mercredi 15 février 2017

Le Washington Post à François

Écrasez la révolte des paysans Catholiques !



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives Network
Le 14 février 2017

Avec chaque jour qui passe, il devient plus évident qu'Antonio Socci n'exagère pas lorsqu'il écrit qu'avec la défaite inattendue de Hillary Clinton par Donald J. Trump — un choc brutal qui a conduit l'establishment libéral mondial au bord de la folie collective — nul autre que le Pape François est devenu « le seul point de référence pour la gauche internationale, privée d'un leader ... »

Quiconque en doute n'a besoin que de consulter un éditorial révélateur du Washington Post, l'un des organes les plus importants de l'opinion internationale de gauche.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.


Sous la catégorie éditoriale révélatrice « Opinions mondiales », Emma-Kate Symons fournit une feuille de route sur « Comment le Pape François peut nettoyer la pourriture d'extrême droite de l'Église Catholique ».

Symons voit une vaste conspiration de droite entre le personnel de la Maison Blanche, dirigé par Stephen K. Bannon et ces Catholiques traditionnels séditieux et intransigeants, dirigés par le néfaste Cardinal Burke, qui ensemble « sapent la Pontificat réformiste et compatissant de François et l'enseignement de l'Évangile à la façon dont il s'applique aux réfugiés et aux Musulmans et qui cherche à « légitimer les forces extrémistes qui veulent abattre la démocratie libérale Occidentale à la manière de Stephen K. Bannon ».

Traduction : Le Cardinal Burke défend l'Orthodoxie Catholique tandis que la Maison Blanche poursuit un programme pro-vie et des frontières non ouvertes.

Ils doivent être arrêtés, s'inquiète Symons.

Symons pense qu'elle a trouvé le lien Catholique de la conspiration qui résiste à François alors qu’il aide à apporter le triomphe final du zeitgeist [ note : l’esprit du temps ou du moment ] libéral sur l'Église arriérée, inaugurant ainsi la Fin de l'Histoire. Elle pointe le doigt sur une « opération du Vatican » connue sous le nom de Dignitatis Humanae ou l'Institut pour la Dignité Humaine, un groupe de réflexion assez insipide créé en 2008 quand il était situé dans le bâtiment du Parlement Européen. Symons critique le fait que le conseil consultatif actuel de l'Institut (qui dans les organisations de ce type ont généralement une fonction simplement titulaire) « comprend deux des quatre Cardinaux contestant ouvertement François sur le mariage et la sexualité... »

Comment osent-ils s'opposer à François alors qu'il travaille pour accommoder Symons et le reste de l'opinion mondiale en renversant l'enseignement de Jean-Paul II et de toute la Tradition sur l'impossibilité de la Sainte Communion pour les adultères publics !

Symons avertit que l'Institut a présenté sur son site web une adresse au Vatican par Stephen Bannon, donnée en novembre dernier, dans laquelle, entre autres — oh l'horreur ! — il a osé dire qu'au début du XXIe siècle, il y a « une crise à la fois de notre Église, une crise de notre Foi, une crise de l'Occident, une crise du capitalisme ». Il est clair que Bannon doit être une sorte de fou, avec le Pape Benoît XVI, un autre dangereux subversif, qui a dit cela en 2010 :

« Notre monde est en même temps troublé par le sentiment que le consensus moral s'effondre, un consensus sans lequel les structures juridiques et politiques ne peuvent fonctionner. En conséquence, les forces mobilisées pour la défense de telles structures semblent vouées à l'échec... »

« Ce consensus fondamental issu de l'héritage Chrétien est à risque partout où sa place, la place du raisonnement moral, est prise par la rationalité purement instrumentale dont j'ai parlé plus tôt. En réalité, cela rend la raison aveugle à ce qui est essentiel. Pour résister à cette éclipse de la raison et conserver sa capacité de voir l'essentiel, de voir Dieu et l'homme, de voir ce qui est bon et ce qui est vrai, c'est l'intérêt commun qui doit unir tous les gens de bonne volonté. L'avenir même du monde est en jeu ».

Heureusement que Benoît fut forcé à la retraite pour que François puisse prendre sa place !

Symons a également averti que « les principaux responsables de l'Institut, Burke et son acolyte, Benjamin Harnwell, le contributeur futé dans les médias chez Breitbart, encouragent Matteo Salvini l’admirateur de Benito Mussolini, la Ligue du Nord de l'Italie et la vedette Catholique d'extrême droite Marion Le Pen, l’« étoile montante » du Front National et nièce du chef de parti Marine Le Pen en France.

Harnwell écrit pour le site National Catholic Register de EWTN, donc on pourrait ne pas être enclins à le considérer comme n’importe quelle sorte d'extrémiste dangereux. Mais comment peut-on nier cela si, comme l'écrit Symons, il est un « homme de main ». Les hommes de main sont toujours méchants, n'est-ce pas ?

Alors aussi, Burke « a encouragé » Matteo Salvini. On pourrait se demander : quelle est la preuve que Salvini est un fan de Mussolini ? La voici : certaines personnes à ses rassemblements ont été vus en agitant des photographies de l’ancien dictateur et ces gens portaient des chemises noires ! Et comme tout crypto-fasciste, Salvini est très critique de l'Union Européenne — avec tous les néo-fascistes en Angleterre qui ont voté pour la quitter !

