mardi 30 août 2016

La Mafia Morale de Don Mario




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 28 août 2016

Plus de trois ans se sont écoulés dans le pontificat Bergoglien et il n'y a pas à se tromper sur l’orientation principale de développement qui est la grande obsession de François : l'admission des adultères publics impénitents en « deuxième mariage » à la Sainte Communion, la « proposition Kasper » dont il a fait la promotion presque dès le moment de son élection. À cette fin, François n'a cessé de mettre en place une sorte de mafia morale pour mener à bien son projet.



Rencontrons à la suite certains de ses soldats :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.






Tout d'abord, rencontrer Mgr Vincenzo ( « L’Exécuteur ») Paglia, responsable du (maintenant) risiblement mal nommé Conseil pontifical « pour la Famille » :

Sequieri, un unive Ce fut Paglia qui a supervisé la production par le Conseil Pontifical du premier programme en éducation sexuelle du Vatican approuvé dans toute l’histoire de l'Église — un document si épouvantablement immoral qu'il a déjà provoqué une pétition des fidèles demandant à François d'ordonner son retrait (ils pourraient tout aussi bien faire une pétition à une pile de blocs de bois). Notez les lunettes arc-en-couleur de Paglia, qui sont tout à fait en accord avec sa sympathie pour la sodomie : « Dans le monde, il y a 20 ou 25 pays où l'homosexualité est un crime. Je voudrais que l'Église lutte contre tout cela ».

Paglia est tout à fait l'homme apprprié pour François à nommer responsable de l'Académie Pontificale pour la Vie et de l’Institut Jean Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille (comme grand chancelier). Paglia remplace les responsbables relativement conservateurs de ces dicastères qui, après avoir défendu au contraire l'enseignement de Jean-Paul II et de Benoît XVI, bloquaient la route à la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ».

Paglia préconise ouvertement la « proposition Kasper » — c'est-à-dire la proposition de François — pour la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ». Au cours du Synode Bidon sur la Famille, Paglia a également supervisé la publication d'un livre présentant des arguments en faveur du renversement de tout enseignement qui était contraire à cela auparavant, en particulier celui de Jean-Paul II et de Benoît XVI, en faveur du faux « chemin pénitentiel » de Kasper qui permettrait à certains adultères publics impénitents en « deuxième mariage » de recevoir la Sainte Communion alors qu'ils considèrent — par ce « chemin pénitentiel » — s’ils obéiront à l’enseignement de l’Église en ce qui concerne leurs relations sexuelles adultères permanentes.

Paglia déclare que les nouveaux titres que François lui a accordés signifient que le Pape souhaite qu’il continue le nouveau parcours qui émane du Synode des Évêques et de son encyclique [sic] Amoris Laetitia ». Et quel est ce nouveau parcours ? Quoi d’autre : la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ».

Ensuite, rencontrez Mgr Pierangelo ( « Le Violoniste ») Sequeri :

Sequieri, un universitaire libéral et musicien qui est souvent vu revêtu de l'habit ecclésiastique, remplace Mgr Livio Melina comme président de l'Institut Jean-Paul II (pour servir sous Paglia comme grand chancelier). Melina avait « défendu l'enseignement pérenne de l'Église à savoir que les divorcés remariés qui ne vivent pas comme « frère et sœur » ne doivent pas être admis à la Sainte Communion ».

Melina a aussi courageusement insisté pour que Amoris Laetitia « ne change pas la discipline de l'Église » et que ça continue à être le cas que l'admission à la Communion des divorcés et « remariés », (en dehors des situations prévues par Familiaris Consortio #84 et Sacramentum Caritatis #29 ) va à l'encontre de la discipline de l'Église ». Naturellement, Melina a dû aller dormir avec les poissons.

Le suivant est le seul membre Américain de la mafia morale, une sorte d'équivalent au consigliere Irlandais Tom Hagan dans Le Parrain. Rencontrez Mgr Kevin ( « Le Blagueur ») Farrell de Dallas :

François vient tout juste de nommer Farrell à la tête de son super-Dicastère nouvellement créé : le Conseil Pontifical pour les Laïcs, la Famille et la Vie qui va absorber et donc supprimer tous les obstacles restants à la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage », obstacles qui pourraient encore être trouvés au sein du Conseil Pontifical pour la Famille et le Conseil Pontifical pour les Laïcs ; ces deux institutions cesseront d'exister le 1er septembre. (Bien que l'Académie Pontificale pour la Vie continuera d'exister, la nomination de Paglia à sa tête permettra d'éliminer toute barrière là, y compris le philosophe Allemand Josef Siefert, qui a publié une critique dévastatrice de Amoris Laetitia, faisant appel à François pour corriger ses erreurs contre la Foi.)

Le sentimental semi-conservateur Farrell, équipé de façon appropriée d’un « sens aigu de l'humour » est un prélat convenablement « pro-gay ». Farrell a nommé en tant que pasteur d'une paroisse du Texas un prêtre homosexuel qui a été pris à participer à un site Web sexuellement explicite « gay ». (Ce pervers a été retiré en tant que pasteur seulement suite à un tollé général.) Farrell accepte clairement comme une donnée qu'il y aura des prêtres homosexuels formés et ordonnés en tant que tels avec une connaissance complète de leur « orientation ». Citant les remarques de François concernant le « respect » pour les « personnes homosexuelles », Farrell a déclaré : « l'Église a toujours l'espoir que les prêtres doivent s’engager dans une vie de chasteté qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels ».

