jeudi 6 avril 2017

Un premier signe d'espoir ?
Bien sûr que ça se rapporte à Fatima.





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives
Le 6 avril 2017

Hier, la Commission Pontificale Ecclesia Dei a publié une directive étonnante, accordant littéralement à tous les prêtres de Rite Latin la faculté de célébrer, selon le Rite Latin Traditionnel, la Messe de Notre-Dame de Fatima lors de la fête de Notre-Dame de Fatima le 13 mai prochain. La célébration emploiera les lectures et les prières du Missel traditionnel pour la Messe Votive du Cœur Immaculé de la Sainte Vierge Marie.

Ce même jour, le Pape sera à Fatima en pèlerinage au lieu sacré des Apparitions — le quatrième Pape à faire le voyage, tout en continuant ainsi de garder l'événement de Fatima à l’avant-plan et au centre dans la vie de l'Église, près d'un siècle après son événement.

On pourrait facilement ergoter au sujet de cette autorisation.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

D'une part, compte tenu des dispositions de Summorum Pontificum, pourquoi un prêtre aurait besoin d'une permission spéciale du Vatican pour célébrer la Messe Traditionnelle en Latin en ce jour de l'année ? L'annonce pourrait être considérée comme un recul dissimulé concernant les dispositions suivantes de Summorum :

« Art. 2. Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le Bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l’un ou l’autre Missel, le prêtre n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire… »

« Art. 4 . Aux célébrations de la sainte Messe dont il est question ci-dessus à l’art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Bien qu'il y ait une base pour des motifs raisonnables de soupçonner ce qui se passe ici compte tenu des quatre dernières années de ce pontificat, il y a aussi des motifs raisonnables pour être plein d'espoir au sujet de ce développement.

Concernant cela, les lecteurs se rappelleront sans doute que cette chronique n'était rien de moins qu’optimiste au sujet de l'élection du Pape Bergoglio telle qu’on le voit dans mes chroniques sur la nouvelle dévotion apparente du Pape à la Sainte Vierge et à son respect pour l'événement de Fatima et comme en témoigne sa demande au Patriarche du Portugal de consacrer tout son pontificat à Notre-Dame de Fatima. Le Père Gruner a effectivement partagé mon optimisme le soir même de l'élection du Pape Bergoglio, comme nous le voyons ici [ en anglais--- durée : 27 min 56 sec ].

Une chose est certaine : même maintenant, au milieu du tumulte Bergoglien, Fatima occupe une place importante dans le déroulement des événements ecclésiaux. Et quelles que soient ses raisons, François a fait un lien explicite entre l'événement de Fatima et l’offre universelle de la Messe Traditionnelle en Latin — la base de toute restauration éventuelle de l'Église en crise — lors de l’anniversaire même de la première Apparition de Notre-Dame à la Cova da Iria. Pourquoi ce jour parmi les 365 jours de l'année ?

Priez pour le Pape. Et priez pour que, par une opération imprévue de la Divine Providence, le sentiment d'optimisme avec lequel ce pontificat a commencé puisse à nouveau être justifié. Car, après tout, tôt ou tard, l'Église sera restaurée par le Triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Nous ne pouvons qu’attendre et voir si ce développement marque le début de la restauration inévitable. La réponse sera évidente assez tôt.