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vendredi 5 janvier 2018

Cardinal Burke

L'homosexualité est « anormale »
« L'Église ne devrait pas s'excuser pour son enseignement »




Par : Claire Chretien

SOURCE : Life Site News
Mercredi, le 3 janvier 2018 - 2:46 pm EST




Le 3 janvier 2018 ( Life Site News ) — L'Église Catholique n'a pas besoin de demander pardon pour ses enseignements sur la morale sexuelle, a déclaré le Cardinal Raymond Burke dans une nouvelle interview.

S'adressant à O Clarim, Burke, l'un des Cardinaux des dubia et défenseurs les plus connus de l'orthodoxie Catholique à travers le monde, a répondu à la demande du Pape de juin 2016 que l'Église devrait s'excuser auprès des homosexuels. Il a fustigé l'avortement et les actes homosexuels comme « absolument inacceptables » et « contre la nature que Dieu a créée pour nous ».

« Je dois dire sincèrement, même si je n'ai pas lu les paroles du Pape, que je ne vois pas pourquoi l'Église devrait demander pardon pour enseigner la vérité sur le sexe et la sexualité » a déclaré Burke.

« Ce que je peux dire, c'est que cette année j'ai eu 69 ans et j'ai passé toute ma vie dans l'Église Catholique » a-t-il dit. « Je n'ai jamais rencontré de discrimination contre les personnes qui souffrent de la condition homosexuelle ».

« Nous savons que nous avons affaire à une condition anormale », a déclaré Burke. « Dieu ne nous a pas créés pour avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe. Ce n'est pas une discrimination contre les personnes. C'est affirmer la Vérité du Christ, la Vérité de notre Foi ».

« Pendant mon sacerdoce de plus de 42 ans, j'ai toujours trouvé des prêtres très compatissants dans des rencontres avec des gens qui ont eu cette difficulté et qui ont souffert de cette maladie » a-t-il dit.

Burke lui-même n'est pas étranger à aider les fidèles Catholiques qui combattent ou rejettent ouvertement les enseignements de l'Église sur la moralité sexuelle.

En 1995, Eric Hess emballait ses crucifix et sa Bible et les déposait au bureau de Burke, renonçant à sa Foi Catholique et embrassant les relations homosexuelles. Burke était alors l'Évêque de La Crosse, Wisconsin.

Burke a dit à Hess qu'il respectait sa décision, mais qu'il prierait pour son retour à la Foi et serait prêt à l'accueillir de nouveau s'il revenait à la maison.

Trois ans plus tard, Hess est revenu à la Foi. Le Cardinal avait encore la boîte d'objets Catholiques de l'homme, qu'il avait conservée, croyant que Hess reviendrait au Catholicisme.

« Alors que certains dénigrent l'Archevêque Burke pour sa fidélité à Dieu, à l'Église et à toutes les âmes, je dis qu'il est un vrai pasteur des fidèles et un Athanase d'aujourd'hui » soutient Hess. « Je vous dis qu'il reste un mentor et une source d'inspiration pour moi. Bien que mon propre père biologique m'ait rejeté, l'Archevêque Burke est devenu mon père spirituel en représentant affectueusement notre Père Céleste ».

Certains actes sont « absolument inacceptables »

Le Cardinal, qui est l'ancien Préfet de la Signature Apostolique, a déploré le « déclin effrayant de la culture Chrétienne » et l'augmentation de la « sécularisation rampante » aux États-Unis.

« J'ai grandi dans les années 50, quand la société Américaine était marquée par un caractère Chrétien, principalement Protestant mais néanmoins fidèle à l'identité Chrétienne » a déclaré Burke.

« À cette époque, nous connaissions des choses qui sont devenues courantes aujourd'hui : la réalité de l'avortement, des personnes qui manifestent des tendances homosexuelles, dont nous respectons toujours la dignité personnelle, mais nous avons été formés pour considérer ces actes comme absolument inacceptables, contre la nature que Dieu a créée pour nous » a-t-il expliqué.

La « laïcité rampante » qui déchire les États-Unis comprend le meurtre annuel d'un million de bébés à naître et l'imposition de « la pratique de la reconnaissance des unions entre deux personnes du même sexe comme des unions maritales ».

Burke décrivait des attaques « montantes » contre la liberté religieuse : « Le gouvernement — qui est devenu un agent très puissant de cette laïcité — interdit à l'Église Catholique et aux Catholiques de suivre leur conscience concernant la pratique de l'avortement. L'Église elle-même doit accepter ce que l'on considère comme des « mariages » homosexuels ».

Certains des conseillers du Pape Benoît ne l'ont pas bien servi

Burke a également commenté sur la Messe Latine Traditionnelle, les relations de l'Église avec la Chine, si beaucoup de voyages sont nécessaires pour un Pape et le rôle du Latin dans la liturgie.

L'intégrité de la pratique Catholique et de la Foi doit être maintenue lors des négociations avec le gouvernement Chinois au nom des droits de l'Église.

Il a dit qu'il espérait que les démissions papales ne deviennent pas une « pratique courante » parce que, depuis que le Pape Benoît XVI a démissionné, « il y a un certain sentiment parmi beaucoup de Catholiques que leur père les a abandonnés ».

Burke a loué à plusieurs reprises le Pape Benoît lors de l'entrevue, le qualifiant de « professeur extraordinaire de la Foi » avec « un grand charisme » et « une façon d'écrire et de parler d'une manière accessible à tous ».

Les voyages intensifs « ne font pas partie du Ministère Pétrinien en tant que tels » a déclaré Burke, même si le Pape Jean-Paul II et le Pape Paul VI ont beaucoup voyagé, l'incapacité de voyager ne doit donc pas nécessairement mettre fin à un pontificat.

Certains qui ont travaillé pour le Pape Benoît « ne l'ont pas bien servi » a déclaré Burke sur le sujet de savoir si le Souverain Pontife à la retraite était bon pour gouverner.

Offrir la Messe Tridentine ( pré-Vatican II ) est un moyen de rester fortement ancrés dans la Tradition, car la Messe que nous célébrons depuis 1962 est plus ou moins la Messe reçue depuis l'époque du Pape Saint Grégoire le Grand » a-t-il dit. Il est « important » de la garder « vivante » pour « maintenir un lien plus fort avec la Tradition ».

Burke a donné un exemple de la tendance de plus en plus apparente des jeunes Catholiques à aimer leur patrimoine antique : « Aujourd'hui, il y a un grand intérêt pour le Latin, surtout chez les jeunes. Mgr Daniel Gallagher, qui travaille maintenant dans la Section Latine de la Secrétairerie d'État, a un cours d'été en latin toujours plein. Beaucoup voudraient participer mais ne peuvent pas parce que souvent il n'y a pas assez de places ».

Le latin est la « langue vivante de l'Église » note le Cardinal, « pas une langue morte ». Et il n'est pas difficile de suivre quand la Messe est en latin compte tenu de la disponibilité des missels et des manuels qui permettent aux fidèles de prier la Messe avec le prêtre.

« La Messe en Latin ne m'a jamais posé de problème même quand j'étais un garçon » a-t-il dit. « J'ai compris que cette langue est une langue sacrée, couvrant les siècles par son utilisation dans la Sainte Liturgie. Aussi, je me souviens très bien des gens qui avaient l'habitude de visiter ma famille quand j'étais petit et qui nous disaient que, lorsqu’ils allaient à l'étranger, ils allaient à la Messe et que c’était la même Messe que nous. C'est une chose très importante ».





mercredi 3 août 2016

Cardinal Burke

La théorie du genre est « folie »
Les toilettes transgenres, c’est « inhumain »



Par Clare Chretien

SOURCE : Life Site News
Le 26 Juillet, 2016 - 11:15 ET







29 juillet 2016 (LSN) - La contraception est à l'origine de la culture de la mort et la défense de la famille est inséparable de la défense de la vie, a dit le Cardinal Raymond Burke dans un livre-entretien élaboré.

