jeudi 20 avril 2017

L'Église
comme une République de bananes

Le Pape Bergoglio « ordonne »
au Chef congédié des Chevaliers de Malte
de rester hors de Rome
lors de l'élection des Chevaliers






par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives
Le 19 avril 2017

En janvier dernier, le Pape Bergoglio a convoqué Fra 'Matthew Festing, alors chef de l'ancien Ordre Souverain des Chevaliers de Malte — plus désormais souverain — à une audience privée à une heure de préavis. Lorsque Festing s’est présenté comme il lui fut ordonné, Bergoglio a exigé qu'il écrive une lettre de démission sur place et qu’il indique dans cette lettre que le Cardinal Burke était responsable de l'expulsion du grand chancelier Albrecht Boeselager « suite à la révélation de son implication dans la distribution de préservatifs... » (sans parler de l'implication de Boeslager dans une fiducie (trust) plutôt ombragée qui était alors sous enquête criminelle pour des raisons de blanchiment d'argent).

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.


Au cours de l'audience où sa démission lui a été extorquée, Festing a demandé au Pape Bergoglio si c’était correct s’il se représentait en réélection lorsque le Conseil d'État de l'Ordre se réunirait pour élire un nouveau Président à Rome le 29 avril. Comme Festing l'a dit au site Catholic Herald : « Et j'ai dit : « Hypothétiquement, que se passerait-il si j'étais réélu ? » [Le Pape] a réfléchi un instant et a dit: « Eh bien, ça serait correct ».

Eh bien, ce n'est pas correct pour le Pape Bergoglio et Festing aurait dû voir venir cela. Le 15 avril, Festing a reçu une lettre du « délégué spécial » du Pape à l'Ordre, le Cardinal Becciu, qui a écrit au sujet « des blessures en train de guérir » dans l'Ordre, puis l’a conseillé comme suit : « Compte tenu de ce qui précède et après avoir partagé la décision avec le Saint-Père, je vous demande, en ma qualité de délégué spécial, de ne pas être présent au Conseil Entier d'État et de renoncer à votre voyage à Rome à cette occasion [l'élection du 29 avril]. Je vous demande ceci comme un acte d'obéissance... »

Bien sûr, c'est un outrage le fait que le Pape Bergoglio ait interdit Festing de participer à la réunion du Conseil d'État, le gouvernement souverain de ce qui est censé être une entité souveraine en vertu du droit international et dont Festing est un membre votant et même de ne pas être présent dans la ville de Rome pour l'élection. C'est un abus absurde de l'autorité papale, visant à favoriser un côté dans un conflit politique sur lequel le Pape n'a pas compétence.

Notez cependant le libellé intelligent de la lettre de Becciu qui protège Bergoglio de la responsabilité directe de cette brutale manœuvre : l'ordre de ne pas participer aux élections et de rester hors de Rome est présenté comme la décision de Becciu, qu'il a simplement « partagé avec le Saint Père », qui peut ainsi plausiblement nier qu'il a donné un tel ordre scandaleux — comme si quelqu'un en croit le contraire.

Festing devrait avoir mieux su que de se fier à toute représentation privée du rusé Argentin. C'est, après tout, le même Pape Bergoglio qui, confronté de façon inattendue à des parents affligés dont six de leurs neuf enfants avaient été consacrés aux Frères Franciscains de l'Immaculée (FFI), a donné cette réponse à leur plaidoyer au sujet de la persécution de cette Ordre Traditionnel florissant — par Bergoglio lui-même ! — réponse qui s’est terminée ainsi : « Bientôt, bientôt ». Je suppose que c'était littéralement vrai, mais trompeur : « bientôt, bientôt », le FFI a été ensuite complètement détruit.

Je suis tout à fait d'accord avec ce commentaire cinglant concernant l'interdiction à Festing de voyager fait par le site Rorate Caeli :

« La ville [de Rome] n'est pas la propriété du Pape, après tout, et le pouvoir temporel de la papauté, depuis 1929, a été réduit aux très petites limites de la Cité du Vatican et à quelques bâtiments supplémentaires dans la région.

« Hélas, c'était avant que le Caudillisme [la dictature extrême) n'ait atteint la Ville ! Si seulement Jean-Paul II et Benoît XVI avaient connu ce pouvoir absolu du Pape extra-muros [au-delà des murs]. El Caudillo Jorge sait mieux : qui se préoccupe des lois et des droits, s'il te déteste, il peut juste te congédier, muchacho ! ...»

« Ceci est une violation de plusieurs lois sous le couvert de l’« obéissance » — ces intimidateurs doivent être amenés à un tribunal civil. Seuls les tribunaux civils arrêteront ces abus et cet harcèlement personnel par François et ses sbires ».

Le Père Gruner a consacré une partie considérable de son travail pendant sa promotion du Message de Fatima au problème de la fausse obéissance dans l'Église en ce qui concerne la crise ecclésiale prédite dans le Troisième Secret. Il y a eu des dommages incalculables aux biens de l'Église « sous le couvert de l'obéissance » aux « ordres » qui ne sont pas vraiment des ordres et aux commandements qui ne reposent sur aucune autorité. Par exemple, la « prohibition » inexistante de la Messe Latine Traditionnelle, présentée comme une fraude sur l'Église par Benoît XVI dans son Summorum Pontificum et qui déclare que la Messe Traditionnelle n'a jamais été « abrogée juridiquement » — c'est-à-dire jamais interdite légalement, mais seulement interdite de facto sous la fausse apparence d'un commandement de Paul VI, un commandement qu'il n'a jamais effectivement donné et qu’il n'avait pas le pouvoir de donner.

Par de tels abus sournois du pouvoir, l'Église a été plongée dans la pire crise de sa longue histoire. Nous ne pouvons qu'espérer et prier pour une fin, ou un changement miraculeux, de ce pontificat atroce, qui cause une division et une perturbation catastrophiques dans l'Église, prier pour une fin à la crise ecclésiale dont le tumulte Bergoglien n'est que la dernière étape la plus grave.