mercredi 3 mai 2017

RIP aux Chevaliers de Malte,
Mais pourquoi devrions-nous nous en soucier ?




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 2 mai 2017

Eh bien, malgré l'acte courageux de légitime résistance de Fra Matthew Festing à un ordre ridiculement injuste, l'Ordre Souverain des Chevaliers de Malte a effectivement été écrasé lors des élections auxquelles Festing a participé le 29 avril. Car précisément comme le Vatican l'avait exigé, l'Ordre n'a élu qu'un lieutenant temporaire pour servir pendant une période d'un an au lieu d'un nouveau Grand Maître devant servir à vie conformément à l'ancienne Constitution de l'Ordre.

Ce leadership temporaire ouvre la voie à la « réforme » de l'Ordre au cours de l'année prochaine sous la véritable dictature de l'Archevêque Becciu, « délégué » du Pape Bergoglio à l'Ordre qui a détruit sa souveraineté en la plaçant sous une tutelle virtuelle au nom de Bergoglio.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Cette « réforme » supprimera sans aucun doute la disposition constitutionnelle selon laquelle seuls les Chevaliers qui ont pris des vœux de pauvreté et d'obéissance et qui peuvent démontrer à la fois une descendance patrilinéaire et matrilinéaire de la noblesse — quelque 55 chevaliers en tout — constituent la classe électorale de l'Ordre Souverain. La « démocratisation » de l'ordre chevaleresque, rendant tous ou la plupart des membres éligibles à voter et à occuper un poste, semble maintenant inévitable.

Mais pourquoi devrions-nous nous en soucier ? La réponse réside dans un document interne de l'Ordre qui a été fuité dans la presse et qui révèle que la propre enquête de l'Ordre avait montré que le Grand Chancelier, Albrecht Freiherr von Boeselager — réintégré sur l'ordre du Pape Bergoglio — avait effectivement permis sciemment à la filiale de charité médicale de l'Ordre, Malteser International, de distribuer des contraceptifs, y compris ceux qui ont des effets abortifs, au Myanmar (anciennement la Birmanie). De plus, von Boeselager a défendu ses actions en protestant : « Nous devons donner des contraceptifs à ces pauvres femmes ou elles vont mourir ». Ainsi, sur ce motif seul, le renvoi de von Boeselager par Festing était justifié en tant que question de gouvernance interne du jadis Ordre Souverain, maintenant simplement une marionnette Bergoglienne sur une ficelle.

Est-ce une coïncidence que lors d'une de ses conférences de presse aériennes décousues et improvisées, le Pape Bergoglio lui-même a fait le même argument sophistiqué du « cas type » que von Boeselager en faveur d'une contraception intrinsèquement immorale, invoquant que l'utilisation intrinsèquement immorale des contraceptifs pouvait être justifiée pour empêcher la transmission du virus Zika ? Cette déviation flagrante de la Doctrine Catholique, confirmée plus tard par le Bureau de presse du Vatican, était exactement ce que Bergoglio avait voulu dire :

« Le contraceptif ou le préservatif, dans des cas particuliers d'urgence ou de gravité, peut faire l'objet d'un discernement dans un cas sérieux de conscience. C'est ce que le Pape a dit ».

Cette même parole encore : le « discernement ». Le même Pape qui a précisé que les adultères publics vivant en « seconds mariages » peuvent, dans certains cas, discerner qu'ils sont exempts de péchés mortels et peuvent recevoir la Sainte Communion sans cesser leurs relations adultères intrinsèquement immorales ; il croit également que, dans les « cas particuliers d'urgence et de gravité » on peut « discerner » que la pratique intrinsèquement immorale de la contraception est moralement permise.

Le Pape Bergoglio fonde sa nouveauté au sujet des divorcés et des « remariés » sur ce qu'il prétend être l'enseignement de Jean-Paul II sur le « discernement » pastoral dans Familiaris consortio n. 84 — qui ne dit rien de ce genre, mais réaffirme l'interdiction bimillennaire de la Sainte Communion pour les personnes vivant dans l'adultère. Ainsi, la nouveauté ne repose sur rien d’autre que sur une fausseté.

De même, le Pape Bergoglio a fondé son point de vue sur le caractère permissible de la contraception dans les « cas particuliers d'urgence et de gravité » sur l'affirmation selon laquelle Paul VI a autorisé des religieuses au Congo belge à utiliser la pilule contraceptive dans le cas où elles auraient été violées — un mythe entier qui attribue faussement au Pape Paul VI les théories des opposants Modernistes du véritable enseignement de l'Église exprimé dans Humanae Vitae. Une autre nouveauté fondée sur une autre fausseté. Encore une fois, Bergoglio a également salué la « théologie morale » de Bernard Häring, infâme pour son rôle dans l'opposition à Humanae Vitae.

Alors, pourquoi devrions-nous nous occuper du cheminement des Chevaliers de Malte et de leur démocratisation imminente ? Parce qu'il semble que les Chevaliers sont en train de devenir encore un autre véhicule pour les notions erronées du Pape Bergoglio, à propos desquelles même un commentateur des média traditionnels comme Philip Lawler est contraint de déclarer publiquement : « Le leadership actuel du Pape est devenu un danger pour la Foi ».

Que notre Dame de Fatima nous libère de cette calamité.