mardi 2 août 2016

Feu vert à ISIS

Le Pape bombarde la théorie de la « Guerre Juste »





Écrit par Hilary White
ex-correspondante à Rome
Le 29 juillet 2016
SOURCE : The Remnant






Le Pape François a encore dit des stupidités à propos de la guerre. Dans sa dernière conférence de presse lors de son envolée vers la Pologne ( Seigneur, allons-nous avoir deux de celles-ci pour chaque voyage à partir de maintenant ? !), il a à nouveau répéter bêtement le verbiage passe-partout de gauche qu’on nous a appris à réciter dans les années 70 dans nos écoles libres hippie.

Le Catholic News Agency [CNA] rapporte ainsi ses commentaires :

« Quand je parle de guerre, j’en parle sérieusement, mais ce n'est pas une guerre de religion. C’est une guerre pour l'argent, les ressources, la nature, la domination. Ceci est la guerre » a dit François aux journalistes lors de son envolée du 27 juillet de Rome à Cracovie. « Peut-on penser à une guerre de religion ? Non, toutes les religions veulent la paix. Ce sont d'autres qui veulent la guerre » a-t-il dit. « Est-ce clair ? »

Oui, ce sont les vieilles paroles usées et creuses Marxistes : la guerre est toujours, par nature, injuste ; c’est toujours à propos du « complexe militaro/industriel » qui manipule l'opinion publique et se débarrasse de la vie des jeunes pour prendre le pouvoir et le contrôle sur les ressources économiques. Encore une fois, le Pape François a démontré une compréhension et une profondeur de connaissance d'un « guerrier de la justice sociale » de 13 ans qui est sur Twitter. Génial, mon pote. Salut.

Le Pape répondait aux questions relatives à l'augmentation croissante de la violence en Europe — attaques qui sont maintenant quotidiennes — et que la présente semaine incluait l'assassinat brutal en Normandie d'un prêtre français dans son église pendant la Messe.

Alors un commentateur, clairement très près d’être à bout de patience comme le reste d'entre nous, a dit : « [P] ou Bergoglio, deux Musulmans criant « Allah (Dieu) est grand ! » attaquant un prêtre Catholique, des religieuses et des fidèles au cours d'une service dans une église Catholique — ce qui semble être un exemple presque paradigmatique de conflit fondé sur la religion — qui ne serait pas à propos de l’Islam ou du Catholicisme ou de la religion, mais que ce serait vraiment à propos de l'argent, des ressources, de la nature, ou pour la domination. « C’est une analyse Marxiste si jamais c’en est une ».

Il est extrêmement important de se rappeler que ce n’est non seulement ISIS ( ou EEIL en français) qui n'a aucun intérêt dans l'éthique Chrétienne, mais que c’est ISIS et le communisme qui partagent un dédain commun pour la loi morale et que le Christianisme a dénoncé et qu’il a aussi partagé le fait qu’ils dépendaient du terrorisme comme outil de conquête . Marx lui-même a explicitement approuvé le terrorisme pour promouvoir la cause communiste. Quand il fut expulsé de l'Allemagne en 1849 pour avoir tenté de fomenter la guerre, Karl Marx a écrit : « Nous n’avons aucune compassion et nous ne vous demandons aucune compassion. Lorsque notre tour viendra, nous ne ferons aucune excuse pour la terreur ». Cette affirmation a suivie sa remarque de novembre 1848 : « ... Il n'y a qu'une seule façon dont les agonies meurtrières de la vieille société et les agonies des naissance sanglantes de la nouvelle société peuvent être raccourcies, simplifiées et concentrées, et cette façon, c’est la terreur révolutionnaire ».

En utilisant cet outil beaucoup plus efficacement que tous les Marxistes post-Chrétiens, ISIS a réussi en quelques années à effacer la présence Chrétienne qui datait de plus de 2 000 ans en Irak et en Syrie, et a forcé sur une augmentation des attaques contre les Chrétiens Coptes en Égypte. Maintenant, avec l'aide de la haine de soi-même des élites de gauche dans le leadership de l'Europe, ils ont déplacé le spectacle en Europe et se sont vantés qu'ils vont faire dans les restes du cœur Chrétien actuel ce qu’ils ont fait dans ce berceau antique de la Syrie et de l’Irak. Et, ce mois-ci, cette promesse semble bien être en voie de s’accomplir.

