lundi 3 avril 2017

Sosa dénoncé pour hérésie
Le mémo est sur le bureau du Pape




Père Arturo Sosa, Supérieur Général des Jésuites en compagnie du Pape François



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives
Le 3 avril 2017

Il y a quelques semaines, j'ai écrit une chronique ( en français ) sur le prêtre rigolard à gauche, Arturo Sosa, nouveau Supérieur de l'Ordre corrompu des Jésuites et un autre des nombreux « Amis de Bergoglio » hétérodoxes. Ma chronique avait déballé l'hérésie flagrante trouvée dans une récente interview de Sosa sur le Dogme de l'indissolubilité du Mariage qu’il tentait de relativiser à cause du simple passage du temps. C'est l'hérésie moderniste classique de l’« évolution » du Dogme que Sosa tente de faire passer sous la rubrique Bergoglienne du « discernement », qui signifie un « discernement » de ce qu'une Doctrine est supposée signifier « aujourd'hui » par opposition aux 2 000 années précédentes.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Eh bien, un courageux prêtre a depuis fait monter les enchères, en livrant à la fois au Pape Bergoglio et au Cardinal Müller un mémorandum qui scrute la même interview et qui conclue que les vues de Sosa, comme le rapporte Sandro Magister ( en français ), sont « d’une telle gravité qu’elles ne peuvent pas être passées sous silence sans en devenir complices » parce qu'elles menacent de « résulter dans un Christianisme sans Christ ». Ou, comme je l’ai déjà énoncé, un Catholicisme sans Doctrine.

Le prêtre en question, le Père Roberto A. Maria Bertacchini, met en garde dans sa note —que François ignorera, bien sûr — que de dire, comme Sosa a fait dans son interview, qu’« on ne sait pas si Jésus a réellement prononcé ces paroles [ sur l'indissolubilité du mariage ] et qu’en substance, elles ne sont pas contraignantes », c’est « de facto » une hérésie parce que c’est un déni de l'inspiration de l'Écriture. Le passage de 2 Timothée 3,16 est très clair : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner la vérité, réfuter l'erreur, corriger les fautes et former à une juste manière de vivre ».

En effet, Bertacchini continue : « Ceux qui suivent les doutes du Général des Jésuites, non seulement désavouent Vatican II [en ce qui concerne l'inspiration divine de l'Écriture] ... Ils doutent aussi de la Tradition au point de rendre l'autorité même de Jésus en tant qu’enseignant très abstraite et hors de portée. Nous sommes donc face à un véritable tapis de bombes devant lequel la plus ferme des réactions est absolument nécessaire ». Encore une fois, il pourrait en résulter un Catholicisme dépouillé de toute Doctrine et de Dogme lesquels seraient remplacés par un « discernement » gnostique qui n’est rien de plus que la principe Protestant du jugement personnel.

Le Père Bertacchini absout avec optimisme le Pape Bergoglio de toute complicité dans l'hérésie de Sosa basée sur une homélie à la Casa Santa Marta au cours de laquelle Bergoglio, selon Bertacchini, a défendu les soi-disant Paroles de Jésus contre la subversion de Sosa. Mais ce n’est tout simplement pas cela du tout. Cette même homélie, en date du 24 février, est celle à laquelle Philip Lawler ( en français ) s’est vu obligé de protester à l’effet que « le Pape a renversé l’Écriture de l'Évangile [Marc 10 : 1-12] complètement à l'envers » et qu’il « s’est engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne ».

En effet, dans cette homélie, lors de la discussion de Notre Seigneur qui est confronté par les Pharisiens à savoir s'il est permis de divorcer sa femme, le Pape Bergoglio a déclaré : « Jésus ne répond pas si c’est légal ou illégal ; il n’entre pas dans la logique de leur casuistique ». Non-sens. Dans les paroles que le Pape Bergoglio refuse tout simplement de mentionner lors de ses nombreuses remarques sur le sujet, même si elles faisaient partie de la lecture de l'Évangile de ce jour-là, Notre Seigneur dit : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère contre elle ; et si elle répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ».

Si bien que le mémorandum qui proteste des erreurs de Sosa devrait, en toute honnêteté, être tout autant adressé à François tout comme l’ont été les cinq dubia des Quatre Cardinaux et les censures théologiques des nombreuses erreurs de Amoris Laetitia présentées à François par les 45 théologiens.

Pendant ce temps, François a choisi une autre hérétique, une dénommée Anne-Marie Pelletier, une professeure Française en exégèse biblique et en herméneutique — en d'autres termes, une Moderniste — pour écrire les Méditations lors du Chemin de Croix au Colisée, le Vendredi Saint à venir. Pelletier est une défenderesse notoire de l'acceptation du divorce et du « remariage » dans l'Église. De la même manière que Sosa, l’« Ami de Bergoglio », Pelletier, l’« Amie de Bergoglio » relativise l'enseignement de Jésus sur l'indissolubilité du Mariage tout en niant qu'elle le fasse :

« Exactement parce que le votum [i.e. vœu ] de Jésus — en faveur du mariage et contre le divorce — est si clair, il est également ouvert. [...] Cette ouverture n'est pas du relativisme, mais la capacité de faire face à l'avenir ». [ Mon soulignement ]

Ce n'est pas du relativisme, insiste-elle, tout en relativisant la Parole de Dieu pour accueillir « l'avenir ».

C’est avec de tels sophistes et menteurs que s’est entouré François, les élevant aux plus hautes positions d’importance. Combien de ces « coïncidences » sommes-nous censés ignorer avant d'être forcés de conclure, comme le fait Lawler, que ce Pape « est engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne » ?

En vérité, ce Pontificat désastreux est un signe qu’une intervention la plus spectaculaire du Ciel doit être à portée de main.