jeudi 30 juin 2016

Un Pape Anti-Catholique ?





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 28 juin 2016


À présent, nous avons été habitués à des résultats choquants concernant l'insistance de François à déblatérer avec des journalistes pendant ses envolées vers ou depuis les destinations des voyages pontificaux inutiles qui sont devenus une activité principale de la papauté post-Vatican II. Au milieu de tous ces blabla cependant, il y a aussi des remarques qui sont par inadvertance révélatrices et qui indiquent également la portée de la crise-dans-une-crise qui est le pontificat Bergoglien.

L'exemple le plus récent est la conférence de presse dans son envolée de retour à Rome de son voyage en Arménie.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Une remarque la plus révélatrice est venue dans le contexte d’une question d'un journaliste au sujet de la récente déclaration du conseiller clé papal, le Cardinal Reinhard Marx, à savoir que l'Église devrait présenter des excuses aux « gays » pour la façon dont l'Église les a traités. Les « gays » ont été ajoutés à la liste de ceux à qui l'Église doit présenter des excuses et « demander pardon » — le mea culpa sans fin que Jean-Paul II a commencé et semble maintenant être perpétuel même si nous n’avons pas encore entendu une seule excuse des puissances de ce monde pour leurs crimes contre les Chrétiens, y compris la persécution d’État et le génocide des dizaines de millions d'entre eux.

François, bien sûr, s’est senti obligé de répondre que l'Eglise « ne doit pas seulement dire qu'elle est désolée ... à cette personne qui est gay qu'elle a offensée. Mais il faut dire qu'elle est désolée pour les pauvres, aussi, pour les femmes délaissées, pour les enfants contraints de travailler ». S'il vous plaît. Au moins, François a cependant précisé que par « l'Église » il voulait dire les « Chrétiens. L'Église est sainte. Nous sommes les pécheurs ».

Mais alors c’est ici cette remarque très révélatrice : « Je me souviens, comme enfant, la culture Catholique fermée à Buenos Aires : on ne pouvait pas entrer dans la maison d'un couple divorcé. Je parle d’il y a environ 80 ans. La culture a changé, Dieu merci ».

En juste une phrase révélatrice, François a révélé la profondeur de la menace que son pontificat pose sur l'Église : « La culture Catholique fermée » François remercie Dieu que « la culture a changé » afin que le divorce et le « remariage » ne soient plus considérés comme une forme d’adultère que les Catholiques ne cautionneraient pas en ne socialisant pas dans les maisons des partenaires vivant dans l'adultère. Il remercie Dieu que « la culture Catholique fermée » ait cédé la place à une culture où le divorce et le « remariage » puissent être acceptés et en effet largement pratiqués par les Catholiques.

Pourtant, c'est le même Pape qui a organisé une scène appelée « Synode sur la famille » qui visait à répondre à la « crise dans la famille » posée justement par le changement de culture pour lequel François remercie Dieu. Là encore, le Synode Bidon, à sa fin, a tout fait pour tenter de faire plier l'Église dans une acceptation institutionnalisée — François l’appelle « intégration » — de ce que Notre Seigneur Lui-même a dénoncé comme adultère.

Donc, nous avons un Pape qui cumule avec désinvolture du mépris sur une culture dans laquelle une horreur instinctive du péché public parmi les simples fidèles les conseillent de ne pas frayer avec ceux qui ignorent leurs vœux de mariage et qui ont pris d'autres partenaires avec qui vivre dans le péché. François remercie Dieu, en bref, parce que la culture n’est plus Catholique.

Ceci est le Vicaire du Christ ? Jamais dans 2000 ans, jamais même pendant les pontificats des Papes personnellement corrompus, avons-nous vu un homme tel que lui sur la Chaire de Pierre. Ce n’est même pas une question de malveillance ou de ruse. Nous avons clairement en François un Pape qui, assez incroyablement, n'a pas une très haute estime pour le Catholicisme, qui n’est pas dérangé de nous le dire et qui semble parfaitement inconscient du paradoxe plutôt apocalyptique d'un anti-Pape Catholique. Un Pape qui, dans sa profonde confusion, appelle l’Église « Sainte » mais qui remercie Dieu que les Catholiques acceptent maintenant les unions sexuelles impies.

Plus d'informations sur cette conférence de presse Bergoglienne inquiétante (une redondance, je sais) dans le prochain article.