Aucun message portant le libellé Vincenzo Paglia. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Vincenzo Paglia. Afficher tous les messages

dimanche 25 mars 2018

Grande tournée de promotion et de vente d'Amoris Laetitia

« Assez de débat ! »
L'Archevêque du Vatican dit qu'il est temps d'accepter Amoris Laetitia





Par : Matthew Cullinan Hoffman
Vendredi 23 mars , 2018 - 5:43 pm EST

SOURCE : Life Site News





MEXIQUE, 23 mars 2018 (Life Site News) — L'Archevêque du Vatican Vincenzo Paglia a exprimé sa frustration face à la controverse généralisée suscitée par l'Exhortation Apostolique du Pape François Amoris Laetitia lors d'une récente campagne du Vatican pour obtenir l'acceptation du document par le clergé.

« Assez de débattre de tout ça ! » a crié Paglia devant un auditoire rassemblé au Séminaire du Diocèse Mexicain de Querétaro. « Assez ! » répéta-t-il.

Les gens vivent une « tragédie existentielle » dans des seconds mariages, et « il est temps de mettre un terme à cette discussion » et de « commencer à recevoir les gens » dans de telles situations dans l'Église, a déclaré Paglia.

L'Archevêque a également dit à son auditoire qu'il est nécessaire de « changer la forme de l'Église » pour la conformer aux doctrines du Pape François sur les Catholiques divorcés et remariés contenues dans le chapitre 8 controversé d'Amoris Laetitia.

Paglia, qui dirige l'Académie Pontificale pour la Vie du Vatican, qui fut récemment entièrement réorganisée, visitait le Diocèse Mexicain de Querétaro jeudi et vendredi de la semaine dernière, où il cherchait à répondre aux objections vis-à-vis les dispositions controversées d'Amoris Laetitia.


Le discours de Paglia à Querétaro semble faire partie d'une campagne du Vatican pour convaincre les Catholiques d'accepter les nouvelles doctrines d'Amoris Laetitia qui contredisent la discipline traditionnelle de l'Église ainsi que les directives établies par le Pape Jean-Paul II. Des responsables du Vatican ont également été envoyés dans d'autres diocèses, notamment lors de récents pourparlers prévus dans l'Archidiocèse de Guadalajara et dans le Diocèse d'Austin.

Nouvelle stratégie du Vatican sur Amoris Laetitia ?

Le discours de Paglia semble suivre une nouvelle stratégie pour détourner l'attention de l'enseignement controversé du document selon lequel les Catholiques invalidement divorcés et remariés peuvent recevoir la Sainte Communion dans certaines circonstances. L'Archevêque a qualifié de « lamentable » le fait que le débat se soit focalisé presque exclusivement sur ce sujet et a utilisé son discours pour plaider plutôt pour la doctrine d'Amoris Laetitia qui suggère que de tels couples soient intégrés dans des positions liturgiques et éducatives dans les paroisses.

« En tant que Président du Conseil Pontifical pour la Vie, j'ai parlé à de nombreuses personnes divorcées et non remariées ainsi qu'à de nombreuses personnes divorcées et remariées » a déclaré M. Paglia, « et elles m'ont toutes raconté le manque d’accueil, qu'elles ne sont bien reçues dans aucune paroisse, qu'elles ne sont accompagnées par personne. Et elles ne demandent pas de recevoir la Communion. Elles parlent d'être écoutées, d'être accueillies ».

La décision de Paglia de mettre l’emphase sur l'enseignement d'Amoris Laetitia, qui permet aux couples divorcés et remariés d'être pleinement intégrés dans la vie paroissiale, fait suite à la récente annonce par l'un des plus proches conseillers du Pape, Mgr Marcello Semeraro, d'une telle politique dans son diocèse Italien, permettant aux couples invalidement divorcés et remariés d’agir en tant que lecteurs, catéchistes ainsi que parrains et marraines.

