lundi 15 août 2016

La lettre du Centre de Fatima

« Ecclesia Delenda Est ! »
L’assassinat de la Foi Catholique





SOURCE : Fatima Network News

Pendant les guerres prolongées entre Carthage et Rome, tous les discours au Sénat Romain prenaient fin avec la phrase : « Delenda est Carthago » — Carthage doit être détruit.

Cette exhortation avait pour but de conserver dans l'esprit des dirigeants et du peuple la primauté de la victoire de Rome sur son ennemi mortel. Toutes les autres affaires publiques, peu importe pressantes pouvaient-elles être, devaient être subordonnées à la campagne pour la survie. La coexistence pacifique n’était considérée ni possible ni souhaitable. Les politiciens Romains ne parlaient jamais des vertus de Carthage ni de la culture enrichie qui pourrait résulter de l'interaction sociale entre les deux puissances. Et tous les jeunes Carthaginois étaient élevés dans la haine de Rome et on instillait dans leur cœur et leur esprit le désir de sa destruction.

La haine vit en enfer ; mais la haine sous forme de couches de mensonges réside au plus profond cercle de l'enfer. Dante fait parler satan de ceux qui prétendent l'amitié, mais qui planifient des assassinats. Il y a un caractère poignant intemporel dans les paroles à la fin du drame « César » de Dante : « Tu quoque mi fili ? » ( note : « Toi aussi mon fils ? » César vient de se rendre compte que son propre fils, Brutus, le trahit et veut le tuer) Rien ne fait aussi mal que la trahison.

Tout cela est un préambule de ce qui semble avoir lieu dans l'Église aujourd'hui. À peine un jour ne passe sans qu’un certain commentateur dans la blogosphère Catholique ou dans le monde journalistique n’enregistre quelque chose de « choc » que le Pape François a dit ou a fait et qui semble contredire ou remettre en cause l'enseignement immuable de l'Église, y compris l'enseignement de ses prédécesseurs immédiats (voir « Louange pour le Dr Mirus » ou, en français, « Un Moderniste retourne sa veste » ).

François utilise chaque événement public, chaque échange, chaque interview (en particulier ce qui a été appelé à juste titre le « magistère aérien ») pour attaquer la Doctrine Catholique, pour dénigrer et insulter ceux qui la défendent et essaient de vivre selon ses préceptes (voir : « L'Envolée magisterielle et ses conséquences »). Ceux qui, pour quelque raison que ce soit, sont déterminés à défendre les déclarations hétérodoxes et hérétiques de François en tentant de leur donner une interprétation orthodoxe, trouvent qu'il est de plus en plus difficile de ne pas paraître ridicules.

Si François devait être complètement honnête, toutes ses déclarations publiques se terminerait par l'expression : « Ecclesia Delenda est ! » — L'Église doit être détruite !

L’« Église » que François est résolu à détruire, c’est la Foi Catholique et la pratique telles qu'elles existaient avant la révolution de Vatican II ; on pourrait même dire que son mépris est tellement explicite pour tout ce que l’a précédé (voir : « Un Pape anti-Catholique ? »).

Le programme de François ne diffère pas de l'essentiel celui de ses récents prédécesseurs, mais il est moins prudent, moins préoccupé par le souci de la continuité. Il a également hérité d'une institution ravagée par un demi-siècle de bouleversements et de scandales moraux, doctrinaux et liturgiques, et il n'est pas opposé à exploiter la confusion et le cynisme auprès des Catholiques qui essaient de trouver leurs assises dans ce paysage remplis de cratères créés par l'Église post-conciliaire.

Et, à son avantage, on enseigne maintenant le catéchisme à très peu de Catholiques, donc les écarts de François vis-à-vis l'orthodoxie passent inaperçus sauf auprès des Catholiques plus âgés ou plus éclairés ainsi que le clergé dont certains ne sont pas opposés à voir l’une ou l'autre des Doctrines de l'Église éclipsées par un enseignement plus attrayant et contemporain.

François semble déterminé à apporter une conclusion au travail de démolition commencée par le Pape Jean XXIII et soutenue régulièrement, progressivement, par Paul VI, Jean-Paul II et le Pape Benoît. C’était, rappelons-le, l’Émérite, maintenant considéré nostalgiquement comme l'incarnation de la Tradition, qui a invité à la « démolition des bastions de longue date » dans l'Église (voir : « La Démolition des Bastions »). François et ses alliés, en balançant le boulet de démolition avec un tel heureux abandon, semblent résolus à niveler ce qui reste de l'édifice de l'orthodoxie Catholique.

On pourrait décrire l'objectif principal de la papauté de Bergoglio comme une euthanasie ecclésiale à atteindre. Appelez ça un meurtre par compassion. La Vieille Église — i.e. l’Église de pré-François — doit être euthanasiée comme le chien triste et souffrant qu'elle est. Pourquoi prolonger sa misère ? Personne autour n’en veut plus. Et ceux qui veulent encore le confort de la religion, la veulent sans aucune obligation inconfortable qui lui soit rattachée.

Que le peuple — signifiant moi inclus — décide ce qui est Catholique, dit François. Prenez le mariage, par exemple. Le mariage est juste un mot, juste une cérémonie d'une valeur et d’une validité douteuse. Qui peut dire que ces mariages Catholiques sont même réels ? (Voir : « Débâcle au Latran - Partie I ») Si tel est le cas, quel sens cela fait-il de parler des gens « vivant dans le péché » juste parce qu'ils n’ont pas passé par un certain rituel faux-semblant qu’ils ne comprennent même pas ? En fait, la personne non mariée peut être plus mariée que la personne mariée. Ne demandez surtout pas des explications au sujet de cette apparente absurdité. Comme le dit François, il a toujours été « irresponsable » ( note : ou « inconscient ». En italien il a dit « incosciente ») Et il aime ça. Et, après tout, qui sommes-nous pour juger ? (Voir : « Une histoire de deux Synodes ».)

Vers la fin de sa vie, le Père Gruner a entrepris une œuvre majeure : « Crucial Truths to Save Your Soul ( en anglais seulement ) » ( Vérités Cruciales pour sauver votre âme ». Le Père savait que le temps était proche où l'attaque contre la Doctrine Catholique deviendrait intense et soutenue et que cette attaque serait menée par ceux au sein de l'Église. Cette œuvre majeure, qui est son dernier livre, nous prépare pour cette époque. Nous devons nous fortifier avec les Vérités essentielles de la Foi si nous voulons rester avec Notre-Dame pendant cette bataille finale.

La désorientation diabolique dont Sœur Lucie nous a prévenue est ici. La seule façon de survivre intacts avec notre Foi est de se tourner vers Notre-Dame de Fatima. Elle est notre seule aide, le seul espoir pour l'Église et le monde.