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samedi 21 juillet 2018

Le Professeur Josef Seifert

Le Pape tombera en « hérésie énorme »
s'il approuve la contraception



par : Lisa Bourne
SOURCE : Life Site News
Vendredi le 17 juillet 2018




17 juillet 2018 (Life Site News) — Si le Pape François consent à tout écart par rapport à l'enseignement de Humanae Vitae — autorisant de quelque manière que ce soit l'usage de la contraception ou niant le mal intrinsèque de cette utilisation — il endosserait « une erreur éthique totale et une énorme hérésie » a déclaré le philosophe Catholique renommé Josef Seifert.

La Doctrine exprimée dans l'Encyclique historique du Bienheureux Pape Paul VI, qui renforce l'enseignement pérenne de l'Église sur l'immoralité intrinsèque du contrôle artificiel des naissances, ne peut être changée, ont dit Seifert et d'autres théologiens.

Le Président de la nouvelle Académie Jean-Paul II pour la Vie Humaine et la Famille et ami personnel de feu Saint Jean-Paul II, Seifert était l'un des nombreux chercheurs contactés par le National Catholic Register pour considérer un récent effort afin de « réinterpréter » ou de réviser Humanae Vitae. Chacun a exclu que la Doctrine de Humanae Vitae ne puisse jamais être changée.

La Doctrine ne peut pas se nier, se contredire

« La Doctrine proclamée définitivement ne peut être changée ni en niant ni en contredisant ce qui a été enseigné, ni en affirmant ce qui est incompatible avec une telle vérité » a déclaré le Père George Woodall, professeur de théologie morale au Pontifical Regina Apostolorum Athenaeum de Rome.

« S'il devait y avoir un « développement authentique de la Doctrine » » a déclaré Woodall, « cela ne requerrait ni n'impliquerait aucune de ces possibilités, mais approfondirait un point particulier de la Doctrine antérieure tout en maintenant cette Doctrine intacte ».

Ceux qui suggèrent un tel développement doctrinal doivent alors montrer que tout ce qu'ils proposent ne viole pas ce principe et est donc également compatible avec « la Doctrine définitive constante ».

Seifert nota au National Catholic Register que le Père Maurizio Chiodi, nouveau membre de l'Académie Pontificale pour la Vie, avait échoué à cet égard.

Une rupture radicale avec l'enseignement de l'Église

Plus tôt cette année, Chiodi, professeur de théologie morale à l'Université du Nord d'Italie à Milan, a contesté l'enseignement de l'Église selon lequel l'utilisation de la contraception était intrinsèquement mauvaise et préconisait l'usage de la contraception dans certains cas. Chiodi a tiré son argument d'Amoris Laetitia.

La théorie de Chiodi était « totalement irrecevable et constituait une rupture radicale avec l'enseignement de l'Église » a déclaré Seifert.

« Si le Pape devait accepter ces changements, il accepterait une erreur éthique totale et une énorme hérésie » a-t-il dit. « Tout Catholique devrait prier pour que le Pape rejette ce « nouveau paradigme » qui n'est rien d'autre qu'une vieille erreur éthique et la destruction même de l'enseignement moral de l'Eglise ».

Seifert dit qu'un exemple de développement ou d'explication acceptable de la Doctrine serait de démontrer que la séparation du sens procréatif et unitif de l'acte matrimonial n'est pas la seule raison pour laquelle l'utilisation de la contraception est mauvaise et d'autres raisons démontrent son immoralité.

La contraception est intrinsèquement mauvaise

« Ce ne serait pas un changement de l'enseignement de Humanae Vitae et encore moins un changement de la vérité éternelle qu'il proclame » a-t-il dit, « mais une addition complémentaire et une conclusion de son argumentation pour la vérité inviolable que la contraception est intrinsèquement mauvaise ».

La question de savoir quelles nouvelles compréhensions pourraient être acceptées de Humanae Vitae a également été posée au Père Robert Gahl de l'Opus Dei, professeur agrégé d'éthique à l'Université Pontificale de la Sainte Croix à Rome.

« L'enseignement de l'Église doit toujours respecter et confirmer la vérité sur l'amour conjugal comme une sorte d'amitié intrinsèquement ouverte à une nouvelle vie » a déclaré M. Gahl. « Mais de nouvelles explications et de nouveaux programmes pastoraux peuvent développer la Doctrine, non pas en la changeant, mais en la clarifiant, et en offrant de nouvelles voies de conformité à cette même Doctrine ».

Revoir, revisiter, réviser, réinterpréter

Edward Pentin du National Catholic Register a énuméré de nombreuses raisons dans un article qui ont causé des inquiétudes que l'enseignement de Humanae Vitae est en danger.

Parmi celles-ci, le Pape nomme des dissidents de Humanae Vitae à l'Académie Pontificale pour la Vie — après avoir vidé les anciens membres de l'Académie qui soutiennent l'enseignement de l'Église sur la contraception et la vie — également une commission clandestine du Vatican établie par François pour réinterpréter Humanae Vitae à la lumière de son Exhortation controversée Amoris Laetitia, et aussi le fait que François ait loué le théologien moral Allemand Bernard Häring, l'un des dissidents les plus influents contre Humanae Vitae au moment de sa publication, pour sa recherche « d'une nouvelle manière d'aider la théologie morale à s'épanouir à nouveau ».

En plus de cela, le rédacteur en chef d'Avvenire, Luciano Moia, a publié en juin les 10 « points gênants » concernant les résultats des Synodes sur la Famille 2014-15.

Moia, un autre dissident de Humanae Vitae, avait affirmé entre autres choses dans sa liste que Paul VI lui-même ne voulait pas une déclaration d'infaillibilité pour Humanane Vitae, que l'écrasante majorité des pratiquants n'utilisaient plus les « méthodes naturelles » pour la planification familiale et que le problème de contraception est, pour la plupart des couples, en diminution de sa pertinence éthique.

Il a également déclaré que le point crucial de Humanae Vitae était la « relation indissoluble entre l'amour conjugal et la fécondité ». Les défenseurs de Humanae Vitae soutiennent que l'inséparabilité ne se rapporte pas au lien indissoluble entre l'amour conjugal et la fécondité mais plutôt entre les actes conjugaux et les couples à être ouverts à la création d'une nouvelle vie humaine.

« L'Encyclique ne parle pas de l'amour conjugal ici, mais des actes conjugaux » a déclaré Stephan Kampowski, professeur d'anthropologie philosophique à l'Institut Théologique Pontifical Jean-Paul II de Rome.

« Ceci est crucial » a déclaré Kampowski, citant Humanae Vitae # 14, qui souligne la « signification unitive et la signification procréatrice qui sont tous deux inhérents à l'acte du mariage », et que « l'homme de sa propre initiative ne peut pas rompre ».

