jeudi 19 avril 2018

Le Pape François : un Luthérien Pélagien


« Alors le pauvre enfant, ordonné par Bergoglio de venir lui chuchoter à l'oreille, fut pratiquement traîné jusqu'à la chaise du Pape où, maintenant en train de pleurer, il fut amené à embrasser le Pape comme un Père Noël dans un grand magasin ».


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 18 avril 2018


Note de l'éditeur : Un autre numéro de The Remnant vous apporte encore un autre diagnostic de ce que le Pape Bergoglio a fait cette semaine pour miner la Foi. Pour les lecteurs qui peuvent se demander pourquoi nous devrions continuer cet exercice, nous leur répondons : nous n'avons pas le choix en la matière. L'occupant actuel de la Chaire de Pierre prépare un assaut déterminé contre tous les aspects de l'enseignement et de la pratique Catholiques qu'il trouve désagréables, y compris l'enseignement de ses prédécesseurs immédiats sur des questions morales fondamentales. Bref, nous avons un Pape qui attaque littéralement l'Église.

Ce serait un manquement au devoir de ne pas exprimer notre opposition continue au programme radicalement Moderniste d’un « Pape dictateur » que les Catholiques du monde entier reconnaissent maintenant comme « engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne », un véritable « berger perdu qui égare son troupeau». D’ignorer le Pape Bergoglio quand on est en mesure d'offrir une forme d'opposition efficace, même si ce n'est qu'un avertissement salutaire de ses erreurs, c'est ignorer le bien commun de l'Église en faveur de sa tranquillité personnelle. C'est ce que nous ne pouvons pas faire.

Même d'un point de vue purement journalistique, ignorer l'histoire de la montée du Bergoglianisme serait encore plus absurde que d'ignorer l'histoire de la Deuxième Guerre Mondiale alors qu'elle était en cours. Et les conséquences spirituelles de ce que Sœur Lucie de Fatima appelait « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan », maintenant clairement en cours, sont infiniment plus lourdes que les conséquences d'une guerre purement terrestre.

Et donc notre couverture de cette catastrophe continue doit se poursuivre. Jusqu'à ce que ce soit fini.

Michael J. Matt
Éditeur en chef
The Remnant

Le Pape Bergoglio a passé ces cinq dernières années à condamner le néo-Pélagianisme, qu'il décrit faussement dans Evangelii Gaudium ( EG ) comme « observant des normes déterminées ou parce qu’ils sont inébranlablement fidèles à un certain style catholique justement propre au passé » ou dans Gaudete et Exsultate comme « l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la Doctrine et du prestige de l’Église ». En d'autres termes, selon l'esprit Moderniste de Bergoglio, un fort attachement à la Doctrine et à la liturgie Catholiques — un attachement fort au Catholicisme en tant que tel — constitue du Pélagianisme.

Comme beaucoup de ce que Bergoglio dit en matière théologique, c'est le contraire de la vérité. Le Pélagien, contrairement aux Catholiques Orthodoxes, nie l'existence du péché originel et soutient que l'effort humain seul ( aidé par la Grâce Divine inhérente à la nature créée ) est capable d'atteindre la béatitude finale.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

La « quintessence du Pélagianisme », observe l'Encyclopédie Catholique, peut être résumée dans ces propositions :

  1. Même si Adam n'avait pas péché, il serait mort.

  2. Le péché d’Adam n’a seulement blessé que lui-même, pas la race humaine .

  3. Les enfants qui viennent de naître sont dans le même état qu'Adam avant sa chute.

  4. L'ensemble de la Race humaine ne meurt pas à cause du péché d'Adam ou de sa mort, ni ne ressuscite à nouveau à travers la Résurrection du Christ .

  5. La ( Loi Mosaïque ) est un aussi bon guide pour le paradis que l'Évangile.

  6. Avant même l'avènement du Christ, il y avait des hommes qui étaient sans péché .

Tout d'abord, dans Gaudium et Exsultate, nous lisons les propositions remarquables suivantes, pour lesquelles la seule autorité citée dans 2.000 ans d'histoire de l'Église est les propres opinions de Bergoglio :

« Ceux qui cèdent à cette mentalité Pélagienne ou semi-Pélagienne, même s'ils parlent chaleureusement de la Grâce de Dieu, « font confiance uniquement à leurs propres forces et se sentent supérieurs aux autres parce qu’ils observent des normes déterminées ou parce qu’ils sont inébranlablement fidèles à un certain style Catholique justement [ propre au passé ] ». [ citation de EG ]. Quand certains d'entre eux disent aux faibles que toutes choses peuvent être accomplies avec la Grâce de Dieu, au fond ils tendent à donner l'idée que tout est possible par la volonté humaine, comme s'il s'agissait de quelque chose de pur, de parfait, de tout puissant auquel la Grâce est alors ajoutée. Ils ne réalisent pas que « tout le monde ne peut pas tout faire », et que, dans cette vie, les faiblesses humaines ne sont pas guéries complètement et une fois pour toutes par la Grâce » ....