Dans sa longue interview avec le journaliste français Guillaume d'Alançon, intitulé « Entretien avec le Cardinal Burke : Un Cardinal au Cœur de l’Église », le Cardinal Américain appelle la théorie du genre de la « folie », il aborde la question de la Communion pour les divorcés et remariés et offre des remèdes pour les crises dans l'Église.

Burke est le patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte et ancien Préfet de la Signature Apostolique, le plus haut tribunal du Vatican.

« Je ne vois pas comment il est possible de parler de la famille sans parler de la défense de la vie humaine » a dit Burke. « C’est fondamental. La contraception et l'avortement sont deux étapes dans l'attaque de l'amour conjugal. Dans la contraception, il y a une crainte d'une nouvelle vie et cette pratique conduit souvent à l'avortement. C’est d'une importance capitale d'associer des œuvres faites au nom de la famille avec des œuvres pro-vie parce que le mariage est la source de toute nouvelle vie ».

« Le Seigneur a créé l'homme et la femme pour s’aimer l’un l’autre et se marier, et ils expriment leur amour plus pleinement dans l'union conjugale qui est par nature procréatrice » a expliqué Burke.

La « Théorie du genre » est une attaque contre cette vérité, a-t-il dit.

La « Théorie du genre » est une invention, une création artificielle. Il est impossible d'avoir une identité qui ne respecte que la nature propre de l'homme et celle de la femme » a dit Burke. « C’est de la folie qui va causer d'immenses ravages dans la société et dans la vie de ceux qui soutiennent cette théorie. Avec la théorie du genre, il est impossible de vivre dans la société. Aujourd'hui déjà, dans certains endroits aux États-Unis, quiconque peut changer d'identité et dire : « Aujourd'hui, je suis un homme ; demain je serai une femme ». C'est vraiment de la folie. Certains hommes insistent pour entrer dans les toilettes des femmes. C'est inhumain. Dans les écoles, vous pouvez imaginer la confusion. ... Aujourd'hui, il y a une énorme confusion, qui est basée sur la fausse idée qu'il existe pratiquement un nombre infini d'orientations sexuelles possibles. La double expression de la personne humaine n’est pas l'hétérosexualité et l'homosexualité, mais mâle et femelle. C’est la théologie authentique de l'anthropologie : à savoir que Dieu a créé l'homme : « Homme et femme, Il les a créés ».

Burke a averti que les Chrétiens doivent défendre la loi naturelle contre les attaques législatives qui contredisent ce qui « est inscrit dans le cœur de l'homme par la volonté souveraine de Dieu ».

« Ne pas parler de la loi naturelle, c’est nier la raison » a-t-il dit.

De même, les personnes qui souffrent de l’attrait du même sexe méritent des soins pastoraux authentiques, a dit Burke, des soins pastoraux qui ne leur causent pas un préjudice en les encourageant à suivre des « inclinations contre la loi naturelle ».

Les actes homosexuels causent en fin de compte des souffrances, a-t-il dit, parce qu'ils vont contre la « complémentarité naturelle des sexes et le potentiel de la faculté sexuelle pour la procréation ».

Mais l'Église offre à ceux ayant un attrait au même sexe la possibilité de « découvrir ce que le véritable amour signifie » a dit Burke. J'ai cité l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique que les gens attirés par le même sexe doivent être « accueillis avec respect, compassion et délicatesse ». (CEC 2358).

En plus du démantèlement de la loi naturelle, Burke a parlé de l'incapacité de l’Islam à coexister pacifiquement avec les autres religions et que les attaques du Président Obama sur la liberté religieuse constituent une menace pour l'Église Catholique.

« Le Président Obama veut pousser l'Église derrière les murs de ses bâtiments d'église et l'empêcher d'appliquer sa propre loi pour ses propres hôpitaux et écoles » a mis en garde le Cardinal. « Il affirme que l'Église ne peut intervenir sur la question de l’avortement ni sur l'homosexualité, mais que l'État seul doit gérer ces questions ».

Le gouvernement des États-Unis « veut que ses citoyens obéissent à des lois injustes », a-t-il dit, telles que ses exigences concernant les hôpitaux Catholiques à commettre des avortements et à distribuer des contraceptifs ». À cela, je réponds : « Nous ne pouvons pas le faire » parce qu’« il y a des situations dans lesquelles le Chrétien doit désobéir lorsque les lois civiles ordonnent une action contraire à la loi morale ».

« Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls »

« Il est impossible de dire autre chose que ce que Saint Jean-Paul II » sur la question des couples divorcés et remariés non-abstinents s’ils peuvent recevoir la Sainte Communion, a insisté Burke.

J'ai abordé le sujet controversé qui a été la source d'une vive discussion dans l'Église Catholique en citant l'Exhortation Familiaris Consortio du défunt Pape, qui a réitéré l'enseignement de longue date de l'Église de ne pas admettre aux Sacrements les divorcés remariés civilement à moins qu'ils vivent comme frère et soeur.

« L'état de la vie des Catholiques divorcés et remariés ne concorde pas avec le mystère de l'union du Christ et de l'Église » a dit Burke.

Les prélats libéraux tels que le Cardinal Walter Kasper ont forcé pour que l'Église admette les divorcés remariés à la Communion à deux Synodes controversés sur la Famille. Le Pape François a soulevé la question dans son Exhortation d’avril 2016.

Plusieurs voient l'Exhortation Amoris Laetitia du Pape François comme ayant mis de l'essence sur ce feu avec son apparente suggestion que, dans certains cas, l'Église permettra à ceux qui vivent sans se repentir dans des situations considérées objectivement comme pécheresses pour recevoir la Sainte Communion.

« Dans le récent synode ... la tendance était parfois d'insister longuement sur tous les problèmes de la famille, au risque de ne parler que de ça, me donnant l'impression que la famille que j’ai connue comme enfant ainsi que les [saines] familles que j'ai rencontrées durant les premières années de mon sacerdoce n’existent plus » a dit Burke. « Ce que je peux vous dire, c’est qu'il y a beaucoup de familles magnifiques qui fonctionnent bien ! »

Après la publication de l'Exhortation, Burke a écrit dans le National Catholic Register qu’elle doit être lue à travers le prisme de la Doctrine Catholique.

« Aucun Pape ne peut modifier l'enseignement moral de l'Église même s’il le voulait » a dit Burke à d'Alançon.

« Il est impossible pour l'Église de changer son enseignement en matière d’indissolubilité du mariage » a-t-il dit. « L'Église, l'Épouse du Christ, obéit à Ses Paroles dans le chapitre 19 de l'Évangile de Saint Matthieu, qui sont très claires en ce qui concerne la nature du mariage. Personne ne conteste le fait que ce sont les Paroles du Christ Lui-Même et, après la réponse des Apôtres, la portée de ces Paroles pour ceux qui sont appelés à la vie conjugale sont tout à fait claires ».

En tant que l'un des canonistes de l'Église Catholique les plus solides, Burke a passé une bonne partie de sa carrière au Vatican travaillant sur des cas de validité du mariage. En d'autres termes, Burke a défendu des unions conjugales comme étant des mariages valides et a examiné des cas quand l'Église a déclaré que le mariage n'a jamais existé et donc qui était nul.

