mardi 3 avril 2018

Suite aux commentaires récents sur l’Enfer

Un rapport fait état d’une forte réaction
de la Curie contre le Pape




Par : Steve Skojec
Éditorialiste en chef de One Peter Five

Le 3 avril 2018
SOURCE : One Peter Five




Le journaliste et écrivain Italien Antonio Socci a fait des vagues cette semaine avec un commentaire publié sur son site le Dimanche de Pâques, alléguant que la dernière conversation du Pape François avec l'éditeur Eugenio Scalfari de La Reppublica sur l'inexistence supposée de l'enfer a fait de très grandes vagues d’un bout à l’autre du Vatican qu'on ne peut le voir en surface.

Selon Socci, le site web vaticaniste Il Sismografo — largement lu dans les cercles du Vatican comme les sources à Rome le confirment — a déploré Samedi Saint que malgré le soi-disant « déni » du Vatican (qui n'était pas du tout un démenti ) que le Pape a dit ce que Scalfari a rapporté — à savoir, que l'enfer n'existe pas et que les âmes des injustes sont anéanties — « déjà maintenant depuis 48 heures, ça a provoqué une avalanche sur le web, dans toutes les langues ».

Socci dit que les effets ont été ressentis principalement à l'étranger, avec très peu de reprise dans la presse Italienne — si peu, en fait, que La Reppublica n'a même pas mentionné le « déni » du Vatican concernant l’article rédigé par son fondateur.

« C'est étrange » écrit Socci, « en fait, cette histoire a fait planer le spectre de la destitution pour hérésie ( et peut-être plane-t-il toujours ) sur Bergoglio, ce qui pourrait lui coûter la Papauté ».

Socci fait valoir que

« Il n'y a que deux possibilités : ou bien Bergoglio a fait des affirmations hérétiques explosives que « The Times » a présentées avec le titre « Pope Francis Abolishes Hell » [ Le Pape François abolit l’enfer ] ; ou bien Scalfari a tout inventé et a ainsi commis une gaffe professionnelle inouïe qui sape la crédibilité de « La Repubblica », une erreur très « grave » à faire à un moment où, à tous les jours, ils décrient les « fausses nouvelles » [ Fake News ]. <

Socci soutient que « chaque interview publiée est une reconstruction » et que cette excuse ne suffit pas à rejeter les inquiétudes sur ce que le Pape aurait dit. « Le Vatican » dit-il, « devrait nous dire si Bergoglio désavoue et rejette la déclaration qui lui a été attribuée ou non ». Mais Socci a une théorie sur la raison pour laquelle ils ne l'ont pas fait, et cela correspond à ce que nous avons dit sur notre site depuis un certain temps :

Il y a donc un jeu en cours par Scalfari et Bergoglio depuis plus de cinq ans maintenant dans lequel le Pape Argentin consent à une sorte de double voie Magistérielle. Quand il parle aux Catholiques, il s'exprime d'une certaine façon vague et théologiquement ambiguë. Il évite les déclarations explicites et donc il démolit peu à peu la Doctrine ( la tactique de faire bouillir lentement les grenouilles ) .

Pendant ce temps, il parle à travers Scalfari au monde laïque, faisant connaître ses vraies idées, si totalement modernes, afin de construire sa « révolution » et d'avoir de la popularité auprès des non-Catholiques et des médias. [ emphase dans l'original]

Socci informe ses lecteurs que le Cardinal Martini — l'ancien chef de la mafia de Saint-Gall qui a conspiré pour élire Bergoglio et qui est « un des grands précurseurs de ce pontificat » — a écrit une vision eschatologique très semblable peu de temps avant sa mort :

« Je nourris l'espoir que tôt ou tard tout le monde sera racheté. Je suis un grand optimiste ... Mon espoir est que Dieu accueille tout le monde, qu'Il est miséricordieux et qu’Il devienne toujours plus fort. D'un autre côté, naturellement, je ne peux pas imaginer comment des gens comme Hitler ou un assassin qui a abusé d'enfants puissent être proches de Dieu. Il me semble plus facile de penser que ce genre de personnes sont simplement anéanties ... »

Ceux qui promeuvent ces idées théologiques Progressistes, soutient Socci, veulent être « plus miséricordieux que Dieu et que Jésus lui-même, qui, dans l'Évangile, décrit avec des paroles terribles les châtiments de l'Enfer. C'est le sens de la miséricorde Bergoglienne : améliorer la miséricorde de Jésus ».

