savoir prêcher la Bonne Nouvelle de l’Évangile en vue de sauver les âmes.

Ci-dessous, je reprends certains passages du livre « La force du silence », repérables par leur numéro, ou le numéro de la page (dans l’édition française Fayard), et je les commente en italiques.

31. « (…) Je dénoncerai sans relâche ceux qui sont infidèles aux promesses de leur ordination. Pour se faire connaître ou imposer leur vision personnelle (1), tant sur le plan théologique que pastoral (2), ils parlent encore et toujours. Ces clercs répètent les mêmes choses banales. Je serais incapable d’affirmer qu’ils sont habités par Dieu. (3). »

(1) François et ceux qu’il a placés auprès de lui ont précisé eux-mêmes que les points de vue, souvent très discutables, voire franchement déficients, exprimés par le Pape étaient à prendre pour un enseignement magistériel.

(2) François et ses plus fervents supporters ne cessent d’affirmer que les considérations pastorales étaient prioritaires sur les considérations doctrinales concernant la Foi et les règles morales.

(3) Ce qui constitue une sévère réprimande, à l’image de celles proférées dans le passé par les Apôtres et de nombreux saints pour le bien des âmes.

31. « Mais ils parlent (4), et les médias aiment les entendre (5) pour répercuter leurs inepties, en particulier s’ils se déclarent favorables aux nouvelles idéologies post humanistes, dans le domaine de la sexualité, de la famille et du mariage ( Amoris Laetitia ? ). Ces clercs considèrent la pensée de Dieu sur la vie conjugale comme un « idéal évangélique » (6). Le mariage n’est plus une exigence et une volonté de Dieu dont le modèle s’exprime dans le lien nuptial entre le Christ et l’Église. Certains théologiens poussent l’outrecuidance et l’arrogance jusqu’à affirmer des opinions personnelles difficilement conciliables avec la Révélation, la Tradition, le Magistère pluriséculaire de l’Église et l’Enseignement du Christ. Ainsi, à grand renfort de bruits médiatiques, ils vont jusqu’à contester la pensée de Dieu. (7) »

(4) Certains pensent que le Pape François parle beaucoup trop, ne prépare pas ses nombreuses interventions publiques, et qu’il est coutumier de réponses pauvres et pour le moins ambigües aux questions qu’on lui pose dans les avions ou ailleurs.

(5) Les positions controversées du Pape François ont été très bien reçues par la grande majorité des médias à travers le monde, par des personnalités en vue telles que Al Gore, Hilary et Bill Clinton, Elton John, Leonardo di Caprio, Barack Obama, Nancy Pelosi et aussi par un très grand nombre de ces personnes qui se sont toujours montrées opposées à l’enseignement moral de l’Église Catholique.

(6) Cf. ce que disent Raymond Arroyo et le Père Gerald Murray à propos du concept du mariage comme d’un « idéal » dans la pensée de François.

(7) Une autre remontrance sévère qui pourrait s’appliquer tout aussi bien au Cardinal Kasper et à beaucoup d’autres de ces Cardinaux libéraux , Évêques, clercs, théologiens et laïcs qui soutiennent François.

39. « Les Évêques qui égarent les brebis que Jésus leur a confiées seront impitoyablement et sévèrement jugés par Dieu. »

Les vocations ont sensiblement diminué depuis le début du pontificat de François, tout comme la fréquentation des audiences générales sur la Place Saint-Pierre. Dans les nations développées, la fréquentation des églises s’est dramatiquement effondrée, malgré quelques exceptions ; des centaines, voire des milliers de paroisses ont été fermées et vendues.

34. « Notre avenir est dans les Mains de Dieu et non dans l’agitation bruyante des négociations humaines, même si ces dernières peuvent paraître utiles. Aujourd’hui encore, nos stratégies pastorales, sans exigences, sans appel à la conversion (8), sans un retour radical à Dieu, sont des chemins qui mènent au néant. Ce sont des jeux politiques qui ne peuvent pas nous conduire vers le Dieu crucifié, notre vrai Libérateur. »

(8) On peut penser ici à quelques-unes des plus graves erreurs du pontificat de François, en particulier à la question de la Communion pour les divorcés-remariés.