Les prêtres laissés confus avec l'enseignement de Humanae Vitae

Alors que le 50e anniversaire de Humanae Vitae approche ce mois-ci, les théologiens ont déclaré au National Catholic Register que le document, depuis sa publication, avait reçu une dissension énorme depuis sa publication et que le changement le plus attendu et le plus acceptable concernant Humanae Vitae serait d'enseigner efficacement son contenu — à commencer par les Évêques et les prêtres .

« Beaucoup d'Évêques, comme beaucoup de prêtres et d'autres à l'époque de Humanae Vitae et depuis, n'ont peut-être jamais lu le texte de l'Encyclique complètement ou attentivement ou souvent ne le comprennent pas » a déclaré Woodall.

« Trop d'Évêques et de prêtres » ont été « confus » et n'ont jamais reçu d'explication sympathique » de l'enseignement de l'Encyclique, a-t-il ajouté, « ou ils se laissaient emporter par la pression médiatique et l'opinion publique ».

Kampowski a déclaré : « Le plus grand besoin de développement en ce qui concerne le message de Humanae Vitae réside dans son enseignement répété et avec confiance ».

Woodall a déclaré que certains éléments pourraient être mieux enseignés, par exemple le fait que Humanae Vitae ne condamne pas seulement la contraception « artificielle », mais aussi tout acte qui « peut empêcher la procréation ». Le mot « artificiel » a été mal traduit du Latin, a-t-il dit, et le mot « délibérément » serait une version plus correcte.

Seifert a déclaré qu'il serait « acceptable et bon » d'expliquer davantage ce que Humanae Vitae entend par « l'ouverture généreuse à une vie nouvelle » et qu'une « attitude parentale normale » devrait signifier « laisser entièrement à Dieu combien d'enfants Il veut nous donner ».

dimanche 15 juillet 2018

Aux Nations Unies, la contraception
est la réponse à tous les problèmes




Rédigé par : Rebecca Oas, Ph.D.

SOURCE : Life Site News
Vendredi le 13 juillet 2018 — 2:10 pm EST


13 juillet 2018 (C-Fam) — Les défenseurs de la planification familiale travaillent d'arrache-pied pour faire des contraceptifs la clé de la réalisation des Objectifs de Développement Durable ( ODD ) des Nations Unies. Comme l'a tout juste démontré un événement mardi dernier, cependant, leurs arguments s'effondrent sous un examen plus minutieux.

L'événement au Centre Wilson était le troisième d'une série consacrée aux avantages de la planification familiale pour la paix et la sécurité, la résilience sociétale et le développement mondial. Comme les précédents, les panélistes ont souligné l'importance de l'accès à la planification familiale et ont estimé les économies dues à la réduction de la fécondité, mais ils ont négligé la manière de faire pénétrer plus de contraceptifs dans un monde approchant la saturation du marché.

En rupture avec le thème de l'événement, le conférencier principal, Peter McPherson, ancien chef de l'USAID [ L'Agence des États-Unis pour le développement international ], a donné un bref historique du travail de planification familiale de l'agence, en se concentrant sur son mandat pendant l'administration Reagan. Il a raconté un appel téléphonique avec Mère Teresa au cours duquel elle l'a exhorté à « protéger l'enfant à naître ». En revanche, il a rappelé comment Faye Wattleton, alors Présidente de Planned Parenthood, contrariée par l'exclusion de l'avortement des programmes de planification familiale, a payé pour de grandes réclames publicitaires sur les bus de Washington qui affirmaient que : « L’Administrateur McPherson tue les femmes ». Il a dit que la campagne de Wattleton avait « cimenté de façon absolue » sa position à la Maison Blanche parce que « Reagan pensait que [ ces signes ] étaient excellents ».

Jay Gribble, directeur adjoint du projet Health Policy Plus, a soutenu que l'investissement dans la planification familiale aiderait à atteindre plusieurs ODD et a discuté d'un outil parrainé par l'USAID pour aider les défenseurs à plaider en faveur de la planification familiale basée sur plusieurs objectifs. Il a estimé que le Malawi, par exemple, pourrait atteindre entre 60% et 68% de prévalence contraceptive d'ici 2020. Cependant, il n'a pas expliqué comment cette augmentation d'utilisation peut être atteinte, surtout que seulement 2% des femmes Malawiennes ayant des besoins « non satisfaits » affirmaient un manque d'accès à la planification familiale,

Le Professeur de Cornell, Parfait Eloundou-Enyegue, a noté que certains se sont demandés s'il existe une demande pour la planification familiale. Il a affirmé qu'il y a une demande, particulièrement chez les jeunes, si vous élargissez la définition pour englober la « planification de la vie », en plus de simplement planifier les naissances. Cependant, quand un jeune homme dans l'auditoire a demandé plus tard quelle programmation spécifique existe pour que les jeunes puissent planifier leurs vies en dehors de ne pas tomber enceinte, Eloundou-Enyegue a admis « un tout petit peu ».

Eloundou-Enyegue a noté le large accord du public en faveur de la planification familiale, se référant à sa présentation intitulée « Prêcher à la chorale ». Malgré tout, plusieurs participants ont commenté ce qu'ils percevaient comme un ton omniprésent de « Déchargez le tout en Afrique » lors de l'événement.


Marlene Lee, du Population Reference Bureau, a parlé du « dividende démographique » et a insisté sur le fait qu’il n'est pas automatique et dépend de divers facteurs, notamment la corruption, la bonne gouvernance et l'éducation de la main-d'œuvre émergente.

Plus tard dans la discussion, Gribble a souligné que « le dividende démographique a été repris par les défenseurs de la planification familiale parce que c'était une façon d'amener les gens en dehors du secteur de la santé pour dire : « Oh, ce n'est pas si mal » ». Il a noté, cependant, que le concept a été grandement simplifié au détriment de ses aspects économiques et de gouvernance.

Gribble a plaisanté : « Quand il s'agit d'un groupe de personnes de planification familiale, peu importe la question, la planification familiale fait toujours partie de la réponse ».

mercredi 25 octobre 2017

Conférence de Rome

À la défense de « l'enseignement inébranlable »
de Humanae Vitae contre la contraception



par : Lisa Bourne
SOURCE : Life Site News
Le 25 octobre 2017





ROME, Italie, le 25 octobre 2017 ( LifeSiteNews ) — Avec une préoccupation croissante que « l'enseignement inébranlable de l'Église » est ciblé alors que le 50ème anniversaire approche de Humanae Vitae, une coalition pro-famille a rassemblé une liste mondiale d'experts pour préciser la nature importante du document en ce qui concerne le salut humain.

« Humanae Vitae à 50 ans: Définition du contexte , » est prévu pour samedi à l'Université Pontificale Saint-Thomas d’Aquin, Angelicum, à Rome.

