lundi 23 juillet 2018

Petites confidences du Nul sans Lui
Pêle-mêle pour un lundi matin

Une idée sur le sens spirituel du cancer

Je vous ai déjà exposé le sens spirituel que représente la maladie d'Alzheimer ici. Nous allons y aller cette fois-ci pour le cancer.

Il est important que vous sachiez que rien de ce qui sera décrit ici vient de mon crû. Ça nous vient d'une bonne dame paysanne dans la cinquantaine ( je crois ) qui demeure dans le nord québécois, en Abitibi. Elle s'appelle Anne. Il y a quelques anecdotes à son propos qui valent la peine de vous raconter avant de tomber dans le vif du sujet...

Anne est mariée à un homme handicapé. Le couple possède une terre composée d'un grand jardin et d'un ferme d'élevage. Vraiment une petite ferme traditionnelle paysanne comme on n'en voit plus. C'est Anne qui voit à tout, son mari étant incapable de l'assister. Elle travaille physiquement très, très fort.

Anne est très, très bien branchée sur Jésus. Habituellement, pour répondre à ses questions, Jésus lui indique une page ou un extrait de la Bible à lire. Ainsi donc, lorsqu'elle a appris mon existence par une personne interposée, elle demanda à Jésus ce qu'il en était de moi. Jésus lui fit lire le passage de l'Épître de Paul où il est dit que nous avons tous un rôle distinct à jouer dans le Corps du Christ. Voilà ce qui en était pour moi : je faisais donc partie de l'orchestre, peut-être la trompette, qui sait ?

Mais Jésus lui parle aussi en locutions intérieures.

Un jour, un petit groupe de Musulmans vinrent cogner à sa porte vers les 19h. Ils désiraient lui acheter un agneau car leur fête religieuse Islamique était pour le lendemain. Anne refusa carrément. Mais cet incident nous permit d'apprendre que les Musulmans achètent beaucoup de biens au Québec ; ainsi donc, toutes les terres de dimensions plus domestiques qu'industrielles voient leurs propriétaires Québécois rendus très âgés et les fils de ces propriétaires sont rendus en ville. Ils vendent donc forcément à des étrangers et on dirait que les Musulmans ont trouvé une niche en Abitibi. Conséquemment, c'est peut-être une erreur de croire que les Musulmans se constituent en ghettos dans les grands centres seulement.

Dernière anecdote ( et merci pour votre patience ! ). Un jour, Anne frôlait l'épuisement à pelleter du fumier. Jésus lui dit par locution intérieure qu'il fallait qu'elle se procure un tracteur. « Mais je n'ai pas un sou, Seigneur ! » lui répondit-elle. Jésus lui répondit : « Achète-le à crédit... ». Alors Anne rétorqua : « Mais Seigneur, comment pourrais-je arriver à repayer cette dette ? ». Jésus lui répondit : « Ne t'inquiète pas... L'argent ne voudra plus rien bientôt... »

Dans la même veine, il lui suggéra un jour de se procurer un poulain de trait au lieu d'un cheval car un poulain est presqu'aussi fort qu'un cheval mais il mange moins et produit moins d'excréments...

Enfin, après la longue présentation de ce personnage, qu'est-ce qu'Anne nous apprend sur le cancer ? À toutes les fois qu'Anne apprend que quelqu'un a le cancer, Jésus lui dit intérieurement qu'il a sorti « son fouet ».

Cette idée de « fouet » m'a longuement trotté dans la tête. Et alors, j'ai pensé à deux situations distinctes où cette notion de « fouet » a eu lieu. Première situation : un ami de ma famille allait voir son médecin pour recevoir le résultat des analyses qu'il avait récemment passées. Comme il n'existe aucun cours dans les facultés de médecine portant sur la délicatesse et la diplomatie, ce médecin, dès l'arrivée de ce patient et avant même de lui communiquer les résultats, lui demanda en tout premier lieu : « Est-ce que vos papiers sont en ordre ? »

Deuxième situation : une dame sort de son rendez-vous avec son médecin. Il lui a remis des requêtes pour des analyses de laboratoire et il lui a demandé d'aller porter ces requêtes à l'hôpital voisin. Arrivée à l'hôpital, elle veut remettre ces requêtes à la réceptionniste. La réceptionniste lui dit : « Mais ce n'est pas à moi qu'il faut remettre cela. Il vous faut aller au département d'oncologie... »

Ce sont peut-être des exemples extrêmes d'un coup de « fouet », j'en conviens. Mais, il n'empêche que si vous imaginez un seul instant recevoir une telle nouvelle, vous auriez l'impression, vous aussi, de recevoir un coup de « fouet », et ce quelque soit la manière que vous l'apprenez.

La personne qui reçoit un tel coup de « fouet » commence vraiment à imaginer la perspective de la mort. Très souvent, cette perspective avait été ignorée ou chassée rapidement de l'esprit de cette personne. La mort, c'était pour les autres...

