jeudi 28 juin 2018

La lettre écarlate de François
Un petit « F » de François donne
aux Évêques schismatiques Allemands tout ce qu'ils veulent



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 28 juin 2018


Dans ma chronique sceptique du 5 juin sur le supposé « rejet » du Vatican du plan corrompu de la hiérarchie Allemande de distribuer la Sainte Communion aux Protestants ( contré par quelques membres qui ont encore la Foi ), j'ai noté l'évidence : la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ( CDF ) n'avait pas rejeté le plan en tant que tel mais seulement sa mise en œuvre par la Conférence des Évêques Allemands dans son ensemble. La lettre de la CDF, cependant, implique clairement que ce sacrilège de masse pourrait être perpétré par chaque Évêque local, interprétant le Canon 844 pour permettre l'intercommunion pour des « raisons graves » dans son diocèse particulier. En d'autres termes, détruisez l'Église de la bonne façon : un diocèse à la fois, comme cela se fait avec l'admission des adultères publics dans les « seconds mariages » à la Sainte Communion.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Nous avons maintenant une confirmation écrite de l'intention de François. Comme Maike Hickson chez One Peter Five le rapporte, lors de sa rencontre avec les Évêques Allemands au Vatican le 12 Juin, rencontre noyautée en faveur du Cardinal Marx et d'autres défenseurs du plan, François a signé une note qui a été acceptée lors de la réunion selon laquelle la CDF n’a rien interdit mais a seulement « « donné quelques recommandations » et « ne donne pas de directives » aux Évêques Allemands ». De plus, bien que le texte ne puisse pas être publié comme un document émanant de la Conférence des Évêques Allemands, il peut être utilisé comme un « guide d’orientation » pour les Évêques « qui souhaitent élaborer dans leur diocèse des critères en accord avec le canon 844 CIC » et peut aussi « être rendu public pour l'usage des Évêques ».

Voici comment la « signature » du Pape François, maintenant présentée par le Cardinal Marx comme une autorité papale, apparaît sur la note : « F 12-6-18 ». C'est-à-dire que François désirait donner le feu vert, diocèse par diocèse, mais ne voulait pas signer son nom entier au document en le lançant, évidemment à cause d'un refus instinctif de consacrer pleinement l'autorité de la papauté à cet acte incroyable de destruction ecclésiale. En accord avec son mode opératoire général, François préfère un clin d'œil à une approbation pontificale explicite de l'hérésie et du sacrilège. Un petit « F » suffit pour signifier son accord pour permettre à chaque Évêque de faire ce qu'il ne peut pas autoriser comme Pape, mais il veut tout de même donner l'impression qu'il l’a autorisé.

Le Père Gruner n'a jamais cessé de dénoncer la fausseté par laquelle toute l'Église a été subvertie depuis Vatican II : la fausse apparence d'un commandement où aucun n'a été donné et où aucun ne peut être donné parce qu'aucun commandement destructeur de la Foi ne peut être rien d’autre que nul ab initio [ dès son début ], peu importe ce qu'un bout de papier peut dire. Ainsi il en a été avec l'interdiction « inexistante » de la Messe en Latin — une fraude exposée par Benoît XVI dans Summorum Pontificum. Ainsi il en en a été avec le « Rescrit Papal » dans lequel François autorisa le Secrétaire d'État Pietro Parolin à émettre, rescrit qui déclare que la permission « intrinsèquement impossible » d'administrer la Sainte Communion aux adultères publics était du « Magistère authentique ».

Et c'est avec la lettre écarlate de François, le petit « F » — « F » pour fraude — qui lui vaut une autre page dans les annales de l'infamie qui sera écrite un jour sur ce pontificat désastreux s'il reste quelqu'un sur le terre pour écrire l'histoire de ce temps après le châtiment divin qui semble plus probable avec chaque jour qui passe.