lundi 21 mai 2018

Le Cardinal Brandmüller

Les promoteurs de femmes prêtres
sont hérétiques et excommuniés





Rédigé par : Dr Maike Hickson

SOURCE : One Peter Five
Le 21 mai 2018


Le Cardinal Walter Brandmüller — l'un des quatre Cardinaux des dubia — vient de publier dans le journal Allemand Die Tagespost un commentaire répondant aux revendications récentes présentées par le bras droit de la Chancelière Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer. C'est-à-dire, en particulier son appel pour des femmes prêtres dans l'Église Catholique. Brandmüller affirme ainsi fermement que la question des prêtres a été exclue avec autorité par le Pape Jean-Paul II et que, par conséquent, quiconque insiste sur cette question — y compris l'ordination des femmes diacres — « a abandonné les fondements de la Foi Catholique » et « réalise les éléments d'hérésie qui a, comme conséquence, l'exclusion de l'Église — l'excommunication ».

Comme l'avait déjà rapporté le site One Peter Five, Annegret Kramp-Karrenbauer — surnommée « Mini Merkel » et qui serait la successeure probable de Merkel en tant que leader du parti — a déclaré dans une interview accordée au quotidien Allemand Die Zeit le 10 mai : « C’est vraiment clair : les femmes doivent occuper des postes de direction dans l'Église » ajoutant qu'elle pourrait « très bien imaginer qu'il y aurait un quota de femmes pour l'Église Catholique ». Plus important encore, elle, en tant que Secrétaire Générale de l'Union Chrétienne-Démocrate ( CDU ), a même demandé la prêtrise féminine : « Je souhaite que l'ordination des femmes prêtres vienne ». Cependant, comme elle voit qu'il y aurait des obstacles à cette demande, Kramp-Karrenbauer se concentre désormais « sur un objectif plus réaliste, le diaconat féminin, « un vrai diaconat », c'est-à-dire une ordination putative ».

Le Cardinal Walter Brandmüller lui-même répond à ces demandes par une indignation bien informée. Il dit alors : « C'est étonnant — ou n'est-ce pas le cas, après tout ? — avec quelle opiniâtreté certains thèmes sont consciencieusement entretenus dans le Catholicisme Allemand ». Ces thèmes sont « toujours les mêmes : le sacerdoce féminin, le célibat, l’intercommunion, le remariage après divorce. Tout récemment, on a ajouté le « oui » de l'Église à l'homosexualité ». Alors que certains attendent un « printemps Catholique » pour de tels changements, explique le Cardinal, l'Église Évangélique Allemande — où toutes ces exigences ont déjà été remplies — pourrait également nous montrer que de telles demandes ont eu « les effets de vider les églises ».

Le Cardinal Allemand et historien respecté de l’Église rappelle à Kramp-Karrenbauer dans son commentaire que l'Église Catholique n'est pas « une institution humaine ». L'Église est, plutôt, une communauté de ceux qui croient en Jésus-Christ et elle est « fondée par les Sacrements « L'Église vit, ajoute le Cardinal, selon les « formes, structures et lois qui lui ont été données par son Divin Fondateur et dont aucun homme n'a le pouvoir [ de changer ] — et aussi pas plus par Pape ni par un Concile ».

Brandmüller nous rappelle que le Pape Jean-Paul II a défini, le 22 avril 1994, dans son Exhortation Apostolique Ordinatio sacerdotalis, « un dogme qui a été évident pendant deux mille ans, mais qui a été récemment contesté par des activistes féministes ». Le Cardinal cite ici les paroles de Jean Paul II :

« En vertu de ma mission de fortifier mes frères [...] je déclare que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église ».[Soulignement ajouté]

Le Cardinal Brandmüller précise que cette déclaration papale — où le Pape fait explicitement référence à son autorité et où il parle de Foi pour toute l'Église et prend une « décision finale » qui « lie tous les fidèles » — « remplit tous les conditions préalables qui sont nécessaires pour une décision infaillible — c'est-à-dire irrévocable — et dogmatique ». C'est dans ce contexte que le Cardinal fait la déclaration claire ci-dessus à savoir que les Catholiques qui insistent sur le sacerdoce féminin ( ainsi que diaconat féminin ) « ont abandonné les fondements de la Foi Catholique » tombant ainsi dans l'hérésie qui a pour conséquence l'exclusion de l'Église — l'excommunication ». Fait important, Brandmüller applique cette déclaration non seulement aux laïcs, mais aussi aux ecclésiastiques : « Cela doit être dit en toute sincérité — également envers ceux qui occupent des fonctions dans l'Église ». Il ne s'agit pas d'une question d'opinion ou de suppression d'opinions, ajoute-t-il, mais concerne « un Dogme révélé par Dieu Lui-même » à propos de « l'Église de Jésus-Christ dont il est le seul Seigneur ».