Mais Scalfari, nous rappelle Socci, a attribué à plusieurs reprises des affirmations semblables à François au cours des dernières années — un fait que j'ai documenté dans mon propre commentaire sur la question la semaine dernière. « Le Vatican ne l'a jamais nié » dit Socci. « Cela n'a pas provoqué de réaction de la part de l'Église confuse et anéantie. Et donc, cette fois, quelqu'un pensait que le moment était venu de mettre ces concepts Bergogliens entre guillemets ».

C'est un développement remarquable à part entière — un développement que je n'avais pas relevé avant de voir l'analyse de Socci. L'idée que les paroles du Pape soient placées entre guillemets plutôt que simplement racontée et manifestement paraphrasée. Curieux, je suis allé regarder. En octobre 2017, dans une critique d'un livre de l'Archevêque Lorenzo Paglia, Scalfari fait une déclaration sur ce que le Pape François croit de l'enfer, mais il n'y a pas de citations, juste une simple affirmation :

« Le Pape François — je le répète — a aboli les lieux de résidence éternelle dans l'au-delà des âmes. La thèse qu'il préconise est que les âmes dominées par le mal et non repenties cessent d'exister tandis que celles qui se sont rachetées du mal seront élevées dans la béatitude tout en contemplant Dieu ».

Et en 2015, la première fois que Scalfari a publié ses conversations avec François sur le sujet, nous voyons une présentation similaire :

« Qu'arrive-t-il à cette âme perdue ? Sera-t-elle punie ? Et comment ? La réponse de François est claire et nette : il n'y a pas de punition, mais l'anéantissement de cette âme. Toutes les autres participeront à la béatitude de la vie en présence du Père. Les âmes anéanties ne prendront pas part à ce banquet ; avec la mort du corps leur voyage est fini ».

Il n'y a pas de guillemets dans les deux exemples précédents. Mais cette fois, Scalfari a encadré toute la conversation avec ceux-ci, prêtant une affirmation plus profonde de la spécificité et de l'exactitude à la représentation de ses paroles.

Pourtant, dit Socci, le Vatican a ignoré la couverture croissante de la nouvelle sur cette déclaration pendant des heures quand c’est sorti le Jeudi Saint, jusqu'à ce que finalement, dans l'après-midi, une déclaration — le maintenant fameux non déni — a été publié. « Pourquoi ? » demande Socci « Qu'est-il arrivé ? »

Et c'est là que Socci affirme qu'une intervention inattendue a eu lieu :

« Il semble que cette fois — face à une citation directe de Bergoglio affirmant deux hérésies explicites, contredisant deux Dogmes fondamentaux de l'Église — un Cardinal important ( non Italien ) a été indignéet il a appelé plusieurs de ses collègues et ensuite, en leur nom, ont directement cherché à savoir du Pape exactement ce que cette interview pouvait signifier— parce que professer l'hérésie explicite est l'une des quatre raisons pour lesquelles le Ministère Pétrinien peut être perdu.

Bergoglio a ensuite consulté le Sostituto [ du Secrétariat d'État ] Mgr Becciu et a décidé de courir rapidement pour se couvrir par son porte-parole tandis que Scalfari, qui était dans le jeu à ce moment même, a été prévenu. [ Nous soulignons ]

Si c'est vrai, c'est un moment important pour la Papauté de François. Si un Cardinal pouvait, en fait, forcer le soi-disant « Pape Dictateur » à reculer, cela indique que l'équilibre du pouvoir à Rome est en train de changer et que François, qui est souvent considéré comme autocratique et difficile à maîtriser, peut maintenant se trouver dans une position beaucoup plus précaire que nous avons déjà vu.

Continuez à lire notre traduction intégrale du commentaire d'Antonio Socci ci-dessous.




Un soulèvement de Cardinaux a arrêté ( pour l'instant )
l'hérésie Bergoglienne sur l'enfer.
La mise en scène du déni et le risque de destitution.


par Antonio Socci, vaticaniste
1er avril 2018
De « Libero »

Traduit de l'Italien vers l'Anglais par Giuseppe Pellegrino


[ Toutes les emphases sont dans l’original ]

Le plâtre qui tombe du plafond de la Basilique Saint-Pierre le Vendredi Saint semble être un symbole de la désastreuse Pâques 2018 du Pape Bergoglio et de son Pontificat déclinant. Après des mois d'incidents et de dérapages, nous avons maintenant l'éruption d'un nouveau thriller — l'interview de Scalfari sur l'enfer.

C'était supposé être une tentative de haut niveau pour retrouver le consensus selon lequel François est un « Pape révolutionnaire » ( il aime se définir ainsi ), mais c'est devenu une grave erreur. Il a compris cela jeudi matin quand il a reçu un certain appel téléphonique très difficile ( comme nous le verrons ci-dessous ) et a couru pour se couvrir.