Le Pape Paul VI a prédit avec précision dans le document historique de l'Église Catholique sur la contraception et la vie humaine comment une multitude de maux moraux et sociaux affligeraient la société si la contraception artificielle était acceptée.

Ces troubles incluaient la sexualisation de la culture, la promiscuité, l'avortement légalisé, l'effondrement du mariage et le grave préjudice à la famille.

Nonobstant la nature prophétique de Humanae Vitae le document a été assiégé par de la résistance depuis le début et l’opposition à l'enseignement de l'Église qu'il contient persiste même au plus haut niveau de l'Église.

Cet élément est parmi ceux qui doivent être adressés lors de « Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » présenté par Voice of The Family [ La voix de la famille ], la conférence a neuf conférenciers, parmi eux des théologiens, des philosophes, un Cardinal, un Archevêque et d’autres experts.

Le présentateur de la conférence Père Serafino Lanzetta, Ph.D., professeur de théologie dogmatique de l'Université de Lugano en Suisse, a souligné l'importance de la discussion sur la nature de Humanae Vitae qui fait autorité à ce moment critique.

« L’année prochaine, nous célébrerons le 50ème anniversaire de Humanae Vitae et il est important de souligner sa grande et toujours actuelle valeur magistérielle sur la régulation des naissances » a-t-il dit. «Humanae Vitae est de première importance car il a été émis afin de combler un vide magistériel laissé par Gaudium et Spes de Vatican II ».

Le Père Lanzetta a souligné qu'une note de bas de page n ° 51 du document de Vatican II sur l'« Église dans le Monde Moderne » avise le lecteur qu'une commission pour l'étude de la population, de la famille et des naissances a entrepris d'étudier soigneusement ces sujets afin que le Souverain Pontife puisse peut-être rendre jugement.

« Ce jugement est venu » a déclaré le Père Lanzetta, « et doit être considéré comme l'authentique et est — dans les mêmes mots du Pape Paul VI (HV 31) — « le fondement de l'enseignement de l'Église, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l'épiscopat, le dépositaire et l'interprète ».

Il a ajouté qu'une déclaration clé de Humanae Vitae se trouve au n ° 11 dans le document : « L'Église, rappelant les hommes à l'observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie ».

« Bien que la critique et l'insatisfaction à l'égard de cet enseignement restent encore dans une partie cohérente de l'Église » a déclaré le Père Lanzetta, « c'est pourtant ce qui a toujours été maintenu et cru. »

Le médecin britannique Dr Thomas Ward, un autre présentateur de la conférence, a souligné le lien entre Humanae Vitae, la vertu et le salut.

« La vérité centrale de Humanae Vitae est le mal de la séparation artificielle de la procréation de l’union physique, de la vie de l’amour et de l’amour de la vie » a déclaré Ward. « Sa véritable signification est notre salut éternel avec Dieu, la Source de la Vie, en ce sens qu'il enseigne la nécessité de la chasteté aux mariés et aux célibataires ».

Il a dit qu'il est important de discuter de l'importance de Humanae Vitae maintenant « parce que l’amour chaste et le mariage sont si méprisés dans le monde d'aujourd'hui où l'agression sexuelle de la culture est aggravée par la perte de la Foi et le silence de tant de nombreux successeurs des Apôtres ».

Ward, fondateur de l'Association des Familles Catholiques et ancien membre de l'Académie Pontificale pour la Vie, a également déclaré que la première conséquence de « réinterpréter » Humanae Vitae — comme cela a été suggéré de ce faire si l’on s’en tient à Amoris Laetitia — « est que le Magistère de l'Église aurait fait ce qui est impossible au vrai Magistère de faire en ce qu'il aurait formellement sanctionné le péché grave de la contraception interdit par tous les précédents Magistère ».

John-Henry Westen, cofondateur et rédacteur en chef de LifeSiteNews, est également présentateur à la conférence.

Westen a déclaré que le problème potentiel à « réinterpréter » Humanae Vitaeà la lumière d’Amoris Laetitia est que la même justification dans le document controversé de François qui est utilisée pour permettre aux Catholiques divorcés et remariés de recevoir les Sacrements pourrait être utilisée dans les cas de Catholiques qui utilisent la contraception.

« Cette approche pourrait alors logiquement être appliquée à tous les actes intrinsèquement mauvais » a déclaré Westen, « ce qui permettrait donc toujours des exceptions dans les cas difficiles. »

Maria Madise, responsable de Voice of the Family, a expliqué à Life Site News à la fois l'objectif et la raison historique du besoin de la conférence.

« Dans Humanae Vitae, Paul VI a prédit que les conséquences de l’acceptation contrôle artificiel des naissances comprendrait un abaissement général des normes morales dans toute la société ; une augmentation de l'infidélité ; une diminution du respect des femmes par les hommes ; et des politiques gouvernementales coercitives concernant les technologies de reproduction » a déclaré Madise. « Près de 50 ans après, non seulement ces prédictions se sont concrétisées, mais, de plus, nous en sommes arrivés au point où la société accepte largement que le mariage puisse être séparé des relations sexuelles et que les relations sexuelles puissent être séparées d'avoir des enfants ».

« Afin d'épargner aux générations futures les effets destructeurs de la mentalité contraceptive et d'aider à restaurer une culture authentiquement Chrétienne, l'enseignement Catholique sur la chasteté et l'ouverture à la vie conjugale doit être défendu et enseigné avec audace ». « Avec la conférence à venir, nous souhaitons offrir la possibilité d'étudier Humanae Vitae dans le contexte de son temps ainsi que sa juste place dans la continuité de l'enseignement pérenne de l'Église et dans la vie des Catholiques aujourd'hui ».

« Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » fait suite à des rapports en cours de ces derniers mois d'un Pape François — ayant approuvé un « groupe d'étude » — dont l'existence a été initialement niée — et ensuite confirmée avoir été constitué pour « réinterpréter » Humanae Vitae.

Malgré les démentis, les craintes persistent que l'objectif de la Commission discrètement constituée est d’interpréter Humanae Vitae s’inspirant de l’Exhortation controversée du Pape Amoris Laetitia.

Les théologiens Catholiques tels que Josef Seifert et le Père George Woodall ont fourni des explications sur la façon dont Amoris Laetitia peut être utilisé pour invalider l'enseignement Catholique contre la contraception. Seifert est un autre présentateur pour la conférence Humanae Vitae de Voice of the Family.

L'événement survient également alors que le Pape François a annoncé le mois dernier qu’il remplaçait le célèbre Institut Jean-Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille avec un institut axé sur la mise en œuvre d’Amoris Laetitia .