« La Grâce, précisément parce qu'elle s'appuie sur la nature, ne nous rend pas tout à coup surhommes ... À moins de pouvoir reconnaître notre situation concrète et limitée, nous ne pourrons pas voir les mesures réelles et possibles que le Seigneur exige de nous à chaque instant, une fois que nous sommes attirés et renforcés par son don. La Grâce agit dans l'histoire ; ordinairement elle s'empare de nous et nous transforme progressivement ».

En dehors de sa caricature habituelle de l'enseignement Catholique — ici réduit à un homme de paille que la Grâce ne nous fait pas instantanément passer d’hommes à des surhommes — les passages cités sont ancrés dans la pensée Pélagienne sur le rôle de la Grâce dans la vie morale. Pour expliquer cela, je dois d'abord « déballer » le traitement que fait Bergoglio sur la faiblesse morale, ce qui semblerait contrer le Pélagianisme mais finalement le favorise.

Tout d'abord, par la notion de « faible » [ ndt : ou « fragile » ], Bergoglio signifie ceux qui commettent habituellement des péchés de la chair pour lesquels tout son Pontificat a été un exercice d'accommodement, particulièrement dans le cas des divorcés et « remariés » et d'autres vivant dans ce qu'il appelle une « situation irrégulière ». En fait, le titre même du fameux chapitre 8 de Amoris Laetitia est « Accompagner, Discerner et Intégrer la fragilité » Pour citer Bergoglio dans son livre-interview Politique et Société ( pp. 249-250 ) :

« Les péchés les plus légers sont les péchés de la chair. Les péchés de la chair ne sont pas forcément les plus graves. Parce que la chair est faible. Les péchés les plus dangereux sont ceux de l’esprit. J’ai parlé de l’angélisme : l’orgueil, la vanité sont des péchés d’angélisme. J’ai compris votre question. L’Église est l’Église. Les prêtres ont eu la tentation – pas tous, mais beaucoup – de se focaliser sur les péchés de la sexualité. C’est ce dont je vous ai déjà parlé : ce que j’appelle la morale sous la ceinture. Les péchés les plus graves sont ailleurs ].

Ainsi donc ici, en déformant un autre concept théologique pour accommoder ses besoins rhétoriques, Bergoglio assimile l’angélisme qui nie ou minimise la concupiscence comme si les hommes étaient des anges, avec fierté et vanité ( confondant apparemment l'orgueil du Diable et de ses anges avec l'angélisme comme une erreur théologique ). Il écarte ainsi du véritable sens de l'angélisme le rôle de la concupiscence, et donc du Péché Originel, dans la convoitise et les péchés de la chair, qu'il juge « les péchés les plus légers ». La Bienheureuse Jacinthe de Fatima, directement informée par la Mère de Dieu, nous supplie de ne pas être d’accord avec les propos de Bergoglio de Buenos Aires : « Plus d'âmes vont en Enfer à cause des péchés de la chair que pour toute autre raison ... Certaines modes apparaîtront qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur. Malheur aux femmes qui manquent de modestie ».

Avec ces deux points en vue, nous pouvons voir comment l'indulgence envers la « faiblesse » dans la théologie Bergoglienne favorise réellement une vision Pélagienne de la moralité. Car si « le faible », même avec l'aide de la Grâce de Dieu, ne peut pas s'attendre à s'abstenir de l'adultère et de la fornication , alors que « les forts », aidés aussi par la Grâce, sont capables d'éviter ces péchés — comme le font tant de fidèles et même de nombreux non-Catholiques —ce que Bergoglio dit alors vraiment, c'est que ce n'est pas la Grâce mais la force particulière de la volonté humaine individuelle qui est le facteur décisif pour éviter les péchés de la chair. C'est au moins une vision semi-Pélagienne de la nature humaine, minimisant le rôle de la Grâce et exagérant le rôle de la volonté non assistée tout en écartant le Péché Originel du portrait avec l'action de la Grâce Divine pour surmonter la concupiscence post-Baptismale.

