dimanche 21 août 2016

Socci

Est ce que le « Dieu »
de « Avvenire »
et du mouvement Communion et Libération
est maintenant Allah ?


Par : Antonio Socci
Le 20 août 2016

SOURCE :
Tiré du Facebook de Socci, traduit par Francesca Romana et publié sur Rorate Caeli


Hier le quotidien 'Avvenire' de la Conférence des Évêques Italiens a publié un éditorial (un éditorial qui exprime l’orientation officielle du journal) et, au cœur de cet éditorial, il y avait de telles ordures, indéniablement étrangères à la Foi Catholique.

Malheureusement, l'éditorial porte la signature d'un de mes amis de la Communion et Libération, mais nous avons besoin d'être amis d'abord et avant tout de la vérité, ainsi — avec regret — je dois souligner que si le journal de la Conférence des Évêques propose des telles idées dans son éditorial, nous sommes à deux pas de l'abîme (et aussi du ridicule). Voici les phrases sur lesquelles 'Avvenire' échafaude tout son théorème Bergoglien :

« En fait, pour ceux qui croient – Chrétiens, Musulmans ou Juifs — Dieu est un, grand, tout-puissant, miséricordieux. La différence, le cas échéant, concerne le 'JE' ».

Comme vous pouvez le voir « l'effet Bergoglio » coure dans tous les sens. Nous sommes maintenant en « parole in libertà » * En lisant de fait l’éditorial de la Conférence des Évêques Italiens, la foi des Catholiques et des Musulmans semble être la même et leur conception de Dieu semble être identique.

Est-ce que le directeur de « Avvenire » Tarquinio, jadis un disciple de Ratzinger, n’a jamais entendu parler de la Très Sainte Trinité qui est le cœur de la Foi Chrétienne et que les Musulmans considèrent comme la pire espèce de blasphème ?

Dans le Dôme du Rocher, construit par les Musulmans sur le lieu saint Juif en remplacement l'ancien Temple de Jérusalem, une inscription qui nie précisément la Trinité y est affichée. L’Islam proclame dans cette inscription: « Dieu n’a pas de fils ».

L’Islam est né précisément dans la négation de la divinité de Jésus-Christ et du Dieu trinitaire. C’est l'attaque la plus radicale et violente faite au cœur de la Foi Chrétienne qui n’a été jamais vue.

Pouvons-nous dire ensuite qu'il n'y a pas de différence dans la conception de Dieu entre les Chrétiens et les Musulmans ? C’est l'Apôtre Saint Jean qui précise que ceux qui ne reconnaissent pas le Fils, ne possèdent pas le Père non plus:

« Qui est alors le menteur ? C'est celui qui déclare que Jésus n'est pas le Christ. Celui-là est l'Adversaire du Christ : il rejette à la fois le Père et le Fils. En effet, celui qui rejette le Fils n'a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a également le Père ». (1 Jean 2 versets 22-23).

Ça me semble très clair pour moi. En outre, il est évident que la différence abyssale dans la conception du « JE » (de la personne), entre l'Islam et le Christianisme, vient exactement de la différence abyssale dans leur conception de Dieu.

« Avvenire », cependant, ignore tout cela. Je sais pour sûr que l'éditorialiste a au moins entendu parler de la Très Sainte Trinité et de la croyance Trinitaire des Chrétiens. Cependant, les temps — dans l'Église et dans le mouvement Communion et Libération — sont tels que la Vérité de la Foi est joyeusement jetée à la poubelle pour donner voix à l’aberration la plus absurde.

Il me semble, en voyant ce qui se passe dans l'Église (et aussi dans la pitoyable « Réunion 2016 » ** ), il peut être dit que plusieurs « ont honte du Christ », comme Don Giussani *** s’en est plaint amèrement dans son dernier enterview. Aujourd'hui cette tendance est devenue dominante tant dans Communion et Libération qu’à l'intérieur de l'Église.

