dimanche 22 avril 2018

Le cyanure dans la tasse de thé



Un commentaire du Nul sans Lui

Boiriez-vous une tasse de thé qui contiendrait quelques grains minuscules de cyanure ? Bien non, n’est-ce pas ? Même si la couleur, l’odeur du thé est tout à fait conforme à ce qu’est un bon thé, votre prudence vous empêcherait de le boire…

Mais sommes-nous assez prudents avec les tasses de thé que nous sert la hiérarchie de l’Église présentement ? La stratégie du Vatican commence à être assez claire selon moi : 98 % des textes verbeux sont à l’eau de rose Harlequin ( très souvent centrés sur l’homme et non sur Dieu ). Des beaux textes en effet… avec toujours quelques grains de cyanure… À peine 1% du contenu est constitué de cyanure mais c'est assez pour nous empoisonner…

Des exemples ?

  • La dernière Exhortation Apostolique, Gaudete et Exsultate, nous invite à mettre sur un pied d’égalité les avortements avec les secours à rendre aux pauvres et aux migrants. Bizarre… C’est en contradiction flagrante avec ce que Benoît XVI nous déclarait : les avortements sont un principe « non négociable ».

    Comme ces valeurs sont sur un même pied d’égalité désormais, je pourrai donc secourir mon voisin qui est pauvre et laisser aller mon autre voisine se faire avorter. Selon François, il n’y a plus de priorité… On peut choisir à la carte des valeurs égales maintenant pour devenir saint !

  • La petite note 351 d'Amoris Laetitia : « Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles ». Que cette note a fait couler de l'encre ! Et pourquoi pensez-vous ? Parce qu'elle est super ambiguë... Elle se prête à TOUTES les interprétations possibles. Depuis quand une Exhortation Apostolique peut se permettre d'être ambiguë ? Réponse : depuis François.

    Et voici un autre grain de cyanure dans Amoris Laetitia : « Personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile ! ». Comment interprétez-vous cela ? Qu'il n'y a pas d'enfer « pour toujours » pour « personne » ?

  • Un dernier point : la notion de l'oecuménisme depuis Vatican II qui nous affirme que toutes les religions ont quelque chose de bon. Ce principe post-concilaire a justifié la présence de Jean-Paul II à la rencontre interreligieuse d'Assise tout comme François qui est allé voir la femme Archevêque Luthérienne à Lund.

    Comme disait un Pape pré-concilaire, s'il y a du bon dans les autres confessions religieuses, c'est parce qu'elles ont amené ces vérités avec elles quand elles ont quitté l'Église Catholique et elles les ont teintées de leurs erreurs. Il faut donc qu'elles reviennent au bercail de l'Église Catholique en assumant tous ses articles de Foi. En somme que les autres confessions religieuses en entrant au bercail de l'Église Catholique ( la vraie... pas celle de François ) épurent leur tasse de thé du cyanure qu'elles possèdent.

J’en veux en titi aux commentateurs religieux

Prenons un exemple concret pour expliciter ma position.

La plupart des commentateurs religieux ont été relativement favorables à la dernière Exhortation Apostolique, Gaudete et Exsultate. Il y a même des experts en Droit Canon qui ont affirmé que François avait le don de se mettre sur le plancher des fidèles pour leur suggérer des moyens concrets, aussi minimes soient-il, pour accéder à la sainteté. C'est vrai d'ailleurs. Mais, après avoir dit ça, on consacre quelques lignes critiques concernant l'égalisation des valeurs des avortements avec les pauvres et les migrants.

Ces commentateurs religieux ont été inculqués des valeurs du Concile Vatican II et de ses suites. Ils sont des Progressistes qui se sont habitués à vivre avec des vérités mélangées en quantité infinitésimale à toutes fois avec des erreurs. Ils se sont habitués à boire des tasses de thé avec du cyanure. Et leurs articles se prêtent en long et en large à l'analyse des Exhortations Apostoliques qui sont teintées de cyanure. Ils donnent le goût aux fidèles de les lire. ERREUR !

S'ils étaient moins habités du sentiment de conserver leur lectorat, ils devraient s'attaquer immédiatement au cyanure qui est logé dans ces documents. Ils devraient déconseiller leurs fidèles de les lire de crainte qu'ils ne boivent ce cyanure.

Certains lecteurs me trouveront intransigeant, voire rigide. Il est vrai quand dans nos vies respectives, nous cohabitons toujours avec des vérités mélangées d'erreurs. D'où l'importance de prier pour pouvoir bien discerner... Mais en va-t-il de même pour les documents publiés par l'Église Universelle Catholique ?

Je suis prêt à recevoir la critique que des Papes, même pré-conciliaires, ont déjà publié des documents avec une erreur. Mais était-ce aussi répétitif que maintenant ? Et à cette époque, les Cardinaux montaient rapidement au créneau pour signaler l'erreur. Avez-vous remarqué que le mot « erreur » est au singulier alors que, sous François, il faut le mettre au pluriel. Voilà la différence.

Terminons par un exemple : est-ce que ces commentateues religieux, s'ils avaient des adolescents à la maison avec eux, leur laisseraient voir une série télévisée super poignante, remplie de suspense mais qu'à toutes les émissions, on voit ou bien deux hommes ou deux femmes s'embrasser pendant à peine 20 secondes sur les 30 minutes que dure l'émission ?

En bons pères de familles, certainement ils diraient à leur adolescent de ne plus regarder cette série télévisée. Pourquoi n'agissent-ils pas de la sorte avec leurs lecteurs ? En bons pères de famille...