Le défunt Cardinal Carlo Caffarra a fondé l'Institut Jean-Paul II à la demande du Pape Jean-Paul II après la clôture du Synode sur la Famille de 1980. Le Cardinal Caffarra — l’un des quatre Cardinaux ayant soumis les dubia au Pape pour demander des éclaircissements sur l'intention d’Amoris Laetitia — avait dit que la « tâche spécifique » de l'Institut était de maintenir Humanae Vitae.

« Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » a également lieu alors que l'Université Pontificale Grégorienne débute une série de discussions à compter de ce mois jusqu’à mai prochain afin de prendre un nouveau regard sur Humanae Vitae « dans le contexte d'une période de changement » et parce que les difficultés sont devenues « plus complexes ».

L'Université Grégorienne a également été le site d'un « synode secret » en 2015 au cours de laquelle un certain nombre de théologiens ont collaboré pour influencer le Synode sur la Famille afin d'approuver les unions de même sexe, éliminer le terme « intrinsèquement mauvais » et présenter la très controversée idée de la « Théologie de l’amour », en un apparent remplacement de la « Théologie du corps » du Pape Jean-Paul II qui suggère que les actes corporels ne sont pas pertinents en matière d'amour.





vendredi 22 septembre 2017

Conférence de Rome
rassemblant d'éminents experts
en matière de défense de Humanae Vitae



par : Diane Montagna

SOURCE : Life Site News
Le 20 septembre 2017



ROME, le 20 Septembre 2017 ( LifeSiteNews ) — Pour quels motifs le Pape Paul VI condamne la contraception dans sa lettre encyclique controversée, Humanae Vitae, et est-ce que ces raisons sont encore valables aujourd'hui ?

Dans le prochain mois, un groupe international d'experts se rencontrera à Rome pour examiner et offrir une défense vigoureuse de l'enseignement de l'Église sur Humanae Vitae, alors que les préoccupations montent au sujet d'un effort au Vatican pour la « réinterpréter » de manière à permettre la contraception dans certains cas.

L'événement, organisé par la coalition pro-vie Voice of The Family ( Voix de la famille — organisation parapluie de plus de 25 organisation vouées à la défense de la famille et du mariage dans le monde ) commémorera le 50 ème anniversaire à venir de Humanae Vitae, la lettre encyclique de 1968 du Pape Paul VI laquelle réaffirme de l' enseignement infaillible de l'Église sur le mariage et condamne la contraception comme un mal intrinsèque.

Prévu pour le 28 octobre, 2017, la conférence est intitulée « Humanae Vitae à 50 ans : définir le contexte ».

L'événement rassemblera un groupe international de conférenciers incluant Le Cardinal Allemand Walter Brandmüller, l'un des Quatre Cardinaux signataires des dubia ; le Professeur Josef Seifert, Recteur fondateur de l'Académie Internationale de Philosophie dans la Principauté du Liechtenstein, qui présentera une approche philosophique des vérités enseignées dans Humanae Vitae ; et le célèbre historien de l' Église, le Professeur Roberto de Mattei (Italie), qui analysera l'Encyclique dans son contexte historique.

Les autres conférenciers invités sont le Père Serafino Lanzetta de l'Université de Lugano (Suisse), qui discutera de l'importance théologique de Humanae Vitae de la lutte contre la sécularisation de l'éthique sexuelle ; le Dr Thomas Ward (Royaume-Uni), qui s’adressera à la guerre aux parents et Humanae Vitae ; et le Dr Philippe Schepens (Belgique), qui présentera son témoignage personnel en tant que médecin.

Les conférences seront en Anglais, en Italien et en Français avec traduction simultanée.

L'objectif de la conférence d’un jour— qui sera tenu à l'Université Pontificale Saint-Thomas d' Aquin (Angelicum) à Rome — est d'offrir au clergé, aux religieux et aux laïcs l'occasion d'étudier Humanae Vitae dans le contexte de son temps ainsi que sa place dans la continuité de l'enseignement pérenne de l'Église et dans la vie des Catholiques d’aujourd'hui.

« Dans Humanae Vitae, Paul VI prédit que les conséquences de l'acceptation du contrôle artificiel des naissances seront de susciter un abaissement général des normes morales dans toute la société ; une augmentation de l'infidélité ; une diminution du respect des femmes par les hommes ; et des politiques coercitives gouvernementales en ce qui concerne les techniques de reproduction. Près de 50 ans plus tard, non seulement ces prédictions se sont avérées justes mais, de plus, nous sommes arrivés au point où la société accepte largement que le mariage puisse être séparé des relations sexuelles et les relations sexuelles séparées d’avoir des enfants « a expliqué Maria Madise, directrice internationale de Voice of the Family.

« Afin de préserver les générations futures des effets destructeurs de la mentalité contraceptive et pour aider à restaurer une culture authentiquement Chrétienne, l'enseignement Catholique sur la chasteté et l'ouverture à la vie dans le mariage doivent être défendus et enseignés courageusement » a dit Madise.

Trafiquer Humanae Vitae à ses 50 ans

La conférence du mois prochain vient parmi des préoccupations croissantes à l’effet qu'une commission chargée par le Pape François d’examiner le processus de rédaction de l’Encyclique Humanae vitae du Bienheureux Paul VI pourrait conduire à une tentative d'adoucir l'enseignement de l'Église en préconisant des exceptions pour permettre la contraception artificielle.

Dans une récente interview accordée à Edward Pentin du National Catholic Register, le Père George Woodall, qui enseigne la théologie morale à l'Athénée Pontifical Regina Apostolorum à Rome, a mis en garde contre que toute décision du Pape qui remettrait en cause l'interdiction de l'Église sur la contraception artificielle soit expressément ou implicitement, ferait « des dommages incalculables au Magistère de l'Église ». Le Père Woodall a aussi dit que ça libérerait « une nouvelle crise pastorale au moins aussi grave » que celle qui a suivi la publication de l'Encyclique.

Lorsque le Pape Paul VI a réaffirmé l'enseignement infaillible de l'Église sur le mariage et qu’il a condamné la contraception comme intrinsèquement et moralement désordonnée dans l'Encyclique de 1968, beaucoup d’académiciens et même le clergé ont rejeté Humanae Vitae. Au milieu de la révolution sexuelle, quand une grande partie de la société avait accepté le contrôle des naissances et que les membres d'une commission papale avaient mené une étude sur la question pendant cinq ans, cette commission a semblé presser le Pape à approuver celle-ci ; Humanae Vitae. est devenue l'une des encycliques les plus controversées de l'histoire.

Depuis sa promulgation en 1968, un manque solide de catéchèse et de prédication sur l'enseignement de l'Église de la part des Évêques et des prêtres ont seulement aggravé l'ignorance et la confusion chez les laïcs Catholiques. Un sondage de la firme Pew Reseach réalisé en septembre 2015 a trouvé que la moitié ou plus des Catholiques Américains affirment que l'utilisation de contraceptifs n'est pas un péché.

