vendredi 6 avril 2018

Les Évêques de Bavière se lèvent
devant le pouvoir destructeur de la « Miséricorde »
alors que le Cardinal Burke, faisant allusion à Fatima,
appelle à l'opposition de toute la hiérarchie.



Cardinal Reinhard Marx
Le visage de la dissolution écclésiale

par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 6 avril 2018


Le Pape François est censé être le Pape qui se rend aux « périphéries » de l'Église en obéissant à l'inspiration de « l'Esprit », mais durant les cinq premières années de son pontificat, son programme a été précisément celui d'une hiérarchie Allemande corrompue soutenue par des contributions fiscales obligatoires sans lesquelles les Catholiques Allemands sont privés des Sacrements — de la simonie dans sa pire espèce. La pièce maîtresse de ce programme est la Sainte Communion pour les adultères publics dans des « seconds mariages » selon la « théologie » des Cardinaux Kasper et Marx, et maintenant la Sainte Communion pour les Protestants qui sont mariés à des Catholiques. Juste derrière cette abomination, qui est déjà mise en œuvre dans de nombreux endroits, les hiérarques Allemands corrompus promeuvent maintenant la Sainte Communion pour les Protestants, y compris vraisemblablement ceux des « seconds mariages » avec les Catholiques divorcés civilement.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Mais les Évêques Allemands de Bavière, où l'esprit Catholique est encore palpable comme je l'ai appris lors de ma visite là-bas ( malgré la présence du Cardinal Marx ), en ont assez de cette tentative diabolique pour transformer l'Église Catholique en une secte Protestante. En réponse à un vote de la Conférence des Évêques Allemands afin de permettre l'intercommunion avec les Protestants dans « certains cas », sept Évêques, cinq de Bavière, ont adressé une lettre à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ( CDF ) pour protester contre le caractère invalide et illicite du geste, notant que les Conférences Épiscopales n'ont aucune autorité pour s'écarter de la Doctrine Catholique et demandant une réponse définitive de la part de la CDF, qui serait en préparation. Les sept prélats sont : le Cardinal Rainer Woelki ( Köln ), l'Archevêque Ludwig Schick ( Bamberg ), l'Évêque Konrad Zdarsa ( Augsbourg ), l'Évêque Gregor Maria Hanke ( Eichstätt ), l'Évêque Wolfgang Ipolt ( Görlitz ), l'Évêque Rudolf Voderholzer ( Ratisbonne ) et l'Évêque Stefan Oster ( Passau ).

C'est bien entendu François qui a ouvert la porte à ce désastre au moyen d'une seule et unique nouveauté ambiguë qu'il a introduite seul dans l'Église par l'intermédiaire d'Amoris Laetitia : le « discernement » qui n'est qu'un manteau pour l'invention de fausses exceptions » à l'application de normes morales auxquelles aucune exception n'est possible. Comme le dit le subversif archi-moderniste Cardinal Marx : « Nous parlons de décisions dans des cas individuels qui exigent un discernement spirituel prudent ». En d'autres termes, certaines personnes ne sont pas liées par des normes morales qui lient les autres. Nous devons « discerner » qui est exempté de la loi morale. Cela signifie rien de moins que la fin de toute moralité et son remplacement par un ensemble de lignes directrices suggérées pour la conduite humaine. Les Dix Commandements deviennent les Dix Idéaux.

Maintenant même le Cardinal Burke admet que la situation que ce Pape a provoquée est vraiment de proportions apocalyptiques. S'exprimant à la lumière du Message de Fatima et faisant allusion à l'opposition formelle longuement attendue des Cardinaux à la débâcle de Bergoglienne, il a déclaré ce qui suit lors d'une interview récente :

Question : « Ce que vous dépeignez est vraiment une situation apocalyptique ...

Réponse du Cardinal Burke : « Toute cette situation me semble refléter de façon toujours plus précise le Message de Notre-Dame de Fatima qui a mis en garde contre le mal — un mal même plus grave que les graves maux subis par la propagation du Communisme athée — qui est l'apostasie de la Foi au sein du Église. Le paragraphe 675 du Catéchisme de l'Église Catholique nous enseigne qu'« avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants » et que « la persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le « mystère d’iniquité » sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité ».

« Dans une telle situation, les Évêques et les Cardinaux ont le devoir de proclamer la vraie Doctrine de l'Église. En même temps, ils doivent amener les fidèles à réparer les offenses données au Christ et les blessures infligées à son Corps Mystique, l'Église, quand sa Foi et sa discipline ne sont pas correctement sauvegardées et promues par ses pasteurs. Le grand canoniste du 13ème siècle, Enrico da Susa ( ou d'Ostia ), abordant la question difficile de savoir comment corriger un Pontife Romain qui agirait d'une manière contraire à sa charge, affirme que le Collège des Cardinaux constitue un contrôle de facto contre l'erreur papale ».

À chaque jour qui passe, le sentiment se développe d'une catastrophe imminente qui corrigera les choses par l'exercice de la Sainte Colère de Dieu. Compte tenu de la perversité de tant d'hommes d'Église en cette époque malheureuse et absolument inégalée de l'histoire de l'Église que certains osent encore appeler un « renouveau », quel autre remède est possible ?

Notre-Dame de Fatima, priez pour nous.