mercredi 2 mai 2018

Encore le Cardinal Marx à la une

Le Cardinal Marx aime Karl Marx
Le Magistère condamne ses erreurs



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 2 mai 2018


Comme l'a rapporté Gloria TV, le Cardinal Reinhard Marx, Président de la Conférence Épiscopale Allemande corrompue, a déclaré au quotidien Allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung ( 29 avril ) qu'il était « impressionné » par le Manifeste Communiste de Karl Marx, du moins pour son grand langage » et que la critique de Marx sur le capitalisme « a contribué » « de manière décisive » à l'émergence de l'enseignement social Catholique ».

Absurdité. L'enseignement social Catholique est précisément un rejet du Communisme et du Socialisme ainsi que des abus du capitalisme débridé. Comme l'écrivait le Pape Pie XI à propos du Communisme dans son Encyclique sur la justice sociale, Quadragesimo Anno ( commémorant le 40e anniversaire de l'Encyclique historique du Pape Léon XIII sur la justice sociale, Rerum Novarum ) :

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Le Communisme enseigne et cherche deux objectifs : une lutte des classes implacable et la disparition complète de la propriété privée.... À la poursuite de ce but, il n'est rien qu'il n'ose, rien qu'il respecte ; là où il a pris le pouvoir, il se montre sauvage et inhumain à un degré qu'on a peine à croire et qui tient du prodige, comme en témoignent les épouvantables massacres et les mines qu'il a accumulés dans d'immenses pays de l'Europe orientale et de l'Asie ; à quel point il est l'adversaire et l'ennemi déclaré de la Sainte Église et de Dieu lui-même, l'expérience, hélas ! ne l'a que trop prouvé, et tous le savent abondamment.... »

Le Socialisme, la variante supposée modérée du Communisme, n'échappe pas non plus à la condamnation. Comme l'observait Pie XI, alors que le socialisme « non seulement repousse le recours à la force, mais sans rejeter complètement — d'ordinaire du moins — la lutte des classes et la disparition de la propriété privée, il y apporte certaines atténuations et certains tempéraments », il semblerait que « le socialisme, se tourne vers les doctrines de la vérité Chrétienne et, pour ainsi dire, se rapproche d'elles que la Tradition Chrétienne a toujours considérées comme sacrées », néanmoins toute notion de compromis de l'Église avec le Socialisme est :

« Vaine attente cependant ! Ceux qui veulent faire parmi les socialistes oeuvre d'Apôtres doivent professer les vérités du Christianisme dans leur plénitude et leur intégrité, ouvertement et sincèrement, sans aucune complaisance pour l'erreur. Qu'ils s'attachent avant tout, si vraiment ils veulent annoncer l'Évangile, à faire valoir aux socialistes que leurs réclamations dans ce qu'elles ont de juste trouvent un appui bien plus fort dans les principes de la Foi Chrétienne, et une force de réalisation bien plus efficace dans la charité Chrétienne. ».

« ... Notre sollicitude paternelle, répondre à leur attente, Nous décidons ce qui suit : qu'on le considère soit comme doctrine, soit comme fait historique, soit comme « action », le Socialisme, s'il demeure vraiment Socialisme, même après avoir concédé à la vérité et à la justice ce que Nous venons de dire, ne peut pas se concilier avec les principes de l'Église Catholique, car sa conception de la société est on ne peut plus contraire à la Vérité Chrétienne ».

Le Pape Pie XI a expliqué que l'Église ne peut jamais se réconcilier avec le Socialisme parce qu'il sanctionne à la fois l'utilisation illégitime de la force gouvernementale et les fausses notions modernes de liberté, détachées des contraintes de la Loi Divine et même de la Loi Naturelle :

« La société donc, telle que la rêve le socialisme, d'un côté ne peut exister, ni même se concevoir, sans un emploi de la contrainte manifestement excessif, et de l'autre jouit d'une licence non moins fausse, puisqu'en elle disparaît toute vraie autorité sociale : celle-ci en effet ne peut se fonder sur les intérêts temporels et matériels, mais ne peut venir que de Dieu, Créateur et fin dernière de toutes choses ».

En bref, le Socialisme est radicalement incompatible avec la Foi parce qu'il rejette la Royauté Sociale du Christ.

Mais, sans surprise, le Cardinal Marx la rejette aussi. En conséquence, il dirige la hiérarchie Allemande corrompue en s'opposant à la directive du gouvernement Bavarois que les bâtiments publics doivent afficher un Crucifix, le sujet de ma dernière chronique. Avec le sophisme Moderniste typique, il soutient qu’« ordonner à tous les bâtiments de l'État d’accrocher des Croix équivaut à « exproprier la Croix au nom de l'État » ».

Encore plus de bêtises. La Bavière n’« exproprie » pas la Croix mais lui exprime plutôt une révérence publique et ce qu'elle représente : le Christ Roi, la Loi de l'Évangile et les racines Chrétiennes de l'Europe.

Comme le note Gloria TV, « la populiste de l'AfD, Betarix von Storch [ vice-présidente du parti Alternative pour l'Allemagne ], s'inquiète davantage de ce qu'elle pense être du « Christianisme capitulateur » avec le « Cardinal Marx à la barre »... Il dépose la croix au Mont du Temple [ lors de sa visite là-bas afin de ne pas offenser les non-Chrétiens ], et il ne la veut pas non plus dans les bâtiments publics [ de sorte que ] « l'Islamisation ait son espace » pour se déployer ».

Le Cardinal Marx n'est pas un loup dans des vêtements de brebis. Il est simplement un loup. Dans cette dernière phase de la crise ecclésiale des cinquante dernières années, les loups s’ennuient à peine à se déguiser car ils ravagent ouvertement le troupeau tout en vivant royalement à ses dépens. Mais le Jour de la Justice Divine approche sûrement — pour eux, pour l'Église, et pour un monde en rébellion contre le Christ Roi.