samedi 11 février 2017

Un lecteur nous invite à réfléchir





* * * * * * * * Aujourd’hui à 8 h 27 NOUVEAU Samedi, 11 février 2017 « Les célébrations sacramentelles dans lesquelles les prêtres agissent comme ministres du Christ, participant d’une façon spéciale à son sacerdoce par son Esprit, constituent des moments de culte d’une importance singulière pour la nouvelle évangélisation.

Il faut aussi avoir présent à l’esprit que, pour tous les fidèles, mais surtout pour ceux qui sont habituellement éloignés de la pratique religieuse bien que participant avec une certaine fréquence à des célébrations liturgiques à l’occasion d’événements familiaux ou sociaux (baptêmes, confirmations, mariages, ordinations sacerdotales, funérailles, etc.), ces occasions sont désormais devenues les seuls moments effectifs pour transmettre des contenus de foi.

Il est fondamental de former les fidèles à ce qui constitue l’essence du saint Sacrifice de l’Autel, et d’encourager leur participation fructueuse à l'Eucharistie. Il faut rappeler le grave devoir de recevoir le Corps du Christ selon les conditions spirituelles et corporelles requises, et donc de commencer par la confession sacramentelle individuelle si l’on a conscience de ne pas être en état de grâce. L’épanouissement de la vie chrétienne dans chaque Eglise particulière et dans toute communauté paroissiale dépend en grande partie de la redécouverte du grand don de l’Eucharistie, dans un esprit de foi et d’adoration.

À cet égard aussi l'exemplarité du prêtre célébrant est fondamentale : bien célébrer, c’est une première et importante catéchèse sur le saint Sacrifice. Il est important que les fidèles voient le prêtre se préparer avec recueillement pour célébrer le saint Sacrifice, qu’ils soient témoins de l’amour et de la dévotion qu’il met dans la célébration et qu’ils puissent apprendre de lui à demeurer un certain temps en action de grâces après la communion.

Le prêtre a pour mission d’encourager le culte de la présence eucharistique, même en dehors des célébrations de la messe, en s’efforçant de faire de son église une maison de prière chrétienne. Il est avant tout nécessaire que les fidèles connaissent profondément les conditions indispensables pour recevoir avec profit la communion.

Une façon simple et efficace de faire une catéchèse eucharistique est le soin matériel de tout ce qui se réfère à l’église et, en particulier, à l’autel et au tabernacle : propreté et noblesse, dignité des ornements et des vases sacrés, attention accordée à la célébration des cérémonies liturgiques, pratique fidèle de la génuflexion, etc. En outre, il est particulièrement important d’assurer un climat de recueillement dans la chapelle du Saint-Sacrement, suivant la tradition multiséculaire de l’Eglise, afin de garantir le silence qui facilite le colloque aimant avec le Seigneur. Il faudra aussi l’orner avec un véritable amour.

Il est évident que toutes ces manifestations - qui n’appartiennent pas à des formes relevant d’un vague “spiritualisme”, mais qui révèlent une dévotion fondée théologiquement - ne seront possibles qu’à condition que le prêtre soit vraiment un homme d’oraison, nourrissant une authentique passion pour l’Eucharistie.

Seul le pasteur qui prie saura enseigner à prier. »

Extraits du guide “Le prêtre, maître de la parole, ministre des sacrements”, Congrégation pour le Clergé, 19 mars 1999.

SOURCE : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 11 février 2017