Le Pape François a fait des vagues en juin quand il dit que la « grande majorité » des mariages Catholiques sont « nuls ». Le Vatican a modifié par la suite ses remarques dans la transcription officielle de son discours et de nombreux avocats et théologiens en droit canon ont réagi en disant que ses remarques étaient erronées.

Bien que d'Alançon ne mentionne pas les remarques du Pontife explicitement, il a demandé à Burke si « beaucoup de mariages » sont « effectivement nuls dès le début ».

« Il est difficile de dire combien de mariages sont nuls à partir du moment où le consentement est échangé. ... Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls » a dit Burke. « Cela ouvrirait la porte à une mentalité favorisant le divorce qui dissoudrait certains mariages valides parce que personne ne chercherait à savoir s'il y a des motifs pour une demande de déclaration de nullité ».

Une pauvre catéchèse et une liturgie « méconnaissable » ont contribué à la crise de l'Église

Tout au long du livre, Burke a parlé avec affection de l'amour pour la Foi Catholique que ses parents lui ont instillé quand il était enfant.

Il a déploré la « sécularisation envahissante de la culture » qu’il trouve qu’elle « est entrée aussi dans la vie de l'Église » comme le plus grand obstacle à son ministère comme Évêque.

Les mauvaises catéchèses et les changements à la liturgie faussement soupçonnés d'avoir été approuvés par le Concile Vatican II ou par l '« esprit » de celui-ci ont contribué à cette crise, a dit Burke.

« Je me souviens que, dans les années après 1968, j’ai assisté à des célébrations liturgiques qui n'avaient rien de ce que pouvait être une Messe » a rappelé le Cardinal. « J'étais allé aux Pays-Bas, à cette époque, et j’ai été témoin d’une Messe où le prêtre est arrivé en vêtements civils. Toute la célébration était totalement méconnaissable en tant que Messe ».

« L'homme est devenu se plus en plus son propre idole, faisant de ses impressions subjectives le juge du bien et du mal » a-t-il dit. « Très souvent, il a oublié ou nié le sens du mystère et donc il ne peut plus désormais s’en émerveiller. Parallèlement au sens du mystère, le sens de la Foi et du Sacré a progressivement disparu. Et en même temps, les gens ont cruellement souffert d'un manque de formation et, au mieux, ont maintenu un formalisme déraciné soit dans leurs relations humaines ou dans leur pratique liturgique ».

« Le culte centré sur l'homme est une auto-contradiction et c’est ce qui a conduit beaucoup de gens à cesser de participer à la Messe du dimanche et à d'autres célébrations sacramentelles » a noté le Cardinal.

Burke a dit qu’il a remarqué que la jeune génération aspire plus aux formes traditionnelles du culte et ont « soif d'entendre les Vérités de la Foi ». Le fait de grandir dans une culture sécularisée, plutôt que dans une culture Chrétienne comme celle dans laquelle le prélat a été élevé, a étouffé et, dans de nombreux cas, blessé les jeunes. Le divorce des parents, la pornographie et la « libération » de la morale » contribuent à ces blessures, mais beaucoup néanmoins sont encore « à la recherche de l'amour vrai » et de Dieu.

« Je constate aussi que beaucoup de ces jeunes, qui vivent dans ce monde où Dieu est exclu, sentent un grand attrait pour une belle et sainte liturgie qui est célébrée avec la dignité qui sied au Saint Sacrifice, que ce soit dans la Forme Extraordinaire ou dans la Forme Ordinaire du Rite Romain, à condition qu'il y ait une grande dévotion et un sens de transcendance qui indique que nous sommes tournés vers le Seigneur et que le Sacrifice sur le Calvaire soit renouvelé » a dit Burke.

Il a aussi fait écho au sentiment du Cardinal Robert Sarah, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, à savoir que recevoir la Sainte Communion à genoux et sur la langue favorise le respect de l'Eucharistie, que l'Église Catholique enseigne être le Corps littéral, le Sang, l'Âme et la Divinité de Jésus-Christ.

Les femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

En plus de la restauration de la liturgie, Burke dit que les gens doivent rejeter « l'individualisme narcissique », redécouvrir le sens de la vie familiale et promouvoir la vertu en vue de régler les crises profondes du monde moderne auxquelles il est confronté.

« Le manque de vie morale » est plus grave que la pauvreté matérielle, a dit Burke, et il a noté la « fragilité émotionnelle » que beaucoup de jeunes gens éprouvent après avoir eu de multiples partenaires sexuels.

« L’instabilité émotionnelle est une forme terrible de pauvreté » a-t-il dit.

Burke a encouragé les Catholiques à ne jamais cesser de défendre la vie et la famille et à se tourner vers des exemples comme la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta qui sera bientôt canonisée, comme le professeur Jérôme Lejeune et des gens comme l’Évêque Austin Vaughan, un Évêque auxiliaire de New York « qui est allé en prison pour son engagement au service de la vie ».

Les témoins pro-vie « calmes et courageux » « portent fruit » a dit Burke, et les militants pro-vie ferait bien de se tourner vers les convertis pro-vie comme l'ancien avorteur Bernard Nathanson et aussi le demanderesse plaignante dans la cause Roe v. Wade ( note : cause de la Cour Suprême des USA il y a 40 ans qui a légalisé les avortements ), madame Norma McCorvey, qui est devenue une militante pro-vie.

Et les défenseurs pro-vie ne doivent jamais oublier de faire preuve de compassion et de miséricorde envers ceux qui ont participé à un avortement, a-t-il dit.

Burke a dit qu’il a rencontré tout au long de son sacerdoce beaucoup de gens qui souffrent de l'avortement et plusieurs femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

« Nous devons comprendre et écouter la grande souffrance des femmes qui ont subi un avortement et être à leurs côtés en tant que témoins de la miséricorde divine, de l'amour insondable de Jésus, qui ouvre les richesses de Son Cœur à ceux qui, en dépit de leur péché, osent se tourner vers Lui avec confiance » a-t-il dit.

Burke a aussi révélé dans son livre qu'un médecin a fait pression sur sa mère pour qu’elle avorte de lui après être tombée gravement malade pendant sa grossesse, mais ses parents croyaient que « le Christ leur donnerait l'aide nécessaire » et il est né en bonne santé.

mercredi 2 mars 2016

Entretien complet (3 parties) avec le Cardinal Burke

Aperçus sur l'état de l'Église
à la suite du Synode Ordinaire sur la Famille




Par : DON FIER
SOURCE : The Wanderer
Le 25 janvier 2016

Note de l'éditeur : Son Éminence le Cardinal Raymond Leo Burke, Patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, a récemment voyagé de Rome au Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à La Crosse, Wisconsin, un lieu magnifique de culte qu'il a fondé et consacré…

Son Éminence a gracieusement accordé une longue interview à The Wanderer au cours de laquelle il a partagé ses idées sur une variété de sujets, y compris le Synode Ordinaire récemment conclu par les Évêques sur la Famille et ses recommandations sur la façon dont nous devrions composer avec l'incertitude et la confusion qui est actuellement répandue parmi les clercs et les laïcs fidèles.


Partie 1


QUESTION :

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis le Synode sur la Famille et je présume que vous avez eu le temps d'étudier attentivement le rapport final. À votre avis, quels sont les principaux fruits du Synode et la meilleure façon dont l'Église peut en tirer parti ?