Le plan de Semeraro a été publiquement condamné par l'éminent avocat canoniste Edward Peters, qui a récemment écrit que le Code de Droit Canonique, en particulier le Canon 804, était « assailli » par de telles politiques. Le Canon 804 exige que les éducateurs religieux soient « exceptionnels ». . . dans le témoignage d'une vie Chrétienne ». Cela contredit aussi les interprétations de longue date de la Doctrine Catholique par la Conférence Épiscopale Italienne.
Le Pape François accomplit les propres doctrines du Pape Jean-Paul II, dit Paglia.

Mgr Paglia soutient que l'Exhortation Apostolique Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II contient, implicitement, la doctrine d'Amoris Laetitia selon laquelle les couples invalidement divorcés et remariés devraient être autorisés à lire les Écritures pendant la Messe, à agir comme catéchistes et enseignants de la Foi Catholique ainsi qu’à être des parrains lors des baptêmes.

Paglia a rappelé au public qu'au paragraphe 84, Familiaris Consortio enseigne que les Catholiques divorcés et remariés ne sont pas « séparés » de l'Église et devraient être encouragés à participer à sa vie. Ceci, conclut-il, conduit à la conclusion qu'ils devraient être autorisés à exercer des rôles liturgiques, éducatifs et de parrainage sacramentel dans l'Église, et considère la doctrine de Jean-Paul II comme le « talent enfoui » dans Familiaris Consortio et que le Pape François a « déterré » ce « talent enfoui » et lui fait « porter des fruits » dans Amoris Laetitia.

« Je suis sûr que Jean-Paul II applaudit le Pape François » en ce qui concerne Amoris Laetitia, a déclaré Paglia.

« Si tous les prêtres. . . avait écouté le paragraphe #84 de Familiaris Consortio il y a trente ans, nous aurions une Église aujourd'hui qui serait complètement transformée ! » a ajouté Paglia plus tard.

Cependant, la caractérisation effectuée par Paglia des intentions du Pape Jean-Paul II pour Familiaris Consortio semble être incompatible avec le comportement même des dirigeants nommés par le Pape décédé.

Sous la direction des présidents nommés par le Pape Jean-Paul II, la Conférence des Évêques Italiens a condamné à deux reprises l'idée de permettre aux Catholiques invalidement divorcés et remariés de remplir de telles fonctions. Les deux documents, « La pastorale des divorcés et remariés » (1979) et le « Directoire de la pastorale familiale » (1990), déclarent expressément que les couples divorcés et remariés ne peuvent pas agir en tant que lecteurs à la Messe, catéchistes ou parrains.

Le premier des deux documents nie également l'idée que les Catholiques divorcés et remariés sont pleinement unis à l'Église, notant que « la participation de ceux qui sont divorcés et remariés dans la vie de l'Église reste conditionnée par le fait qu'ils ne sont pas pleinement membres de celui-ci ».

L'Archevêque Paglia a refusé d'être interviewé par LifeSite après la conférence et les questions écrites qui lui ont été soumises par l'intermédiaire d'un associé n'ont reçu aucune réponse.

samedi 13 janvier 2018

Plus de preuves que le Pontificat de François
a été « détourné » par le « lobby gay »




par : Christine de Marcellus Vollmer

Christine de Marcellus Vollmer est Présidente de Provive et ancienne membre de l'Académie Pontificale pour la Vie ainsi que du Conseil Pontifical pour la Famille.

SOURCE : Life Site News
Le vendredi, 12 janvier 2018, 12:26 pm EST



12 janvier 2018 ( LifeSiteNews ) — Les révélations de la murale homoérotique et blasphématoire dans la Cathédrale de Terni, commandée en 2006 par l'Archevêque Paglia, aujourd'hui à la tête du Dicastère qui supervise l'Institut Saint-Jean-Paul II sur le Mariage et la Famille, avait déjà soulevé plusieurs questions vitales qui devaient être résolues d'urgence.

