jeudi 16 février 2017

Le Cardinal Coccopalmerio sur Amoris Laetitia

Continuez à commettre ce vieux péché mortel
si vous aviez à en commettre autrement un nouveau !



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives Network
Les 15 et 16 février 2017

La violente controverse sur Amoris Laetita (AL) vient d'atteindre le niveau d'une farce diabolique. Mardi, le 14 février, le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil Pontifical pour l'Interprétation des Textes Législatifs, était censé se présenter à une conférence de presse du Vatican pour l'introduction de son « livre » — en fait un peu plus qu'une brochure hâtivement écrite — concernant le « vrai sens » de Amoris Laetita. L'événement était considéré comme une réponse indirecte « officielle » aux dubia des Quatre Cardinaux par un autre substitut de François qui maintient un silence de tombe alors qu’il regarde l'Église descendre dans le chaos grâce à son document.

Au moment opportun, cependant, Coccopalmerio ne s’est pas présenté à sa propre conférence de presse, citant un « conflit d’agenda ».


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Philip Lawler ( du site Catholic Culture ), qui a rejoint les rangs des commentateurs traditionnels Catholiques qui en ont passablement assez du cirque Bergoglien s’est moqué de cette faible excuse pour fuir la presse :

« Si vous êtes un éditeur, en planifiant le lancement d'un nouveau livre, la toute première chose que vous faites est de vous assurer que l'auteur sera disponible pour la conférence de presse. Si vous êtes l'auteur et qu’une date est suggérée, la toute première chose que vous faites est de vérifier les conflits potentiels. Faut-il vraiment croire que ni l'auteur ni l'éditeur n'ont fait la première chose de s'assurer que la conférence de presse serait un succès ? Si ce livre (un livret, vraiment) était considéré comme si important, pourquoi le Cardinal ne pouvait-il pas réorganiser son horaire pour assister à la conférence de presse même s'il avait un conflit ? »

La réponse semble assez claire : Coccopalmerio a voulu laisser tomber sa bombe tout en évitant la zone de l’explosion. Et c’est toute une bombe comme le montrent ces passages du « livre » :

« Les couples divorcés et remariés, les couples de facto, ceux qui cohabitent, ne sont certainement pas des modèles d’union en conformité avec la Doctrine Catholique, mais l'Église ne peut pas regarder de l'autre côté. Par conséquent, les Sacrements de la Réconciliation et de la Communion doivent être donnés même aux familles dites blessées et à quiconque, en dépit de vivre dans des situations non conformes aux canons matrimoniaux traditionnels, qui exprime le désir sincère d'approcher les Sacrements après une période appropriée de discernement... »

« Oui, par conséquent, d’admettre aux Sacrements ceux qui, malgré des situations irrégulières, demandent sincèrement l'admission dans la plénitude de la vie ecclésiale, c'est un geste d'ouverture et de miséricorde profonde de la part de l'Église Mère, qui ne laisse pas derrière elle un de ses enfants, consciente que la perfection absolue est un don précieux, mais qu’elle ne peut être atteinte par tout le monde ».

« Si l'engagement de vivre comme frère et sœur se révèle possible sans difficulté dans la relation du couple, alors les deux cohabitants peuvent l'accepter volontairement ; si toutefois l'engagement crée des difficultés, les deux partenaires ne semblent pas être obligés en eux-mêmes ni d’eux-mêmes, car ils rencontreront le cas de ce sujet dont il est question dans [AL] paragraphe 301 avec cette expression claire : « [un sujet] peut être dans une situation concrète qui ne lui permet pas d'agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute... »

Ainsi, selon la brochure de Coccopalmerio, qui est basée uniquement sur le chapitre VIII de AL, non seulement les couples divorcés et « remariés », mais aussi les « couples de facto » et les « cohabitants » doivent recevoir l'absolution dans la Confession et la Sainte Communion en dépit de leurs « situations non conformes aux canons matrimoniaux »— signifiant l’adultère et la fornication — si (a) ils demandent « sincèrement » les Sacrements après (b) une période de « discernement » — ce que cela peut bien signifier — et (c) s’ils sont « sincèrement » convaincus qu’ils ne peuvent pas changer leurs situations « irrégulières ».

L'enseignement de Jean-Paul II, en accord avec toute la Tradition, est tout simplement renversé : les gens qui vivent dans l'adultère n’ont pas besoin de cesser leur adultère en vivant comme frère et sœur (pour le bien des enfants) si cela pouvait créer des difficultés dans la relation du couple. « Quel rapport ? Les partenaires dans l'adultère n'ont pas une relation qui doit éviter les « difficultés », mais plutôt une relation qui doit cesser !

Par « difficultés », Coccopalmerio signifie — citant AL, § 301 — les « conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute ». Et qu'est-ce que Coccopalmerio veut dire par « nouvelle faute » ? Comme le rapporte le magazine Crux dans son article relatif à ce livret : « Selon Coccopalmerio, les couples qui peuvent [vivre comme frère et sœur] le devraient, mais il y a aussi la réalité que, sans intimité sexuelle dans un couple, la tentation d'être infidèle et de trouver de l'intimité ailleurs se développe ».

Ainsi, incroyablement, Coccopalmerio déclare en substance que quelqu'un qui vit dans l'adultère peut continuer à commettre l'adultère avec son partenaire dans l'adultère tout en recevant la Sainte Communion si c'est le cas qu’autrement il / elle finirait par forniquer avec quelqu'un d'autre !

L'esprit Catholique chancelle devant une capitulation si ridicule et totale envers le zeitgeist [ note : l’esprit du temps ] sexuel par un Cardinal du Vatican qui, comme les autres Bergogliens qui participent à cette farce diabolique, suggère — mais n'ose le dire explicitement — que François adhère à ces absurdités hérétiques.

