mardi 7 juin 2016

Trois histoires choquantes sur la culture de la mort
qui soulignent la crise d’aujourd'hui





Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News

ROME, le 6 juin 2016 (LSN) - La Présidente de Family Life International de la Nouvelle-Zélande a raconté trois histoires prenantes au Forum sur la Vie à Rome le mois dernier ; ces histoires mettent en évidence la crise actuelle dans l'Église Catholique et dans la culture occidentale.

Alors que les histoires de Colleen Bayer ne sont pas faciles ni à dire ou ni à entendre, chacune révèle les ténèbres hideuses qui menacent de l’emporter sur nos pays, d’effriter nos familles et de gravement heurter nos proches.

Bayer, une Dame papale de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand, n'a rien retenu quand elle a partagé « cœur à cœur » avec les participants sur ce qui se passe vraiment dans la culture et dans l'Église. Voici ses histoires.

Le prêtre homosexuel qui a perdu sa vie

Bayer a raconté qu’il y a bon nombre d'années, il y avait un homme Anglican converti au Catholicisme et qui avait décidé d'étudier la prêtrise. Il a été accepté dans un séminaire de Rome malgré qu’il ait révélé aux autorités à ce moment-là qu’il se débattait avec un certain nombre de comportements compulsifs et d'autres problèmes dont un était l'homosexualité.

L'homme a été ordonné et envoyé finalement pour servir dans un diocèse en Nouvelle-Zélande. Mais ses troubles ont persisté. Cinq ans de congé du ministère actif avec des consultations ont peu apporté à la guérison qu’il recherchait si désespérément.

Le prêtre s’est lié d'amitié avec Bayer et son mari Terry – les deux travaillant dans le mouvement de vie et famille — et se sentait confortable à leur confier l'étendue de la misère qui sévissait dans sa vie. Finalement, il commença à leur parler de ses expériences de son temps au séminaire de Rome.

À un moment donné, le prêtre leur raconta ses souvenirs des parties du vendredi soir avec d'autres séminaristes dans des endroits exotiques à Rome, des soirées qui se terminaient en orgies homosexuelles.

« Et ça m'a brisé le cœur. Je pensais qu’on adorait sous la coupole de Rome, que nous venions ici [à Rome] comme si c’était notre maison. Mais d’apprendre alors qu’à un séminaire de Rome... la dévastation, les cochonneries et tout ce qui se passait était épouvantable » a raconté Bayer.

Elle a dit que le fait que cet homme soit entré au séminaire, en dépit de ses problèmes manifestes, révèle l'ampleur de la corruption à cette époque dans les séminaires Catholiques.

« Comment a-t-il pu y entrer ? Comment a-t-il été accepté s'il n'y avait pas déjà une cohorte prête, disposée et disponible pour faciliter cette situation ? » a-t-elle dit.

Bayer a raconté que, la dernière fois qu'elle et son mari ont vu leur prêtre ami, c’était à une foire paroissiale. Ils ont appris le lendemain qu’il s’était enlevé la vie. Son suicide a confirmé tragiquement au couple la véracité de ses dires choquants.

LA Dame papale a utilisé l'histoire comme une occasion de prendre à partie un prélat de premier plan dans l'Église qui suggère que l'Église ferait bien d'embrasser les soi-disant « éléments positifs » de l'homosexualité. Le Cardinal Christoph Schönborn de Vienne a expliqué sa position sur l'homosexualité dans une interview à La Civiltà Cattolica l'année dernière indiquant en ce qui concerne les couples de même sexe : « L'Église ne devrait pas regarder dans la chambre à coucher d'abord mais dans la salle à manger ! »

« Pourri, pourri, » a-t-elle dit de la position de Schönborn alors qu’elle exprimait son indignation qu'un « Cardinal de Rome » puisse délibérément minimiser ce que les homosexuels pratiquent dans la chambre à coucher, comme si c’était de peu d'importance, et que l’on doive se concentrer sur leurs manières dans la salle à manger.

« Notre prêtre ami a perdu sa vie à cause de ce qui est arrivé dans la chambre à coucher : s'il vous plaît priez pour son âme » a-t-elle conclut.



Comment l'idéologie du genre a enlacé notre fille handicapée

Dans une autre histoire frappante mettant en vedette la culture de la mort, celle-ci encore plus proche de son foyer, Bayer a raconté comment elle et son mari Terry ont adopté une petite fille — il y a près de 30 ans — qui avait subi des dommages au cerveau après être née d’une mère de 13 ans qui était accro à sniffer de la colle.