40. « Et pourtant, depuis deux millénaires, quel surprenant paradoxe de voir tant de théologiens bavards, tant de Papes bruyants, tant de successeurs des Apôtres prétentieux et infatués de leurs raisonnements. »

95. « Par cette ascèse du silence, comment ne pas mieux comprendre et apprécier les lumières de ces différentes paroles bibliques : « Abondance de paroles ne va pas sans offense » (Pr 10, 19) ; « Qui veille sur sa bouche garde sa vie, qui ouvre grand ses lèvres se perd » (Pr 13, 3) ; « Celui qui parle trop se fait détester » (Sir 20, 8) ; « Or je vous le dis : de toute parole sans fondement que les hommes auront proférée, ils rendront compte au Jour du Jugement » (Mt 12, 36) ; « Dans ton langage, use de balances et de poids ; à ta bouche mets porte et verrou. Garde-toi de faire par elle de faux pas, tu tomberais au pouvoir de celui qui te guette. » (Sir, 28, 25-26) »

Le Pape François et ses principaux supporters, clercs et laïcs, se sont montré impitoyables, souvent insultants et durement critiques envers ceux qui, bien respectueusement, ont osé exprimer leurs remarques à propos de telle ou telle décision.

205. « Des Chrétiens se coalisent aujourd’hui pour éloigner Jésus et Sa Doctrine de ceux qui cherchent honnêtement la Vérité. (9) Il est de plus en plus seul parmi des hommes qui le haïssent ou ne savent pas comment L’aimer, car ils sont incapables de Le connaître tel qu’Il est. Mais il y aura toujours un petit troupeau qui voudra Le connaître et L’aimer. »

(9) C’est là l’une des critiques les plus répandues et les plus sévères de François.

214. « Pendant les Conclaves, l’Esprit indique aux Cardinaux le choix de Dieu ; ces derniers doivent se soumettre à sa volonté et non aux stratégies politiques humaines. Si nous contrarions l’Esprit Saint par de misérables petits calculs humains, des rencontres secrètes et des conciliabules médiatiques, nous courrons à la tragédie et nous sommes les fossoyeurs de la nature Divine de l’Église ».

Il y a eu de sérieuses craintes quant à l’existence de telles intrigues lors du Conclave qui a élu le Pape François.

215. « Le rejet de l’Esprit est un blasphème et un péché mortel, car il s’agit d’un refus de la Vérité. Sans l’Esprit, l’Église est menacée de devenir une nouvelle tour de Babel. Les langues différentes et déviantes submergent le testament du Fils de Dieu. Des idéologues, prétentieux et cyniques, menacent la Vérité de Jésus. La confusion, le relativisme et le chaos pointent à l’horizon funeste. »

303. « Benoît XVI avait déjà dénoncé à propos de Vatican II le conflit entre la vision des Pères Conciliaires et l’herméneutique médiatique, relativiste et faussement progressiste. (…) L’Église est une Mère fidèle et aimante. Elle est une Mère avant d’être une structure hospitalière. (…) Elle éduque, enseigne et nourrit, soucieuse de la santé physique et morale des fidèles ; voilà d’ailleurs ce que recouvre l’image de l’Église. »

« Hôpital de campagne » : expression souvent reprise par François pour décrire l’Église.