Apportant la disgrâce absolue à l’Office Pétrinien, Bergoglio tient les Catholiques « faibles », qui ont accès à la Grâce des Sacrements, à un niveau de moralité sexuelle inférieur à celui des Protestants Évangéliques qui veulent suivre l'Évangile tel qu'ils le comprennent et qui implorent la Grâce de Dieu du mieux qu'ils peuvent sans l'aide de l'Église, sachant qu'ils tomberont sans elle. Pour Bergoglio, de façon assez absurde, à qui on donne beaucoup, moins est attendu en termes de moralité sexuelle.

Deuxièmement, d'une manière clairement Pélagienne, Bergoglio nie apparemment le rôle du Baptême dans la translation de la nature humaine déchue, affaiblie par le Péché Originel, vers l'état de Grâce sanctifiante par lequel Baptême nous sommes devenus enfants de Dieu. Il croit évidemment que tous les hommes sont déjà des « enfants de Dieu », peu importe ce qu'ils croient ou ce qu'ils font, et que le Baptême ne fait que renforcer la parenté Divine préexistante d'une manière vague. C'est exactement ce qu'il vient de dire à un groupe d'enfants impressionnables dans une paroisse Romaine au cours d'un de ces événements où il utilise des questions préfabriquées pour des enfants pour propager la théologie Bergoglienne, et demande ensuite aux enfants de consentir à ses erreurs lors d'un rallye d’encouragement :

Carlotta : Bonjour Pape François ! Quand nous recevons le Baptême, nous devenons des enfants de Dieu. Et les gens qui ne sont pas baptisés ne sont-ils pas des enfants de Dieu ?

Pape François : Reste là. Quel est ton nom ?

Carlotta : Carlotta.

Le Pape François : Carlotta. Dis-moi Carlotta, à moi de te demander : qu'en penses-tu ? Les gens qui ne sont pas baptisés sont-ils des fils de Dieu ou des filles de Dieu ? Que te dit ton coeur ?

Carolotta : Oui.

Pape François : Oui. Ici, maintenant elle explique. Elle a bien répondu, elle a un flair Chrétien, celle-là ! Nous sommes tous des enfants de Dieu. Tout le monde, tout le monde. Même les non Baptisés ? Oui. Même ceux qui croient aux autres religions, au loin, qui ont des idoles ? Oui, ils sont des enfants de Dieu.Les mafiosi sont-ils aussi les enfants de Dieu ? ... Vous n'êtes pas sûr ... Oui, même les mafieux sont des enfants de Dieu. Ils préfèrent se comporter comme des enfants du diable, mais ils sont des enfants de Dieu. Tous, tous sont des enfants de Dieu, tout le monde.

Mais quelle est la différence [ avec le Baptême ] ? Dieu a créé tout le monde, a aimé tout le monde et a mis une conscience dans le cœur pour reconnaître le bien et le distinguer du mal. Tous les hommes ont ceci. Ils savent, ils perçoivent ce qui est bon et ce qui est sain ; même les gens qui ne connaissent pas Jésus, qui ne connaissent pas le Christianisme, ont tous cela dans l'âme parce que cela a été semé par Dieu. Mais quand vous avez été baptisés, le Saint-Esprit est entré dans cette conscience et a renforcé votre appartenance à Dieu et, en ce sens, vous êtes devenus plus une fille de Dieu, parce que tu es fille de Dieu comme tout le monde, mais aussi avec la puissance du Saint-Esprit qui est entré à l'intérieur.

Pape François : Avez-vous compris, Carlotta ? Je demande, tout le monde répond : Est-ce que tous les hommes sont des enfants de Dieu ?

Enfants : Oui !

Pape François : Les bonnes personnes, sont-elles des fils/filles de Dieu ?

Enfants : Oui !

Pape François : Les mauvaises personnes sont-elles des fils/filles de Dieu ?

Enfants : Oui !

Pape François : Oui. Est-ce que les gens qui ne connaissent pas Jésus et qui ont d'autres religions éloignées, qui ont des idoles, sont-ils des fils/filles de Dieu ?

Enfants : Oui !

