dimanche 5 juin 2016

On brasse à nouveau la sauce du 500 ème
Il faut la garder chaude, non ?



Éditorial de Michael Matt
SOURCE : The Remnant



Une nouvelle toute fraîche du National Catholic Register :

« La visite du Pape François à Lund, en Suède, en vue de commémorer le 500e anniversaire de la Réforme comprendra « deux parties » en commençant par une « prière commune » dans la Cathédrale Luthérienne de Lund et se prolongera avec un événement public à l’Arena Malmö qui sera ouvert à une participation plus large, ont annoncé les dirigeants du Vatican et Luthériens.

« Dans un communiqué conjoint publié aujourd'hui par la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) et le Conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens, ils ont réitéré que l'événement du 31 octobre sera centré sur les thèmes de « l'action de grâce, le repentir et l'engagement dans un témoignage commun ».

Il est également déclaré que l'objectif global de l'événement œcuménique » est d'exprimer les dons de la Réforme et de demander pardon pour la division perpétuée par les Chrétiens des deux traditions.

COMMENTAIRE du REMNANT :

Ah, oui, les « dons de la Réforme » — comme la déchirure à moitié de la Sainte Chrétienté. Le début de la fin du Saint Empire Romain. La destruction de l'État Catholique. La perte de millions d'âmes qui ont été victimes des viles hérésies de Martin Luther.

Et n’oublions pas de demander pardon pour les grands Saints qui ont donné leur vie pour la défense de notre Sainte Mère Église sous l'assaut vicieux des Protestants « réformateurs ». Thomas More, par exemple, a utilisé le terme grec « anarchos » pour décrire la Révolte Protestante. Il croyait que le « grand changement d’ensemble de la conscience Européenne au XVIe siècle était dû à la haine qu'ils [Protestants] portaient à tout bon ordre et à leur grande soif de [tout] rendre désordonné ».

Vous voyez, le pauvre Thomas More ne pense pas que de « faire du gâchis » a été particulièrement une bonne idée. Il considérait les Luthériens comme des «daemonun satellites » ( « agents des démons ») qui, de fait, devaient être arrêtés avant qu'ils ne menassent la société civilisée à la ruine.

Dans son livre, La Vie de Thomas More, Peter Ackroyd explique : « Ce ne fut plus un temps pour les questions, pour l'innovation ou pour l'incertitude de toute sorte. Il [Thomas More] a blâmé Luther pour la Révolte des Paysans en Allemagne et a soutenu que tous ces ravages et cette destruction étaient le résultat direct de la contestation de Luther envers l'autorité de l'Église et, sous le prétexte de la « libertas », Luther prêchait la « licentia » qui avait à son tour conduit au viol, au sacrilège, au sang, au feu et à la ruine ».

Et pourquoi pas ? De la Messe à l’occasion de sa propre ordination sacerdotale, la liturgie bien-aimée de ses Pères et ses Ancêtres, des Saints et des Martyrs durant mille ans, Luther crache : « Je déclare que tous les bordels ... tous les homicides, les meurtres, les vols et les adultères ont forgé moins d’abominations que la Messe Papiste ».

Et ceci de la part de celui qui, de son propre aveu, était « inspiré » de la certitude — pendant qu’il était sur sa toilette, [ note : Luther passait de nombreuses heures aux toilettes chaque jour --- il s’était même installé une table pour écrire ] que l'Église était la grande Prostituée de Babylone, que quatre de ses sept Sacrements étaient des abominations de même que son sacerdoce, le célibat, la papauté et la vie monastique. Sur sa toilette, Luther a compris que tout ce qui était nécessaire, c’était la Foi seule ... et que les lois du Christianisme soient damnées !

« Soyez un pécheur et péchez courageusement » a dit Luther « mais ayez une Foi plus forte et réjouissez-vous dans le Christ, qui est la victoire sur le péché, la mort et le monde. N’imaginez pas un seul instant que cette vie est le lieu respectueux de la justice : le péché doit être commis ... le péché ne peut pas vous arracher au Christ même si vous commettez l'adultère cent fois par jour et autant de meurtres ».

Comparez ces paroles qui sont semblables aux paroles écrites par le Sataniste Aleister Crowley : « Marchons-nous dans la crainte éternelle de peur que quelque « péché » devrait nous couper de la « grâce » ? En aucun cas ... Vivez comme les rois et les princes, couronnés et sans couronne de ce monde, qui ont toujours vécu, comme les maîtres vivent toujours ... faites de votre propre indulgence personnelle votre religion ... Quand vous buvez, dansez et prenez plaisir, vous n'êtes pas « immoraux », vous ne risquez pas « votre âme immortelle », vous accomplissez les préceptes de notre sainte religion [Satanisme] ... N’est-ce pas mieux que de sentir opprimés par la conscience du « péché », cherchant avec lassitude ou simulant des « vertus » ennuyantes et pénibles ? »

Le Protestantisme, le Satanisme, la Franc-Maçonnerie — tous ceux-ci étaient des frères d'armes dans la guerre antique contre la Sainte Église, une guerre fomentée par des agents de désordre. Même certains des amis de Luther ont facilement admis que la « Réforme » était anarchique.

Par exemple, l'ex-prêtre Martin Bucer, qui a bénéficié de dispenses morales de Luther concernant une ex-nonne et ses vœux afin qu’ils puissent se marier, admet néanmoins : « Toute la Réforme a été une grande indulgence pour le libertinage. La plus grande partie de la population semble seulement avoir embrassé l'Évangile afin de secouer le joug de la discipline et l'obligation du jeûne et de la pénitence qui reposait sur eux dans le papisme et de pouvoir maintenant vivre selon leur propre plaisir, appréciant leurs désirs et leurs appétits sans foi, ni loi, ni contrôle. Ce fut la raison pour laquelle ils ont prêté une oreille complaisante à l'enseignement de la justification par la Foi seule et non par les bonnes œuvres car, de ces dernières, ils n’en avaient aucun goût ».

Il n’est pas étonnant qu’Erasmus (qui a également préconisé la Réforme) écrivait : « Le Luthéranisme n'a que deux objets au cœur —l'argent et les femmes ».

Et maintenant, le Pape François se dirige en Suède pour commémorer ce que Martin Bucer a appelé « une grande indulgence pour le libertinage » et ce que Saint Thomas More a condamné comme étant le projet démoniaque de l'Antéchrist lui-même — la Révolte Protestante.