dimanche 5 février 2017

Nous sommes morts
spirituellement




* * * * NOUVEAU Dimanche, 5 février 2017

« Le plus grave, dans cette situation de décadence généralisée de la vie liturgique de l’Église, ce n’est pas seulement que tel ou tel abus soit commis ; le plus grave, c’est l’indifférence. Dans une Église en bonne santé spirituelle, des célébrations du type de ces « messes » carnavalesques célébrées dans des cirques entre deux pachydermes ou dans des foires au milieu des auto-tamponneuses auraient dû provoquer une indignation générale, une colère telle que l’évêque du diocèse concerné eût été obligé de prendre des mesures immédiates à l’encontre des clercs ayant organisé pareille mascarade ; dans une Église en bonne santé spirituelle, les fidèles seraient descendus par centaines dans les rues et seraient allés brandir des pancartes de protestation jusque sous les fenêtres de l’Evêque qui participe à de telles célébrations. La profanation aurait dû faire la une des journaux et des périodiques diocésains. Mais non : il ne s’est rien passé !

Pas une seule protestation : les fidèles (?) suivent, mous, flasques, béats, amorphes. Pas même un article de presse entamant un début d’interrogation sur la pertinence d’organiser une « célébration » de ce type : rien. Electroencéphalogramme plat. Tout le monde considère ces prétendues célébrations eucharistiques comme quelque chose de normal.

Pire : tout le monde considère que ces odieuses bacchanales sont seulement acceptables, mais même qu’elles vont de soi dans l’Église actuelle. L’actualisation du sacrifice de la Croix est donc ravalée au rang d’une bouffonnerie par des évêques qui croient être dans le vent alors qu’ils sont simplement grotesques et coupables de mener des diocèses entiers vers l’apostasie.

C’est à cause de cette insensibilité, de cette indifférence généralisée que je pense que nous autres, Catholiques d’Occident, sommes morts spirituellement et intellectuellement atteints. Si nous étions vivants et capables de réfléchir, ce type de célébration nous ferait mal, et nous réagirions ; mais nous ne réagissons pas ; c’est donc que nous sommes morts. »

SOURCE : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 5 février 2017