Amel Nona, l’Archevêque de Mossoul, en Irak, a fait toute une sortie et a dit :

« Nos souffrances aujourd'hui sont le prélude de celles que vous, les Européens et les Chrétiens Occidentaux, allez souffrir dans un avenir rapproché... »

« Vous devez considérer à nouveau notre réalité au Moyen-Orient parce que vous accueillez dans vos pays un nombre toujours croissant de Musulmans. Aussi, vous êtes en danger ».

« Vous devez prendre des décisions difficiles et courageuses même au prix de contredire vos principes. Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais cela est faux : l'Islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Leurs valeurs ne sont pas vos valeurs ».

« Si vous ne comprenez pas cela assez vite, vous deviendrez les victimes de l'ennemi que vous avez accueilli dans vos maisons ».

Qu’est-ce que le Pape, le chef de l'Église Chrétienne sur la terre, avait à dire à ce sujet ? Plus récemment, il a lancé un avertissement — évidemment destiné aux Chrétiens plus qu’aux gens qui nous assassinent — contre « toute forme de haine ».

Cette semaine, la Pologne, étant parmi les très rares pays Européens qui refuse d'autoriser l'accès sans restriction aux envahisseurs Islamiques, le Pape est à taper le clou à nouveau. Aux participants des Journées Mondiales de la Jeunesse, il a dit : « Un cœur miséricordieux peut accueillir des réfugiés et des migrants » et « écoutons ceux des autres cultures et des peuples même si nous avons peur parce que nous les considérons comme une menace ».

C’est à peine surprenant face à ces banals et enfantins — et manifestement dangereux — clichés que les Catholiques plus adultes en appellent avec plus de force pour une position plus forte — et plus Catholique —contre l'agression mortelle de l'Islam militant. Cette semaine encore, un autre appel public a été publié — cette fois par une paire d'écrivains Catholiques Américains sur le site The Stream, John Zmirak et Jason Jones — qui exigent que le Pape fasse marche arrière concernant ses attaques contre les Chrétiens — en les comparant à Caïn et à Hérode — ils ont encore le courage de nommer des noms et de demander d’arrêter cela. Je pense que la lettre sera reçue avec la même considération à la Casa Santa Martha que tous les autres appels de ce genre.

Un commentateur américain, Oakes Spalding, a offert une liste de possibilités pour expliquer pourquoi le Pape parle de cette manière au sujet de l'un des problèmes les plus pressants de notre époque. Étant donné les inclinations de François — et de son dégoût manifeste de la religion Catholique — la liste semble plausible. Spalding suggère une combinaison de « haine de la « vieille Église Catholique », ce par quoi il veut dire « l'Église jusqu'à , bien, lui-même ( François ) ou au moins jusqu'à Vatican II » ; « une sympathie totale et entière avec l’Islam » ; un indifférentisme religieux caractéristique du Modernisme et son désir de se hausser lui-même comme « leader mondial de la religion plutôt que leader de l'Église Catholique » ; Bergoglio a démontré un « quasi-marxisme » dont il peut ou ne pas être conscient ; paresseux donc versé en « pop théologie » qui insiste sur le fait que « toutes les religions sont bonnes » ; et son narcissisme démontré qui suscite son envie de dire « quelque chose d'inattendu, de nouveau, de différent ou de profond » et en même temps d’offenser et d’insulter les croyants Catholiques à chaque occasion.

Spalding ajoute deux autres possibilités qui sont de plus en plus souvent considérées en privé : l’influence démoniaque ( « Compte tenu du bilan de Bergoglio, tout fidèle Catholique qui n'a pas au moins envisagé cela, n'a pas fait attention » ) et / ou une certaine forme de sénilité ou de démence.

Peu importe les motifs ou l’état d'esprit, il est clair qu’aucune provocation ne va jamais être suffisante pour ramener cet homme dans la réalité de la situation ou l'inciter à quitter sa vision du monde Catholique ouvertement hérétique et se joindre au combat. Il vit dans une bulle parfaitement fermée de sa propre fabrication. Personnellement, je crois que la seule valeur de ces appels publics sera de rendre plus clair le fait que nous dépendons de nous-mêmes seulement, qu’aucune aide d'aucune sorte sera imminente de la Rome de Bergoglio.