Oui, si vous êtes un prêtre homosexuel, l'Église « attend » encore que vous soyez célibataire ! Autrement, pas de problème ! Voilà pour le jadis enseignement constant de l'Église à l’effet que les hommes « gais » sont impropres à l’ordination et ne doivent pas être admis au séminaire. Mais comme François a déclaré de façon si célèbre dans le contexte des questions sur ce prêtre manifestement homosexuel qu’il a fait responsable de sa propre maison (Mgr Battista Ricca, qui a été retrouvé coincé dans un ascenseur avec un jeune objet mâle de ses attentions) : « Qui suis je pour juger ? »

On ne peut pas ignorer un joueur mineur mais néanmoins significatif dans la mafia morale : rencontrez Thomas ( « La Gueule ») Rosica :

Le virulent « pro-gay » Rosica est l'attaché vicieux et vindicatif de langue anglaise du Bureau de Presse du Vatican dont les avocats ont bluffé une poursuite légale contre l'éditeur du blog Vox Cantoris pour avoir dit la vérité sur lui. Rosica est ravi de la nomination de Farrell, saluée comme « l'un des plus importants gestes de restructuration et de nominations du Ministère Pétrinien [de François] » parce que l’Évêque Farrell aura une préoccupation particulière pour la mise en œuvre de l’Exhortation Apostolique marquante de François, Amoris Laetitia ». Voilà, Farrell aura une « préoccupation très spéciale » pour trouver un moyen de permettre à la Sainte Communion aux adultères publics impénitents en « deuxième mariage ».

C’était Rosica qui a déclaré avec mauvaise humeur lors du Synode 2016 : « Le jubilé de la miséricorde nécessite un langage de miséricorde, notamment en parlant des homosexuels ou des personnes gais. Nous n’avons pas pitié des personnes gaies mais nous les reconnaissons pour ce qu’elles sont. Ils sont nos fils et filles, nos frères et sœurs ». Farrell est d’accord apparemment — c’est la raison pour laquelle il a fermement défendu Rosica lorsque celui-ci « a dénoncé un « cloaque de haine » dans la blogosphère Catholique » —signifiant ici les blogueurs laïcs qui ont reconnu que Rosica est un serpent qui siffle dans l’herbe et qui a besoin d'être mis en évidence comme un ennemi de la Foi et chassé de toute position d'autorité dans l'Église.

Farrell — comme s'il y avait quelque doute — est entièrement à bord concernant la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ». Comme il a dit de Amoris Laetitia peu après sa publication : « Certains estiment que le Pape François ne va pas assez loin pour combler les espoirs de ceux qui sont dans des mariages irréguliers, d'autres estiment qu'il compromet l'enseignement traditionnel. À mon avis, il reflète l'appel de Jésus à son Église pour continuer sa mission de guérison et de salut ». Farrell « a aussi émis des commentaires élogieux sur Amoris faits par le Cardinal Christoph Schönborn de Vienne, en Autriche, qui faisait partie des partisans de l'ouverture de la Communion aux divorcés remariés aux deux Synodes du Pape des Évêques sur la Famille ».

Cela nous amène à l'autre membre de la mafia. Rencontrez Cardinal Christoph ( « Le Clown ») Schönborn :

Schönborn est l'interprète désigné par François d'Amoris Laetitia, ce qui signifie celui qui a été nommé pour déclarer que la doctrine défendue par Jean-Paul II a « évolué » jusqu’à se contredire elle-même alors que la voie est désormais ouverte « dans certains cas » (ce qui signifie dans tous les cas éventuellement ) à la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ».

Ensuite, il y a ce fameux oracle de François mais de rang inférieur. Rencontrez Antonio ( « Le Porte-Voix ») Spadaro :

Comme éditeur de la revue Jésuite publiée internationalement Civiltà Catholica, Spadaro, compagnon Jésuite libéral de François et proche confident, il a été assigné à la tâche d'annoncer que le Synode Bidon sur la Famille avait déjà « « jeté les bases » pour les divorcés remariés civilement à être admis aux sacrements » et qu’en regard de la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « seconds mariages », Amoris Latetia » affirme essentiellement que tous les cas ne peuvent pas être enfermés dans une norme générale valable pour tous, toujours et dans tous les cas ».

Autrement dit, certains adultères publics impénitents en « deuxième mariage » peuvent être admis à la Sainte Communion. Mais quels cas doivent être exemptés de la norme générale » — c'est-à-dire de la loi naturelle ?

