dimanche 19 février 2017

La pierre d'achoppement fondementale du Luthéranisme
Comment Luther inventa le luthéranisme ?



Source: Christ Roi

Le moine Martin Luther éprouvait de grandes difficultés, il se sentait toujours pécheur et éloigné de Dieu. Était-ce une tentation, un scrupule, ou bien ne faisait-il pas assez d’efforts pour se maintenir dans la grâce de Dieu ? Toujours est-il que, puisqu’il n’arrivait pas à se changer lui-même, Luther prit la décision de changer la religion : c’est plus facile. Désormais, il n’est plus nécessaire de servir Dieu, de lui obéir, cela est réputé impossible, il suffit de faire confiance à « Christ » et tout va bien. Le Dictionnaire de théologie catholique (DTC) expose ainsi la doctrine de Luther :

« Sur notre corruption, Dieu peut mettre un manteau, je veux dire les mérites de Jésus Christ. Ce sera une justification tout extérieure, un revêtement de marbre sur le bois pourri d’une cabane. Dans le travail de notre salut, Jésus-Christ, et Jésus-Christ seul, est actif, nous n’avons pas à l’être nous-mêmes ; vouloir coopérer par nos oeuvres à ce qu’il a surabondamment accompli, ce serait lui faire injure. Et comment l’homme obtiendra-t-il de Dieu ce manteau, je veux dire cette attribution extérieure des mérites de Jésus-Christ ? Par la foi ou, pour parler plus exactement, par la confiance en Dieu et en Jésus-Christ. L’homme continuera de produire des fruits de mort ; mais, par la confiance qui sera dans son coeur, il méritera que Dieu lui attribue les mérites de Jésus-Christ ».

Le 1er août 1521, dans une lettre à Melanchton, Luther résuma sa nouvelle religion : Pecca fortiter, sed fortius crede (« Pèche fortement, mais crois plus fortement encore »).

« Désormais, – continue le DTC – il en avait donc fini avec le joug de la loi et les tourments de la conscience. Voilà l’Évangile, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle qu’il venait annoncer au nom de Dieu. Depuis des siècles, cette vérité était restée cachée ; la pauvre humanité avait été courbée par l’Église romaine sous le joug inutile et pesant de la pénitence, sous l’obligation de tendre à la perfection par des oeuvres personnelles. Luther, au contraire, venait lui apprendre à se cacher sous l’aile de Jésus-Christ, à s’envoler par la confiance, par le sentiment, dans une douce rêverie, jusqu’au pied du trône de Dieu ».

Source: Lettre des dominicains d’Avrillé n°80