Alors que l'Eglise se prépare à commémorer le 50e anniversaire de Humanae Vitae en 2018, la conférence internationale « définira le contexte » et fournira au clergé, aux religieux et aux laïcs une perspective éclairée pour mieux comprendre le document dans son contexte historique et pour mieux évaluer intelligemment les vues et les discussions qui se dérouleront dans le prochain année.

Pour plus d' informations sur «Humanae Vitae à 50 : définir le contexte, » s'il vous plaît visitez le site web Voice of the Family.

Pour vous inscrire à la conférence, veuillez communiquer avec Maria Madise sur : mariamadise@spuc.org.uk ; +44 (0) 20 7820 3148

mardi 25 avril 2017

L’administration Trump maintient la règle d'Obama
exigeant que les Petites Sœurs des Pauvres
paient pour les contraceptifs ... « pour l'instant »




Par : Claire Chretien

SOURCE : Life Site News
Mardi le 25 avril 2017 à 1h32 EST





25 avril 2017 (LifeSiteNews) - Le ministère de la Justice de l'administration Trump (DOJ) a surpris aujourd'hui en signalant qu'il entend poursuivre la bataille judiciaire de l'administration Obama avec les Petites Sœurs des Pauvres et d'autres groupes religieux concernant le mandat des contraceptifs du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, à tout le moins pour le moment.

Alors que Trump avait promis au cours de sa campagne électorale d’abandonner cette clause, le ministère de la Justice (DOJ) a demandé à la Cour d'Appel du Cinquième Circuit un délai de 60 jours pour négocier avec l’Université Baptiste de l’East Texas et d'autres institutions religieuses pour trouver une solution à leurs préoccupations en matière de liberté religieuse.

En juin 2016, la Cour Suprême, dans la cause de Zubik vs Burwell, avait ordonné au gouvernement de travailler avec les Petites Sœurs des Pauvres et d'autres employeurs religieux pour trouver une solution. Des dizaines de groupes religieux se sont opposés à être forcés par l'administration Obama à fournir à leurs employés une assurance maladie couvrant les contraceptifs ainsi que les médicaments et dispositifs potentiellement abortifs.

Cependant, grâce à la Cour Suprême, l'administration Trump est empêchée d'imposer les lourdes pénalités que le mandat des contraceptifs impose aux employeurs non conformes.

La décision du ministère de la Justice (DOJ) de prolonger l'affaire, essentiellement en reprenant là où l'administration Obama avait abandonné, a rendu perplexes les conservateurs.

Les actes du ministère de la Justice (DOJ) « [semblent] être très contraires à ce qu'ils ont dit publiquement », a déclaré Eric The Rassbach, avocat au Cabinet Becket (anciennement le Fonds Becket pour la liberté religieuse). Selon Rassbach, les mêmes avocats qui ont traité l'affaire pour l'administration Obama restent dans l'affaire.

Dans leur déposition, le ministère de la Justice a avancé la jeunesse de l'actuelle administration ainsi que la complexité de l'affaire, pour justifier la demande de prolongation de 60 jours.

« La nouvelle administration est en place depuis seulement quelques mois » a signalé le Juge de Paix à la Cour, soulignant que les règlements en cause sont « administrés conjointement par trois départements » qui n'ont pas été entièrement dotés en personnel par la nouvelle administration. « Les problèmes présentés par l'ordonnance de renvoi de la Cour suprême sont complexes ; par exemple, l'accommodement initial a pris plus d'un an pour se développer avec la participation des parties intéressées ».

Le ministère de la Justice a également noté que les demandeurs « bénéficient des mesures provisoires » fournis par la Cour Suprême empêchant le gouvernement d'appliquer encore quelqu’amende que ce soit prévu au mandat.

La demande de prolongation ne signifie pas que l'administration Trump ne laissera pas tomber la clause, selon Brigitte Amiri, avocate du personnel pour l'Union Américaine des libertés civiles d'extrême gauche.

« Pour être honnête, je pense que c'est plus un « report à plus tard » que toute autre chose », a déclaré Amiri à NBCNews. « Nous sommes profondément préoccupés par le fait que, finalement, l'administration Trump va affaiblir ou éliminer l'exigence de couverture des contraceptifs, mais je ne vois pas que cette déposition judiciaire particulière n’indique rien, vraiment, d'un côté ou de l’autre ».

Cependant, Rassbach du Cabinet Becket dit que le moment est venu pour la nouvelle administration d’en finir pour de bon avec cette lutte.

« Le gouvernement a une chance de faire la bonne chose ici. Ça a mal tourné depuis cinq ans dans ces cas, près de six ans » a déclaré Rassbach à Catholic News Agency. « Et ils peuvent faire le bon choix en rejetant leurs appels en faveur du mandat et en admettant qu'ils avaient tort sur la question du mandat des contraceptifs qui s'applique aux organisations à but non lucratif religieux ».

Forcer les Petites Sœurs des Pauvres à coopérer dans la contraception est « une hostilité envers la liberté religieuse que vous ne verrez jamais dans une administration Trump » a déclaré Trump aux dirigeants Catholiques lors de sa campagne.

« Je défendrai vos libertés religieuses et le droit de pratiquer pleinement et librement votre religion en tant qu'individus, propriétaires d'entreprises et d’institutions académiques » a-t-il promis.

Le nouveau secrétaire de la Santé et des Services sociaux, l'ancien représentant de la Géorgie, Tom Price, avait un record de 100% du vote pro-vie à la Chambre du Congrès des États-Unis. Il a déclaré : « Il n'y a rien de plus fondamental pour notre humanité que de défendre la vie » et c'est notre « devoir solennel de protéger et de défendre la vie des plus innocents parmi nous ».

Price a envoyé un amicus curiae en faveur des Petites Sœurs des Pauvres à la Cour Suprême avec d'autres membres du Congrès en janvier 2016.

« Un projet d'ordonnance exécutive visant à élargir les exemptions légales sur la base des croyances religieuses a fait surface au cours des premiers jours de la présidence de M. Trump, ça a déclenché une brève controverse et le projet n'a jamais été revu », a déclaré le Wall Street Journal. « Pour l'instant, la Maison Blanche essaie de gagner du temps ».

Le Département de la Santé et des Services sociaux ne commentera pas et a dirigé la demande de commentaires de Life Site News au ministère de la Justice. Aucun groupe pro-vie n'a encore publié de déclaration. Life Site News fournira des mises à jour au fur et à mesure qu'elles seront disponibles.

mercredi 3 août 2016

Cardinal Burke

La théorie du genre est « folie »
Les toilettes transgenres, c’est « inhumain »



Par Clare Chretien

SOURCE : Life Site News
Le 26 Juillet, 2016 - 11:15 ET







29 juillet 2016 (LSN) - La contraception est à l'origine de la culture de la mort et la défense de la famille est inséparable de la défense de la vie, a dit le Cardinal Raymond Burke dans un livre-entretien élaboré.