L'exposition de la murale homoérotique dans la Cathédrale de Mgr Paglia en 2006 a laissé le monde se poser la question importante de savoir comment il aurait pu être choisi pour diriger le Conseil Pontifical pour la Famille et ensuite l'Académie Pontificale pour la Vie et l'Institut Jean Paul II sur le Mariage et la Famille, lorsqu'il s'oppose clairement à l'enseignement de l'Église sur la morale sexuelle.

Cette question en elle-même nécessite une enquête sur les intentions et les critères utilisés au Vatican pour les nominations sous le Pape François.

L'exposition de la murale homoérotique par l'Archevêque Paglia a renforcé les vues antérieures présentées au Vatican par plusieurs professionnels Catholiques de la santé mentale, à savoir que l'Archevêque Paglia devrait être suspendu de ses responsabilités au Vatican et être soumis à une évaluation de santé mentale.

Cette évaluation correspondrait à la Charte de Dallas concernant les Abus Sexuels et exigée en plus en raison de son rôle dans le développement du programme d'éducation sexuelle en ligne grossièrement érotique « Lieu de la rencontre » [ Meeting Point ] quand il a dirigé le Conseil Pontifical pour la Famille. Ce programme dommageable pour les jeunes est actuellement à l'étude et, espérons-le, sera réformé.

Mais Paglia a été promu.

Déjà, la préoccupation du public concernant les politiques qui placent les jeunes Catholiques en danger d'abus a été intensifiée par le rétablissement d'un prêtre Italien dans son ministère sacerdotal par le Pape François, ce prêtre qui avait été laïcisé par le Pape Benoît XVI pour avoir abusé des adolescents mâles. Ce prêtre a récidivé, ayant abusé sexuellement d'un jeune homme, et a été arrêté.

Les rumeurs selon lesquelles le Vatican serait dans les griffes d'un « lobby homosexuel » semblent chaque jour davantage confirmées. Les parents retireront de plus en plus leurs enfants des écoles religieuses et des activités paroissiales. Un résultat triste de ce qui est affiché comme de la « compassion » et de la « miséricorde ».

La protection des mariages, des familles et des jeunes Catholiques dépend de la résolution correcte de ces scandales.

Encore plus alarmant, cependant, est l'enseignement qui provient d'une série de conférences tenues à l'Université Grégorienne sur Humanae Vitae.

Ajouté aux suggestions déviantes faites et rejetées aux Synodes sur la Famille, la même approbation subtile, mais insistante, de l'homosexualité, se fraye un chemin vers ce qui semblerait être une acceptation de ce qui a été exprimé par un orateur, le Père Jésuite français, Alain Thomasset, en tant que « relation homosexuelle vécue dans la stabilité et la fidélité qui peut être un chemin de sainteté ».

Il n'est pas nécessaire d'être un expert pour voir la présentation progressive par les « autorités » du Vatican de l'homosexualité comme un usage légitime de la sexualité, même par les prêtres et les religieux. Les prêtres récemment qui ont fait leurs « sorties » [ coming out ] sont loués par leurs Évêques, divisant encore plus l'Église en matière de morale Chrétienne.

Une nouvelle preuve de la collusion de prélats privilégiés et d'amis spéciaux dans le sacerdoce en vue de la destruction de l'enseignement moral Catholique a fait surface lors de la conférence de l'Université Grégorienne sur Humanae Vitae.

Un certain Père Maurizio Chiodi a été autorisé à présenter la théorie entièrement hérétique selon laquelle les actes objectivement mauvais n'existent pas ; que tout est sujet au jugement de l'individu.

Sur cette base, il a déclaré que « la contraception peut être un bien et même un devoir ». Il est évident que, si cette approche n'est pas corrigée, c'est un signe de deux choses importantes :

  • C’est une stratégie intelligente pour démolir les 2000 ans de morale Catholique réunie dans Humanae Vitae et Veritatis Splendor, et permettre ainsi toutes les pratiques sexuelles déviantes, et

  • Une preuve apparente que le Chapitre 8 d'Amoris Laetitia contient, en effet, des enseignements hérétiques. Chiodi base son entière argumentation en faveur du relativisme, de l'éthique de situation et de la contraception sur ce chapitre. Il n'y a aucun autre enseignement d’autorité qui lui permettrait de faire ceci.

