jeudi 5 juillet 2018

Le Pape François instrumentalise
la Messe à des fins politiques



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 5 juillet 2018


Le Pape qui promet qu'il n'interviendra pas dans la politique concrète des nations en matière d'avortements et de « mariages homosexuels » ne cesse d'interférer dans la politique quand il s'agit de promouvoir l'afflux massif de Musulmans en Europe.

Ainsi, le Service de Presse du Vatican vient d'annoncer que demain « le Saint-Père François célébrera une Messe pour les migrants à l'Autel de la Cathédrale, dans la Basilique Saint-Pierre. La Messe coïncide avec le cinquième anniversaire de la visite du Pape François à Lampedusa ( 8 juillet 2013 ) ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Lampedusa est l'endroit où François a dénoncé ostensiblement comme « honteux » un naufrage au large des côtes de cette île près de la Sicile dans lequel de nombreux migrants d'Afrique, la plupart d'entre eux étaient des hommes Musulmans en âge d’être des militaires, qui y ont été noyés. Comme si c'était la faute du gouvernement Italien, les trafiquants illégaux d'êtres humains avaient fourni un vaisseau inadéquat pour leur cargaison d'immigrants illégaux.

Le 14 juin, s'adressant à une conférence sur les migrations internationales au Vatican, François a exigé « un changement de mentalité : nous devons cesser de considérer les autres comme des menaces à notre confort pour les valoriser comme des personnes dont l'expérience et les valeurs peuvent contribuer grandement à enrichir notre société ».

L'idée que la migration massive des Musulmans en Italie qui est en violation de la loi Italienne enrichisse la société Italienne est tout à fait absurde. Et, comme l'ont montré les récentes élections en Italie, le Peuple Italien, qui est en grande partie Chrétien en vertu du Baptême, en a assez de cette absurdité.

Au cours des cinq dernières années, François a continuellement passé sous silence les distinctions critiques entre l'immigration légale et illégale, entre les vrais réfugiés avec des demandes d'asile authentiques et les migrants économiques qui espèrent tirer des bénéfices en entrant illégalement, entre des hommes sains de corps et des femmes et enfants vulnérables, entre des personnes fuyant les guerres ou les catastrophes et les individus simplement opportunistes qui n'avaient aucune raison impérieuse de quitter leur pays d'origine, entre les personnes sans compétences et pouvant avoir des tendances criminelles possibles ainsi que les meilleurs et les plus brillants des autres pays.

Ce sont toutes des distinctions juridiques que les autorités civiles ont le devoir de régler au moyen d'une législation appropriée, y compris des restrictions strictes sur le nombre d'immigrants légaux autorisés, sans exclure des moratoires complets sur l'immigration à certains endroits si elle est jugée servir le bien commun des citoyens. L'élaboration de ces lois et de ces règlements n'est, franchement, pas l'affaire de François.

Pourtant, le 14 juin, François a continué avec sa démagogie grossière sur la question de l'immigration, exigeant que les pays Européens « démolissent le mur de la « complicité confortable et silencieuse » qui aggrave l'impuissance des migrants ; ils nous attendent pour leur montrer notre intérêt, notre compassion et notre dévouement ». Comme si les tentatives légitimes d'imposer de fortes restrictions à l'immigration étaient immorales — des restrictions comme celles en vigueur au Vatican !

La Messe de demain sera une instrumentalisation virtuelle de la liturgie sacrée à des fins politiques, y compris une prière spécialement composée, publiée par le Vatican, qui déclare : « O Dieu, Père de tous les hommes, pour Vous personne n'est un étranger, personne n'est exclu de Votre Paternité ... » — comme pour suggérer que l'exclusion des immigrants illégaux est en soi offensante pour Dieu.

La même prière plaide que « nous », c'est-à-dire, les adversaires des frontières ouvertes, « recevions un cœur sensible et généreux envers les pauvres et les opprimés ». On se demande quand le Pape aura une Messe pour les innocents non nés massacrés à coup de millions chaque année et quand il offrira une prière hautement médiatisée pour que les partisans du meurtre légalisé d'enfants leur soient « donnés un coeur sensible et généreux envers les pauvres victimes opprimées » de leurs abattoirs.

Mais nous connaissons la réponse à cette question : probablement jamais. Et c'est là l'essence du désastre qu'est ce Pontificat.