vendredi 20 avril 2018

La CDF dit « NON » au plan Allemand
pour l’intercommunion avec les Protestants.
Mais le Pape François veut le « NON » gardé secret ? Pourquoi ?



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 19 avril 2018


Contrecarré cette fois. Mais les Modernistes soutenus par les contribuables Allemands ne démissionnent jamais !

Comme le rapporte Edwin Pentin : « La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avec l'approbation du Pape François, a écrit une lettre aux Évêques Allemands rejetant leur proposition de permettre à certains époux Protestants de recevoir la Sainte Communion, mais le Pape ne souhaite pas que la lettre soit rendue publique ».

Le « NON » de la CDF à ce qui constituerait un suicide de l'Église en Allemagne — déjà en cours de toute façon — est venu en réponse à un plaidoyer des Évêques de Bavière, dernier fief de ce qui reste de l'orthodoxie Catholique en Allemagne, comme je l'ai noté dans ma chronique précédente sur ce sujet.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Pentin note que :

« La réponse négative de la CDF intervient après que sept Évêques Allemands, dirigés par le Cardinal Rainer Woelki de Cologne, aient écrit à la CDF le mois dernier pour dire qu'ils croyaient que la proposition contredisait la Doctrine Catholique, minait l'unité de l'Église et dépassait la compétence de la Conférence des Évêques ».

Et c'est ainsi. Si bien que la réponse de la CDF devait être négative.

Si seulement c'était aussi simple, cependant. Nous ne pouvons pas oublier que nous sommes au milieu d'un Pontificat comme aucun autre dans l'histoire de l'Église, impliquant un Pape qui, comme même Philip Lawler a été forcé de conclure : « Est engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne » et est « un berger perdu » qui « égare son troupeau ». En effet, François a déjà réussi son plan d'introduire la Sainte Communion sacrilège pour les divorcés et « remariés » au moins dans certains endroits tandis que d'autres endroits maintiennent la Tradition contre son assaut.

Il ne devrait donc pas être surprenant, comme le rapporte Pentin, que :

« Deux sources de haut rang ont également confirmé que le Pape voulait que la lettre reste secrète pour des raisons inconnues ».

Une affirmation « secrète » de la pratique orthodoxe laisse place à un mouvement continu tout aussi secret pour la saper, comme cela a été fait avec la Sainte Communion pour les divorcés et les « remariés » — une autre initiative de la Conférence Épiscopale Allemande corrompue, dirigée par les Cardinaux Marx ( le Président de la Conférence ) et Kasper ( tous deux ci-dessus ).

Mais à ce stade de ce qui ne peut être appelé que la Débâcle Bergoglienne, François ne trompe personne qui est familier avec son mode opératoire. Ainsi Pentin, écrivant pour le National Catholic Register de EWTN, demande : « Mais la question prédominante demeure : pourquoi le Pape souhaite-t-il que la lettre de refus reste secrète ? » Répondant à sa propre question, Pentin déclare ce qui devrait déjà être évident aux observateurs astucieux de ce Pontificat. :

« Une raison probable, selon certains observateurs, est que le rejet ne correspond pas au récit et à la direction de ce Pontificat. Le Pape, se souviennent-ils, a montré sa sympathie pour la proposition des Évêques Allemands en 2015 lorsqu'il a semblé permettre à un conjoint Luthérien de recevoir la Sainte Communion conformément à sa conscience ».

Donc, ce n'est pas encore fini. Dans le domaine politique, on nous dit que « la vigilance perpétuelle est le prix de la liberté ». Incroyablement, au milieu de la situation sans précédent qui est maintenant établie dans l'Église, la vigilance perpétuelle à l'égard du Pape François est le prix de l'orthodoxie.

MISE À JOUR :

Aussitôt que cette chronique eut été envoyée à la presse, les nouvelles ont émergé, comme l'a rapporté One Peter Five, que, sans surprise, le complot d'intercommunion Allemand est toujours en mouvement avec l'aide du Pape :

« La Conférence des Évêques Allemands nie maintenant dans un communiqué de presse l'affirmation que le Vatican ait rejeté son dépliant pastoral. Elle déclare : « Les rapports selon lesquels le dépliant pastoral a été rejeté au Vatican par le Saint-Père ou certains dicastères sont faux ». La Conférence Épiscopale Allemande insiste également sur le fait que le dépliant pastoral finalisé concernant l'intercommunion ne sera discutée qu'à la prochaine réunion de la Conférence permanente des Évêques le 23 avril et qu'il n'a pas encore été envoyé à Rome. En outre, le Cardinal Reinhard Marx, chef des Évêques Allemands, a été invité par le Pape François à le rencontrer à Rome afin de discuter de la question en personne ».

Plus d'informations à ce sujet plus tard lorsque les développements le justifieront.