Ayons pitié de ces enfants qui ont été cajolés en exprimant leur consentement à cette absurdité hérétique. Si tous les hommes, sans exception, sont des enfants de Dieu, alors personne n'est sous la domination de Satan à cause du Péché Originel, auquel cas la Rédemption serait inutile. Bergoglio ne peut pas non plus être défendu parce qu'il utilise de façon équivoque l'expression « enfants de Dieu » pour signifier « créé par Dieu » et qu'il ne nie pas l'enseignement infaillible de l'Église que le Baptême confère le don de l'adoption divine. Au contraire, il déclare explicitement que tous les hommes sont déjà des enfants adoptés de Dieu et que le Baptême ne fait que rendre « un fils/fille de Dieu davantage un fils/fille de Dieu... mais aussi avec la puissance du Saint-Esprit » — quoi que ce soit que cela signifie.

La notion que le Baptême, d'une manière vague, fait davantage un enfant de Dieu « plus » que les autres « enfants de Dieu », signifiant toute l'humanité, est une invention théologique absurde propre au Bergoglianisme. De plus, Bergoglio a négligé d'instruire les enfants sur la Doctrine Catholique que le Baptême et l'état de la Grâce sanctifiante impliquent plus qu'un vague « pouvoir du Saint-Esprit » mais plutôt l’établissement de la demeure de la Sainte Trinité chez les Baptisés et la divinisation conséquente des Baptisés. ( à moins qu'ils ne tombent par la suite dans le péché moral ), ce qui est tout sauf un état universel parmi les hommes. Comme feu le grand Père John Hardon a expliqué :

« L'Église enseigne couramment la distinction entre la Présence de Dieu et sa Demeure. Sa Demeure, contrairement à Son Omniprésence, n'est pas naturelle mais surnaturelle. Sa Demeure n'est pas universelle mais particulière, très particulière. Sa Demeure n'est pas simplement la présence de Dieu dans le monde, mais c'est la manière particulière dont la Sainte Trinité habite dans les âmes de ceux qui sont dans la Grâce sanctifiante. Nous voyons immédiatement à quel point Sa Demeure est sélective par rapport à Son Omniprésence... »

Comment l'Église explique-t-elle cette demeure ? L'Église nous dit que Sa Demeure est unique ; il n'existe que dans les âmes des croyants qui sont dans l'amitié de Dieu. On nous dit que cette demeure nous vient par le Baptême ... Qu’en analyse finale, c’est ce qui rend une personne Sainte et pourquoi un enfant, récemment baptisé et ayant reçu au Baptême la Demeure Divine, est Saint ....

La Demeure Divine peut être décrite comme une intimité spéciale de Dieu avec l'âme, produisant une connaissance extraordinaire et un amour de Dieu. Seuls ceux qui possèdent la Demeure Divine sont capables de connaître Dieu comme Dieu veut être connu ; ils sont capables d'aimer Dieu comme Dieu veut être aimé.

Nulle part dans l'explication Bergoglienne des effets du Baptême, il n'y a d'indication que cela remet le Péché Originel, que ça infuse les vertus surnaturelles de la Foi, d'Espérance et de Charité, que ça rend l'âme propre à la Demeure de la Trinité et que ça constitue ainsi la porte du salut. Avec Pélage lui-même, Bergoglio semblerait nier que le Baptême fait la translation de l'âme de son état déchu vers l'état d'adoption Divine par laquelle, si l'on « persévère jusqu'à la fin ( Matt 24 :13 ) », on est sauvé. L'enseignement du Christ n'y est pas, semble-t-il, pour Bergoglio dont il est censé être le Vicaire : « Celui qui croit et qui est baptisé sera sauvé ; celui qui ne croit pas sera condamné ... Amen, je vous le dis, si un homme ne naît de nouveau d'eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ».

Il est raisonnable de se demander si Bergoglio croit même au Dogme du Péché Originel ou à l'enseignement infaillible de l'Église sur la nature et les effets du Baptême. Cela ne semble pas du tout — du moins pas dans le sens Catholique. Mais même s'il croit en ce que l'Église enseigne, il a complètement manqué à son devoir d'instruire ces enfants impressionnables sur le privilège divin conféré aux récipiendaires du Baptême et seulement sur eux en tant qu'enfants adoptifs de Dieu.