Et qu'en est-il de cette « fille vedette Catholique d'extrême-droite vexant les Musulmans, Marion Le Pen, du Front national » ? Le danger, ici, c'est que le peuple français, fatigué de la catastrophe sans fin de l'immigration Musulmane sans restriction et des meurtres en masse qui lui sont liés, semble maintenant prêt à l'élire comme Président de la République. Cela amènerait des millions de personnes dans l'orbite de la conspiration lâche de Burke-Bannon-Catholique, comme l'élection de Trump l'a fait.

Symons avertit François de la terrible menace qu'exerce Burke alors qu'il « essaie de mener une insurrection et qu’il réprimande le Pape à cause de ses « ambiguïtés » doctrinales avec le soutien de milliers de prêtres ... » Des Cardinaux, des milliers de prêtres et qui sait combien de fidèles se battent contre l'aiguillon de ce que le Cardinal Kasper a appelé « la révolution de tendresse et d'amour du Pape François ». Que se passe-t-il ici ? Les paysans se lèvent contre la tendresse et l'amour !

Symons a cependant un plan : « François pourrait reprendre le contrôle de l’agenda. Dans la tradition pontificale consacrée, il pourrait écrire une encyclique sur les questions brûlantes du populisme et du nationalisme en se référant spécifiquement aux migrants, aux Musulmans et aux Juifs afin que les prêtres incluant Burke sachent qu'ils enfreignent l'enseignement de l'Église lorsqu'ils essaient d'agir comme des courtiers de pouvoir pour l'extrême droite internationale ».

Une naïveté si douloureuse. Comme si un Pape pouvait brandir sa baguette papale magique et forcer les Catholiques à croire ce que Symons croit sur des questions telles que le populisme, le nationalisme, les migrants et les Musulmans en publiant simplement une encyclique et exigeant : « Vous devez le croire !

François doit écraser cette révolte des paysans avant qu'il ne soit trop tard, conseille Symons. Car « si le Pape ne remet pas à sa place les éléments réactionnaires tels que Burke et ses copains, ils pourraient forcer un véritable schisme au cours de sa papauté et laisser l'Église ouverte à des accusations justifiables qu’elle n'aurait pas résisté aux facilitateurs de l'extrémisme et du néo-fascisme dans ses rangs ».

Curieusement, le site Internet de l'Institut (www.dignitatishumanae.com) semble avoir disparu suite à l'apparition de l'éditorial de Symons bien que sa page Facebook soit toujours accessible. Symons a été en mesure de d’y accéder il y a quelques jours (9 février) quand son éditorial est apparu. Est-ce que le Vatican, prenant les conseils de Symons, a déjà fait un geste contre l'Institut ou a-t-il fermé cette organisation plutôt apprivoisée par peur des représailles de l'appareil Bergoglien ?

Il serait assez facile de rejeter la petite tirade de Symons comme étant une blague. Mais il y a un élément mortellement sérieux à ses contestations ridicules : ils illustrent comment François a été instrumentalisé par les ennemis de l'Église pour écraser toute opposition Catholique à la consolidation d'un ordre mondial unipolaire. Son rôle — volontairement ou involontairement — consistera à aider le « Deep State » mondial [ note : gouvernement oeuvrant dans l’ombre mais tout puissant ], qui ne se soucie de rien d’aussi trivial que le Catholicisme ou de l'élection d'un Président des États-Unis. Pour accomplir la tâche assignée, François doit assurer la marginalisation permanente du prolétariat Catholique traditionnel et une purge de ses dirigeants radicaux, surtout Burke, afin que les autorités civiles aient un chemin clair pour les traiter comme des radicaux dangereux et même criminels.

Nous assistons, dans la mesure où cela est humainement possible, à une tentative de fusion de l'Église Catholique avec une hégémonie laïque mondiale — un résultat désormais principalement empêché seulement par l'administration Trump, par les mouvements populistes d'Europe et par les Catholiques traditionnels au sein de l'Église qui résistent à ce que serait sa libéralisation terminale sous un Pontificat Romain égaré mais aimé par toutes les puissances mondaines.

Jamais le monde n'a été témoin d'une telle affinité destructrice entre le pouvoir politique et le pouvoir ecclésiastique au plus haut niveau. On ne peut voir ici qu'un autre aspect de ce qu'indique le Troisième Secret de Fatima que Benoît XVI a révélé en partie lors de son pèlerinage à Fatima il y a sept ans : « Des réalités impliquant l'avenir de l'Église qui se forment progressivement et deviennent évidentes ».

Que la Sainte Vierge obtienne la protection de l'Église et le sauvetage du monde contre les desseins de ceux qui asserviront les deux, avec l'aide sans précédent d'un Pontife Romain. Et que l'Église soit bénie d'un Pape qui, au lieu d'être l'instrument des puissances du monde, sera l'instrument de la conversion du monde au Christ par la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie — trop longtemps retardée par les dirigeants de l'Église qui se pensent mêmes plus sages que Marie, Siège de la Sagesse.