  • On s'inquiète dans le monde entier que le Pontificat de François ait été détourné par le « lobby gay » dont il a été question récemment et qu'il soit manipulé par des prélats homosexuels.

    Il est temps que le Pape François prenne fermement position en faveur de la Doctrine Morale Catholique, se distanciant de ceux qui favorisent l'homosexualité comme une forme alternative d '« amour » et de la notion que « tout va bien, si vous vous sentez bien ».

    samedi 19 août 2017

    Le Cardinal Paglia

    Le responsable de l’Académie Pontificale pro-vie du Pape François
    nie vouloir réinterpréter l'enseignement sur la contraception




    Par Dorothy Cummings McLean

    SOURCE : Life Site News
    Vendredi 18 août 2017 - 2:16 pm EST


    CITY VATICAN, 18 août 2017 (LifeSiteNews) - Dans une récente interview, le Cardinal Vincenzo Paglia a dénoncé des rumeurs selon lesquelles l'Académie Pontificale pour la Vie réinterprétera Humanae Vitae.

    « C'est une opinion totalement fausse » a déclaré Paglia à l'interviewer Mirosław Tykfer de Przewodnik Katolicki, un magazine Catholique Polonais. « Celui qui le répète devrait aller demander pardon parce qu'il dit un mensonge ».

    Néanmoins, le Cardinal controversé a introduit plusieurs innovations à l'Académie pour la Vie, y compris au moins un membre pro-avortement et un nouvel accent sur l'environnement, sur la migration de masse, sur l'oppression économique, sur l'esclavage et la menace de la guerre nucléaire.

    Lorsque le Père Tykfer a douté que cet « élargissement » aiderait à mieux défendre la vie de sa conception à la mort naturelle, Paglia a soutenu qu'elle le ferait. « Comment peut-on soutenir la vie, par exemple, si les personnes âgées restent seules ? » a-t-il demandé. « Ou si nous permettons aux enfants de mourir en mer Méditerranée sans rien faire ? Ou si la peine de mort est maintenue ou la guerre est réputée justifiée ? »

    Parmi les nombreux défis, Paglia nomme la menace d'une catastrophe environnementale mondiale comme faisant face à l'Église et à toute l'humanité est : « Nous sommes confrontés à la possibilité — pour la première fois dans l'histoire humaine — que le Grand Déluge de la Bible pourrait arriver — littéralement. L'Église, qui est la mère et l’enseignante pour toute l'humanité, ne peut pas rester debout à ne rien faire.

    L'Académie pour la Vie rénovée a invité la collaboration et des représentants d'autres traditions Chrétiennes et d'autres religions. Quand Tykfer a suggéré que cela pourrait affaiblir la Doctrine Catholique et que l'Académie libérerait l'enseignement traditionnel, Paglia protesta :

    « Cette affirmation est absolument fausse et calomnieuse », a-t-il déclaré. « L'Académie — comme je l'ai déjà dit — défend toujours la vie, sans des « si » ni des « mais ». En tout cas, l'Académie est encore plus affairée à défendre l'Évangile de la Vie. ... Vous ne pouvez pas être « pro-vie » uniquement pour certains moments de la vie : vous ne pouvez pas être « pro-vie » contre l'avortement et garder le silence devant les nouveaux massacres de personnes âgées qui sont maintenant mis en œuvre dans nos sociétés. Vous ne pouvez pas être « pro-vie » contre l'euthanasie et garder le silence devant la fermeture des frontières, permettant à ceux qui fuient la guerre et la faim de mourir pendant leur fuite. Sur ces questions, nous devons élargir nos alliances ».