Troisièmement, ne laissant aucun doute sur sa position, Bergoglio employa un autre enfant à la même occasion pour faire valoir que le Baptême n'était pas nécessaire au salut des « bonnes personnes », même athées. Quand un garçon de six ou sept ans nommé Emanuele fut amené au micro pour poser sa question préfabriquée, il avait si peur qu'il ne pouvait pas parler, sur quoi François le poussa vulgairement à jouer son rôle : « Dai ! Dai ! Dai ! Dai ! »( Allez, allez, allez, allez ! ), Auquel le petit Emanuele a répondu :« Je ne peux pas le faire »( Non ce lo faccio ! ). Alors le pauvre enfant, ordonné par Bergoglio de venir lui chuchoter à l'oreille, fut pratiquement traîné jusqu'à la chaise papale où, maintenant en train de pleurer, il fut amené à embrasser le Pape comme un Père Noël dans grand magasin. Nous sommes censés croire que cet enfant de six ou sept ans se livra ensuite à la discussion avec Bergoglio, tout en lui murmurant à l'oreille. Bergoglio raconta tout de suite après :

« Peut-être que nous pourrions tous pleurer comme Emanuele quand nous avons une douleur comme il a dans son cœur. Il a pleuré pour son père et a eu le courage de le faire devant nous, parce que, dans son cœur, il y a de l'amour pour son père. [ Comme le montre la vidéo, il pleurait parce qu'il était mortifié et terrifié. ]

J'ai demandé à Emanuele la permission de dire la question en public et il a dit oui. C'est pourquoi je vais vous dire [ par exemple, Bergoglio a extrait « la permission » d'un enfant traumatisé pour révéler son secret embarrassant au monde entier ] : »

« Il y a peu de temps mon père est mort. Il était athée, mais il avait baptisé les quatre enfants. C'était un homme bon. Est-ce que papa est au paradis ? »

Comme il est gentil qu'un fils dise de son père : « Il était bon ». C’est un beau témoignage que l'homme a donné à ses enfants parce que ses enfants pourront dire : « C'était un homme bon ».

C'est un beau témoignage du fils qui a hérité de la force de son père et, aussi, a eu le courage de pleurer devant nous tous [ en fait, ils avaient réduit l'enfant aux larmes en le traumatisant ]. Si cet homme était capable de faire des enfants comme ça, c'est vrai, c'était un homme bon. C'était un homme bon.

Cet homme n'avait pas le don de la Foi, il n'était pas croyant, mais il avait fait baptiser ses enfants. Il avait un bon coeur. Et il [ Emanuele ] doute que son père, qui n'était pas croyant, soit au Ciel ».

Ensuite est venue la demande de Bergoglio pour que les enfants consentent à son erreur :

« Celui qui dit qui va au paradis est Dieu. Mais comment est le Cœur de Dieu devant un père comme ça ? Comment est-il ? Qu’est-ce que ça vous semble pour vous ? ... Le coeur de Papa ! Dieu a le coeur d'un père. Et devant un père non-croyant, qui a été capable de faire baptiser ses enfants et de faire cette grande chose [ bravura ] pour ses enfants, pensez-vous que Dieu serait capable de le laisser loin de Lui ?

Pape François : Pensez-vous cela ? ... [ sollicitant la réponse des enfants, mais n'obtenant qu'un faible « non » de certains ] [ Répondez ] Fort, avec courage !

Tout le monde : Non !

Pape François : Dieu abandonne-t-il ses enfants ?

Tout le monde : Non !

Pape François : Dieu abandonne-t-il ses enfants qui sont bons ?

Tout le monde : Non !

Pape François : Vois, Emanuele, voilà la réponse. Dieu était sûrement fier de ton père, parce qu'il est plus facile d'être croyant, de faire baptiser des enfants, que de les faire baptiser quand on est incroyant. C’est sûrement très agréable à Dieu. Parlez à votre père [ pointant vers le ciel ], priez pour votre père. Merci Emanuele pour ton courage.

Regardez la rencontre ci-dessous :


Durée : 4 min 47 sec

Bergoglio aurait dit une chose à Emanuele qu’il pouvait avoir de l'espoir pour son père, malgré son manque de Foi apparent, parce que Dieu lit chaque coeur et personne sauf Lui peut connaître la disposition finale d'une âme, qui est capable de se convertir même au moment de la mort en réponse à la Grâce de Dieu. Mais c'était une autre chose d'utiliser le garçon comme argument pour la promotion de la notion de salut universel de tous les « gens de bien » de Bergoglio même si, comme chez le père d'Emanuele, ils « n'avaient pas le don de la Foi » et étaient des « gens de bien » ( comme Bergoglio le suppose simplement, comme s'il pouvait lire l'âme d'un étranger pour un petit garçon qui a perdu son père ).