Dans sa longue interview avec le journaliste français Guillaume d'Alançon, intitulé « Entretien avec le Cardinal Burke : Un Cardinal au Cœur de l’Église », le Cardinal Américain appelle la théorie du genre de la « folie », il aborde la question de la Communion pour les divorcés et remariés et offre des remèdes pour les crises dans l'Église.

Burke est le patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte et ancien Préfet de la Signature Apostolique, le plus haut tribunal du Vatican.

« Je ne vois pas comment il est possible de parler de la famille sans parler de la défense de la vie humaine » a dit Burke. « C’est fondamental. La contraception et l'avortement sont deux étapes dans l'attaque de l'amour conjugal. Dans la contraception, il y a une crainte d'une nouvelle vie et cette pratique conduit souvent à l'avortement. C’est d'une importance capitale d'associer des œuvres faites au nom de la famille avec des œuvres pro-vie parce que le mariage est la source de toute nouvelle vie ».

« Le Seigneur a créé l'homme et la femme pour s’aimer l’un l’autre et se marier, et ils expriment leur amour plus pleinement dans l'union conjugale qui est par nature procréatrice » a expliqué Burke.

La « Théorie du genre » est une attaque contre cette vérité, a-t-il dit.

La « Théorie du genre » est une invention, une création artificielle. Il est impossible d'avoir une identité qui ne respecte que la nature propre de l'homme et celle de la femme » a dit Burke. « C’est de la folie qui va causer d'immenses ravages dans la société et dans la vie de ceux qui soutiennent cette théorie. Avec la théorie du genre, il est impossible de vivre dans la société. Aujourd'hui déjà, dans certains endroits aux États-Unis, quiconque peut changer d'identité et dire : « Aujourd'hui, je suis un homme ; demain je serai une femme ». C'est vraiment de la folie. Certains hommes insistent pour entrer dans les toilettes des femmes. C'est inhumain. Dans les écoles, vous pouvez imaginer la confusion. ... Aujourd'hui, il y a une énorme confusion, qui est basée sur la fausse idée qu'il existe pratiquement un nombre infini d'orientations sexuelles possibles. La double expression de la personne humaine n’est pas l'hétérosexualité et l'homosexualité, mais mâle et femelle. C’est la théologie authentique de l'anthropologie : à savoir que Dieu a créé l'homme : « Homme et femme, Il les a créés ».

Burke a averti que les Chrétiens doivent défendre la loi naturelle contre les attaques législatives qui contredisent ce qui « est inscrit dans le cœur de l'homme par la volonté souveraine de Dieu ».

« Ne pas parler de la loi naturelle, c’est nier la raison » a-t-il dit.

De même, les personnes qui souffrent de l’attrait du même sexe méritent des soins pastoraux authentiques, a dit Burke, des soins pastoraux qui ne leur causent pas un préjudice en les encourageant à suivre des « inclinations contre la loi naturelle ».

Les actes homosexuels causent en fin de compte des souffrances, a-t-il dit, parce qu'ils vont contre la « complémentarité naturelle des sexes et le potentiel de la faculté sexuelle pour la procréation ».

Mais l'Église offre à ceux ayant un attrait au même sexe la possibilité de « découvrir ce que le véritable amour signifie » a dit Burke. J'ai cité l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique que les gens attirés par le même sexe doivent être « accueillis avec respect, compassion et délicatesse ». (CEC 2358).

En plus du démantèlement de la loi naturelle, Burke a parlé de l'incapacité de l’Islam à coexister pacifiquement avec les autres religions et que les attaques du Président Obama sur la liberté religieuse constituent une menace pour l'Église Catholique.

« Le Président Obama veut pousser l'Église derrière les murs de ses bâtiments d'église et l'empêcher d'appliquer sa propre loi pour ses propres hôpitaux et écoles » a mis en garde le Cardinal. « Il affirme que l'Église ne peut intervenir sur la question de l’avortement ni sur l'homosexualité, mais que l'État seul doit gérer ces questions ».

Le gouvernement des États-Unis « veut que ses citoyens obéissent à des lois injustes », a-t-il dit, telles que ses exigences concernant les hôpitaux Catholiques à commettre des avortements et à distribuer des contraceptifs ». À cela, je réponds : « Nous ne pouvons pas le faire » parce qu’« il y a des situations dans lesquelles le Chrétien doit désobéir lorsque les lois civiles ordonnent une action contraire à la loi morale ».

« Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls »

« Il est impossible de dire autre chose que ce que Saint Jean-Paul II » sur la question des couples divorcés et remariés non-abstinents s’ils peuvent recevoir la Sainte Communion, a insisté Burke.

J'ai abordé le sujet controversé qui a été la source d'une vive discussion dans l'Église Catholique en citant l'Exhortation Familiaris Consortio du défunt Pape, qui a réitéré l'enseignement de longue date de l'Église de ne pas admettre aux Sacrements les divorcés remariés civilement à moins qu'ils vivent comme frère et soeur.

« L'état de la vie des Catholiques divorcés et remariés ne concorde pas avec le mystère de l'union du Christ et de l'Église » a dit Burke.

Les prélats libéraux tels que le Cardinal Walter Kasper ont forcé pour que l'Église admette les divorcés remariés à la Communion à deux Synodes controversés sur la Famille. Le Pape François a soulevé la question dans son Exhortation d’avril 2016.

Plusieurs voient l'Exhortation Amoris Laetitia du Pape François comme ayant mis de l'essence sur ce feu avec son apparente suggestion que, dans certains cas, l'Église permettra à ceux qui vivent sans se repentir dans des situations considérées objectivement comme pécheresses pour recevoir la Sainte Communion.

« Dans le récent synode ... la tendance était parfois d'insister longuement sur tous les problèmes de la famille, au risque de ne parler que de ça, me donnant l'impression que la famille que j’ai connue comme enfant ainsi que les [saines] familles que j'ai rencontrées durant les premières années de mon sacerdoce n’existent plus » a dit Burke. « Ce que je peux vous dire, c’est qu'il y a beaucoup de familles magnifiques qui fonctionnent bien ! »

Après la publication de l'Exhortation, Burke a écrit dans le National Catholic Register qu’elle doit être lue à travers le prisme de la Doctrine Catholique.

« Aucun Pape ne peut modifier l'enseignement moral de l'Église même s’il le voulait » a dit Burke à d'Alançon.

« Il est impossible pour l'Église de changer son enseignement en matière d’indissolubilité du mariage » a-t-il dit. « L'Église, l'Épouse du Christ, obéit à Ses Paroles dans le chapitre 19 de l'Évangile de Saint Matthieu, qui sont très claires en ce qui concerne la nature du mariage. Personne ne conteste le fait que ce sont les Paroles du Christ Lui-Même et, après la réponse des Apôtres, la portée de ces Paroles pour ceux qui sont appelés à la vie conjugale sont tout à fait claires ».