    Paglia a cité en particulier l'Anglican pro-avortement choisi par l'Archevêque de Canterbury comme son représentant à l'Académie (Nigel Biggar). « Quelqu'un a attaqué l'Académie pour l'avoir accueilli » a déclaré Paglia. « J'ai déjà clarifié ailleurs le problème de son affirmation de l'avortement dans un débat avec un professeur qui était un ferme partisan de l'avortement. C'est un sentiment que nous ne partageons pas. Mais ce scientifique, qui veut défendre la vie de toute façon, est parmi ceux qui contestent efficacement contre l'euthanasie d'une manière totalement compatible avec l'Église Catholique ».

    Paglia a cité plusieurs fois l'héritage de Jean Paul II. En ce qui concerne la nouvelle collaboration œcuménique et interreligieuse dans l'Académie pour la Vie, il a parlé de la première Journée Mondiale de la Prière pour la Paix. « Si je peux me permettre une comparaison », a-t-il dit : « c'est la stratégie de Saint Jean-Paul II quand il a appelé à Assise en 1986 les dirigeants des grandes religions du monde à invoquer Dieu pour la paix. Qui sait ce qui aurait pu arriver s'il n'y avait pas eu l’« Esprit d'Assise » ?

    Dans un éditorial qui présente l'interview à ses lecteurs, Tykfer admet qu'il pourrait ne pas être objectif sur la nouvelle stratégie du Cardinal Paglia puisque Paglia est cofondateur de la Société San Egidio à laquelle appartient Tykfer. Il note également que les médias Polonais, comme d'autres médias, ont déclenché une « avalanche de critiques » concernant les innovations de Paglia. Cependant, Tykfer trouve cela un peu injustifié. Tout en reconnaissant les préoccupations concernant le professeur Biggar, il croit que l'élargissement de la portée l'Académie par Paglia est « une bonne idée » et en accord avec le désir de Saint Jean-Paul II pour le dialogue interreligieux.

    « La nouvelle stratégie pro-vie va dans la bonne direction » a-t-il conclu.

    vendredi 11 novembre 2016

    Pape
    Les membres de l’Académie Pontificale pour la Vie
    ne sont plus tenus de signer la déclaration pro-vie






             Jan Bentz


    SOURCE : Life Site News

    ROME, Italie, le 10 novembre 2016 (LSN) — Les membres de l'Académie pontificale pour la Vie ne seront plus tenus de signer une déclaration par laquelle ils défendent les enseignements pro-vie de l'Église.

    Dans les nouveaux statuts pour cette institution du Vatican promulgués le 4 novembre, François a aussi élargi sa mission pour inclure un focus sur l'environnement.

    François a approuvé les statuts le mois dernier comme le site web du Vatican l’a annoncé.

    Les lois antérieures ont été émises en 2004 et énumèrent les « tâches spécifiques » (paragraphe § 2) de l'Académie en trois points : étudier « les questions et les enjeux liés à la promotion et à la défense de la vie humaine dans une perspective interdisciplinaire », « éduquer dans une culture de la vie » et « informer l'Église et le public [...] à propos des résultats les plus pertinents de ses études et de ses activités de recherche ».

    Dans les nouveaux statuts, le paragraphe §3 a reçu une addition : ce paragraphe énonçait précédemment que la recherche à caractère scientifique doit « être orientée vers la promotion et la défense de la vie humaine », le nouveau paragraphe se lit comme suit :

    « L'Académie a une primauté de tâche de nature scientifique, orientée vers la promotion et la défense de la vie humaine (cf. Mysterium Vitae, 4). En particulier, elle étudie les différents aspects qui ont trait à la prise en charge de la dignité de la personne humaine aux différents âges de l'existence, au respect mutuel entre les genres et les générations, à la défense de la dignité de chaque être humain, à la promotion d'une qualité de vie humaine qui intègre les valeur matérielles et spirituelles, en vue d'une « écologie humaine » authentique qui peut aider à retrouver l'équilibre d’ origine de la Création entre la personne humaine et de l'univers entier (cf. Chirographe, le 15 août 2016) ».

