jeudi 31 mai 2018

Dans une tentative désespérée
de défendre la liquidation planifiée des Catholiques à Pékin,
le Vatican condamne la persécution Chinoise des Chrétiens
à cause des Néo-Conservateurs Américains



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 27 mai 2018


Juste au moment où il semblait imminent que les Catholiques « clandestins » de la Chine soient liquidés, Beijing a révélé qu'il n'avait aucune intention de reconnaître les droits des Catholiques Chinois à la pratique libre et sans entrave de la Foi, même pour ceux qui se trouvent dans les églises « officielles » périphériques jugées insuffisamment soumises au gouvernement.

Ainsi, dans la province du Henan, le centre du Catholicisme Chinois, le régime a intensifié sa persécution des Catholiques et des Protestants ces derniers mois. Selon UCA News, Wang Guosheng, le chef du Parti Communiste provincial, a réprimé dix « diocèses » « officiels » dans la province depuis mars dernier dans le cadre d'une campagne de persécution contre « les églises clandestines et ouvertes Catholiques et Protestantes » pendant que la pierre tombale d’un Évêque décédé a été démolie, des prêtres clandestins non enregistrés ont été chassés et que des propriétés de l'église ont été confisquées ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Sandro Magister rapporte que « le site Internet Vatican Insider, connu pour ses liens avec le Pape François », est engagé dans une opération de propagande désespérée afin de sauver la liquidation planifiée. Faisant allusion à la propagande de Pékin pour défendre ses actions, Vatican Insider soutient dans un récent article que Pékin ne se concentre vraiment que sur « la cessation de la prolifération dans cette province des « églises domestiques » des Protestants et des sectes apocalyptiques, soutenues par la droite religieuse des États-Unis dans le but de renverser le régime Chinois », et que toute persécution des Catholiques est accidentelle.

Un aveu par inadvertance très révélateur, car ça ne peut guère être un motif pour réprimer les activités de toute secte Chrétienne que la secte est perçue comme menaçant un régime athée qui n'a aucun droit sous Dieu d'exister. En attendant, le Vatican se contente parfaitement d'accueillir les persécutions du même régime sans lui offrir la moindre résistance. Mais qu'arrive-t-il au plaidoyer habituel post-Vatican II pour la « liberté religieuse » pour toutes les sectes ? Cela doit céder la place aux besoins rhétoriques du moment. Il ne faut pas attendre de la cohérence des idéologues qui tiennent maintenant les leviers du pouvoir au sommet de l'Église.

Quoi qu'il en soit, comme le note Magister, le Vatican est en train de recycler la « théorie Rockefeller », discréditée, selon laquelle l'argent de Rockefeller était responsable de la montée en puissance des sectes Protestantes Latino-Américaines. Au contraire, l'argent de Rockefeller aurait soutenu la montée des variantes socialistes et communistes de la Théologie de la Libération au sein de l'Église en Amérique Latine, écrit Magister, citant Massimo Introvigne, de nombreux Catholiques Latino-Américains « mécontents de ces positions ... ont claqué la porte pour rejoindre les Églises Pentecôtistes qui étaient en plein essor ».

Comme le note Introvigne, ce sont les théologiens de la libération eux-mêmes qui, même s'ils chassaient les Catholiques de l'Église avec leur version corrompue de l'Évangile, « prétendaient que si les Pentecôtistes avaient autant de succès, c’est parce qu’ils étaient financés par la Fondation Rockefeller et d’autres organismes de l’Impérialisme Américain ». Cette théorie du complot, a-t-il écrit, a longtemps suscité la moquerie des universitaires Pentecôtistes Latino-Américains, qui reconnaissaient que « les groupes Pentecôtistes les plus importants d’Amérique Latine étaient en fait indigènes, qu’ils n’étaient pas financés de façon significative par des agences Américaines et que certains d’entre eux étaient en fait anti-américains ». En effet, l'expansion rapide du Protestantisme dans les nations Latino-Américaines autrefois Catholiques est principalement la faute d'une hiérarchie Catholique imprégnée d'« œcuménisme » et de « l'esprit ruineux de Vatican II ». Les fidèles voulaient du pain et on leur a donné à la place les pierres du « renouveau conciliaire ». Tous les milliards de Rockefeller n'auraient pas pu faire meilleur travail pour subvertir l'Église en Amérique latine.

Aujourd'hui, cependant, le Vatican du Pape François ressuscite la même théorie morte afin de dissimuler les déprédations d'un régime Communiste qu'il défend de façon absurde contre les prétendus efforts Américains pour le saper. Tout pour conclure l'affaire que François et ses collaborateurs désirent ardemment. Mais, comme le remarque Introvigne : « Négocier avec Pékin est comme le souper proverbial avec le diable. Vous pouvez le faire, mais vous avez besoin d'une très longue cuillère ». Dans ce cas, il semble que le Vatican a renoncé à la cuillère et plonge son visage collectif dans une cuve de propagande Communiste Chinoise. Pendant ce temps, l'Église en Chine est flagellée alors que le Vatican couvre sans vergogne ceux qui brandissent le fouet.