Le déni ignoré

Mais samedi, le site Internet « Il Sismografo » a déploré que malgré le « déni » de la « présumée phrase attribuée au Pape — quelque chose comme « l'enfer n'existe pas » — déjà depuis 48 heures, ça a provoqué une avalanche sur le web, dans toutes les langues ».

En fait, ça a fait sensation à l'étranger, mais pas dans la presse Italienne. Et surtout — deux jours après le « déni » du Vatican — « La Repubblica » ne l'a même pas mentionné comme si c’était inexistant. Pourquoi ? N'était-ce pas un comportement inhabituel ? Et pourquoi les médias Italiens ont-ils gardé le silence ? Pour ne pas marcher sur les pieds du Vatican et de « La Repubblica » ? C'est étrange. En fait, cette histoire a fait planer le spectre de la destitution pour des raisons d’hérésie ( et peut-être plane-t-il toujours ) sur Bergoglio, ce qui pourrait lui coûter la Papauté. Tout comme il y a aussi une sorte de délégitimation morale et professionnelle publique à l'égard du « Pape laïc » de la presse Italienne, l'ami et confident de Bergoglio, Eugenio Scalfari. Qui dit vraiment la vérité ?

C'est l'un ou l'autre

Il n’y a que deux seules possibilités : ou bien Bergoglio a fait les affirmations hérétiques explosives que « The Times » a présentées avec le titre « Pope Francis Abolishes Hell » [ Le Pape François abolit l’enfer ], ou bien Scalfari a tout inventé et a ainsi commis une gaffe professionnelle inouïe qui sape la crédibilité de « La Repubblica », une erreur très « grave » à faire à un moment où, à tous les jours, ils décrient les « fausses nouvelles » [ Fake News ].

S'il est vrai que Bergoglio a dit cela, nous regardons l'erreur la plus colossale de l'histoire de la Papauté depuis 2000 ans. Si ce n'est pas vrai qu'il a dit cela, le scoop supposé de « La Repubblica » serait la fausse nouvelle du siècle.

L'un ou l'autre est vrai. Tertium non datur [ Il n'y a pas de troisième solution ]. Il y avait seulement une troisième explication possible qui aurait pu réparer le trou au mieux, mais au Vatican ils n'ont pas choisi de le faire. En fait — en supposant que Scalfari n'ait pas rendu compte avec précision leur discussion sur l'Enfer — l'affaire aurait pu vite finir si le Bureau de Presse avait admis que les deux avaient parlé de thèmes eschatologiques mais que Scalfari avait complètement mal compris ce que le Pape disait.

Il aurait suffi que le Pape, par l'intermédiaire de son porte-parole, répète sa réfutation ferme et convaincue des déclarations hérétiques et son adhésion claire et explicite au Credo de l'Église, ajoutant qu'il y avait un malentendu colossal.

Cela aurait fait tort à Scalfari et il aurait semblé totalement incompétent, mais cela aurait clos l'affaire. Mais ce n'est pas ce que le « déni » du Vatican a dit.

Ils nous disent la vérité

En fait, le Vatican n'a pas nié que les deux ont parlé sur ce sujet et ils n'ont pas dit que Scalfari a mal compris, mais seulement affirmé que le texte de Scalfari était « le fruit de sa reconstruction » dans lequel « les paroles réelles [ du Pape ] étaient pas enregistrées ».

Mais quels étaient les paroles réelles ? Pourquoi ne vont-ils pas les révéler ?

Chaque interview publiée est une reconstruction. Le Vatican devrait nous dire si Bergoglio désavoue et rejette la déclaration qui lui a été attribuée ou non ( que les âmes impénitentes « ne sont pas punies ... qu’il n'y a pas d'enfer, seulement la disparition des âmes pécheresses » ). Pourquoi n'a-t-il pas fait cela ? Les intellectuels Catholiques authentiques en Amérique se sont également demandés la même chose : Pourquoi le Vatican n'a-t-il pas nié la substance de ce qui a été dit ?

La petite histoire de la façon dont Scalfari fait ses interviews de manière informelle sans notes est ancienne : c’était déjà en place du temps du précédent porte-parole du Pape, le Père Lombardi, après les deux premières interviews-causettes entre Scalfari et Bergoglio.

Tous les efforts du Vatican pour éloigner le Pape de ce que Scalfari a écrit ont été dissous par la décision du Pape de republier ces entretiens dans un livre et de les approuver ainsi. En outre, jeudi, Scalfari a dit qu'il a rencontré Bergoglio pour la énième fois « à sa propre invitation ».