    La surprise est l'inclusion du mot « genre » au lieu du mot plus précis et moins chargé « sexe », ainsi que la prise en compte de la qualité de la vie humaine dans une relation de dépendance avec l ' « univers entier ». Cela laisse la porte ouverte à toutes sortes de tendances modernes telles qu’élever la vie animale à un statut égal à la vie humaine ou à mettre la notion du genre sociologique de l’avant par rapport au sexe naturel d'une personne. Dans le même temps, il y a l'ambigüe équilibre « origine de la Création » qui est introduit et qui a besoin d’un exposé plus théologique afin que ce ne soit pas confondu avec une notion païenne du cosmos.

    Un autre changement radical pour l’Académie Pontificale pour La Vie est la suppression de l'obligation pour les membres de signer une « Déclaration des Serviteurs de la Vie », une déclaration adaptée aux membres qui sont des médecins et des chercheurs médicaux qui rend explicite la volonté des membres à suivre l’enseignement de Église sur le caractère sacré de la vie humaine et sur l'obligation de ne pas effectuer de « recherche destructrice sur l'embryon ou le fœtus, ni sur les avortements électifs ou l'euthanasie ».

    La suppression d'une telle déclaration ne peut guère être considérée comme le fait d’enlever quelque chose de superflu. La fondation même de l’Académie Pontificale pour La Vie visent à contrer les tendances culturelles de la « culture de la mort » comme le Pape Saint Jean-Paul II a appelé la culture sécularisée moderne.

    Historiquement, l’Académie Pontificale pour La Vie a été connue principalement pour son adhésion aux Catholiques Orthodoxes qui défendent les enseignements pro-vie de l'Église, mais d'autres académies pontificales ont été critiquées dans le passé pour accueillir des membres qui s'opposent aux enseignements de l'Église.

    Cependant, la direction de l’Académie Pontificale pour la Vie a elle-même essuyé les feux de l’opinion au cours des dernières années. En 2009, le Président d’alors, Mgr Rino Fisichella, a publié un article dans L'Osservatore Romano, le journal du Vatican, s’opposant à un Archevêque Brésilien qui avait excommunié les médecins pour avoir commis un avortement sur une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux. Cet article avait déclenché une révolte de plus de la moitié des membres de l'Académie.

    En 2012, la direction de l’Académie Pontificale pour la Vie a fait face à la critique de ses membres lors d’une conférence sur l’infertilité au cours de laquelle ils ont accueilli des orateurs qui ont suggéré que la reproduction artificielle des procédures comme la fécondation in vitro étaient « naturelles » et acceptables.

    Un autre changement dans les nouveaux statuts — possiblement le plus significatif — est que les membres ne seront plus nommés à vie. Ils seront nommés pour un mandat renouvelable de cinq ans se terminant lorsque le membre atteint 80 ans.

    Les nouveaux statuts, qui ont été en préparation depuis plusieurs années, sont censés « permettre à l'Académie de répondre plus efficacement aux nombreux défis que l'Éthique de la Vie présente aux croyants et à tous les hommes et les femmes qui se demandent ce que cela signifie de vivre une vie vraiment humaine » comme son site Web l’énonce.

    Mgr Vincenzo Paglia, le président récemment nommé à l’Académie, a expliqué que les nouveaux statuts aideront à coordonner les travaux de l'Académie avec les autres organes de la Curie, mais se ne se limiteront pas à cela. Il a ajouté que l’Académie collaborera désormais aussi avec « ... d'autres institutions académiques, y compris celles qui reflètent des croyances dans des systèmes et des cultures différentes de la nôtre, qui sont actives dans comme nous dans ce domaine d'étude très sensible et en développement ».

    Mgr Renzo Pegoraro, chancelier de l'Académie, a ajouté que l'Académie poursuivra ses travaux. « Dans le même temps, cependant, ce développement dans la vie de l'Académie est destiné à répondre à la nécessité d'une approche élargie pour les questions pressantes et complexes face à la vie elle-même d’aujourd'hui — une approche qui assure que la vie est toujours prise en charge, protégée et respectée ».

    Les nouveaux statuts entreront en vigueur le 1er janvier.