Mais tout cela soulève la question où devons-nous de chercher des conseils sur exactement comment répondre. Le Pape François a récemment laisser tomber des indices que l'Église devrait à un certain moment réexaminer la théorie de la Guerre Juste qui consiste en cet ensemble d'impératifs éthiques qui guident les croyants dans la poursuite de la guerre. En effet, la conférence tenue au Vatican a exactement dit cela.

Co-organisée par le groupe pacifiste notoire d'extrême-gauche Pax Christi et le Conseil Pontifical pour la Justice et la Paix, la conférence a nié qu'il pourrait y avoir une telle chose qu’une « Guerre Juste » même en cas de légitime défense ou pour défendre des tiers ... Désolé chère Pologne, mais la prochaine fois que quelqu'un veut envahir votre territoire, je suppose que vous devrez compter sur vous-mêmes seulement.

« Nous croyons qu'il n'y a pas de « Guerre Juste », a déclaré la conférence. « Trop souvent, la « théorie de la Guerre Juste » a été utilisée pour soutenir plutôt que de prévenir ou de limiter la guerre. Suggérant qu'une « Guerre Juste » est possible sape l'impératif moral et aussi le développement des outils et des capacités nécessaires pour une transformation non-violente des conflits ».

Il est évident qu’en abolissant par la théorie de la Guerre Juste, ce Pape et ses compagnons de voyage signifient abolir toute notion que la guerre peut être justement poursuivie par des hommes Chrétiens. Sa compréhension infantile, apparemment, est que « la guerre est mauvaise » et « la violence est méchante » si bien que nous ne pouvons pas la faire, DU N’IMPORTE QUOI !

Étant un peu du type faucon, ma première réaction à cette suggestion était un cri de joie : « Alors, la « première frappe » est tout à fait sur la table alors ? Génial ! » Malheureusement, il en est ainsi d’un grand nombre d'autres choses. Sans la théorie de la Guerre Juste, en fait, nous sommes de retour à la brutalité du monde hobbésien où le pouvoir fait le droit, la règle étant que le plus grand intimidateur est le plus fort.

L'existence d'une « théorie » éthique selon laquelle les Chrétiens peuvent se livrer à juste titre à une guerre est considérée par ceux avec l’état d'esprit de Bergoglio comme preuve prima facie que les Catholiques sont les bellicistes méchants de l'histoire, sans doute prêts à tout moment à monter au créneau et à brûler les gens au poteau pour sorcellerie. (Peut-être l'aspect le plus déprimant de ce Pape est son empressement à croire et à diffuser les « légendes noires » de la mythologie anti-Catholique.)

Mais la réalité de la théorie de la Guerre Juste a beaucoup plus à voir avec les strictes limitations Chrétiennes que les princes peuvent et ne peuvent pas faire à la guerre ; la présomption primordiale parmi les autres est que la guerre n’est seulement justifiée que dans la défense contre une menace mortelle.

Quels sont les principes de base de la théorie de la Guerre Juste ?

Les deux principales divisions sont celles qui justifient 1) les raisons d’aller en guerre (jus ad bellum) et 2) comment la guerre doit être menée(jus in bello). En bref, une nation peut aller en guerre pour les mêmes raisons qu’un homme peut d'utiliser la force meurtrière pour défendre sa famille.

Selon le Dictionnaire de Philosophie de Cambridge, le jus ad bellum exige :

« 1) Une juste cause : un mal réel ou imminent contre l’État, une violation des droits, mais parfois une nécessité de protéger les innocents, défendre les droits de l'homme, ou sauvegarder son propre mode de vie ou celui d'autres peuples.

2) Une autorité compétente : limiter l'engagement à la guerre aux dirigeants légitimes d'un État.

3) Une bonne intention : viser seulement la paix et les fins d’une juste cause (et non pas poursuivre la guerre avec des souffrances, des morts et de la destruction).

4) Proportionnalité : veiller à ce que le bien anticipé ne soit pas compensé par le mauvais.

5) Dernier recours : épuiser les alternatives pacifiques avant d'aller à la guerre.

6) Probabilité de succès : une perspective raisonnable que la guerre va réussir ».

La Jus in bello nécessite

« 1) la proportionnalité : veiller à ce que les moyens utilisés dans la guerre siéent aux fins de la juste cause et que leur résultante en bien et en mal, quand individué, soit proportionnée ...

2) la discrimination : l'interdiction de tuer des non-combattants et / ou des innocents ».

Tout cela suppose que les agresseurs soient ceux qui font le premier pas, mais il y a ceux qui ont retenu la théorie qui permet des « guerres justes offensives ».

