samedi 22 avril 2017

Prêtre accusé d'incitation à la violence
pour avoir voulu protéger l'Eucharistie



Père Anderson Batista da Silva



par Michael J. Matt
Éditorialiste en Chef
SOURCE : The Remnant
Le 21 avril 2017



Note de l'éditeur : Nous avons reçu le rapport suivant de nos frères Catholiques dans l'Archidiocèse de Niterói (une municipalité près de la ville de Rio de Janeiro), au Brésil, à propos d'un incident très grave survenu le Mercredi des Cendres à l’église paroissiale São Domingos de Gusmão (saint Dominique de Guzmán). Nous vous prions de bien vouloir le lire et de répondre à nos demandes d'action Catholique à la conclusion de l'article. MJM


Rapport des fidèles
Paroisse São Domingos de Gusmão, Brésil

Le dernier Mercredi des Cendres, tout était prêt pour la célébration de la Sainte Messe à l'église paroissiale de São Domingos de Gusmão. Les fidèles sont entrés dans l'église et se préparaient à demander Grâce de Dieu, ils reçurent le Signe de la Croix sur leurs fronts, ont écouté l'exhortation à « se détourner du péché et à être fidèles à l'Évangile » et à ainsi entrer dans le Temps du Carême. Le service était une Messe Traditionnelle en Latin ; le Ministre était un prêtre diocésain, le Père Anderson Batista da Silva, qui a célébré le Vetus Ordo depuis longtemps, avant même la promulgation de Summorum Pontificum.

La Messe était déjà commencée quand un homme dans sa soixantaine est entré dans l'église et le rite, sa durée, le chant grégorien, etc. ), dérangeant tous ceux autour lui. Au moment de la Communion, comme d'habitude, les fidèles formaient une ligne vers le rail de l'autel et, à genoux, commencèrent à recevoir le Corps du Christ sur la langue, comme l'exigeait l'ancienne pratique de l'Église — tous les fidèles qui assistaient au service étaient conscients de cette façon de recevoir l'Hostie, surtout parce que le Père Batista avait expliqué les détails du rite traditionnel avant qu'il ne commence.

L'homme en colère a fait la file pour la Communion et a continué à grogner et à gémir tout au long jusqu’à la Communion. Rendu à son tour, il a refusé de recevoir la Communion sur la langue, demandant plutôt que le Père Batista place l'Hostie dans sa main. Le Père Batista lui expliqua calmement que la façon prescrite de recevoir le Sacrement selon le rite traditionnel est de s’agenouiller et de recevoir l'Hostie sur la langue et qu’il n’en tenait pas aux fidèles d’en décider.

Cependant, l'homme n'a pas accepté l'explication du prêtre et a exigé à haute voix qu'on lui donnât la Communion dans la main. Probablement, dans l'intention d'éviter d'autres perturbations au service, le prêtre a cédé et lui a donné l'Hostie dans la main. Ensuite, le prêtre a demandé à l'homme de consommer l'Hostie tout de suite devant lui. Cependant, avec l'Hostie dans la main, l'homme a refermé sa main et a refusé de consommer l'Hostie devant le prêtre, en disant que l'Hostie n'appartenait pas au prêtre et qu'il avait le droit de faire sa Communion partout où il le voulait.

Il a encore crié en disant que ce n'était pas sa religion et que cette ancienne Messe n'existait pas. En ce moment, ceux qui étaient près de lui — les acolytes et les autres fidèles — l'ont averti qu'il ne pouvait pas quitter l'endroit avec une Hostie consacrée.

Ignorant l'avertissement, l'homme menaçait ceux qui l'entouraient en disant qu'il traverserait le groupe [ pour s’en aller ]. Dans un éclat de colère, il a crié : « Un, deux, trois » et il s'est déplacé violemment vers ceux qui l'entouraient, afin de les repousser et de quitter l'Église avec le Saint Sacrement.