RÉPONSE :

Le rapport final est un document complexe et est écrit d'une manière dans laquelle il n’est pas toujours facile de comprendre la portée exacte de ce qui y est affirmé. Par exemple, trois paragraphes (les numéros 84 à 86) suggèrent que la dernière session du Synode a trouvé un moyen par lequel les gens qui sont dans des unions matrimoniales irrégulières peuvent encore recevoir les sacrements. Pour remédier au manque de clarté dans le document, j'ai écrit un bref commentaire sur ces paragraphes pour clarifier ce que l'Église enseigne réellement.

Depuis la fin du Synode, le Père Antonio Spadaro, un Jésuite qui était l'un des Pères Synodaux et qui participait au comité de rédaction du Synode, a publié un article dans lequel il donne comme point culminant central de ce Synode quelque chose que le précédent Synode avait été incapable d'accomplir, à savoir d'ouvrir une porte ou une avenue pour la réception de la Sainte Communion et de la Pénitence par ceux qui sont divorcés et remariés civilement. En conscience, je sentais que je devais publier une clarification sur ce qu'il a écrit.

Il y a beaucoup de bonnes choses dans le rapport final mais il y a beaucoup d'autres choses à propos desquelles je compte écrire afin de rendre l'enseignement de l'Église claire. Par exemple, je ne pense pas que la déclaration sur la responsabilité parentale d'éducation est correctement énoncée. Ça pourrait donner l'impression que les parents ne sont pas les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants.

Dans l'ensemble, comme mis en évidence dans le l'article du Père Spadaro, il y a un présupposé philosophique à la logique dans le document qui, tout d'abord, n’est tout simplement pas correct. Deuxièmement, c’est très hostile à l'enseignement Catholique. Par exemple, on prétend que ce sont des vérités de la Foi et aussi ce que l'on appelle « les vérités de l'histoire » (à savoir de l'évolution dans le temps).

Nous comprenons que les temps changent et que nous sommes confrontés à de nouveaux développements, mais nous comprenons aussi que la substance des choses demeure la même. Il y a une Vérité contre laquelle nous devons mesurer les changements que nous rencontrons dans le temps. Ce n'est pas clair dans le document final du Synode surtout si l'article du Père Spadaro est censé être une représentation fidèle de la pensée du Synode. Si elle l’est, il y a quelques clarifications graves qui doivent être faites.

Pour ma part, je pense que la meilleure chose serait que les vrais Maîtres de la Foi continuent à étudier le rapport final. Je suis convaincu qu'il n'y aura pas d'autres mesures prises sur les questions controversées traitées dans le rapport final car elles touchent aux fondements mêmes de notre Foi Catholique.

L'article du Père Spadaro, par exemple, donne l'impression qu'il y a une sorte de résolution à la situation des personnes dans une union de mariage invalide qui leur permettrait de recevoir les sacrements en dehors de ce que l'Église a toujours compris : à savoir la décision, en conscience, de vivre comme frère et sœur si les parties ne peuvent pas se séparer et, ensuite, de recevoir les sacrements dans un endroit où ils ne créeront pas de scandale parce qu’autrement les gens pourraient voir qu'ils vivent ensemble et ils sauraient qu'ils sont liés par une union antérieure.

Pour donner une impression qu'il y a une autre solution avec le « for interne » est fausse et crée de fausses attentes chez les gens, les confondant à l'égard de la nature de la conscience et de la vérité morale à laquelle notre conscience doit toujours se conformer.

De toute évidence, il y a aussi de bons fruits du Synode tels que l'accent mis sur la préparation au mariage et son importance critique. Pour ma part, je voudrais avoir vu davantage l'accent sur la préparation au mariage, à la fois de longue date et immédiate.

Je pense que la question fondamentale à l'égard de la charge pastorale de ceux qui sont appelés au mariage et à la famille est aujourd'hui la catéchèse. Nous avons des générations de Catholiques qui ne comprennent pas grand-chose au sujet de leur Foi Catholique et cela inclut l'enseignement de l'Église sur la nature sacramentelle du mariage et sur la famille. Cet enseignement doit être souligné avant tout, à commencer par les enfants.

Quand je fus catéchisé comme un enfant avec le Catéchisme de Baltimore, quelques-unes des premières définitions que j'ai apprises avaient à voir avec le sacrement du mariage. Ce n'est plus enseigné. Les jeunes, au moment où ils se préparent pour le mariage, devraient recevoir une catéchèse intensive. Cependant, ce devrait être une intensification de ce qu'ils savent déjà. Nous avons aussi besoin d'éduquer les fidèles en général dont plusieurs sont mal catéchisés et sont effectivement conduits dans la confusion à propos de ces questions.

QUESTION :

Le rapport final du Synode a loué les grandes familles, a affirmé l'ouverture à la vie et a encouragé la « redécouverte » des documents du Magistère qui favorisent une culture de la vie (par exemple, Familiaris Consortio de Saint Jean-Paul II et Humanae Vitae du Bienheureux Paul VI) . Dans une culture où bien plus de 50 pour cent des laïcs n’acceptent pas l'enseignement de l'Église sur la contraception (si l’on en croit les sondages), comment est-ce que cela peut effectivement se traduire dans une Foi vivante au niveau de la paroisse ?

RÉPONSE :

Ici aussi, il est question de la catéchèse. Des documents tels que Humanae Vitae et Familiaris Consortio ne peuvent pas être référencés dans juste une façon générale comme si on brandissait une bannière. Ils doivent être étudiés de façon approfondie dans les paroisses et les prêtres doivent les prêcher afin d'illustrer les Vérités que ces documents énoncent de façon merveilleuse.

Si nous savons — comme nous en sommes si certains— que la culture est totalement opposée à l'enseignement contenu dans ces deux documents, si nous savons — comme nous en sommes si certains — que bon nombre des fidèles ne sont pas bien catéchisés et auront tendance à aller de pair avec ce que la culture pense plutôt qu’avec ce que l'Église enseigne, alors nous devons nous rendre compte qu'il nous incombe d'évangéliser en matière de mariage et de famille comme si c’était pour la première fois. À mon avis, c’est la seule réponse.

Une raison importante pour essayer d'aider les couples mariés à vivre la vérité du mariage consiste au fait que les petits apprennent les vérités fondamentales sur le mariage au foyer en observant la relation entre leurs parents.

Les enfants savent — même si leurs parents n’en parlent pas — lorsque leurs parents pratiquent la contraception ; ils savent si leurs parents ne s’aiment pas pleinement l’un l’autre. Nous devons souligner aussi le foyer comme le lieu principal de l'évangélisation sur le mariage et la famille. Nous devons aider ceux qui luttent pour vivre la vérité de leur engagement de mariage à persévérer et à se renforcer. Et pour ceux qui ont des luttes, nous devons reconnaître leur besoin pour la conversion de leur vie et essayer de les conduire à la Vérité d'une manière aimante.

Trompeur de façon sérieuse

QUESTION :

Les Pères Synodaux, en citant une partie du paragraphe 84 de Familiaris Consortio, ont arrêté à court à inclure une phrase importante : « L'Église réaffirme sa pratique, qui est fondée sur la Sainte Écriture, de ne pas admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés ». Cette omission doit avoir été décourageante pour vous, compte tenu notamment de la récente libération de la traduction italienne de votre livre sur l'Eucharistie intitulée « Divine Love Made Flesh » (L’Amour Divin fait Chair).

À votre avis, pourquoi cet enseignement a été omis dans le rapport final ? Est-ce que cette omission ne donne pas l’apparence que l'Église s’apprête à changer l'un de ses enseignements dogmatiques immuables ?