Le Cardinal Brandmüller — dont le nom de famille signifie partiellement un feu brûlant — termine cet important commentaire doctrinal par la question pertinente suivante :

« À la fin, [ il y a ] une autre question : comment se fait-il que depuis les jours de la révolution de 1968 [ la profonde révolution culturelle des années 1960 ], ces sujets sont en train de se répéter encore et encore, ad nauseam, même si on a donné des réponses théologiques et magistérielles claires ? Qui est-ce qui a un agenda qu’il réchauffe inlassablement, encore et encore ? »

Ce n'est pas la première fois que le Cardinal Brandmüller se montre prêt à parler clairement et avec ardeur et avec une force autoritaire. Certains se souviendront qu'en 2015 — au milieu des discussions concernant les Synodes sur la Famille, il a insisté sur le fait que ceux qui souhaitent changer l'enseignement de l'Église concernant les divorcés « remariés » — et même s'ils sont prélats — sont des hérétiques. Il a ensuite dit :

« De la même manière, chaque pratique pastorale doit suivre la Parole de Dieu si elle ne veut pas échouer. Un changement de l'enseignement, du Dogme, est impensable. Celui qui le fait consciemment, ou l'exige avec insistance, est un hérétique — même s'il porte la Pourpre Romaine ».

Plus tard, en octobre 2017, le Cardinal Allemand a fait comprendre une fois de plus que ceux qui prétendent qu'un Catholique divorcé peut entrer dans une nouvelle relation quasi-matrimoniale sont excommuniés. Il a ensuite dit :

« C'est-à-dire, celui qui prétend que l'on peut entrer dans une nouvelle relation alors que sa propre femme légitime est encore en vie est excommunié parce que c'est un enseignement erroné, une hérésie ».

Cette déclaration est encore expliquée par ses propres paroles : « Ainsi, si quelqu'un pense qu'il peut contredire le Dogme défini d'un Concile Général [ Concile de Trente ], alors cela est en effet très véhément ». Brandmüller ajoute alors :

« C’est exactement ce que l'on appelle hérésie — et cela signifie l'exclusion de l'Église — parce qu'on a abandonné les fondements communs de la Foi ».

Pour rappel, Mgr Athanasius Schneider vient de faire des déclarations très similaires sur l'hérésie et l'excommunication dans une interview ( ici en français ) à One Peter Five concernant le diaconat féminin et le sacerdoce féminin. Dans le but de nous fortifier davantage dans les vérités de notre Foi, je présente donc une citation plus longue et sincère, ainsi que confirmatoire, de lui :

« Par Institution Divine, le Sacrement de l'Ordre ( sacramentum ordinis ) ne peut être administré qu'à un homme. L'Église n'a pas le pouvoir de changer cette caractéristique essentielle de ce Sacrement parce qu'elle ne peut changer un aspect substantiel des Sacrements, comme l'a enseigné le Concile de Trente ( voir s.21, chapitre 2 ). Le Pape Jean-Paul II a déclaré que l'impossibilité d'ordonner des femmes est un enseignement infaillible du Magistère Universel Ordinaire ( voir la Lettre Apostolique Ordinatio sacerdotalis, n ° 4 ), c’est donc une vérité Divinement révélée, appartenant au Dépôt de la Foi (cf. Réponse de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 28 octobre 1995 ).

Celui qui doute obstinément ou nie cette vérité révélée commet le péché d'hérésie, et en le faisant publiquement et avec obstination, le péché devient un crime canonique, ce qui entraîne l'excommunication automatique ( latae sententiae ). Il y a un certain nombre de clercs, et même dans les rangs épiscopaux, qui commettent aujourd'hui ce péché, se séparant ainsi invisiblement de la communauté de la Foi Catholique. Pour eux, on pourrait appliquer ces paroles de Dieu en toute sécurité : « Ces gens nous ont quittés, mais ils n'étaient pas vraiment des nôtres » (1 Jean 2 :19) ».

« Aucun Pape et aucun Concile Oecuménique ne peuvent jamais permettre une ordination sacramentelle féminine ( que ce soit le diaconat, le presbyterium ou l’épiscopat ) ».

Pour conclure avec une autre citation, une plus encourageante de l’Évêque Schneider ; car, il vient de dire dans une autre interview que ceux qui ont des enseignements erronés pourraient avoir le « pouvoir administratif », mais « nous avons la Foi ». Et cette foi « durera » :

« Dans la cause de la vérité, ce n'est pas un cas de quantité, mais la vérité elle-même triomphera. Au 4ème siècle, il n'y avait qu'un couple d'Évêques non Ariens, on pouvait les compter sur ses doigts et, même ainsi, ils étaient soutenus par les fidèles. Saint Athanase a dit aux Catholiques fidèles : « Les Ariens ( les Évêques publics à cette époque ), ils ont les églises, les bâtiments, mais nous avons la Foi ». Aujourd'hui, encore une fois, c'est vrai, ils ont le pouvoir administratif, mais nous avons la Foi. Et cette Foi est plus puissante ; c'est ce qui va durer ».