À ce moment-là, les fidèles ont essayé de l'arrêter et l'homme est tombé sur le sol. Les acolytes et les autres fidèles ont réussi à l'immobiliser (sans le blesser) et à l'emmener dans une chambre latérale menant à la sacristie où ils ont pu récupérer des fragments du Corps du Christ qu'il avait écrasés dans sa main. Ensuite, ils se sont éloignés de l'homme sans le blesser. On ne pouvait pas en dire autant de cet homme, qui a agi avec une violence extrême et a commencé à donner des coups de pied aux gens tout en restant sur le sol. Les fidèles qui avaient été témoins de ce spectacle tellement honteux sont restés à distance, en disant des Ave Maria tout le temps. Le Père Batista avait l'air terrifié tout au long de l'incident. Il a continué à tenir la Coupe de la Communion serrée contre lui (il ne pouvait pas tenir la Coupe de la Communion en toute sécurité et interférer dans la situation en même temps).

Après cet acte horrible de profanation et d'indignation, qui a perturbé la paix de tous les participants (le sol où les fragments de l'Hostie avaient été dispersés a dû être purifié après) et en quittant l'église, l'homme est revenu dans l'entrée principale de l'église et a fait des menaces. Il a déclaré qu'il était un procureur d'appel (un agent de l'État) et utiliserait son pouvoir pour détruire la réputation du prêtre. Il a dit qu'il allait au poste de police pour porter plainte contre le Père Batista.

Le Père est devenu visiblement ébranlé par ces événements.

D'autre part, nous, les fidèles, pensons que la question allait être oubliée quelques jours plus tard et que ça ne poserait plus de problèmes. Nous nous sommes trompés ! Nous venons juste d'apprendre que des accusations criminelles ont été portées contre le Père Batista.

Le contenu de l'acte d'accusation, pour autant que nous le sachions et sans avoir pris connaissance du document, serait une accusation faite par cet homme (le dit agresseur et le profanateur Eucharistique) en ce sens qu'il aurait été saisi et agressé par les acolytes sur les ordres du Père. Le Père serait coupable d'incitation à la violence.

Les accusations criminelles, la menace de déposer une procédure judiciaire et la promesse de détruire sa réputation : ce sont les récompenses pour ne pas avoir empêché ses acolytes et fidèles de défendre Jésus dans l'Eucharistie. Il est difficile de concevoir un tel raisonnement tortueux : le prêtre, probablement considéré comme « rétrograde » comme le rite Tridentin, est maintenant le défendeur dans le crime d'agression et causant des blessures corporelles.


C'est la fin du rapport sur les événements qui ont eu lieu à l'église paroissiale de São Domingos de Gusmão le Mercredi des Cendres. Nous présentons maintenant les demandes que nous avons mentionnées au début de cet article.

Offrez des prières aux intentions du Père Anderson Batista da Silva. À ce stade, vos prières seront d'un grand réconfort et d'une aide. Nous ne pouvons pas négliger la possibilité d'une intervention divine dans cet épisode. S'il vous plaît, partagez vos intentions de prière avec The Remnant dans les lettres à l'éditeur ou dans la section Commentaires de RemnantNewspaper.com

Veuillez écrire à l'Archidiocèse de Niterói (ici ou ici, même en anglais ou français) en les félicitant d'avoir un si pieux prêtre parmi ses rangs. Demandez au Diocèse de protéger et de soutenir le Père Batista devant toute procédure judiciaire qui pourrait être déposée contre lui. Priez pour que l'Archidiocèse de Niterói ne succombe pas aux menaces de l'agresseur et à son statut social (comme il l'a dit, il est un agent de l'État), mais que l'Archidiocèse ne se guide que pour le zèle de l'Eucharistie

Priez pour cet homme qui est apparu à l'église paroissiale de manière inattendue et a causé tant de mal afin que Dieu puisse avoir pitié de lui, et aussi qu'il se repente des insultes qu'il a lancées au Christ dans le Saint Sacrement, de l'irrévérence envers la Messe Catholique Traditionnelle, de l'indignation d'essayer de quitter la Messe avec l'Eucharistie à la main, et des menaces sérieuses qu'il a faites contre notre bon prêtre Catholique.