lundi 22 août 2016

Encore plus sur la purge
du Mariage et de la Famille au Vatican



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 22 août 2016

Lorsque Soeur Lucie a averti le Cardinal Caffarra dans les années 1990 que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan sera au sujet du mariage et la famille », elle n'a pas révélé la réalité particulière qui se déroule présentement : à savoir une poussée implacable par les dirigeants de l'Église pour relâcher l'enseignement constant de l'Église sur l'impossibilité de la Sainte Communion pour les adultères publics (les divorcés et « remariés ») et ceux vivant en union libre qui refusent d'abandonner leurs relations sexuelles illicites ; une telle poussée promue en tout premier lieu par le Pape ayant une soeur divorcée et « remariée » et un neveu en union libre.

La réorganisation tout juste annoncée des départements du Mariage et de la Famille du Vatican, l'objet de ma dernière chronique, est clairement une tactique dans cette « bataille finale ».


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Ma dernière chronique [ voir ici les chroniques combinées de Ferrara et de Hickson sur ce sujet ] mentionne que l'Archevêque italien Vincenzo Paglia, qui est maintenant le président du Conseil pontifical pour la Famille, qui sera bientôt aboli, a été nommé président de l'Académie Pontificale pour la Vie tandis que le nouveau Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie sera dirigé par Mgr Kevin Farrell de Dallas. Comme ma dernière chronique l’a noté, ces deux prélats sont « gay-friendly » (note : « bienveillants envers les gais ») et Paglia préconise ouvertement la Sainte Communion aux adultères impénitents publics.

D'autres faits relatifs à cette « purge du mariage et de la famille » au Vatican ont confirmé la réalité d'une attaque sur la moralité sexuelle absolument stupéfiante émanant des sommets mêmes de l'Église. C’était Paglia qui, en tant que chef du Conseil Pontifical pour la Famille, a approuvé le premier programme « d’éducation sexuelle » émis par le Vatican dans l'histoire de l'Église, programme qui regorge d'images indécentes et même de recommandations pour que les jeunes gens regardent des films sexuellement explicites. Le site Life Site News fournit un sommaire exécutif de ce terrible programme qui viole de façon flagrante l'enseignement constant de l'Église contre toute forme explicite d’« éducation sexuelle » dans les classes :

  • Absence de mise en garde des jeunes sur la possibilité d’une séparation éternelle de Dieu (damnation) pour avoir commis des péchés sexuels graves. L'enfer n’est pas mentionné une seule fois.

  • Absence de distinction entre le péché mortel et le péché véniel.

  • Absence de parler des 6ème et 9ème Commandements ou de tout autre Commandement.

  • Absence d’enseignement au sujet du Sacrement de la confession comme moyen pour rétablir la relation avec Dieu après avoir commis un péché mortel.

  • Aucune mention d’une saine pudeur ( une sainte honte ) quand il en vient au corps et à la sexualité.

  • Enseignement aux garçons et aux filles ensemble dans la même classe.

  • Demander aux garçons et aux filles de partager ensemble dans la même classe leur compréhension de phrases comme : « Qu'est-ce que le mot sexe te suggére ? »

  • Demander à une classe mixte de « souligner où est située la sexualité chez les garçons et les filles ».

  • Parler du « processus d'excitation ».

  • Utiliser des images et des activités suggestives sexuellement explicites dans les cahiers de cours (ici, ici, et ici).

  • Recommander divers films explicites sexuellement comme tremplins pour la discussion (voir plus de détails ci-dessous).

  • Ne pas parler de l’avortement comme un mal grave, mais qu'il provoque seulement de « fort dommages psychologiques ».

  • Confondre les jeunes en utilisant des phrases telles que : « relation sexuelle » en n’indiquant pas l'acte sexuel mais l'ensemble de la relation centrée sur toute la personne.

  • Parler de l’« hétérosexualité » comme quelque chose à « découvrir ».

  • En utilisant l'icône gay d’Elton John (sans mentionner son activisme) comme un exemple d'une personne douée et célèbre.
  • Approuver le paradigme « dating » ( i.e. « entretenir une liaison amoureuse » ) comme une étape vers le mariage.

  • Aucune mention du célibat comme la forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine.

  • Absence de mention de l'enseignement du Christ sur le mariage.

  • On traite de la sexualité comme un sujet distinct et non comme quelque chose intégrée dans les enseignements doctrinaux et moraux de l'Église. En effet, comme le site Life Site News l'observe, ce programme « viole les normes promulguées par le même Conseil Pontifical auparavant ».

Mais il y a pire. François n'a pas seulement (comme ma chronique précédente l’a noté ) fait de Paglia le grand chancelier de l'Institut Pontifical du Pape Jean-Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille, il a retiré Mgr Livio Melina, 64 ans, comme président en le remplaçant par le libéral Mgr Pierangelo Sequeri. C’était Melina qui, comme le site Life Site News le souligne, « a défendu l'enseignement pérenne de l'Église que les divorcés remariés qui ne vivent pas comme « frère et sœur » ne doivent pas être admis à la Sainte Communion ». Melina a aussi courageusement insisté pour que la désastreuse Exhortation Apostolique, Amoris Laetitia, « ne change pas la discipline de l'Église » et qu’« après Amoris Laetitia, il continue à être le cas que l'admission à la Communion des divorcés et « remariés » (en dehors des situations prévues par Familiaris Consortio 84 et par Sacramentum Caritatis 29) va à l'encontre de la discipline de l'Église ».

Ce n’est donc pas surprenant que la tête de Melina ait roulé dans la purge du mariage et de la famille que François mène clairement. C’est inutile de nier la réalité : nous sommes au milieu d'un tournant d’évènements apocalyptiques dans l'Église. Après cinquante ans d'innovations imprudentes au nom de Vatican II, maintenant même les préceptes fondamentaux de la loi naturelle concernant le mariage et la moralité sexuelle sont attaqués de l'intérieur.

Face à cette réalité, nous devons, comme toujours, rechercher Notre-Dame, au milieu des tempêtes qui ont assailli l'Église dès ses débuts, celle-ci étant la plus grande de toutes. Car Sœur Lucie a aussi écrit au Cardinal Caffarra (un membre de l'opposition conservatrice au « Synode sur la Famille ») à la lumière du Troisième Secret dont les prophéties sont maintenant accomplies : « N’ayez pas peur parce que quiconque travaille pour la sainteté du mariage et de la famille sera toujours combattu et sera opposé de toutes les manières parce que c'est la question décisive. Cependant, Notre-Dame a déjà écrasé sa tête [du serpent] ».

On ne se moque pas de Dieu. Tôt ou tard, Il mettra fin à cette folie, sans doute grâce à la médiation extraordinaire de Sa Très Sainte Mère en conformité avec le Message de Fatima, la prophétie pour notre temps. Notre-Dame de Fatima, priez pour n