vendredi 15 juin 2018

Les amis de François sont à l'abri de la justice...
... jusqu'à ce qu'ils ne le soient pas



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 15 juin 2018


Après un scandale international et s’étant fait frotter le visage avec la preuve dont il avait précédemment refusé l'existence, le Pape François a finalement accepté la démission de l'Évêque Chilien Juan Barros, proche du célèbre prédateur homosexuel, le Père Fernando Karadima, ayant été complice de couvrir les crimes de Karadima. Ceci après avoir refusé par deux fois d'accepter la démission de Barros !

Mais un autre coupable de la dissimulation de Karadima conserve son siège au « Conseil des Cardinaux » du Pape, c'est-à-dire le Cardinal Francisco Javier Errazuriz. Comme le note Philip Lawler, « c'est le même Cardinal Errazuriz qui a reconnu avoir retardé de cinq ans avant d'enquêter formellement sur des accusations d'abus contre ... Karadima, le même Cardinal Errazuriz qui a été qualifié de « criminel » par les victimes de Karadima. Le même Cardinal Errazuriz qui a exhorté le Vatican à ne pas entendre le témoignage de l'accusateur le plus éminent de Karadima » dont le témoignage même est ce qui a finalement forcé François à destituer Barros.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Lawler pensait que, compte tenu de son rôle dans cette dissimulation, « le Cardinal Chilien serait discrètement retiré du Conseil des Cardinaux », d'autant plus que tous les membres de l'Épiscopat Chilien sauf Errazuriz ont présenté leur démission lors du sommet de mai à Rome. ( Errazuriz a pris sa retraite en tant qu'Évêque diocésain en 2010 ).

Lawler exprime sa consternation que « le Pape François ait choisi de retenir parmi ses meilleurs conseillers un Cardinal qui est bien au-delà de l'âge de la retraite et qui est devenu un paratonnerre pour la critique. Pour ceux d'entre nous qui attendons de voir comment le Pontife répondra aux démissions offertes par les Évêques Chiliens, ce n'est pas un signe prometteur ... Un pas en avant, un pas en arrière ».

Rien de tout cela ne devrait être surprenant étant donné le cours de ce Pontificat. Comme Henry Sire l'observe dans son best-seller explosif « Le Pape Dictateur », François gouverne l'Église comme « un chef de parti Péroniste ». Il est « un politicien habile — le plus habile à occuper le trône papal depuis des siècles » qui est « capable de surpasser des hommes d'Église sans méfiance comme les Cardinaux Burke, Sarah et Müller — mais en tant qu'homme d'État, il n’est pas de taille. Ainsi est-il en tant que dirigeant de l'Église Catholique ... »

Cela devrait être évident à l'heure actuelle, car celui-là même qui devrait agir comme principe d'unité dans l'Église fomente des divisions jamais vues auparavant parmi le troupeau sur des questions de moralité fondamentale. Pendant ce temps, les amis de François n'ont rien à craindre de la justice tant que le « chef du parti » se tient derrière eux. Mais, à la manière de n'importe quel politicien, François coupera n'importe qui dont le bagage menace de le couler. D'où le sort final de Barros. Quant à Errazuriz, il semble qu'il n'ait qu'à attendre de sortir du cycle actuel des nouvelles pour conserver son haut perchoir dans l'appareil du parti. La même chose s'est déjà produite avec le Cardinal Rodriguez-Maradiaga, fourbi de scandales, qui aurait dû être évincé il y a longtemps.

Mon ami et collègue John Rao est l'une des plus grandes autorités mondiales en matière d'histoire de l'Europe et de l'Église. Sa connaissance de l'histoire de la Papauté en particulier n'a pas d'égal que je n’ai jamais rencontré. « Jamais, absolument jamais, n'avons-nous eu un Pape comme celui-ci », m'a-t-il dit lors d'une conversation récente. Mais une Papauté sans précédent suggère une résolution sans précédent des problèmes qu'elle pose — une solution qui impliquera l'intervention dramatique de la Vierge Mère de Dieu.