Aussi ostensiblement absent du conseil de Bergoglio au garçon était même une indication que le Purgatoire pourrait être impliqué dans le destin éternel du père du garçon ou en effet toute autre personne qui est passée de ce monde dans le prochain. Je ne peux pas penser à une seule référence unique au Dogme Catholique sur le Purgatoire dans les nombreuses déclarations de ce Pape sur la question du salut. Il semblerait que, pour François, même les athées qui sont « bons » entrent directement dans la béatitude — pour adorer un Dieu en qui ils n'ont jamais cru !

Tant pis pour l'enseignement contraire de l'Église, réaffirmé avec tant de force par le Pape Grégoire XVI dans Mirari Vos :

« Nous voulons dire l'indifférentisme, ou cette opinion funeste répandue partout par la fourbe des méchants : qu'on peut, par une profession de Foi quelconque, obtenir le salut éternel de l'âme, pourvu qu’on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité.

« Mais dans une question si claire et si évidente, il vous sera sans doute facile d'arracher du milieu des peuples confiés à vos soins une erreur si pernicieuse. L'Apôtre nous en avertit : « Il n'y a qu'un Dieu, qu'une foi, qu'un Baptême » ( Éphésiens., 4, 5 ) ; qu'ils tremblent donc ceux qui s'imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; et qu'ils réfléchissent sérieusement sur ce témoignage du Sauveur lui-même, « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu'ils ne sont pas avec le Christ » ( Luc, 11, 25 ) ; et qu'ils dissipent misérablement par là même qu'ils n'amassent point avec Lui, et que par conséquent, ils périront éternellement sans aucun doute, s’ils ne tiennent pas la Foi catholique et s'ils ne la conservent entière et sans altération ».

À cet égard, Bergoglio est une sorte d'hyper-Pélagien. Car même Pélage a affirmé que le Baptême confère l'adoption Divine et est donc nécessaire pour le salut et la rémission des péchés personnels bien qu’il ait nié le Péché Originel. En réfutant les erreurs des Pélagiens, Saint Augustin a noté qu'ils « ne nient pas que, dans ce bassin de régénération, ils [ les Baptisés ] sont adoptés de fils des hommes à des fils de Dieu », bien qu'ils n'aient aucune explication raisonnable de pourquoi la cérémonie de Baptême devrait conférer le privilège de l'adoption Divine s’il ne remettait pas le Péché Originel, produisait l'état de la Grâce sanctifiante, infusait les vertus surnaturelles et rendait possible l'habitation de la Trinité.

De plus, même pour les enfants, les Pélagiens ont admis que le Baptême était nécessaire pour entrer dans le « Royaume de Dieu » éternel à la mort, mais pas pour la « vie éternelle » en tant que telle ( c’est-à-dire sans les souffrances de l'Enfer ). Pour citer l'Encyclopédie Catholique : « Quant au Baptême des enfants, il [ Pélage ] a accordé qu'il devrait être administré dans la même forme que dans le cas des adultes, pas dans le but de purifier les enfants d'une véritable culpabilité originelle, mais dans le but de leur garantir l'entrée dans le « Royaume de Dieu ». Il pensait que les enfants non Baptisés seraient, après leur mort, exclus du « Royaume de Dieu », mais pas de la « vie éternelle ».

En effet, Pélage a essentiellement adapté pour son système ( tel qu'il était ) quelque chose comme la Doctrine Catholique sur les Limbes, que le Synode hérétique de Pistoia a plus tard condamné à tort comme une « fable Pélagienne » même si c'était l'enseignement commun des théologiens. Comme l'a noté le Père Brian Harrison, le Pape Pie VI, réprouvant les erreurs du Synode, « a rejeté cette vision Janséniste des Limbes comme étant une simple « fable Pélagienne » ( ce rejet ) comme étant « fausse, imprudente et préjudiciable aux Catholiques ». « Les Limbes, écrit Père Harrison,« était une Doctrine Catholique traditionnelle, pas une simple hypothèse. Non, ça n'a jamais été défini dogmatiquement. Mais la seule question est de savoir si la Doctrine était infaillible en vertu du Magistère universel et ordinaire, ou simplement « authentique ».

