vendredi 25 mai 2018

Une avocate spécialisée charge à fond de train
Elle a les preuves...


Anatomie d'une tentative d’étouffement
Une lettre ouverte au Pape François

« C'est l'attitude Argentine : Supprimer et ignorer » — V.S. Naipaul



Article écrit par Elisabeth Yore
Le 25 mai 2018

Elizabeth Yore est une avocate internationale spécialisée en matière des droits de l'enfant, de la famille et un membre de l'Institut Heartland.Elle a enquêté sur plusieurs cas d'abus sexuels de l’Église.

Elle suit à la loupe la cause de l'environnement des Nations Unies car ils entendent propager dans leurs programmes l'avortement et la contraception. Ça l'horripile de voir l'Église copiner avec les Nations Unies sans ne rien dire sur ces aspects.

SOURCE : The Remnant



« Je faisais partie du problème »
a déclaré le Pape François aux victimes d'abus au Chili.

Votre Sainteté,

Non. Vous n'étiez pas une partie du problème, vous êtes le problème tout entier. Vous avez nommé et élevé un protecteur de prédateur. Pendant trois ans, vous l'avez fermement protégé malgré les preuves accablantes qu'il aurait dû être limogé en tant qu'Évêque et aussi de son ministère sacerdotal.

Vous avez réprimé et ignoré un tsunami de demandes, de plaidoyers et de preuves sur la complicité et l'implication de Mgr Juan Barros avec le prêtre prédateur, le Père Fernando Karadima. En 2011, Karadima a été démis de ses fonctions sacerdotales et banni à une vie de pénitence après une condamnation de la Congrégation pour la Défense de la Foi du Vatican.

Vous en avez fait une parodie de votre auto proclamation : « politique de tolérance zéro ».

Votre arrogance et votre cléricalisme vous ont aveuglé devant les plaidoyers évidents et soutenus des victimes de Karadima et de Barros.

Vous avez méprisé avec dédain toutes les protestations en provenance Chili en tant que le Pape dictateur intelligent que vous êtes. Vous avez cru que de menacer et de ridiculiser les victimes les feraient taire. Après tout, vos tactiques de gros bras Bergogliens ont si bien fonctionné pendant vos années à Buenos Aires en tant qu’Évêque et Cardinal. Comme vous l'avez dit à votre pote, le Rabbin Skorka, dans le livre « Sur le Ciel et la Terre » : « Dans mon diocèse ( au sujet des allégations d'abus sexuels du clergé ), il ne m'est jamais rien arrivé ».

Rien là, dit Bergoglio.

Pourtant, les médias Argentins étaient remplis de douzaines de cas d'abus sexuels du clergé pendant les années où Bergoglio était Évêque et Cardinal à Buenos Aires.

Donc, vous avez utilisé vos tactiques d’étouffement, en utilisant des dénégations usées et des injures concernant le scandale Barros.

Et vous vous en êtes presque sorti.

Sauf pour une photo ... ..

Vous avez sottement mal jugé ces victimes de Karadima / Barros. Les victimes d'abus sexuels d'ecclésiastiques sont parmi les victimes d'abus sexuels les plus écorchées et les plus traumatisées. Elles possèdent rarement la persévérance et la force pour défier la bureaucratie de l'Église, en particulier la hiérarchie du Vatican et le Pape lui-même.

Vous pensiez avec arrogance que si vous les critiquiez, les qualifiez de « calomniateurs » et rejetiez de façon hautaine leurs protestations, qu'elles disparaîtraient, comme la plupart des victimes d'abus sexuels du clergé. Cela a fonctionné dans le passé pour vous en tant que Cardinal de Buenos Aires. Mieux encore, maintenant, vous êtes le puissant Pape, le Vicaire du Christ.

Pourtant, vous avez mal jugé ces survivants de Karadima. Ces hommes sont abîmés, mais invaincus. Ils n'ont pas été intimidés par votre caractère notoire et votre mépris calomnieux. Ces hommes ont survécu au pire des abus imaginables et ils n'allaient pas être réduits au silence par vos menaces vides répétées et vos agressions verbales vicieuses.

Vous ne vous attendiez jamais à ce que les victimes de Karadima / Barros se montrent plus rusés que vous. Malgré les abus vicieux qu'ils ont subis, ces hommes sont intelligents, persistants et rusés. Ils possédaient le pouvoir ; c'est ce qu'on appelle la vérité.