RÉPONSE :

Bien sûr, ça le fait ; il n'y a pas de doute à ce sujet. Le paragraphe sur ce sujet dans le rapport final est trompeur d'une manière très sérieuse. Il donne la fausse impression de présenter l'enseignement de Familiaris Consortio, un enseignement qui est également illustré dans un document du Concile Pontifical sur les Textes Législatifs [auquel le rapport final fait également référence]. Le rapport final du Synode suggère que Familiaris Consortio et le document du Conseil Pontifical ouvrent une voie d'accès aux sacrements par des personnes en unions matrimoniales irrégulières. C’est tout le contraire.

J'ai été vraiment découragé que le rapport final ait escamoté l'enseignement complet de Familiaris Consortio en la matière. Tout d'abord, la vérité telle que présentée par Saint-Jean-Paul II dans Familiaris Consortio a été déformée dans le document du Synode comme cette même vérité était aussi illustrée et soulignée dans le document du Conseil Pontifical. Cela en soi m’a beaucoup découragé surtout en tenant compte du fait que cela a été fait au niveau d'un Synode des Évêques.

Dans le même temps, j’ai été également troublé parce que je savais que ceci serait utilisé par des personnes comme le Père Spadaro et d'autres pour dire que l'Église a changé son enseignement à cet égard, ce qui, en fait, n’est tout simplement pas vrai.

Je crois vraiment que tout l'enseignement dans Familiaris Consortio aurait dû être adressé par le document final du Synode. Au cours de mon expérience du Synode Extraordinaire des Évêques en 2014, ce fut comme si le Pape Jean-Paul II n'avait jamais existé. Si l'on étudie le document final du Synode, la richesse de l'enseignement magistériel de Familiaris Consortio, qui est un beau document, n’est pas là.

Cela aurait été le moment idéal pour le reprendre et le présenter à nouveau dans toute sa richesse. On a la forte impression, même s’il a été affirmé à plusieurs reprises, que le Synode ne portait pas sur l’assouplissement de l'enseignement ou de la discipline de l'Église sur l'indissolubilité du mariage, mais c’est ce qui au contraire s’est passé en effet à la fin, c’est ce qui dirigeait tout.

Pour le Père Spadaro, compte tenu de toutes les choses contenues dans le document final, de pointer vers l'idée que ce Synode a accompli ce que l'autre session n’avait pas pu, est très troublant. Nous devons être honnêtes les uns avec les autres sur ce sujet. Quelque chose ici ne va pas.

Conscience et Vérité

QUESTION :

L’« inviolabilité de la conscience » a été soulignée par certains des Pères Synodaux en parlant de sujets controversés (par exemple, la Sainte Communion pour les couples divorcés remariés civilement). Cependant, il semble que si peu ait été dit sur la nécessité de former correctement sa conscience dans la Vérité objective. Je me souviens très bien d'un professeur de théologie morale avec qui j’ai étudié qui nous répétait souvent : « Nous sommes coupables de tout ce que nous aurions pu et aurions dû savoir ». S'il vous plaît, éclairez les lecteurs sur l'enseignement précis de l'Église sur la formation de la conscience.

RÉPONSE :

Il est vrai que la conscience est, comme le Cardinal John Henry Newman a appelé, le « Vicaire du Christ primordial ». En d'autres termes, elle est la voix de Dieu qui parle à notre cœur dès le premier moment de la création de ce qui est vrai et faux, de ce qui est bien et mal, de ce qui est en accord avec Son Plan pour le monde et ce qui l'est pas.

Newman poursuit en expliquant que la conscience, afin d'exercer son rôle critique, doit être formée conformément à la Vérité. La conscience n’est pas une sorte de faculté subjective où votre conscience vous dit une chose et ma conscience me dit le contraire. Elle est quelque chose qui nous unit car nos deux consciences, si elles sont conformes à la Vérité, vont nous dire la même chose.

Newman a poursuivi en disant que le Seigneur instruit notre conscience par la Foi et la raison ainsi qu’à travers ses représentants visibles sur la terre (les Papes et les Évêques en communion avec lui, qui est, le Magistère). Elle n’est donc pas une chose subjective du tout. Nous devons agir selon notre conscience mais elle ne peut être un guide infaillible pour nous que si elle est formée à la fois par la raison elle-même et par les Vérités de notre Foi, qui sont toujours en accord les unes avec les autres.

Une magnifique catéchèse sur la conscience a été donnée par le Pape Benoît XVI dans un discours à la Curie Romaine, juste avant Noël 2010. Le Pape Benoît a fait sa catéchèse selon l'enseignement du Bienheureux Cardinal John Henry Newman, qui est l'un des plus grands maîtres de l'Église à propos de la conscience. [Cardinal Burke donnera une présentation complète sur ce sujet dans une de ses allocutions que The Wanderer publiera dans un prochain numéro.]

QUESTION :

Sur un sujet connexe, selon un rapport de l'Agence de Nouvelles Catholiques (Catholic News Agency --- CNA) en date du 16 octobre, 2015, un prélat de premier plan a été cité comme disant qu'il est « douteux que les actions sexuelles peuvent être jugées indépendamment du contexte vécu » et a suggéré qu'il est irréaliste pour les personnes divorcées et remariées de s'abstenir de toute activité sexuelle (une position qui a été fortement réfutée par le Cardinal François Arinze dans un entretien avec Life Site News tel que rapporté dans un article le 21 octobre, 2015). S'il vous plaît, nous vous prions de commenter sur le rôle que le « contexte vécu » pourrait jouer pour juger objectivement des actions pécheresses.

RÉPONSE :

Le « contexte vécu » est le contexte dans lequel nous vivons la Vérité. En d'autres termes, nous devons suivre le Christ en faisant la Volonté du Père dans tous les contextes de la vie. Vous ne pouvez pas juger les vérités morales sur la base du contexte — c'est ce qui est classiquement appelé du proportionnalisme ou du conséquentialisme.

Ce mode de pensée dit, par exemple, que, bien que ce soit toujours un tort d'avorter, si vous êtes dans une situation où vous êtes sous beaucoup de pression, l’avortement pourrait être admissible dans ce cas particulier. Cela est tout simplement faux. Nous sommes appelés à vivre notre Foi Catholique héroïquement. Même la personne la plus faible reçoit la grâce du Christ pour vivre la Vérité dans l'Amour.

Nous jugeons le contexte vécu en termes de la Vérité du Christ. Si quelqu'un était ignorant du mal moral impliqué dans une action qui est un mal grave objectivement, il est possible qu'il ou elle soit non coupable dans le sens qu'ils ont commis un péché (à commettre un péché mortel, vous devez savoir que c’est un acte pécheur et vous choisissez néanmoins librement d’aller de l'avant).

Cependant, la moralité objective de l'action n’est en aucune façon modifiée par le contexte vécu. C’est tout au contraire la Vérité objective qui appelle le « contexte vécu » à une transformation radicale.

À dire aux gens qui vivent ensemble dans une union irrégulière qu'ils sont appelés à vivre chastement comme frère et sœur, c’est leur dire qu'ils auront la grâce nécessaire pour vivre d'une manière chaste. Cette grâce vient du mariage auquel ils sont vraiment liés. Voilà précisément ce que l'on attend de nous.

Partie 2

QUESTION :

Il semble que les propositions sont à l'étude pour une décentralisation de la structure hiérarchique de la gouvernance de l'Église. En d'autres termes, les Conférences des Évêques et des Ordinaires diocésains recevraient plus d'autorité pour traiter localement des pratiques pastorales sur certains des sujets brûlants abordés par le Synode. S'il vous plaît, offrez-nous vos commentaires quant à la possibilité que cela se produise. Est-ce que ce sont des fractures dans l'unité ou même des schismes (comme certains médias suggèrent) à l'horizon ?