La personne qui reçoit un tel coup de « fouet » est alors invitée à se ressaisir dans son système de valeurs... Le fera-t-elle ? C'est une autre paire de manches... Comme en toute chose, certains se révolteront jusqu'à leur mort, d'autres verront à préparer leurs valises pour l'Autre Bord.

L'innocence et la pureté de Jésus et Marie

Maria Valtorta nous décrit une berceuse que Maman Marie chantait à Jésus nouvellement né.

Jésus avait de la difficulté à s'endormir. Il regarde sa maman dans les yeux lorsqu'elle chante. Qu'est-ce qu'il voit ? Pratiquement son propre miroir tant Marie est sans aucune tache de péché.

Autant méditer sur la Passion et la Mort sur la Croix de Jésus nous invite à comprendre le véritable Amour, autant méditer sur Marie qui chante cette berceuse nous invite à contempler la pureté et l'innocence parfaites.

Et on serait de tenter de croire que lorsque Jésus a avancé en âge, il s'est endurci... d'où les invectives ( justes d'ailleurs ) qu'il a pu proférées aux Scribes et Pharisiens ou son châtiment des vendeurs du Temple...

Mais pas du tout ! Depuis quand Dieu change ? Depuis quand que Jésus aurait perdu en quelque sorte un peu de son innocence et de sa pureté en vieillissant ?

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre que, même maintenant, lorsqu'on pèche, on blesse sa pureté et son innocence, Lui qui nous as créés !

L'adoration

D'adorer Jésus sur la Croix ou d'adorer Jésus qui regarde Sa Mère lui chanter une berceuse ne changent en rien ni Sa Nature, ni Son État. Pourquoi ? Parce qu'Il est infiniment Saint... Peut-on nous, simples créatures, ajouter quoi que ce soit au caractère infini de Ses Perfections ?

Par contre, le fait de L'adorer change quelque chose en nous. C'est comme si Dieu agissait comme un miroir parfait, sans aucune tache et nous reflétant parfaitement ce que nous envoyons dans ce miroir.

Ainsi donc, quand Jésus et Marie nous invite à adorer Dieu, ce n'est pas pour Dieu même qu'ils désirent que nous le fassions mais c'est pour notre propre bien. Les changements en nous, à force d'adorer, sont peu, très peu perceptibles à nos sens mais ils ont manifestement un impact pour notre esprit.

Jésus nous lance des petits cailloux

On le sait tous : Dieu, Jésus est Amour. C'est Saint Jean l'Évangéliste qui nous le dit. Mais ça implique quoi ? Ça veut dire que, lorsqu'il s'est fait craché dessus, lorsqu'on l'a cloué, lorsqu'il s'est fait giflé par un soldat pendant son procès devant le Sanhédrin, peu importe, il pardonnait « car ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient ». Si ce n'est pas de l'Amour, je me demande ce que c'est...

Et vous pensez que lorsque l'on pèche, Jésus nous tourne le dos ? Serait-il alors si Amour que cela ?

Une petite anecdote [ et oui une autre ! ) avant de continuer...

Il existait une petite coutume qui existait en Arabie Saoudite qui disparaîtra rapidement parce que les femmes ont maintenant le droit de conduire. En effet, lorsqu'une jeune fille déambulait avec ses copines sur le trottoir et qu'elle passait devant le domicile du garçon qui l'intéressait, elle lançait des petits cailloux au pied de sa fenêtre pour attirer son attention.

Et vous pensez que Jésus ne nous lance pas des petits cailloux ( ou des Grâces ) pour attirer notre attention lorsque nous nous enfermons dans notre péché ?

De fait, par Amour, Jésus désire que nous habitions éventuellement les plus belles Seychelles/Caraïbes combinées, c'est-à-dire Son Ciel. Rappelez-vous la parabole du Roi qui organisait un repas pour le mariage de son fils ( Matthieu 22, 1-13 ). Les hauts dignitaires ont tous refusé d'y participer. Alors le Roi ordonna à ses serviteurs : « Allez donc dans les principales rues et invitez au repas tous ceux que vous pourrez trouver ».

Pourquoi le Roi n'a pas fait un petit mariage intime alors devant le refus des dignitaires ? Parce que le Roi est Amour et que, s'il y a peu de personnes, il ne peut pas épancher tout Son Amour. Même chose pour les Seychelles/Caraïbes à venir. Jésus nous désire tous là.

Voilà pourquoi Il n'abandonne pas la partie facilement avec nous qui sommes pécheurs. Il nous lance des petits cailloux au pied de notre âme. Ces petites grâces nous le rappelle à notre mémoire. Nous devons faire alors un « acte de volonté » pour retourner à Lui. Jésus n'aime pas des retours vers Lui par émotion seulement. Ce genre de retour est trop éphémère et dure le temps de l'émotion. Voilà pourquoi l'acte de volonté est nécessaire dans un retour vers Lui.