samedi 11 février 2017

Sans théologie de la libération
François est incompris !





Note au lecteur :

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* * * * * * * * Aujourd’hui à 8 h 27 NOUVEAU Samedi, 11 février 2017

Les Catholiques qui veulent comprendre le Pape François et adhérer au contenu de tous ses discours doivent accepter la « théologie de la libération ». C’est ce message qu’ont lancé 40 théologiens réunis à Boston du 6 au 10 février pour discuter de l’avenir de cette théologie. En défendant l’idée de l’option préférentielle de Dieu pour les pauvres, la « théologie de la libération », qui a émergé au cours des années 1960 et 1970, a profondément façonné la vision qu’a Jorge Mario Bergoglio du monde. Maintenant qu’il est Pape, il veut que toute l’Église apprenne à voir les pauvres comme lui-même, François, les voit : comme les vrais « révélateurs » de Jésus.

L’Église a toujours suspecté la « théologie de la libération » (qui avait, en France, le soutien du CCFD) de conduire loin de l’Évangile. Le Cardinal Ratzinger, nommé à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi par S. Jean-Paul II, avait travaillé sur cette question. Mais maintenant, avec François, cette théologie pseudo-Catholique est revenue sur le devant de la scène. Elle est presque comme la pierre que les constructeurs avaient d’abord rejetée et qui est devenue ensuite la pierre angulaire, en particulier dans la pensée du Pape François.

Les théologiens de Boston ont tous reconnu que Jorge Mario Bergoglio avait embrassé les idées de la théologie de la libération alors qu’il était séminariste puis prêtre en Argentine. Le P. Juan Carlos Scannone, qui a enseigné à François (alors Jorge Mario Bergoglio), a rappelé que « ce qui est vraiment important pour la théologie de la libération et la philosophie de libération, c’est de savoir lire les signes des temps ». Or, comme le monde change, les signes des temps changent également ; et comme les signes des temps changent, il est essentiel que la théologie puisse changer sans cesse afin de permettre à l’Église de constamment s’adapter. Pour permettre une telle adaptation permanente, il est impératif de marginaliser les théologiens et les pasteurs qui ne représentent aux yeux du Pape qu’une Église du passé en ce qu’ils refusent les applications nouvelles de la pensée issue de la théologie de la libération.

Le théologien Roberto Goizueta, qui participait à la rencontre de Boston, a rappelé qu’ « il faut voir les migrants avec les yeux de la théologie de la libération, c’est-à-dire non comme des étrangers intrus mais comme les vrais ambassadeurs du Christ qui viennent nous évangéliser ». Cette pensée qui a le vent en poupe dans les milieux proches du Pape François ne semble pourtant pas faire recette dans les milieux latino-américains. Aux États-Unis, seuls 55% des Hispaniques étaient Catholiques en 2013 alors qu’ils étaient encore 67% seulement trois ans plus tôt (source : Pew Research Center) ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, le nombre des Catholiques est également en baisse : 89% des Hispaniques se disaient Catholiques en 1970 contre 80% aujourd’hui.

Et la chute ne fait que commencer, montrant par là que tout ce qui est lié de près ou de loin à la « théologie de la libération » (liturgie, catéchèse, pastorale, communion aux divorcés-remariés, absence de théologie solide, admiration de la réforme Luthérienne) est une maladie qui affaiblit durablement l’Église.

SOURCE : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 11 février 2017