RÉPONSE :

Je pense qu'il y a un réel danger. « La décentralisation » est un mot pris dans le monde séculier et n’est vraiment pas approprié pour des conversations sur l'Église. Ce qui est nécessaire, c’est de revenir à l'Évangile et à l'Église comme le Christ l'a constituée. Dès le début de Son Ministère public, Il appela les Douze, Il les a mis à part et Il les a préparés à exercer Sa Gouvernance Pastorale de l'Église dans tous les temps et en tous lieux.

Pour assumer cette responsabilité, le Christ a établi Pierre comme le chef du Collège Apostolique, comme le principe de l'unité entre tous les Évêques et parmi tous les fidèles. Il est très clair dans Ses Paroles à Césarée de Philippe à Simon Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai Mon Église, et les puissances de la mort ne prévaudront point contre Elle » (Matthieu 16 :13.).

Ceci est le Don Divin donné ; c'est ce qui est la Loi Divine dans l'Église : c’est la fonction apostolique du Pontife Romain et les Évêques en communion avec lui. Ils ont la responsabilité de la gouvernance.

La Conférence des Évêques est une construction faite par les hommes pour aider à coordonner l'activité pastorale et promouvoir la communion entre les Évêques. Notre Seigneur n'a jamais rien enseigné à ce sujet et il n'y a rien dans la Tradition de l'Église qui donnerait aux Conférences des Évêques le pouvoir de prendre des décisions au sujet des pratiques pastorales qui impliqueraient un changement dans l'enseignement de l'Église. Rappelons-nous que chaque pratique pastorale est liée à une Vérité Doctrinale.

Le Père Jésuite [Antonio] Spadaro dit dans son article que la pratique pastorale en Allemagne pourrait être radicalement différente de celle d'une pratique pastorale en Guinée. Comment est-ce que ça peut être si on se réfère à la même Doctrine et à la même Vérité du Christ ? Je trouve toute cette notion très troublante.

Les Évêques diocésains sont les Maîtres de la Foi dans leurs diocèses. Cependant, les Évêques — et plus encore le Pontife Romain — sont tenus au plus haut niveau à l'obéissance au Christ et à la Tradition vivante par laquelle le Christ vient à nous dans Son Église. Nous ne pouvons pas façonner une l'Église pour chaque époque ou selon chaque idée locale.

De ma propre expérience à l'égard des Conférences des Évêques, elles peuvent être très utiles mais elles peuvent aussi avoir un effet très dommageable dans le sens où un Évêque individuel peut ne plus prendre au sérieux comme il se doit sa propre responsabilité d'enseigner la Foi et de gouverner conformément à cet enseignement. L'idée peut se développer que l'enseignement et la gouvernance de l'Évêque seront censés être déterminés par la Conférence des Évêques.

Lorsque vous parlez d'une Conférence des Évêques comme celle des États-Unis (qui a tant d'Évêques), c’est clair que ce n'est pas un instrument efficace pour traiter des questions pastorales qui touchent aux Vérités de la Foi. Si une telle chose devait se produire lorsque, par exemple dans le cas de la pratique pastorale pour ceux qui sont dans des unions matrimoniales irrégulières, on y déciderait que ce serait à la discrétion de la Conférence des Évêques ou de l'Évêque diocésain individuel, nous retrouverions dans une autre dénomination Protestante .

Nous sommes une Église UNE dans le monde entier : Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Ces quatre caractéristiques ont besoin d'être fortement soulignées dans les temps dans lesquels nous vivons.

QUESTION :

Les documents publiés récemment (émis comme proprio motu) par François sur la déclaration du processus de nullité ont conduit beaucoup à croire que l'Église assouplissait son enseignement sur l'indissolubilité du mariage et qu'il sera bientôt plus facile d'obtenir une déclaration de nullité . S'il vous plaît, expliquez-nous ce que ces changements signifient réellement au niveau pastoral.

RÉPONSE :

Je trouve qu'il est pratiquement impossible de voir comment les changements qui ont été mandatés par les déclarations motu proprio peuvent être mises en œuvre à la date du 8 décembre 2015. Ils sont radicaux et ils affectent le cœur même du processus de nullité de mariage comme moyen d'arriver à un jugement de Vérité sur une demande de nullité. Par exemple, l'idée qu'il y a beaucoup de cas qui peuvent être facilement jugés de sorte qu'une partie pourrait venir à l'Évêque et recevoir un jugement dans les 45 jours, va tout simplement contre le réalisme des situations de nullité matrimoniale.

La plupart des demandes de nullité matrimoniale sont très complexes — la rupture d'un mariage est normalement une situation très complexe. Il y a quelques cas simples tels que quelqu'un qui a trompé une autre personne du fait qu'il ou elle était lié(e) dans une union matrimoniale préalable. La partie innocente a pensé que c’était un mariage valide mais ça ne pouvait pas l’être parce que l'autre partie était déjà liée dans une autre union. Cela est facilement démontré par des documents.

Pour la plupart des cas, et j'ai une longue expérience, ils sont très complexes et nécessitent un examen attentif de la part de ceux qui sont prêts à faire ce travail. Un certain nombre d'Évêques, très honnêtement et sans aucune faute de leur part, m’ont dit :

« Je ne suis pas prêt à juger les cas de nullité du mariage. À part de mes études de base en droit canon, je n'ai pas étudié cela. Voilà pourquoi j’envoie des prêtres étudier pour un certain nombre d'années afin qu’ils soient en mesure de le faire ».

Ma réponse à ces Évêques est : « La loi ne peut jamais vous obliger à faire quelque chose que vous n'êtes pas capable ; en d'autres termes, de quelque chose que vous ne pouvez pas faire honnêtement ». Par conséquent, la réponse à donner aux fidèles est : « Je ne suis pas prêt à donner ce jugement et, par conséquent, je renvoie votre cas au tribunal matrimonial qui a la préparation pour vous donner un jugement juste ».

Je pense que toute cette question de la réforme du processus de nullité matrimoniale est dans le besoin d'un examen très sérieux, en particulier à l'égard de certains des problèmes les plus critiques. Par exemple, il n’est maintenant plus nécessaire d'avoir une deuxième décision positive conforme afin d'exécuter une déclaration de nullité du mariage.

L'argument qui est souvent utilisé est à l’effet que ce fut introduit seulement au 18ème siècle par le Pape Benoît XIV et, en effet, ce le fut. Mais il a introduit ce changement pour une raison très sérieuse : il y avait des abus, même à ce moment-là, dans l'octroi de déclarations de nullité de mariage.

Mais, même à ce moment-là, avant qu'il ait introduit l'exigence d'un double jugement conforme (note : deux tribunaux jugeant l’un après l’autre la même cause indépendamment), les cas de nullité du mariage étaient jugés par un collège de juges. Trois à cinq juges (et même plus) étudiaient les cas et donnaient un jugement sur la demande de nullité. Pour qu'une déclaration de nullité soit accordée, la majorité des juges devait être en faveur de la nullité. Maintenant, dans de nombreux diocèses, les cas de nullité du mariage sont jugés par un juge unique.

Nous avons donc une situation dans laquelle une demande de nullité de mariage peut être jugée positivement par un seul homme sans aucune vérification obligatoire sur son jugement. Ça n'est pas correct ; ce n’est pas un processus sérieux pour juger une question touchant le fondement même de la vie de la société et de l'Église !