« The Times » croit Scalfari

Pourquoi Bergoglio l'avait-il invité à parler s'il savait qu'il y avait un risque que Scalfari fasse une de ses répliques « explosives » non autorisées de leur conversation, attribuant des idées énormes au Pape qu'il ne pense pas vraiment ? Veulent-ils nous faire croire qu'une fois de plus, pour la énième fois, François s’est fait avoir sans vouloir que cela arrive ?

Il y a beaucoup à douter ; tel qu’il est douteux que « La Repubblica » publie l'un de ces entretiens sans une forme d'approbation par la partie intéressée.

« The Times » a parlé à un expert qui a dit que, dans ces interviews, il « a tendance à croire Scalfari plus que le Vatican » parce que, si vous savez que quelqu'un déforme vos paroles, « vous ne continuez pas à l'inviter ».

Il y a donc un jeu en cours par Scalfari et Bergoglio depuis plus de cinq ans maintenant dans lequel le Pape Argentin consent à une sorte de double voie Magistérielle. Quand il parle aux Catholiques, il s'exprime d'une certaine façon vague et théologiquement ambiguë. Il évite les déclarations explicites et donc il démolit peu à peu la Doctrine ( la tactique de faire bouillir lentement les grenouilles ) .

Pendant ce temps, il parle à travers Scalfari au monde laïque, faisant connaître ses vraies idées, si totalement modernes, afin de construire sa « révolution » et d'avoir de la popularité auprès des non-Catholiques et des médias.

Ce n'est pas par hasard que l'article « The Times » a publié vendredi en première page, que les paroles de Bergoglio étaient substantiellement authentiques et « The Times » louait le Pape, car avec cette « suggestion » sur l'inexistence de l'enfer, il chercherait à « réconcilier les vérités éternelles avec les coutumes et la mentalité des temps modernes ».

Déjà annoncé par le Cardinal Martini

En fait, cette idée sur l'enfer a été une partie bien connue de la théologie Progressiste. Le Cardinal Martini — qui est considéré comme l'un des grands précurseurs de ce Pontificat — écrivit dans ses derniers mois quelque chose de ce genre dans son livre / testament :

« Je nourris l'espoir que tôt ou tard tout le monde sera racheté. Je suis un grand optimiste ... Mon espoir est que Dieu accueille tout le monde, qu'Il est miséricordieux et qu’Il devienne toujours plus fort. D'un autre côté, naturellement, je ne peux pas imaginer comment des gens comme Hitler ou un assassin qui a abusé d'enfants puissent être proches de Dieu. Il me semble plus facile de penser que ce genre de personnes sont simplement anéanties ... »

Avec ces idées, la théologie Progressiste veut être plus miséricordieuse que Dieu et que Jésus lui-même, qui dans l'Évangile décrit avec des paroles terribles les châtiments de l'Enfer. C'est le sens de la miséricorde Bergoglienne : améliorer la miséricorde de Jésus.

Sur l’enfer, il avait permis à Scalfari de l’examiner auparavant. Trois fois dans « La Repubblica » au cours des dernières années, Scalfari a déjà attribué cette déclaration à Bergoglio, sans donner une citation directe. Le Vatican ne l'a jamais nié. Cela n'a pas provoqué de réaction de la part de l'Église confuse et anéantie. Et donc, cette fois, quelqu'un pensait que le moment était venu de mettre ces concepts Bergogliens entre guillemets. Quand l'interview a été publiée jeudi matin, il n'y avait aucun démenti du Vatican. Jusqu'à 15h00, après plusieurs heures de retard, une déclaration a été publiée. Pourquoi ? Qu'est-il arrivé ?

La révolte

Il semble que cette fois — face à une citation directe de Bergoglio affirmant deux hérésies explicites, contredisant deux Dogmes fondamentaux de l'Église — un Cardinal important ( non Italien ) a été indigné, il a appelé plusieurs de ses collègues et ensuite, en leur nom, ils ont directement cherché à savoir du Pape exactement ce que cette interview pourrait signifier — parce que professer une hérésie explicite est l'une des quatre raisons pour lesquelles le Ministère Pétrinien peut être perdu.

Bergoglio a ensuite consulté le Sostituto [ du Secrétariat d'Etat ] Mgr Becciu et a décidé de se couvrir rapidement par son porte-parole tandis que Scalfari, qui était dans le jeu à ce moment même, a été prévenu.

Cela explique pourquoi « La Repubblica » n'a fait aucune mention du « déni » et n'y a pas répondu. Mais où tout cela va-t-il finir ?

Antonio Socci