samedi 20 mai 2017

Un Cardinal fustige le Cardinal Burke pour avoir défendu la Foi
« Un pauvre homme » qui « a voulu et a perdu le pouvoir »



Par : Doug Mainwaring
Vendredi 19 mai 2017 - 3 :57 pm EST

SOURCE : Life Site News







ROME, le 19 mai 2017 (LifeSiteNews) — Le chef du puissant groupe des Neuf Cardinaux du Pape François auquel est confié ses réformes du Vatican a lancé une autre attaque contre le Cardinal Raymond Burke.

Le Cardinal Óscar Rodríguez Maradiaga réprimande brusquement Burke dans une interview avec le Père Antonio Carriero à l’occasion de son nouveau livre, Solo il Vangelo è rivoluzionario (« Seul l'Évangile est révolutionnaire »).

Burke « est un homme déçu, en ce sens qu'il voulait du pouvoir et l'a perdu. Il pensait qu'il était l'autorité maximale aux États-Unis » affirme Maradiaga.

« Il n'est pas le magistère. . . Le Saint-Père est le magistère et c'est lui qui enseigne toute l'Église. Cette autre [personne] ne parle que de ses propres pensées qui ne méritent pas d'autres commentaires ».

« Ce sont les paroles d'un pauvre homme ».

Maradiaga a ensuite rendu ses attaques plus générales :

« Ces courants de la droite Catholique sont des personnes qui recherchent le pouvoir et non la vérité, et la vérité est une. . . S'ils prétendent trouver une « hérésie » dans les paroles de François, ils font une grosse erreur parce qu'ils ne pensent que comme des hommes et non comme le veut le Seigneur.

« Quelle idée a-t-il de publier des écrits contre le Pape, qui ne l'endommage pas lui mais les gens ordinaires ? Qu'est ce qu'une droite fermée sur certains points accomplit ? Rien ! »

« Les gens ordinaires sont avec le Pape, c'est tout à fait clair. Je vois cela partout ».

« Ceux qui sont fiers, arrogants, qui croient avoir une intelligence supérieure ... pauvres gens ! L’orgueil est aussi une forme de pauvreté ».

Les déclarations de Maradiaga concernant Burke sont « le contraire de la vérité » selon le Père John Zuhlsdorf qui l’a écrit sur son blog.

Le Père Zuhlsdorf a cité le message de Notre-Dame à Akita, au Japon, où elle a prophétisé que « l'œuvre du diable s’infiltrera dans l'Église de telle sorte que l'on verra des Cardinaux opposés à des Cardinaux, des Évêques à des Évêques ».

« Aujourd'hui, nous avons un exemple d’un Cardinal contre un Cardinal » a écrit le prêtre. « Alors que nous accordons le fait que des Cardinaux ont toujours été contre des Cardinaux, les conflits d'aujourd'hui sont particulièrement troublants. Les enjeux sont très élevés, les points de dispute sont sérieux et le rôle des médias sociaux amplifie la confusion ».

Le Père Zuhlsdorf conclut : « Le jugement sur le Cardinal Burke que le Cardinal Rodriguez a affirmé un peu de façon inconsidérée est tout simplement le contraire de la vérité. Je ne doute cependant pas qu'il croit sincèrement ce qu'il a dit au sujet de son frère du Collège ».

Le Pape François a remercié le Cardinal Burke en tant que Chef de la Cour suprême du Vatican en 2014. Burke a longtemps été une voix conservatrice de premier plan dans l'Église qui, entre autres choses, a remis publiquement en question les efforts du Pape pour permettre aux Catholiques qui se divorcent et se remarient civilement de recevoir la Communion.

Après la publication d'Amoris Laetita, Burke et trois autres Cardinaux ont soumis des dubia au Pape François, demandant des éclaircissements sur cinq points spécifiques de confusion soulevés par le document. Huit mois plus tard, le pontife n'a pas encore répondu.

Au cours des mois qui ont suivi les dubia, d'autres Cardinaux et Évêques ont exprimé leur soutien à l'effort pour obtenir des éclaircissements auprès du Saint-Siège.

Pourtant, Maradiaga insiste :

« Je pense que l'une des qualités que les Cardinaux [devraient avoir] est la loyauté. Même si nous ne pensons pas tous de la même façon, nous devons encore être fidèles à Pierre » et quiconque n'offre pas cette fidélité « recherche simplement de l'attention ».

« Le plus grand problème. . . est la désorientation qui est créée parmi les gens lorsqu'ils lisent des affirmations d'Évêques et de Cardinaux contre le Saint-Père ».

Dans une interview radio en mars, Maradiaga a dit des Cardinaux qui ont écrit les dubia : « Je connais les quatre et je dis qu'ils sont déjà à la retraite ... Ils devraient faire autre chose ». Il a poursuivi : « Je ne voudrais pas le dire, disons-nous trop fortement ; seul Dieu connaît les consciences et les motivations intérieures des gens ; mais, de l'extérieur, ça me semble être un nouveau Pharisaïsme ».

L'année dernière, les documents publiés par Wikileaks ont montré que la Fondation Open Society de George Soros espérait oeuvrer à travers Maradiaga pour influencer les Évêques Catholiques Américains lors de la visite du Pape aux États-Unis. La fondation a payé 650 000 $ pour influencer la visite du Pape François en septembre 2015 aux États-Unis en vue de « changements des paradigmes et des priorités nationales en prévision de la campagne présidentielle de 2016 ».

En 2015, Maradiaga a participé au « synode fantôme » qui a attaqué l'enseignement de l'Église et qui a contribué à la subversion des deux synodes sur la famille.