mercredi 31 août 2016

L'Allemagne, créatrice des modes ecclésiastiques...

La pénurie de prêtres Allemands utilisée
comme prétexte pour saper le célibat sacerdotal

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Par Dr Maike Hickson
Le31, 2016
SOURCE : One Peter Five









Note : l'auteur de cet article, Dr Hickson, fait référence à un journalise Allemand qui a tenté d'expliquer que la pénurie des prêtres était voulue en Allemagne. Vous pouvez consulter les extraits de l'article de ce journaliste dans une autre chronique du Dr Hickson ici .

Comme il a été signalé récemment, l'Allemagne a maintenant à faire face aux effets du plus bas nombre de prêtres Catholiques nouvellement ordonnés jamais enregistrés minutieusement. En 2015, il n'y a eu que 58 nouveaux prêtres ordonnés pour près de 24 millions de Catholiques Allemands. Ce fait a amené le journaliste Allemand bien connu, Alexander Kissler, à se demander si une telle pénurie de prêtres n’est pas réellement voulue en Allemagne. Car, a-t-il souligné dans un article du 18 août 2016 dans le journal Allemand Cicero que les nouvelles réformes de paroisse excluent de plus en plus le prêtre de son rôle unique et exclusif et il est remplacé par de nouvelles formes de participation présumée et par diverses collaborations.

En outre, une nouvelle déclaration qui sort maintenant de la plus grande organisation laïque en Allemagne, le Comité Central des Catholiques Allemands (Zentralrat der Deutschen Katholiken - ZdK), semble renforcer les soupçons de Kissler. Autrement dit, Thomas Sternberg, le président du ZdK a maintenant proposé — dans une interview du 29 août avec le journal Allemand Augsburger Allgemeine — de desserrer les exigences du célibat sacerdotal discipliné afin, dit-il, d'augmenter le nombre de Catholiques prêtres en Allemagne. « Si cela ne fonctionne pas plus autrement — si nous perdons du personnel dans le champ de la pastorale — et si c’est le cas que le célibat est un obstacle [sic], alors ça doit être relâché car c’est moins important » a expliqué Sternberg. À ses yeux, d'avoir des « prêtres » importés d'autres pays ne peut pas être une solution à long terme. Sternberg a explicitement mentionné dans l'interview le cas des « viri probati » — ces hommes mariés avec des vies vertueuses vérifiées et éprouvées — qui pourraient éventuellement devenir prêtres ordonnés. Il a ajouté : « Nous avons maintenant déjà des diacres très bons et engagés — ce sont des hommes mariés. Pourquoi diable ne pourraient-il pas être aussi ordonnés prêtres ? » Selon Sternberg : « Cela pourrait être décidé très rapidement ». En outre, Sternberg propose également de discuter de l'idée des femmes diacres. « À mon avis, rien ne se dresse contre cela » a déclaré ce dirigeant laïc Catholique Allemand qui est aussi un homme politique actif dans l'Union Chrétienne-Démocrate (CDU). Les diacres féminins pourraient aider dans le domaine de l'onction des malades, comme Sternberg l’a également proposé.

Dans le cadre de cette interview, le chef de l'organisation laïque Allemande ZdK a également discuté de l'idée plus large d’un processus faisant la promotion de plus de participation ainsi que d’une structure plus synodale de l'Église Catholique. Sternberg a cité comme modèle les églises Protestantes en Allemagne en disant : « Les Églises Protestantes ont une structure synodale jusqu’au sommet de la hiérarchie. Ils sont habitués au fait que les fidèles et la direction de l'église prennent des décisions ensemble ». Pour lui, la question porte essentiellement sur la « participation réelle ».

Il est important de noter que Sternberg ne discute pas du tout où le « fardeau de la preuve » réside — et devrait résider — avant de concevoir et de mettre en œuvre si rapidement ces idées novatrices et ces nouveaux procédés. Avec ces commentaires, le leader Allemand du ZdK se montre prêt à proposer une solution spécieuse opportune à un problème plus profond. Au lieu de renforcer l'importance unique de la prêtrise sacrificielle et sacramentelle, il propose effectivement de compenser et de contourner ce sacerdoce et, partant, de l’atténuer et de l’affaiblir progressivement. Au lieu de renforcer la communion et l'ordre unique hiérarchique de l'Église Catholique comme ils ont été divinement établsi par Jésus-Christ Lui-même, Sternberg propose, de façon trop simpliste, un autre « correctif » de Protestantisation de l'Église — ou même une « Luthéranisation de l'Église » selon les paroles d'Alexandre Kissler.