Bergoglio, cependant, ne se contente pas seulement des Limbes ( selon la pensée novatrice des cinquante dernières années ) mais aussi, en allant au-delà de Pélage, déclare que toutes les bonnes personnes vont au paradis avec ou sans Baptême ou tous les autres sacrements. Il flirte ainsi avec l'anathème du Concile de Trente :

CANON IV. — « Si quelqu'un dit que les sacrements de la Loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais superflus, et que, sans eux ou sans le désir de ceux- ci, les hommes obtiennent de Dieu la Grâce de la justification, étant admis que tous ne sont pas nécessaires à chacun : qu'il soit anathème ».

Pire, Bergoglio va au-delà de Pélage et de Luther en déclarant que même sans la Foi, les « gens de bien », y compris les athées, peuvent être sauvés simplement parce qu'ils sont « de bonnes personnes ». Ici, nous voyons que Bergoglio parvient à incorporer à la fois des éléments Pélagiens et Luthériens dans son propre mélange théologique.

Quant à Luther, dans un exercice de Magistère aéroporté, Bergoglio a déclaré tristement qu '« aujourd'hui les Luthériens, les Catholiques et les Protestants, nous sommes tous d'accord sur la Doctrine de la justification. Sur ce point, qui est très important, il [ Luther ] ne s'est pas trompé ». Ainsi, selon Bergoglio, Luther a eu raison de considérer qu'un Chrétien est justifié par la Foi seule. Mais, selon le même Bergoglio, le non-Chrétien, y compris l'athée, est justifié en étant une « bonne personne » avec « un bon coeur » même si, comme il l’a dit pour le père défunt d'Emanuele, « cet homme n'a pas eu le don de la Foi et qu’ il n'était pas un croyant». Ainsi nous avons chez Bergoglio l'incroyable spectacle de la pensée Pélagienne-Luthérienne, en fonction de l'auditoire auquel il s'adresse à un moment précis.

Puis, encore une fois —qui sait ? —la semaine prochaine, Bergoglio peut dire quelque chose de cohérent avec la Doctrine et le Dogme qu'il a niés lors de sa visite paroissiale. Mais, quelles que soient les intentions subjectives de Bergoglio, son enseignement désordonné et contradictoire montre précisément ce que Saint Vincent de Paul condamne à l’égard de Calvin et d'autres novateurs ( courtoisie d’Antonio Socci, ma traduction ) :

« Calvin, qui a nié vingt fois que Dieu est l'auteur du péché, a fait tout son possible pour démontrer cette maxime détestable. Tous les innovateurs agissent de la même manière : dans leurs livres, ils plantent des contradictions, de sorte que lorsqu'ils sont attaqués sur un point, ils ont une fuite prête, déclarant qu'ailleurs ils ont soutenu le contraire ».

En somme, d'après la théologie du Bergoglianisme : ( 1 ) les effets du péché originel sont sans importance ; ( 2 ) Le Baptême ne remet pas le Péché Originel et ne délivre pas une âme de la domination de Satan dans l'état d'adoption Divine, mais seulement améliore une adoption Divine universelle déjà existante pour quiconque se fait Baptiser ; ( 3 ) la Foi seule justifie le Chrétien, sans besoin de l'Église et de ses Sacrements, mais ( 4 ) être une « bonne personne » suffit pour le salut des non-Chrétiens et même des athées. Dans quel cas, quel besoin a quelqu'un, croyant ou non-croyant, du Pape Bergoglio ou de la religion qu'il présente comme un authentique Catholicisme ?

Comme je l'ai noté au début de cet article, nous ne pouvons nous empêcher de documenter le cours de cette Papauté désastreuse, différente de toute l'histoire de l'Église, y compris les Pontificats de Paul VI et de Jean II. Nous ne pouvons pas non plus ignorer la conclusion évidente après cinq ans de folie : la Chaire de Pierre est actuellement occupée par un promoteur d'une hérésie multiple qui ne respecte aucun enseignement de l'Église et qui le contredit par son mélange idiosyncratique de piété populiste et de semi-cuite Moderniste.

Dieu seul, ou peut-être un futur Pape ou Concile, pourrait un jour juger si Bergoglio est tombé de son Office pour cause d'hérésie ou si son élection était valide en premier lieu. En attendant, nous sommes laissés à nous-mêmes pour faire face aux effets ruineux de ce Pontificat tout en priant pour sa fin miséricordieuse, à défaut de la conversion d'un Pape devenu l'œil d'un ouragan néo- Moderniste qui s'abat sur le foyer de la Foi.