dimanche 24 juin 2018

La 'Fake News' de Reuters force fort
pour retourner le Pape contre Trump





Par Thomas D. Williams, Ph.D.

SOURCE : Breibart
Le 23 juin 2018





Sommaire

Dans l'un des cas les plus flagrants de déception journalistique dans la mémoire récente, Reuters a interprété les paroles du Pape François pour lui faire dire littéralement le contraire de ce qu'il a dit concernant le Président Trump et l'immigration.



Le vétéran journaliste auprès du Pape, Phil Pullella, qui avait appâté François en lui faisant qualifier Trump de non-chrétien en 2016, est revenu à ses vieux stratagèmes, essayant vainement d'amener le Pape à critiquer le Président Américain. N'ayant pas réussi à le faire, Reuters a tout simplement écrit son article en choisissant soigneusement les citations papales à insérer dans l’article et à omettre de consolider leur récit préconçu sur les bases réelles de l’entrevue.

Pullella a obtenu une entrevue exclusive de deux heures avec le Pontife à la Résidence Santa Marta au Vatican, au cours de laquelle il a posé au Pape une série de questions concernant la Chine, les réformes du Vatican, les abus sexuels, les femmes dans l'Église, l'immigration, le populisme, et le Président Trump.

Dans l'histoire centrale de l'interview, l'article de Reuters portait le titre : « Exclusif : le Pape critique la politique de Trump sur la séparation des familles de migrants ». Apparemment, Reuters avait déjà préparé son scénario avant même l'entrevue parce que ce n’est pas ce que le Pape a fait ou dit. En fait, François évitait soigneusement de critiquer le Président, malgré les efforts de son interviewer pour le conduire à cela.

Pullella a demandé au Pape comment il évalue le travail du Président Trump, en particulier en ce qui concerne ses décisions de retirer les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat et de reculer dans les relations avec Cuba.

Tout en exprimant sa déception, François a donné au Président le bénéfice du doute, notant qu'il doit avoir des raisons de faire ce qu'il a fait.

« En ce qui concerne Cuba, j'ai été attristé parce que c'était un bon pas en avant » a répondu le Pape, « mais je ne veux pas juger parce que, pour prendre une telle décision, il doit avoir ses raisons ».

« Oui, la décision du Président Trump sur les Accords de Paris m'a un peu affligé parce que l'avenir de l'humanité est en jeu » a-t-il déclaré. « Mais il [ Trump ] a parfois fait savoir qu'il reconsidérerait sa décision, et j'espère qu'il repensera bien les Accords de Paris ».

Le Pape a ensuite ajouté une ligne importante qu'il répétera plusieurs fois :

« En ce qui concerne mon opinion sur d'autres choses, je suis avec les Évêques [ Américains ] et je suis leur conduite. Pas pour me laver les mains mais parce que je ne connais pas très bien les problèmes. Les Évêques [ Américains ] les connaissent et j’appuie leurs déclarations ».

Pullella aborde ensuite la question centrale, demandant au Pape ce qu'il pense de « la situation actuelle où, au cours des derniers mois, quelque 2 000 mineurs ont été séparés de leurs familles, de leurs parents, à la frontière Mexicaine ».

Le Pape a soigneusement évité la question, refusant d'être appâté à critiquer Trump.

La réponse textuelle du Pape était : « Je suis aux côtés des Évêques. Qu'il soit clair que, dans ces choses, je respecte les Évêques ». Dans cette réponse, le Pape a répété ce qu'il a dit dans de nombreuses circonstances similaires où il croit que l'Église locale est plus apte à évaluer les problèmes locaux que Rome.

Non content de cette réponse, Pullella a insisté plus fortement, rappelant au Pape qu'il « s'est toujours préoccupé de l'immigration et de la séparation des familles ».

François a refusé d'être pris au piège et a réitéré pour la troisième fois qu'il s'en remet aux Évêques « qui ont travaillé dur sur la question ».

Le Pape a ensuite ajouté spontanément une ligne clé que Reuters a choisi d'omettre complètement dans son récit de l'interview.

« Mais pendant les années Obama, j'ai célébré la Messe à Ciudad Juárez alors que de l'autre côté de la frontière, 50 Évêques ont concélébré et, dans le stade, il y avait beaucoup de monde. Le problème existait déjà là-bas, ce n'est pas seulement le problème de Trump, mais il en revient aussi aux administrations précédentes » a déclaré le Pape.

En résumé : le Pape a dit que, concernant la position de l'administration actuelle sur l'immigration, il préfère s'en remettre au jugement des Évêques locaux, mais il est conscient que le problème n'a pas été causé par Trump mais qu'il l'a précédé.

Ce n'est pas l'histoire publiée par Reuters.

Reuters a fait l'erreur d'envoyer à un groupe de journalistes une grande partie de la transcription originale Italienne de l'interview avant sa publication, ce qui a permis à Breitbart News de mettre en évidence cette histoire de l'incongruité entre ce que Reuters a publié et ce que le Pape a dit.

Curieusement, malgré l'accès à l'original Italien, la plupart des médias traditionnels ont fait écho à la version Reuters de l'histoire, ne mentionnant pas les efforts du Pape pour contextualiser la responsabilité de Trump dans la crise de l'immigration américaine.

À ce jour, Reuters a publié au moins trois articles différents sur l'interview du Pape, mais l'agence n'a pas inclus les paroles du Pape sur la crise de l'immigration avant Trump et a choisi de ne pas publier la transcription complète pour permettre aux gens de lire ce que le Pape a réellement dit.

Si quelqu'un doutait encore des raisons pour lesquelles les gens se méfient universellement des médias traditionnels, y compris des agences de presse prestigieuses, ce énième exemple de fausses nouvelles devrait servir à les dissiper.