En tant que l'un des canonistes de l'Église Catholique les plus solides, Burke a passé une bonne partie de sa carrière au Vatican travaillant sur des cas de validité du mariage. En d'autres termes, Burke a défendu des unions conjugales comme étant des mariages valides et a examiné des cas quand l'Église a déclaré que le mariage n'a jamais existé et donc qui était nul.

Le Pape François a fait des vagues en juin quand il dit que la « grande majorité » des mariages Catholiques sont « nuls ». Le Vatican a modifié par la suite ses remarques dans la transcription officielle de son discours et de nombreux avocats et théologiens en droit canon ont réagi en disant que ses remarques étaient erronées.

Bien que d'Alançon ne mentionne pas les remarques du Pontife explicitement, il a demandé à Burke si « beaucoup de mariages » sont « effectivement nuls dès le début ».

« Il est difficile de dire combien de mariages sont nuls à partir du moment où le consentement est échangé. ... Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls » a dit Burke. « Cela ouvrirait la porte à une mentalité favorisant le divorce qui dissoudrait certains mariages valides parce que personne ne chercherait à savoir s'il y a des motifs pour une demande de déclaration de nullité ».

Une pauvre catéchèse et une liturgie « méconnaissable » ont contribué à la crise de l'Église

Tout au long du livre, Burke a parlé avec affection de l'amour pour la Foi Catholique que ses parents lui ont instillé quand il était enfant.

Il a déploré la « sécularisation envahissante de la culture » qu’il trouve qu’elle « est entrée aussi dans la vie de l'Église » comme le plus grand obstacle à son ministère comme Évêque.

Les mauvaises catéchèses et les changements à la liturgie faussement soupçonnés d'avoir été approuvés par le Concile Vatican II ou par l '« esprit » de celui-ci ont contribué à cette crise, a dit Burke.

« Je me souviens que, dans les années après 1968, j’ai assisté à des célébrations liturgiques qui n'avaient rien de ce que pouvait être une Messe » a rappelé le Cardinal. « J'étais allé aux Pays-Bas, à cette époque, et j’ai été témoin d’une Messe où le prêtre est arrivé en vêtements civils. Toute la célébration était totalement méconnaissable en tant que Messe ».

« L'homme est devenu se plus en plus son propre idole, faisant de ses impressions subjectives le juge du bien et du mal » a-t-il dit. « Très souvent, il a oublié ou nié le sens du mystère et donc il ne peut plus désormais s’en émerveiller. Parallèlement au sens du mystère, le sens de la Foi et du Sacré a progressivement disparu. Et en même temps, les gens ont cruellement souffert d'un manque de formation et, au mieux, ont maintenu un formalisme déraciné soit dans leurs relations humaines ou dans leur pratique liturgique ».

« Le culte centré sur l'homme est une auto-contradiction et c’est ce qui a conduit beaucoup de gens à cesser de participer à la Messe du dimanche et à d'autres célébrations sacramentelles » a noté le Cardinal.

Burke a dit qu’il a remarqué que la jeune génération aspire plus aux formes traditionnelles du culte et ont « soif d'entendre les Vérités de la Foi ». Le fait de grandir dans une culture sécularisée, plutôt que dans une culture Chrétienne comme celle dans laquelle le prélat a été élevé, a étouffé et, dans de nombreux cas, blessé les jeunes. Le divorce des parents, la pornographie et la « libération » de la morale » contribuent à ces blessures, mais beaucoup néanmoins sont encore « à la recherche de l'amour vrai » et de Dieu.

« Je constate aussi que beaucoup de ces jeunes, qui vivent dans ce monde où Dieu est exclu, sentent un grand attrait pour une belle et sainte liturgie qui est célébrée avec la dignité qui sied au Saint Sacrifice, que ce soit dans la Forme Extraordinaire ou dans la Forme Ordinaire du Rite Romain, à condition qu'il y ait une grande dévotion et un sens de transcendance qui indique que nous sommes tournés vers le Seigneur et que le Sacrifice sur le Calvaire soit renouvelé » a dit Burke.

Il a aussi fait écho au sentiment du Cardinal Robert Sarah, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, à savoir que recevoir la Sainte Communion à genoux et sur la langue favorise le respect de l'Eucharistie, que l'Église Catholique enseigne être le Corps littéral, le Sang, l'Âme et la Divinité de Jésus-Christ.

Les femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

En plus de la restauration de la liturgie, Burke dit que les gens doivent rejeter « l'individualisme narcissique », redécouvrir le sens de la vie familiale et promouvoir la vertu en vue de régler les crises profondes du monde moderne auxquelles il est confronté.

« Le manque de vie morale » est plus grave que la pauvreté matérielle, a dit Burke, et il a noté la « fragilité émotionnelle » que beaucoup de jeunes gens éprouvent après avoir eu de multiples partenaires sexuels.

« L’instabilité émotionnelle est une forme terrible de pauvreté » a-t-il dit.

Burke a encouragé les Catholiques à ne jamais cesser de défendre la vie et la famille et à se tourner vers des exemples comme la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta qui sera bientôt canonisée, comme le professeur Jérôme Lejeune et des gens comme l’Évêque Austin Vaughan, un Évêque auxiliaire de New York « qui est allé en prison pour son engagement au service de la vie ».

Les témoins pro-vie « calmes et courageux » « portent fruit » a dit Burke, et les militants pro-vie ferait bien de se tourner vers les convertis pro-vie comme l'ancien avorteur Bernard Nathanson et aussi le demanderesse plaignante dans la cause Roe v. Wade ( note : cause de la Cour Suprême des USA il y a 40 ans qui a légalisé les avortements ), madame Norma McCorvey, qui est devenue une militante pro-vie.

Et les défenseurs pro-vie ne doivent jamais oublier de faire preuve de compassion et de miséricorde envers ceux qui ont participé à un avortement, a-t-il dit.

Burke a dit qu’il a rencontré tout au long de son sacerdoce beaucoup de gens qui souffrent de l'avortement et plusieurs femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

« Nous devons comprendre et écouter la grande souffrance des femmes qui ont subi un avortement et être à leurs côtés en tant que témoins de la miséricorde divine, de l'amour insondable de Jésus, qui ouvre les richesses de Son Cœur à ceux qui, en dépit de leur péché, osent se tourner vers Lui avec confiance » a-t-il dit.