Non seulement ça ne traite pas le cas d'une manière sérieuse mais ça met aussi un fardeau sur le juge qui est injuste. Pour ma part, si j’étais juge, je n’accepterais la responsabilité de juger ces cas. Je ne crois pas que la décision d'un juge unique donne une garantie suffisante de la défense de la sainteté du mariage ; mon jugement ne suffit pas dans une affaire aussi grave.

Si quelqu'un a déjà travaillé dans un tribunal, il comprendra. Il y a cette idée qui est très naïve et sentimentale. Elle est centrée seulement sur la personne qui est venue en avant et dit : « Mon mariage était nul et je demande à l'Église de rendre jugement pour que je puisse entrer à nouveau en mariage ». Cette personne doit être traitée avec beaucoup de compassion mais son mariage est un état public de vie dans l'Église qui, par conséquent, implique un partenaire et toute une série de relations au sein de la famille, y compris habituellement les enfants.

À centrer notre attention tout simplement à essayer de trouver une solution rapide pour cette personne, de sorte qu'il ou elle peut soit entrer à nouveau en mariage (ou à avoir un mariage béni qui a déjà été tenté) crée un tort immense à toute une série de personnes qui sont impliquées dans ce mariage et ce, pas accessoirement ni d’une manière pharisaïque. C’est une véritable implication et ça affecte de nombreuses personnes : parents, enfants, frères et sœurs, amis, et ainsi de suite. Ça a à voir avec ce que nous avons de plus sacré dans nos vies.

La miséricorde de Dieu

QUESTION :

Comme nous entrons dans l'Année Jubilaire de la Miséricorde proclamée par François, il est important de reconnaître que les Pères Synodaux ont discuté, sur une base en profondeur, de la nécessité de la miséricorde et de l'amour pour ceux qui vivent en dehors des préceptes de l'Église. Cependant, ne faut-il pas se prémunir contre une fausse compassion là où le péché — ainsi que le pécheur — est accepté et toléré ?

RÉPONSE :

Oui, cela est précisément le point. La Miséricorde de Dieu est une réponse à la repentance et à un ferme propos. Le fils prodigue est revenu à son père après s’être repenti de ce qu'il avait fait. Il a dit à son père qu'il n’était plus digne d'être son fils et a demandé à être accepté de nouveau comme esclave. Il comprenait ce qu'il avait fait et se repentit — la miséricorde du père était une réponse à cela. Il a vu que son fils avait subi une conversion du cœur.

Ainsi, si les gens vivent dans des graves situations de péché et viennent à l'Église, nous les embrassons avec amour. Nous aimons toujours le pécheur, mais il faut voir à ce que la personne reconnaisse le péché et cherche à le surmonter, qu'elle se repente et fasse réparation pour le préjudice que le péché a causé. Sinon, la miséricorde devient dépréciée et sans signification.

J'ai peur que les gens disent « miséricorde, miséricorde, miséricorde » sans la comprendre. Oui, Dieu est le Dieu de la Miséricorde. Mais la miséricorde est un concept très important — elle a à voir avec notre relation intime avec Dieu et notre reconnaissance de la Bonté infinie de Dieu, de notre propre péché et de notre besoin de la confession et de la repentance. On se jette sur la Miséricorde de Dieu, mais nous prions aussi pour la grâce de changer nos vies et d'être fidèles à notre ferme propos.

Nous le voyons dans les Évangiles dans les rencontres de Notre Seigneur avec les pécheurs. Il est très compatissant mais il est toujours très clair avec eux. Il dit à la femme surprise en adultère d'aller son chemin et de ne plus pécher (cf. Jean 8 :11). De même, quand il a rencontré la femme Samaritaine au puits de Jacob, Il lui a demandé si elle avait un mari. Quand elle a répondu : « Je n'ai pas de mari ». Il lui dit : « Tu as raison de dire : « J'ai pas de mari » car tu as eu cinq maris et celui qui tu es maintenant n’est pas ton mari ». (Jean 4 : 17-18).

À séparer la Miséricorde de la Vérité, c’est trahir la Miséricorde et la rendre ce qu'elle n’est pas, en substance : une expression de la Charité de Dieu.

Partie 3


QUESTION :

Avez-vous des paroles pour les prêtres fidèles qui se retrouvent découragés par l'atmosphère ecclésiastique actuelle de confusion doctrinale et de subversion ?

En outre, qu'en est-il des laïcs ? Si les fidèles laïcs se trouvent dans des paroisses (ou diocèses) où des pratiques aberrantes contraires à l’enseignement authentique de l'Église ont lieu, quelle est la réponse appropriée à donner ?

À qui les laïcs se tournent-ils si les postes de direction dans les fonctions magistrales de l'Église épousent des pratiques pastorales qui sont en opposition à sa Doctrine immuable ?

RÉPONSE :

J’écoute me parler de nombreux bons prêtres ; même des Évêques me parlent de la difficulté de faire face à la confusion quand ils présentent l'enseignement de l'Église. On leur dit qu'ils ne sont pas en phase avec la pratique actuelle de l'Église ou même qu'ils sont contre le Pape.

Un Archevêque m’a dit : « Comment est-ce que ceux d'entre nous qui enseignent ce que l'Église a toujours enseigné sont maintenant appelés ennemis du Pape par les médias et les autres ? »

Ma réponse est la suivante : « Nous savons ce que l'Église enseigne. C’est commémoré dans le Catéchisme de l'Église Catholique ; c’est dans les déclarations magistrales en ce qui concerne le mariage et la famille. Allez à Familiaris Consortio, allez à Casti Connubii, allez à Humanae Vitae ! Nous savons ce que l'Église enseigne et nous tenons fermement à cela ».

Nous ne pouvons pas nous permettre d'être découragés. La situation de confusion généralisée est décourageante. Je le comprends et je le sais. C’est difficile car les fidèles lisent les journaux et divers rapports et disent aux prêtres : « Vous n'êtes pas avec votre temps » ou « vous ne suivez pas François ». Le Pape ne peut pas nous apprendre ou nous pousser à faire autre chose que ce que l'Église a toujours enseigné et pratiqué.

C’est décourageant pour moi aussi, d'observer tant de confusion. Ça peut être déroutant et on peut avoir tout simplement la tentation de se taire et de laisser tout cela continuer comme si c’était en quelque sorte la Volonté de Dieu, ce qui ne peut pas être. J’ai réfléchi à cela et je me suis dit : « Non, nous, les prêtres et les Évêques sommes de véritables Maîtres de la Foi. Le Dépôt de la Foi nous est donné par l'Église et nous devons nous en tenir à cela. Nous ne trahissons pas ni n’abandonnerons en suivant toutes sortes de tendances populaires ».

Il y a un merveilleux passage dans Novo Millennio Ineunte du Pape Jean-Paul II qui dit que les gens sont toujours à la recherche d'une formule magique ou d'un nouveau programme pour les pratiques pastorales de l'Église. Mais Jean-Paul II dit : « Non, le programme est le même plus que jamais : c’est Jésus-Christ dans la Tradition vivante » (cf. n 29.).

En ce qui concerne les laïcs, partout où je vais, j’encourage fortement les mouvements laïcs, les organisations et les associations qui parrainent des « Journées de réflexion » au cours desquelles les Vérités de la Foi sont présentées par de bons orateurs solides et, plus encore, par des journées de prière qui sont reliées à ces réflexions. Les laïcs doivent écrire au sujet de ces choses. Si nous gardons le silence, ça donne l'impression que, nous aussi, nous abondons à toute cette confusion et erreur. Cela, nous le savons, c’est l'œuvre du Diable — il est le maître de la confusion et de l’erreur.