Évidemment ce Pape n’est pas ennuyé le moindrement par la menace mortelle à des innocents posée par un agresseur comme ISIS. Nous avons vu cela dans sa réponse de son style « poignet flasque » devant la boucherie en gros, le viol et l'esclavage de son troupeau Chrétien au Proche-Orient. Et nous n’avons rien entendu de lui à propos de ses effroyables, bien que tristement prévisibles, conséquences de son insistance ridicule à ce que les Catholiques accueillent ces sauvages dans leurs foyers. Et cela, même après qu’ISIS ait déclaré publiquement qu'ils infiltraient leurs terroristes parmi les grandes foules qui viennent de la Méditerranée.

La prochaine fois que quelqu'un vous dit que « le Pape ne croit pas à la théorie de la Guerre Juste » ,vous pouvez répondre que les nouvelles nous montrent chaque jour maintenant ce à quoi le monde va ressembler s’il obtient son souhait que la Guerre Juste soit abolie. ISIS est peut-être la meilleure démonstration de la guerre sans justice ni principes moraux que le monde moderne n'avait pas encore connu. Même les sauvageries nazies étaient à un certain degré retenues par l'arrière-plan moral Chrétien de l'Europe. Au moins Hitler devait cacher les camps et faire semblant d'offrir une justification pour ses agressions. Le national-socialisme — avec toutes les formes d’idéologies post-Chrétiennes, athéistes Occidentales — a commencé à partir du contexte de la pensée Christianisée, peu importe dans quelle mesure ils ont divergé de leurs origines.

Mais dans ISIS et l'Islam militant , nous avons vu ce dont l'humanité est capable quand elle est vraiment affranchie de tous les vestiges de la morale Chrétienne. Les élites laïques Occidentales ont été prises par surprise par ces démonstrations de sauvagerie bestiale — quelque chose que leurs hypothèses inconsciemment Christianisées n’étaient pas prêtes à gérer. Chez ces hommes Islamiques, le monde post-Chrétien voit enfin la réalité de leur notion relativiste de « différentes morales ». Si vous voulez savoir ce que les Musulmans pensent de la guerre, il vous suffit d'inverser chaque article de la liste ci-dessus et vous verrez ce qui est autorisé et même ordonné par « Allah ».

Sans un concept de « Guerre Juste », nous sommes de retour à la barbarie complète, la brutalité sauvage et l'indifférence à la vie humaine et à la liberté comme fut la guerre dans le monde antique pré-Chrétien. À quoi ressemblait la guerre avant que le Christianisme n’ait commencé à retenir les bas instincts ? C’était des campagnes agressives de conquête ; l'abattage génocidaire des populations entières ; la totale et permanente destruction ( « des semis avec du sel ») des habitations humaines ; des viols de masse et la torture était routine ; l'assujettissement, l'asservissement et la déportation des peuples. C’était, en bref, exactement ce que l'Islam a fait depuis 1400 ans.

Peut-être quelqu'un devrait assoir François et lui montrer les photos à quoi ressemble une guerre injuste. Les photos, joyeusement téléchargées à partir de Twitter et d’Instagram, des peuples Chrétiens du Proche-Orient qui sont décapités, crucifiés, brûlés vifs et coupés en morceaux et les survivants parqués comme des esclaves, au moment présent.

Quant à savoir pourquoi le Pape parle de la façon dont il le fait — y compris ses contradictions logiques, ses insultes contre les croyants, ses mauvaises citations persistantes de l'Écriture et ses fausses déclarations de l'enseignement Catholique — je reviens au perspicace M. Spalding qui suggère que nous considérions ce que le diable veut.

« Le diable ou les démons ne mentent pas tout simplement. Ils mélangent des mensonges avec des vérités, des demi-vérités et des affirmations qui sont tout simplement incohérentes. Le but est de provoquer la confusion et le désespoir. Espérons (pour eux) que les gens n’en viendront pas non seulement à douter de la vérité Chrétienne révélée, mais également à l'idée qu'il n'y a aucune vérité. Une grande partie de cette stratégie d’esquive vaseuse démoniaque est le jaillissement d’un non sens littéralement ».

Je demande aux lecteurs d'examiner soigneusement quel genre d'être qui rendrait obligatoire soit ignorer ou d’« abolir » la théorie de la Guerre Juste.