Mais Dieu tirera un grand bien de cette débâcle continue. La tentative désespérée de défendre le document pernicieux que François a proposé va produire des prodiges toujours plus grands de faux enseignements, révélant aux Catholiques de bonne volonté que quelque chose ne va pas au Vatican, quelque chose d'une magnitude sans précédent. Ils viendront à voir, comme ceux qui sont consacrés au Message de la voyante de Fatima, que nous sommes au milieu d'une apostasie qui « part du sommet ». Cette apostasie, aussi effrayante qu'elle soit, ne peut être que la dernière étape de la crise de l'Église prédite dans le Troisième Secret, et donc le début des événements dramatiques pour l'Église et le monde qui conduiront enfin à la Consécration de la Russie et au Triomphe du Cœur Immaculé.

PARTIE 2 : Plus d'infos sur l'affaire Coccopalmerio

Un aspect de la chronique d'hier sur le « livre » honteux du Cardinal Coccopalmerio sur Amoris Laetitia (AL) — en fait une brochure de 51 pages — mérite une attention particulière aujourd'hui.

Je me réfère à ces passages où Coccopalmerio, pas moins que le Président du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs, ose déclarer que l'obéissance au Sixième Commandement, qui lie tous les hommes, partout et toujours, n'est qu'un standard de « perfection absolue » et que cela peut être impossible à réaliser. Voici, dans une partie pertinente, les incroyables affirmations du Cardinal :

« Les couples divorcés et remariés, de facto, ceux qui cohabitent, ne sont certainement pas des modèles d’union en conformité avec la Doctrine Catholique, mais l'Église ne peut pas regarder de l'autre côté... »

«Oui, par conséquent, d’admettre aux Sacrements ceux qui, malgré des situations irrégulières, demandent sincèrement l'admission dans la plénitude de la vie ecclésiale, c'est un geste d'ouverture et de miséricorde profonde de la part de l'Église Mère, qui ne laisse pas derrière elle un de ses enfants, consciente que la perfection absolue est un don précieux, mais qu’elle ne peut être atteinte par tout le monde ».

En d'autres termes, Coccopalmerio déclare que tout le monde ne peut pas s'attendre à atteindre la « perfection absolue » pour éviter les relations sexuelles en dehors du mariage ! Cette idée représente la destruction de fait de l'enseignement entier de l'Église sur la morale sexuelle car elle vise à réduire un précepte moral fondamental — le moins que Dieu attend de nous avec l'aide de sa grâce — à un simple idéal. La loi morale naturelle ne serait donc plus une loi mais plutôt une sorte de référence pour la croissance et le développement personnel. Atteignez-le si vous le pouvez, mais si vous ne pouvez pas, Dieu vous pardonnera de toute façon.

Il y a ensuite l'implication que ceux qui vivent dans des « situations irrégulières » — ce qui signifie qu'ils s'engagent de façon habituelle dans l'adultère ou la fornication — alors qu'ils ne sont pas « absolument parfaits » dans leur comportement, ils vivent néanmoins dans un certain degré de perfection morale comme s’il y avait une gradation dans l’obéissance au Sixième Commandement.

C'est une folie morale. Mais quelle est la source de cette folie ? Pas Coccopalmerio, mais Amoris Laetitia, la création bizarre du Pape Bergoglio et son équipe d’écrivains fantômes Modernistes. Le chef d'entre eux est son vieil ami Víctor Manuel Fernández, alias « Tucho », une menace théologique qui a écrit un livre sur « l'art du baiser » et que Bergoglio a fait Archevêque titulaire comme un de ses premiers actes lorsqu’entré en fonction.

Même le guindé Catholic Herald, résolument au milieu de la route, vient d'écrire un article sur la bombe de Coccopalmerio sous le titre « L'Église est maintenant en pleine guerre civile sur la Doctrine ». Après avoir esquissé la trajectoire sur laquelle aucun autre que François a lancé l'Église, le Herald n'hésite pas à tirer cette conclusion capitale sur ce qui se passe :

« Le Cardinal Coccopalmerio est un personnage important au Vatican : son livre est apparu avec le soutien évident du Vatican, et sans contradiction officielle. Et son opinion est proche de celle de beaucoup d'autres prélats (tels que les Évêques de Malte et la plupart de ceux en Allemagne). Ainsi, le débat sur la Communion ne peut plus être vu — si jamais ça se pouvait — comme une querelle marginale entre « libéraux » et « conservateurs ». Ça ne peut pas non plus être formulé comme une question de savoir si vous préférez un peu plus de miséricorde ou un peu plus de justice. C'est maintenant, tout simplement, un débat sur la validité de l'enseignement de l'Église ».

Bien sûr, l'enseignement de l'Église est toujours valide. Pas même un Pape peut l’altérer et encore moins déclarer invalide ce que l'Église a toujours enseigné sur la Foi et la morale. Mais ce Pape a donné l'impression qu'une telle chose est possible, déclenchant ainsi une « guerre civile » dans l'Église sur un précepte moral aussi basique que « Tu ne commettras point d'adultère ».

Le Père Ray Blake parle sans doute du nombre croissant de fidèles prêtres et laïcs qui sont alarmés par la crise toujours croissante de ce pontificat : « L'Église divisée en groupes partisans est ce que je crains si la Papauté du Pape François va beaucoup plus loin, c’est le risque d’être éloigné du Christ que je redoute et François et ceux de sa faction semblent vouloir que je prenne ce risque.

Ce que nous assistons présentement n'est rien moins qu’apocalyptique. Pourtant, on soupçonne que le pire est encore à venir. Notre Dame de Fatima, priez pour nous !