Tout simplement en mémoire ici je vais rendre compte ci-dessous de quelques passages de DOMINUS JESUS qui devrait rappeler à tous ce en quoi la Foi des Catholiques consiste :

« La constante annonce missionnaire de l'Église est menacée aujourd'hui par des théories relativistes qui cherchent à justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais de jure (ou en principe) ».

« En conséquence, il est maintenu que certaines vérités ont été supplantées : par exemple, le caractère définitif et complet de la Révélation de Jésus-Christ, la nature de la Foi Chrétienne par rapport aux croyances des autres religions, la nature inspirée des livres de l'Écriture Sainte, l'unité des Personnes entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du Mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, l'inséparabilité — tout en reconnaissant la distinction — du royaume de Dieu, du royaume du Christ, et l'Église ainsi que la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église Catholique.

Comme un remède pour cette mentalité relativiste, qui devient de plus en plus commune, il est avant tout nécessaire de réaffirmer le caractère définitif et complet de la Révélation de Jésus-Christ

En fait, il doit être fermement cru que, dans le Mystère de Jésus-Christ, le Fils Incarné de Dieu, qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jean 14, 6), la pleine révélation de la Vérité Divine est donnée : « Personne ne connaît le Fils si ce n’est Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler» (Mt 11:27) : « Personne n'a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et demeure auprès du Père, lui seul l'a fait connaître ». (Jn 1,18) : « Car tout ce qui est en Dieu a pris corps dans le Christ et habite pleinement en lui ». (Col 2: 9-10).

Fidèle à la Parole de Dieu, le Concile Vatican II enseigne : « Par cette Révélation alors, la Vérité la plus profonde au sujet de Dieu et le salut de l'homme brillent dans le Christ, qui est en même temps le médiateur et la plénitude de toute la Révélation.

De plus, « Jésus-Christ, conséquemment, le Verbe fait chair, envoyé « comme un homme aux hommes », « dit les Paroles de Dieu » (Jean 3,34), et « complète l'œuvre de salut que le Père lui a donné à faire » ( Jean 05:36 : 17: 4). « Voir Jésus, c’est voir Son Père » (cf. Jean 14, 9). Pour cette raison, Jésus a perfectionné la Révélation en l'accomplissant à travers toute son œuvre en se rendant présent et en se manifestant : à travers ses paroles et ses actes, ses signes et des prodiges, mais surtout par Sa Mort et Sa Glorieuse Résurrection d'entre les morts et, enfin, avec l'envoi de l'Esprit de Vérité, Il a complété et perfectionné la Révélation ainsi qu’Il l’a confirmée avec son témoignage divin. La dispensation Chrétienne, en tant qu’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et nous n’attendons maintenant aucune nouvelle révélation publique avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ (voir 1 Tim 6:14 et Tit 2,13) ».

Ainsi, l'Encyclique Redemptoris missio appelle l'Église une fois de plus à la tâche d'annoncer l'Évangile comme étant la plénitude de la vérité : « Dans cette Parole définitive de sa Révélation, vous vous ouvrez à la Parole définitive de Dieu, à Celui en qui Dieu s'est pleinement fait connaître. Il a dit à l'humanité qui Il est. Et cette Révélation définitive que Dieu fait de lui-même est la raison fondamentale pour laquelle l'Église est missionnaire par sa nature. Elle ne peut pas ne pas proclamer l'Évangile, c'est-à-dire la plénitude de la vérité que Dieu nous a fait connaître sur lui-même ». Seule la Révélation de Jésus-Christ, donc, « introduit dans notre histoire une vérité universelle et ultime qui remue l'esprit humain vers des efforts incessants ».

* Parole in libertà — Les paroles en liberté — de l'art et du mouvement littéraire futuriste (1912-1919) — Dans ce cas, désigne « un rejet du jargon intellectuel et académique » et la libre association. Fondateur : Filippo Tommaso Marinetti

** Rencontre de Communion et Libération à Rimini : « Communion et Libération » est sans doute l'une des rares communautés nouvelles de l'Église catholique à penser théologiquement l'engagement politique, avec toutes ses ambiguïtés et dérives

*** Le fondateur de Communion et Libération