Burke a aussi révélé dans son livre qu'un médecin a fait pression sur sa mère pour qu’elle avorte de lui après être tombée gravement malade pendant sa grossesse, mais ses parents croyaient que « le Christ leur donnerait l'aide nécessaire » et il est né en bonne santé.

vendredi 24 juillet 2015

Les Petites Sœurs des Pauvres feront appel à la Cour Suprême

Actualité

Le 23 juillet 2015

« Nous accomplissons ce ministère d’amour en raison de notre foi » dit M. Loraine Marie Maguire et « nous ne pouvons pas tout simplement choisir entre les soins pour les personnes âgées pauvres et notre foi et nous ne devrions pas avoir à le faire ... »


Catholic World Report




Washington DC, le 23 Juillet, 2015 / 10:09 (CNA / EWTN Nouvelles).

Après qu’une Cour d'Appel fédérale ait statué que les Petites Sœurs des Pauvres doivent obéir aux exigences de la loi fédérale sur la contraception, les soeurs ont annoncé qu'elles en appellent à la Cour Suprême.

M. Maguire Loraine Marie, mère provinciale des Petites Sœurs des Pauvres, a souligné que les femmes religieuses « consacrons nos vies à servir les plus démunis de la société avec amour et avec la dignité qu’ils méritent ». Depuis 175 années, l'Ordre a pris soin de personnes âgées pauvres partout dans le monde et les ont aidés à mourir.
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« Nous accomplissons ce ministère avec amour en raison de notre foi et on ne peut tout simplement pas choisir entre nos soins pour les personnes âgées pauvres et notre foi et nous ne devrions pas avoir à le faire » dit-elle dans un communiqué en date du 23 juillet. « Nous espérons que la Cour Suprême entendra notre cas et veillera à ce que les gens de diverses religions puissent suivre librement l'Appel de Dieu dans leur vie ».

Les Petites Sœurs des Pauvres font partie de plusieurs centaines de plaignants qui ont contesté les exigences de loi fédérale sur la contraception qui obligent les employeurs à offrir des régimes d'assurance santé couvrant la contraception, la stérilisation et certains médicaments qui peuvent causer des avortements précoces.

Les employeurs qui ne respectent pas ces exigences légales font face à des sanctions financières paralysantes. Dans le cas des Petites Sœurs, les amendes pourraient se chiffrer à environ 2,5 millions de dollars par an, soit environ 40 pour cent des 6 millions de dollars que les Sœurs mendient annuellement afin de faire fonctionner leur ministère.

Opposées par une vague de protestations, les exigences de la loi fédérale sur la contraception ont subi un certain nombre de révisions. Même à cela, les sœurs affirment que cela leur nécessite encore de violer leurs croyances.

Parce que les Petites Sœurs des Pauvres ne sont pas affiliées à une maison de culte privé, elles ne sont pas admissibles à l'exemption religieuse prévue dans la loi. Le gouvernement fédéral a fait valoir qu'il a suffisamment prévu pour la liberté religieuse des Petites Sœurs et pour d'autres organisations religieuses par le biais d’un « accommodement » par lequel les employeurs à confessions religieuses peuvent relayer le fardeau de fournir cette couverture répréhensible à des assureurs qui doivent alors offrir directement cette couverture sans frais pour les employés.

Le gouvernement affirme que cette couverture de la contraception par les compagnies d'assurance est finalement gratuite à fournir par elles car le contrôle des naissances résulte en une meilleure santé pour les femmes et en un taux de grossesse plus faible, donc en des coûts globaux inférieurs pour les assureurs.

Les critiques rejettent cependant cette prétention en faisant valoir que les coûts de cette couverture seront repayés à l'employeur d'une certaine façon de toute manière. Plusieurs organisations religieuses aussi ont dit qu'elles s’opposent encore à signer un formulaire qui relayerait le fardeau de fournir cette couverture d’assurances répréhensible à une tierce partie.

« En Amérique, les juges et les fonctionnaires du gouvernement n’ont pas le pouvoir de dire aux Petites Sœurs ce qui est moral ou immoral » a déclaré Mark Rienzi, avocat principal du Fonds Becket pour la liberté religieuse et l'avocat principal pour les Petites Sœurs.

« Et le gouvernement peut distribuer ses médicaments sans les religieuses — il a ses propres centres de soins de santé qui peuvent fournir tout ce qu'il veut ».

Le 14 Juillet, la Cour du Dixième Circuit a statué que, parce que les Petites Sœurs avaient la possibilité de signer le formulaire, elles ont échoué à démontrer que les exigences de la loi fédérale sur la contraception représentaient un fardeau considérable dans le libre exercice de leur religion.

L'année dernière, les Petites Sœurs avaient reçu une protection temporaire à l’encontre des exigences de la loi fédérale sur la contraception en vertu de deux jugements de la Cour Suprême des États-Unis — un premier jugement de la Cour entière et l'autre du Juge Sonia Sotomayor, qui supervise le territoire du pays où l'affaire des sœurs a eu son origine. Ces jugements avaient protégé les Petites Sœurs des lourdes pénalités financières associées à ces exigences de la loi sur la contraception pendant que leur cas cheminait tout au long du système judiciaire.

La Cour suprême a aussi statué directement au sujet de ces exigences de la loi fédérale sur la contraception. En Juin 2014, elle a invalidé ces exigences dans la cause Hobby Lobby et d'autres entreprises à but lucratif détenues par de petits propriétaires privés.

Dans sa décision du 14 juillet, la Cour du Dixième Circuit a déclaré que le raisonnement pour Hobby Lobby ne s’appliquait pas dans le cas des Petites Sœurs parce qu'elles étaient à but non lucratif et qu’elles étaient donc incluses dans les termes de l’« accomodement » qui n’est pas offert à Hobby Lobby à titre d’entreprise à but lucratif.

Le jugement de la Cour du Dixième Circuit s’applique également aux Services des Frères Chrétiens ( Christian Brothers Services ) et à la Fiducie des avantages sociaux des employés des Services des Frères Chrétiens, ces organisations catholiques par lesquelles les Petites Sœurs obtiennent leur couverture de santé.

Maintenant, les Petites Sœurs demandent protection à la Cour Suprême. Le Fonds Becket et l’avocat à la Cour Suprême Paul Clement — la même équipe juridique qui a remporté la victoire dans l’affaire Hobby Lobby — ont inscrit une requête au nom des Petites Sœurs ainsi que pour une poignée d'autres groupes.

« Le gouvernement a perdu à chaque fois qu'ils ont présenté leurs arguments devant la Cour Suprême — y compris le jugement historique de Hobby Lobby de l'année dernière » note Rienzi. « On aurait pu penser qu'ils auraient compris le message et auraient arrêté de faire pression sur les Sœurs ».

C’est la cinquième requête portant sur les exigences de la loi fédérale sur la contraception que la Cour Suprême a reçu. Le tribunal devrait examiner les requêtes plus tard cette année. Si elle retient le cas pour le juger, la décision finale est prévue pour l'été prochain.