lundi 29 août 2016

Le Cardinal Parolin vend tout à Pékin



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 29 août 2016

Lorsque Soeur Lucie a averti le Cardinal Caffarra dans les années 199Depuis trop longtemps, le Secrétaire d'État du Vatican, élevé à une importance sans précédent par les réformes post-Vatican II orchestrées par le Cardinal Villot, a mis en danger l'intégrité de la Foi dans le but de servir les diktats du monde de la diplomatie Vaticane. Il en a été ainsi avec le Message de Fatima et le Troisième Secret en particulier alors que nul autre que le secrétaire d'État du Vatican ( le Cardinal Sodano et son successeur, le Cardinal Bertone) a réduit le Message à une prescription générique pour la prière et la pénitence, excisant la Consécration de la Russie et réduisant le Secret à une simple représentation des événements du 20e siècle.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Et il en a été ainsi avec le sort des Catholiques de l'Église clandestine en Chine qui refusent de prêter serment d'allégeance à l’« Association Patriotique Catholique (APC) », la pseudo-Église érigée par le régime Rouge Chinois de Pékin comme étant l’Église Catholique « officielle » durant les années 1950 dans le but d'imposer un contrôle du gouvernement sur la sélection et la consécration des Évêques Chinois, créant ainsi une hiérarchie chinoise schismatique de façon flagrante.

Maintenant, nous entendons par le Secrétaire d’État du Vatican actuel, le Cardinal Pietro Parolin, qu'il n'y a vraiment pas de différence entre les Évêques et les fidèles clandestins, qui refusent de se joindre à l’APC schismatique et qui souffrent de persécutions implacables pour cette raison et les adhérents de l'APC, clergé et laïcs compris, qui obéissent à des hommes plutôt qu’à Dieu en pratiquant leur culte conformément aux diktats d'un régime communiste et athée qui oblige les femmes à avorter de leurs propres enfants.

Comme le Cardinal Parolin l’a déclaré dans une récente interview avec Avvenire, le journal de la Conférence des Évêques d'Italie : « L'affirmation selon laquelle il y a deux Églises différentes en Chine ne correspond pas à la réalité historique ou à la vie de la Foi des Catholiques Chinois. Il y a en fait deux communautés qui sont à la fois désireuses de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre. Chacune d’elle porte avec elle un bagage historique de moments de grand témoignage et de grande souffrance qui nous dit quelque chose sur la complexité et les contradictions qui existent dans ce vaste pays ».

Bêtises absolues et une trahison totale des Catholiques Chinois clandestins. Tout d'abord, les fidèles Catholiques qui refusent de se soumettre à l'APC ne sont pas « désireux de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre » mais, plutôt, sont en pleine communion avec lui et l’ont toujours été depuis le moment où ils ont refusé la soumission à Beijing et ont obéi à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Deuxièmement, le APC n’est pas « une communauté ... désireuse de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre », mais c’est plutôt la création du mal des dictateurs communistes qui a violé le Corps Mystique du Christ avec une invention humaine hideuse prétendant être l’« Église officielle ».

Troisièmement, il n'y a pas d'équivalence morale entre l'Église clandestine en union avec Rome et l’APC du mal et schismatique. C’est tout simplement monstrueux de suggérer que ces « deux communautés » devraient être « réconciliées, s’embrassant l’une l’autre ... » ; les fidèles Catholiques persécutés en Chine ne peuvent jamais « embrasser » une organisation qui promet allégeance à une dictature communiste.

Il n'y a qu'une « solution » à la situation en Chine : l'APC doit être abolie et tous les Catholiques Chinois doivent être autorisés à pratiquer le culte ouvertement en union avec Rome et sans ingérence du gouvernement.

Mais maintenant, les rumeurs abondent, et Sandro Magister le confirme, que Rome est sur le point d'accepter que le régime communiste chinois de Pékin sélectionne en premier les Évêques pour fins d’approbation subséquente par le Vatican — un retour grotesque au mal du Césaropapisme selon lequel le souverain civil est le chef de l'Église dans son royaume et peut désigner des Évêques. Mais, infiniment pire ici, car le souverain civil dans ce cas ne serait pas un roi Catholique, mais un dictateur communiste.

Avec chaque jour qui passe, la crise de l'Église qui dure depuis un demi-siècle s’accélère vers ce qui ne peut être qu’une conclusion désastreuse. Le Troisième Secret de Fatima se déroule devant nos yeux alors que les guides aveugles de la hiérarchie supérieure se précipitent dans un fossé. Nous ne pouvons pas les suivre. Nous ne pouvons que prier pour une intervention ultime du Ciel et pour la fin de cette crise avec le triomphe du Cœur Immaculé de Marie — qui suivra, enfin, la Consécration de la Russie qui, comme nous pouvons le voir, reste au cœur des événements mondiaux potentiellement explosifs.