304. « La mission sociale est fondamentale mais le salut des âmes est plus important que tout autre travail. Sauver ne consiste pas seulement à soigner, mais surtout à entraîner vers Dieu, convertir, pour faire revenir les enfants prodigues vers la maison de Père des Miséricordes. Le rôle premier et fondamental de l’Église reste aujourd’hui le salut des âmes. »

Le Pape François a été critiqué pour avoir davantage insisté dans ces discours sur des questions touchant au changement climatique, à la pauvreté, au chômage, à l’immigration, etc. que sur le cœur de la mission spirituelle que lui a confiée l’Église de la part de Jésus-Christ. Il s’est montré très négatif à l’encontre de ceux qui cherchent à convertir à la Foi Catholique les Chrétiens non Catholiques et même des Musulmans, estimant qu’il s’agit là d’un péché grave. Jamais on n’a entendu de telles choses de la bouche d’un Pape au cours de l’histoire de l’Église.

305. « Dans un monde sécularisé et décadent, si l’Église se laisse engluer par les sirènes matérialistes, médiatiques et relativistes, elle risque de rendre vaine la mort du Christ sur la Croix pour le Salut des âmes. L’Église n’a pas pour mission de donner une solution à tous les problèmes sociaux du monde ».

Le Pape François a chanté les louanges de la théologie de la libération, ressuscité sa pratique interdite et appuyé l’attention particulière qu’elle porte à un strict matérialisme, marxiste, politique. On lui reproche aussi de promouvoir le modernisme, condamné par le Pape Saint Pie X, qui conduit à relativiser la vérité concernant les réalités sociales et historiques. De même, le pontificat de François aura su exploiter à merveille les possibilités offertes par les médias et les sites internet.

310. « Combien de familles disloquées, détruites, réduites à une misère inhumaine, contraintes à l’exil et au déracinement culturel ? (…) Dans ces antichambres de l’horreur, l’Église n’est pas épargnée. Elle doit disparaître ou changer de doctrine et son enseignement pour mieux permettre l’émergence d’une religion sans frontière, et d’une nouvelle éthique mondiale (10), dite consensuelle, coupée des références fondatrices de la vérité révélée, mais qui est ambivalente et dépourvue de contenu. »

(10) François a fortement préconisé les objectifs globalistes de frontières ouvertes limitant les souverainetés nationales, la redistribution massive des richesses entre les pays riches et les pays pauvres, et l’établissement d’un gouvernement mondial, c’est à dire une forme de socialisme international, ou ce que certains appelleraient totalitarisme. Sous le Pape François, le Vatican a soutenu une promotion intensive des accords de Paris sur le changement climatique.

P. 296. « Le narcissisme d’une parole surabondante est une tentation de Satan. Il entraîne une forme d’extériorisation détestable où l’homme se vautre à la surface de lui-même en faisant du bruit pour ne pas écouter Dieu. Il est essentiel que les prêtres apprennent à garder pour eux les mots et les opinions qu’ils ne se sont pas donnés la peine de méditer, d’intérioriser et de graver au fond de leur cœur. Nous devons prêcher la Parole de Dieu, et certainement pas nos petites pensées ».

P. 317 « Les hommes ne veulent plus se voir autrement que comme des personnes fragiles et blessées. On donne l’impression que le péché n’existe plus ; l’adultère, le divorce, le concubinage ne sont plus à considérer comme des péchés graves. Ce sont des insuccès ou des étapes vers un idéal lointain .» (Cf. Amoris laetitia)

P. 335
« Il est urgent que le monde moderne retrouve un regard de Foi. Sinon l’humanité court à sa perte. L’Église ne peut se cantonner à une vision purement sociale. La charité a un sens spirituel. La charité a un rapport intime avec le silence de Dieu. »

P. 342 « L’Église connaît aujourd’hui des épreuves extérieures et intérieures sans commune mesure. Il y a comme un tremblement de terre qui cherche à démolir ses fondements doctrinaux et son enseignement moral pluriséculaire. »

Une autre sévère accusation et un résumé de toute la situation.

P. 343 « (…) il faut ranimer la solidité de la Foi Catholique, il faut proclamer la cohérence de l’Église au cœur d’un monde en plein bouleversement et menacé d’effondrement. »

En conclusion : achetez et lisez « La force du silence » du Cardinal Sarah. C’est un événement historique, un ouvrage à la fois inspiré, instructif et prophétique.