samedi 30 juin 2018

Retour sur les derniers événements sociaux aux USA

Une droite fasciste — Ou une gauche hystérique ?



Par: Patrick J. Buchanan

Patrick Joseph « Pat » Buchanan est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaîne MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause.

SOURCE : The Wanderer
Le 29 juin 2018

Si les partisans de Trump sont vraiment « un panier de déplorables. . . de racistes, de sexistes, d’homophobes, de xénophobes, d’islamophobes » et sont des « irrécupérables », comme Hillary Clinton les a décrits à une foule LGBT, est-ce que de les éviter et les humilier ne soit pas la bonne façon de traiter avec eux ?

Ainsi, une part croissante de la gauche américaine en est venue à le croire.

Vendredi, des serveurs gais au Red Hen de Lexington, en Virginie, horrifiés que la Secrétaire de Presse de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, soit servie, ont fait en sorte que le chef appelle la propriétaire. Tous ont décidé de demander à Sanders de partir.

Lorsque la nouvelle a atteint le parti de gauche, la députée Maxine Waters était extatique, criant à une foule : « Dieu est de notre côté ! »

Le délire de Maxine continua : « Alors, gardons le cap. Faisons en sorte que nous soyons partout. . . vous voyez quelqu'un de ce cabinet [ de Trump ] dans un restaurant, dans un grand magasin, dans une station essence, vous sortez, vous amassez une foule, vous y retournez et vous leur dites qu'ils ne sont plus les bienvenus, plus jamais et où que ce soit ».

Apparemment, la gauche avait reçu ainsi ses ordres de marche.

Kirstjen Nielsen, Secrétaire à la Sécurité Intérieure, a été chahutée et huée dans un restaurant mexicain la semaine précédente, puis harcelée par une foule devant sa maison. L'aide de la Maison Blanche Steven Miller a été hué comme étant un « fasciste » alors qu'il dînait à Washington. Le Procureur Général de la Floride Pam Bondi a été chassé d'un cinéma.

En juin dernier, le côté le plus laid de la politique de gauche est devenu mortel. James Hodgkinson, volontaire de 66 ans dans la campagne de Bernie Sanders [ de la gauche Démocrate ], a ouvert le feu sur les députés du Congrès du Parti Républicain qui pratiquaient pour leur match de baseball annuel avec les Démocrates.

Steve Scalise, whip de la majorité de la Chambre du Congrès, a été blessé, presque mortellement. Sans le détachement de sécurité de Scalise, Hodgkinson aurait pu réaliser une atrocité de masse.

Et l'atmosphère culturelle devient toxique.

L'acteur Robert De Niro fait lever une foule hollywoodienne avec des cris de « F- Trump ! » [ Que Trump aille se faire f…..e ]. Peter Fonda [ frère de Jane Fonda ] dit que Barron Trump [ fils de Mélanie et Dinald Trump ], 12 ans, devrait être enfermé avec des pédophiles. La Comédienne Kathy Griffin soulève à la caméra un portrait de la tête décapitée du Président.

Pour suggérer ce qui pourrait arriver aux enfants séparés de migrants clandestins, Michael Hayden, ancien directeur de la CIA, publie sur les réseaux sociaux une photo de l'entrée du camp Nazi à Auschwitz-Birkenau.

Qu'est-ce que cela nous dit sur l'Amérique en 2018 ?

La gauche, jusqu'à l'irrationalité, méprise la droite triomphante de Trump et croit que l'assimiler aux fascistes n'est pas seulement légitime, mais que c’est un signe que les accusateurs sont les vrais dissidents moraux, les vrais justes et les vrais courageux en ces temps terribles.

Les historiens considèrent ces explosions de haine comme étant sans précédent. Elles ne sont pas.

En 1968, des foules ont maudit Lyndon Johnson, qui avait passé toutes les lois sur les droits civiques, hurlant : « Hey, hey, LBJ : Combien d'enfants avez-vous tué aujourd'hui ! »

Après l'assassinat du Dr Luther King, une centaine de villes, dont la capitale, ont été pillées et brûlées. Des centaines de personnes sont mortes. Les troupes Américaines et la Garde Nationale ont été appelées pour rétablir l'ordre. Des soldats revenant du Vietnam ont été crachés dessus. Les policiers ont été abattus par des terroristes urbains. Des explosions et des attentats à la bombe étaient des faits quotidiens Les campus ont été fermés. En mai 1971, des dizaines de milliers de radicaux se sont déchaînés pour paralyser Washington.

Une note d'avertissement aux Progressistes : l'extrémisme est la façon dont la gauche a perdu son avenir au profit de Nixon et Reagan.

Mais bien que nos médias puissent agir comme si c'était 1968, nous n’en sommes pas encore là. C'était l'histoire ; c'est encore largement une farce.

Les comparaisons avec l'Allemagne Nazie sont absurdes. Est-ce que quelqu'un croit vraiment que les centres où sont détenus les enfants de migrants illégaux, dirigés par des bureaucrates libéraux du Ministère de la Santé et des Services sociaux, sont comme le Goulag de Staline ou les camps d'Hitler ?

C'est une hyperbole née de l'hystérie et de la haine.

Considérez ceci. Deux millions d'Américains sont dans des prisons, tous arrachés à leur famille et à leurs enfants. Combien d'heures de télévision ont été consacrées à montrer ce que ces enfants traversent ?

Trente pour cent de tous les enfants Américains grandissent avec un seul parent.

Combien d’émissions spéciales télévisées ont été consacrées aux enfants séparés pendant des mois, parfois des années, parfois pour toujours, des pères et des mères qui servent dans l'armée et qui effectuent des missions à l'étranger dans nos guerres sans fin ?

En raison du soutien apporté par les États-Unis à la guerre entre les États Arabes Unis et l'Arabie Saoudite contre les rebelles Houthis au Yémen, des centaines de milliers d'enfants sont menacés de famine. Ces enfants Yéménites ne reçoivent pas de hamburgers dans les garderies.

Combien de caméras de télévision Occidentales enregistrent leurs souffrances ?

Quand il s'agit de la rhétorique de la haine, de malédictions proférées envers des politiciens, des cris des orateurs, la droite n'est pas innocente, mais la gauche est infiniment plus coupable. C'est aux rassemblements de Donald Trump, et non aux rassemblements de Bernie Sanders, que les provocateurs sont venus commencer les combats.

Pourquoi ? Parce que si on vous a dit et que vous croyez que vos adversaires sont des fascistes, alors leurs rassemblements ne méritent pas le respect mais la perturbation.

Et, comme c'était le cas dans les années 1960, si vous manifestez votre mépris, vous recevrez l'indulgence des média qui célèbreront votre morale supérieure.