QUESTION :

S'il vous plaît, offrez-nous vos réflexions sur la confusion qui a résulté de récents propos de François au cours d'une session de Question & Réponse à l'Église Évangélique Luthérienne de Rome (tel que rapporté dans le National Catholic Register le 16 novembre, 2015). Les commentaires du Saint-Père semblent suggérer — à moins de lire très attentivement — que l’épouse Luthérienne d'un mari Catholique serait autorisée à recevoir la Sainte Communion dans l'Église Catholique.

RÉPONSE :

Tout d'abord, les remarques du Pape François ont été données complètement spontanément. À mon avis, comme je les lis, on ne sait pas ce que le Saint-Père a dit. Cependant, l'impression a été donnée qu’une non-Catholique peut approcher de l'autel pour recevoir la Sainte Communion si elle décide dans son cœur que c’est correct de le faire.

Le fond de la question est le suivant : le Pape ne peut pas enseigner quoi que ce soit d’autre que ce que l'Église n'a pas toujours enseigné à l'égard de la réception de la Sainte Eucharistie. Celui qui n'a pas la Foi Catholique dans l'Eucharistie ne peut pas approcher pour recevoir le sacrement. De plus, la Foi nécessaire pour recevoir l'Eucharistie n’est pas quelque chose que l’on peut décider de soi-même. Au contraire, il faut qu'une personne soit préparée par la catéchèse afin d'embrasser pleinement la Foi Catholique, puis entrer en communion avec l'Église. La pleine communion est alors accomplie quand on reçoit la Sainte Communion — les étapes nécessaires ne peuvent pas être court-circuitées. C’est de cette manière que les commentaires du Saint-Père doivent être interprétés.

QUESTION :

De même, pouvez-vous nous offrir des commentaires sur l'adresse ad limina récente du Saint-Père aux Évêques Allemands au cours de laquelle il a exprimé sa préoccupation au sujet de l’« érosion de la Foi Catholique en Allemagne » ? Le Saint-Père a noté « une forte baisse de la participation à la messe dominicale ainsi que dans la vie sacramentelle » (tel que rapporté par CNA / EWTN Nouvelles le 20 novembre, 2015).

RÉPONSE :

Oui, je suis au courant de l'adresse donnée par François. Elle semble être très solide et donner une bonne direction. À mon avis, ça semble être un message qui est désespérément nécessaire en Allemagne. Certaines des déclarations publiques de la direction de l'Église dans ce pays, y compris celui de la Conférence des Évêques, sont scandaleuses.

Ceux qui ont la responsabilité de diriger l'Église ont été les principaux partisans de la rupture de la discipline en ce qui concerne l'indissolubilité du mariage.

Ils doivent examiner très sérieusement la triste réalité que les gens ne pratiquent pas la Foi, qu'ils ne vont pas à l'église et ni ne fréquentent les sacrements.

Il y a eu une grande perte de la foi en Allemagne, un pays qui — dans le passé — a pratiqué la Foi Catholique à un degré héroïque. Il existe clairement un besoin urgent d'une Nouvelle Évangélisation. Et je suppose que l'adresse de François est précisément un appel à ce sujet.

Je crois aussi que les dirigeants Catholiques en Allemagne ne peuvent pas considérer que l'Église dans leur pays est différente de celle de l'Église en Guinée, de l'Eglise aux États-Unis, ou de l'Église nulle part ailleurs — et qu'ils peuvent donc avoir différentes pratiques pastorales. Non, l'Église fondée par le Christ est Une, Sainte, Catholique et Apostolique comme elle l'a toujours été et le sera toujours.

QUESTION :

Un des charismes des Chevaliers de Malte est la défense de la Foi. Prévoyez-vous des Chevaliers (et Dames) prendre un rôle de chef de file dans l'enseignement et la défense des enseignements de l'Église sur la sexualité, le mariage et la famille ? Y-a-t-il quelques projets actuellement en cours ?

RÉPONSE :

De toute évidence, les Chevaliers et Dames de Malte font face à la même situation que les bons prêtres et les fidèles laïcs connaissent à l'égard de la confusion. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les Chevaliers parce que leur but principal est la défense de la Foi et le soin des pauvres (Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum).
En fait, les deux sont inséparables. Vous ne pouvez pas avoir un vrai soin des pauvres si vous n’est pas informée par une défense cohérente de la Foi. Lors de mes rencontres avec le Grand Maître et, à chaque fois que l’on me demande de parler aux Chevaliers, je les invite à embrasser leurs responsabilités dans l'état actuel dans lequel se trouve l'Église en devenant des leaders dans la défense des Vérités de la Foi.

Notre modèle dans cette entreprise devrait être Saint Paul, l'Apôtre héroïque pour les Gentils, qui a fait face à toutes sortes d'épreuves et de difficultés. À la fin de sa vie, il a été en mesure d'écrire à Saint-Timothée : « J'ai combattu le bon combat, j'ai terminé la course, j'ai gardé la Foi ». (2 Tim. 4: 7).

Moi, de même, j’exhorte les Chevaliers à combattre le bon combat dans cette situation actuelle où nous sommes confrontés à une confusion généralisée : nous devons être des leaders. Si l'on accepte le grand honneur d'être un Chevalier ou une Dame de Malte, il faut aussi accepter la responsabilité d'être un défenseur de la Foi.

Priez le Rosaire

QUESTION :

En conclusion, ça doit être une grande joie que vous soyez capable de passer cette semaine au Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à La Crosse et de célébrer une Messe Pontificale à l’occasion de son grand jour de fête du 12 décembre. Au cours de cette période tumultueuse dans l'Église, s'il vous plaît, commentez-nous sur la façon dont Notre-Dame, Étoile de la Nouvelle Évangélisation, est notre lueur d'espoir sur laquelle nous pouvons très certainement compter.

RÉPONSE :

J’ai tellement hâte à cette occasion à chaque année avec une grande joie. Tout d'abord, c’est vraiment un lieu saint — c’est un endroit qui est imprégné de prières et de dévotions. Et Notre-Dame dirige tout et mène tout vers Son Divin Fils. La Messe du jour de sa fête est l'aboutissement de toute une année d'activités spirituelles qui nous inspirent. Elle est vraiment notre lueur d'espoir.

Au milieu de toute cette confusion, les gens deviennent parfois très découragés et craignent même que l'apocalypse soit sur nous. Mais si nous nous mettons dans les bras maternels de la Vierge, Elle va nous garder près de son Fils. Elle nous dit, comme Elle a dit aux serveurs de vin à Cana qui se trouvaient dans une telle situation désespérée : « Faites tout ce qu'Il vous dira » (Jean 2: 5).

Marie est le phare qui nous attire à la Tradition, aux fondements de notre Foi. Elle ne nous laissera pas nous laisser emporter par les soi-disant « nouvelles idées » qui sont séculières et qui ne sont pas fidèles à notre Foi. Nous devons prier le Rosaire toujours avec plus de ferveur, demandant Son intercession pour l'Église de notre temps.

En plus d'être la Mère de l'Église, elle est la Mère de notre continent et l'Étoile de la Nouvelle Évangélisation. Qu'a-t-elle fait quand elle est venue ? Fondamentalement, Elle a demandé qu'une chapelle soit construite dans laquelle elle pourrait manifester la Miséricorde de Dieu. Comment Elle a fait ça si ce n’est dans une chapelle où l'Eucharistie est célébrée, dans laquelle les fidèles peuvent faire une bonne confession et dans laquelle ils peuvent prier et offrir leurs actes de dévotion.