Ils savaient qu'ils avaient besoin d'une preuve démontrable afin que vous, Pape François, soyez au courant des allégations spécifiques d'abus horribles par le Père Karadima alors que Mgr Barros regardait et ne faisait rien. Imaginez, la colère et le choc ressentis par ces victimes envers un prêtre qui a regardé leurs abus et n'a rien fait. Rien. Imaginez leur fureur quand ils ont appris que vous avez honoré et élevé Barros en tant qu'Évêque d'Osorno ?

Vous avez été coincé lorsque le monde a vu la photo de l'enveloppe détaillant les abus subis par le Père Karadima par Juan Carlos Cruz. Les preuves photographiques et la documentation remise au Cardinal Sean O'Malley par Marie Collins en avril 2015. Ils vous tenaient !

Vous étiez coincé lorsque le Cardinal O'Malley a dit aux victimes que la lettre de Juan Carlos Cruz avait été remise au Pape François.

Il faudra près de trois ans encore pour que cette photographie fasse surface afin que tout le monde puisse voir que vous avez reçu des preuves, la preuve sordide de l'inaptitude complète de Barros à jouer un rôle clérical.

Voici le calendrier de votre tentative d’étouffement. Il établit incontestablement que vous possédiez des connaissances sur la conduite répréhensible et l'inadéquation de Juan Barros. Vous avez mené une campagne médiatique personnelle et très publique pour détruire les critiques de l'Évêque Barros. Vous avez personnellement défendu Barros et écorché les victimes de Barros. Votre propre Congrégation pour la Défense de la Foi ( la CDF ) a enquêté sur cette affaire avec des tonnes de dossiers et de documents sur l'affaire Karadima et l'Évêque Barros. Vous avez refusé d'écouter quiconque possédait les faits et la vérité.

Voici le cas contre le Pape François pour avoir ignoré et non respecté ses propres directives de tolérance zéro :

31 janvier 2015 — Lettre de la Conférence des Évêques du Chili au Vatican pour protester contre la nomination de Mgr Barros — Ignoré et réprimé

Février 2015 — Un mois plus tard, plus de 1300 Catholiques à Osorno, 30 prêtres diocésains et plusieurs membres du Parlement Chilien ont envoyé une lettre au Pape François pour l'inviter à annuler la nomination de Mgr Barros prévue le 21 mars 2015 La lettre a été donnée au Pape François, mais la nomination n'a pas été annulée par François. Comme les Catholiques d'Osorno l'apprendront peu après, la politique interne de l'Église l'emporte sur la volonté du peuple des fidèles dans les bancs. Ignoré et supprimé.

3 février 2015 — Juan Carlos Cruz remet une lettre à l'ambassadeur du Vatican pour protester contre la nomination de Mgr Barros, détaillant la protection de Barros envers le Père Karadima. Ignoré et supprimé.

21 mars 2015 — Manifestation de masse à l'installation de Barros — Global Media a filmé la protestation massive des Catholiques Chiliens à propos de la nomination de Barros. Ignoré et supprimé.

31 mars 2015 — Le Vatican de François défend publiquement Mgr Barros en disant qu'il « a soigneusement examiné la candidature du prélat et n'a pas trouvé de raisons objectives pour empêcher la nomination ». Ignoré et supprimé.

Avril 2015 — Les membres de la Commission du Pape pour la Protection des Mineurs racontent qu'en avril 2015, ils ont envoyé une délégation à Rome spécialement pour remettre une lettre au Pape à propos de Barros. Marie Collins a donné la lettre au Cardinal O'Malley, on a pris une photo de cette remise et O'Malley a concédé qu'il a donné la lettre à François. Supprimé et ignoré.

Mai 2015 — Une vidéo refait surface de Chiliens sur la Place Saint-Pierre qui ont personnellement plaidé avec le Pape François pour annuler la nomination de Barros : dans la vidéo, le Pape François les appelle en colère « stupides ». Supprimé et ignoré.

Mai 2015 — La Cour Suprême du Chili émet une assignation au Vatican pour obtenir des informations concernant Mgr Barros. Supprimé et ignoré

Janvier 2018 — Voyage papal Chilien. Le Pape François défend à nouveau la nomination de Barros dans une conférence de presse d'avion.

