samedi 30 juin 2018

La nomination de l'APSA est un autre faux pas
sur la responsabilité financière du Vatican




Par: Phil Lawler

Phil Lawler a été journaliste Catholique depuis plus de 30 ans. Il a édité plusieurs revues Catholiques et écrit huit livres. Fondateur de World Catholic News, il est le directeur des nouvelles et analyste en chef à CatholicCulture.org.

SOURCE : Catholic Culture
Le 27 juin 2018


La nomination de l'APSA est un autre faux pas sur la responsabilité financière du Vatican John Allen du site Crux écrit que la nomination de Mgr Nunzio Galantino comme nouveau chef de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique ( APSA ) est « le geste le plus rassurant et aussi le plus risqué que nous ayons vu de la part du Pontife depuis un certain temps ». Je suis d'accord avec 50% de cette évaluation. Le geste est définitivement risqué. Mais rassurant ? Pour moi, pas du tout.

L'APSA, pour ceux qui n'ont pas suivi les étapes hésitantes du Vatican vers la réforme financière, est l'agence responsable de la gestion de l'énorme portefeuille immobilier du Vatican. C'est aussi l'agence qui nous a donné « Mgr 500 € », c’est aussi l'agence qui a été impliquée dans des contrats sans appel d'offres et des baux entre petits amis, l'agence qui a réussi à écarter les auditeurs externes. Plus tôt cette semaine, le Pape a reconnu : « Nous devons aller de l'avant dans la transparence et cela dépend de APSA ».

L'Évêque Galantino, observe avec justesse Allen, a été reconnu comme « l'allié le plus proche du Pontife dans la Conférence des Évêques Italiens ». Ainsi, le Pape François aura un ami de confiance à la tête de l'agence qui a besoin de réformes.

Cependant, Mgr Galantino, qui n'a aucune expérience en tant que gestionnaire financier, prendra en charge une agence qui a résisté avec succès aux efforts de réforme antérieurs. Quelle est la probabilité qu'il produise des résultats concrets, où d'autres gestionnaires expérimentés et rigoureux ont échoué ?

De plus, si Mgr Galantino ne procède pas à une réforme et si les plaintes à propos de l'APSA persistent, un autre facteur intervient. Le Pape François a montré une forte tendance à ignorer les plaintes concernant les prélats qui sont ses favoris. Il y a donc une possibilité réelle que le Saint-Père soit moins enclin à donner crédit aux rapports sur la corruption à l'APSA.

Il y a un premier pas simple vers la transparence financière : un audit externe.