Cette question nous amène, enfin, au capo di tutti capi ( note : Le Chef de tous les chefs »). Rencontrez Jorge Mario ( « Le Miséricordieux ») Bergoglio, alias « Père Bergoglio », comme il se faisait appeler par une femme vivant dans l'adultère et à qui il a donné la permission par téléphone de recevoir la Sainte Communion :

François insiste sur le fait qu'il est toujours Jorge Mario Bergoglio, après avoir renouvelé son passeport sous ce nom. Mais, sous le pseudonyme supplémentaire « Pape François », Don Mario a dicté chaque geste de sa mafia morale conformément à la politique qu’il a réaffirmée dans son discours à un groupe de Jésuites Polonais lors de son voyage en Pologne : la morale sexuelle n’est pas noir et blanc, mais grise. Tout dépend de la situation ! Voici la transcription de ces remarques que Don Mario a autorisé le Père Spadaro à publier dans Civiltà Catholica :

Je veux ajouter quelque chose maintenant. Je vous demande de travailler avec les séminaristes. Par-dessus tout, donnez-leur ce qu'ils n’ont pas reçu des Exercices [de Saint Ignace]. L'Église d'aujourd'hui a besoin de croissance de la capacité de discernement spirituel. Certains plans de la formation sacerdotale courent le risque d’éduquer à la lumière d’idées qui sont trop claires et distinctes, et donc d'agir dans des limites et des critères rigides a priori et qui font abstraction des situations concrètes : « Cela doit être fait, cela ne doit pas être fait »….

Il est nécessaire de former les futurs prêtres non pas avec des idées générales et abstraites, mais avec cet objectif de discerner les esprits afin qu'ils puissent aider les gens dans leur vie concrète. C’est vraiment nécessaire de comprendre ceci : dans la vie, tout n’est pas noir et blanc. Non ! Dans la vie les tons gris prédominent. Il est donc nécessaire d'apprendre à discerner dans cette zone grise.

Ainsi, Don Mario a donné à ses fantassins leurs ordres : nous ne devons pas avoir des idées claires et distinctes sur la moralité sexuelle, mais seulement des peu claires et des indistinctes qui exigent le « discernement des esprits » plutôt que de dire aux gens tout simplement qu'ils doivent modifier leur vie et cesser de commettre des péchés de la chair. Tout est une zone grise. Et où le comportement sexuel est concerné, il doit y avoir au moins cinquante nuances de gris.

En ce qui concerne d'autres questions, cependant, comme « l'inégalité » et la peine de mort, Don Mario exige toujours la plus forte des distinctions sous forme de noir et de blanc justement : « Cela doit être fait, cela ne doit pas être fait » en effet !

Par conséquent —voilà donc la réalisation de la grande obsession de Don Mario — il doit y avoir une ouverture à la Sainte Communion pour les adultères publics impénitents en « deuxième mariage ». Mais pour les couples en union libre tout aussi bien ! Comme Don Mario l’annonce dans Amoris Laetitia pour la première fois en 2000 ans d'histoire de l'Église :

Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir unique – ment avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme » ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. .

Plus dorénavant ! Depuis quand ? Depuis François ! Il a décrété qu'il ne peut plus « simplement » être dit que la Sainte Communion doit être refusée à des adultères publics impénitents en « second mariage » (comme sa sœur) ou en union libre (comme son neveu) parce que certains d'entre eux pourraient être en état de grâce même s’ils savent que l'Église enseigne que ce qu'ils font est immoral. Qui le savait ? François le savait !

Mais qui sont les chanceux qui seront exemptés « des normes » interdisant l'adultère et la fornication et rendant impossible la Sainte Communion pour ceux qui vivent dans l'adultère ou simplement vivant sous le même toit sans même un certificat de mariage ? Voilà pour les maîtres nouvellement formés en « discernement des esprits » qui auront à trouver comment naviguer dans la grande et nouvelle « zone grise » de la morale sexuelle que Don Mario discerne là où il y avait autant de clarté qu’il y en avait dans tout autre enseignement moral de l'Église .

À son crédit, Phil Lawler (note :Philip F. Lawler est rédacteur en chef du Catholic World News, le premier service de nouvelles catholiques de langue anglaise opérant sur Internet ) note que François a écrit à Paglia en lui donnant une « liste des préoccupations » qu'il souhaite voir traiter par Paglia mais qu’« il y avait de remarquablement absent de la liste des préoccupations du Saint-Père le genre de déclarations très claires sur l'avortement et l'euthanasie, le divorce et la contraception, que les Catholiques en sont venus à s’attendre pendant le pontificat de saint Jean-Paul II ». Compte tenu de la preuve accablante, Lawler se demande si « François s’éloigne délibérément des enseignements de Saint Jean-Paul II sur le Mariage, la Famille et la Vie. C'est-à-dire, il se demande si François s’écarte délibérément de la saine orthodoxie. C'est tout à fait une préoccupation pour un commentateur « mainstream » ( note : média de grand circulation habituellement à tendance moderniste ) comme Lawler de s’exprimer ainsi publiquement au sujet d'un Pontife romain.

Oui, l’entière pièce est un exercice de moquerie. Mais la moquerie semble être exigée par cette moquerie d'un pontificat en cours, qui s’aggrave toujours et qui sera considérée sûrement dans l'histoire de l'Église comme une anomalie grotesque par rapport au pontificat même du Pape Honorius anathématisé qui fera paraîtra ce dernier tout à fait bénin.