Le Pape François dit que « le jour où ils m'apporteront des preuves contre Mgr Barros, alors je parlerai. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. Est-ce clair ? » Il a également dit : « Personne ne s'est présenté, ils n'ont fourni aucune preuve pour un jugement. Tout cela est un peu vague. C'est quelque chose qui ne peut pas être accepté ». « Dans le cas de Barros, le cas a été étudié, et il a été réexaminé. Et il n'y a aucune preuve ... Je n'ai aucune preuve pour condamner ». Supprimé et ignoré.

Janvier 2018 — Retour pontifical au Vatican en avion ... confronté à un journaliste de l'AP, le Pape a dit : « Vous, en toute bonne volonté, dites-moi qu'il y a des victimes, mais je n'en ai vu aucune car elles ne se sont pas manifestées » Supprimé et ignoré.

Cet auteur a enquêté sur de nombreux cas d'abus sexuels du clergé. J'ai été témoin de mensonges, de menaces et de tactiques brutales d’étouffements épiscopaux. Ce n'est pas nouveau ou particulièrement complexe. Les tactiques d'intimidation du Pape François démontrent un étouffement insidieux classique par un Évêque ... l'Évêque de Rome.

François a été forcé de céder et d'admettre la défaite à cause de la photo d'une enveloppe pleine d'allégations sordides et violentes d'un prédateur notoire qui a attaqué des mineurs. Le Pape François a reçu « la preuve et l’évidence » de son propre Cardinal, responsable de la Commission pour la Protection des Enfants. Le Pape François a reçu « la preuve et l’évidence» en avril 2015.

Lorsque la photo est apparue en février 2018, l’opération d’étouffement papal était levée.

François ne pouvait plus ignorer.

Il pensait pouvoir nier, supprimer et ignorer les supplications sinistres des victimes blessées comme il l'a fait tant de fois en Argentine.

François, et seulement François, est personnellement et responsable avec autorité de cette dissimulation méprisable.

Utilisant la puissance et le prestige du Saint-Office de la Papauté, François a nié à plusieurs reprises les allégations, dissimulé la preuve et quand il est maintenant pris dans son réseau de mensonges, que fait-il ?

François accuse et bouleverse les 34 Évêques Chiliens de la Conférence Épiscopale Chilienne dont un certain nombre avait initialement protesté contre la nomination de Juan Barros.

Le « Zéro Tolérance » est un slogan vide, à moins que le Pape François ne démissionne de honte et passe ses dernières années en pénitence pour son échec à protéger les enfants Chiliens et à répondre aux appels des fidèles Catholiques Chiliens, des victimes d'abus du clergé et d'innombrables prêtres Chiliens.

Qu’est-ce que les victimes et les Catholiques Chiliens auraient-ils pu faire de plus pour porter cette affaire à l'attention du Pape ? Ils ont utilisé tous les moyens humainement possibles pour arrêter cette nomination dangereuse. En réponse, François les a ridiculisés, s'est moqué d'eux et les a insultés à plusieurs reprises. Un Saint- Père. Voilà pour le Pape de la miséricorde.

Le Collège des Cardinaux devrait immédiatement convoquer et révoquer François, l'Évêque de Rome, pour sa négligence grossière et grave et sa complicité personnelle dans le mépris et les abus systématiques de sa propre politique de tolérance zéro causant un scandale de proportions épiques apporté à l'Église Catholique mondiale et dans l’Église Catholique Chilienne. Dans les nouvelles lignes directrices du Motu Proprio de François sur la Révocation des Évêques, la norme de révocation est : « Dans le cas d'abus des mineurs et des adultes vulnérables, il suffit que le manque de diligence soit grave ». § 3. Trois ans d'obstruction et de camouflage constitue la définition de grave.

On peut facilement affirmer sans crainte de se tromper que la chronologie de dissimulation de François démontre une évidence accablante d'une violation pernicieuse et gratuite du devoir ecclésiastique pour assurer la protection des enfants et l'intégrité morale de l'épiscopat. Pour une fois, les Princes de l'Église vont-ils protéger les petits enfants ? Ou vont-ils continuer à trembler dans leurs mitres face au Pape dictateur?

Prochain épisode : La dissimulation continue ...