Le couple a pensé qu'ils élevaient la petite fille en toute sécurité, lui enseignant ses prières, allant à la Messe en famille et l'élevant dans un foyer Chrétien avec une famille qui l'aimait. L'enfant handicapé a éventuellement participé quotidiennement à un groupe ayant des besoins spéciaux afin de l'aider à développer son plein potentiel, a raconté Bayer.

Mais les parents sont devenus dégoûtés un jour lorsqu’ils ont découvert que le conducteur du bus spécialement affecté aux participants du groupe avait molesté leur fille après l’avoir prise comme proie sexuelle pendant une longue période de temps. Il a fait cela avec leur fille malgré la présence de d'autres enfants dans le bus.

« Il l’a molestée et il a détruit sa vie » a-t-elle dit.

Les parents ont porté plainte et l'homme a été finalement reconnu coupable et emprisonné pour son crime. Mais aucune peine ne pourra jamais réparer les dégâts qu’il a faits à leur fille ; des signes ont commencé à se manifester chez elle, elle se lacère et elle lutte avec son sens d'identité.

Peu d'années après cela, Colleen et Terry se sont inquiétés quand ils ont découvert que les dirigeants du groupe des besoins spéciaux auquel leur fille participait avait commencé à pousser l'idéologie du genre et de l’homosexualité auprès de l'ensemble des participants handicapés.

« Le groupe bien précis que leur fille aimait être avec ses amis [poussait] l'idéologie du genre ainsi que du style de discussion : de [ de quel sexe] veux-tu être ce matin, à l'heure du déjeuner, cet après-midi ? [ Les dirigeants leur ont dit ] « Tout est correct et surtout si vous avez un handicap ». « Des trucs avec le même sexe, c’est vraiment sympa. Tu ne vas pas tomber enceinte, tu n’auras pas de bébé » [Ils ont dit] : « Tu peux faire tout ce que tu aimes faire ».

Bayer a raconté comment, un jour, elle se rendit plus tôt que d'habitude au groupe des besoins spéciaux pour cueillir sa fille seulement pour la trouver couchée au milieu de la pièce sur un matelas avec un autre homme handicapé qui était intime avec elle.

« [ Imaginez seulement ] Ma petite fille, qui avait déjà été si abîmée et blessée terriblement » a-t-elle dit.

Quand une femme en charge a abordé Bayer et lui a sèchement demandé si elle avait un « problème » avec ce que sa fille faisait, Bayer a répondu : « Je pensais avoir un problème mais vous avez un problème. Vous enlevez l'innocence de ma fille. Comment osez-vous ? Comment osez-vous faire un spectacle d'elle » a-t-elle raconté.

La femme lui a carrément répondu : « Excusez-moi, mais ils sont un couple ».

Bayer a dit que l'histoire révèle « ce à quoi nous faisons face » dans la bataille pour la famille.

« Les autorités mêmes, celles-là mêmes qui devraient protéger les personnes ayant des besoins spéciaux précipitent ce genre de comportement » a-t-elle dit.

« Comment osent-ils venir dans nos maisons et voler nos enfants les plus vulnérables ? Comment osent-ils le faire ? » a-t-elle ajouté.

La lesbienne abusée qui voulait un avortement

Dans la dernière de ses histoires, Bayer a raconté comment le Centre de crise de grossesse qu’elle dirige reçut un jour un appel d'une femme enceinte qui vivait à ce moment-là dans sa voiture, elle avait faim et elle n’osait pas retourner à la maison jusqu'à ce qu'elle ait obtenu un avortement.

La femme a appelé le centre espérant que le Centre pourrait l'aider à organiser un avortement.

« Cette femme [ Jackie ] voulait que nous l’aidions à obtenir l'avortement afin qu'elle puisse retourner à sa liaison et tout serait ensuite le grand bonheur pour toujours. Eh bien, elle a appelé le mauvais numéro de ce point de vue, bien sûr » a dit Bayer.

Une collègue de travail au centre s’est arrangée pour apporter des sandwiches et pour parler à Jackie de d'autres options telles que : l'adoption ou devenir parent. Au cours de la conversation, Jackie a commencé à parler de la relation tumultueuse qu'elle avait eue avec son « épouse ». La collègue était perplexe au premier abord, mais a pigé ensuite que Jackie était prise dans une relation lesbienne.

« Ce qui est ressorti de la conversation impliquait un très violent, très méchant et très cruel « mariage ». Je ne veux pas l'appeler ainsi, mais le mariage homosexuel est légal en Nouvelle-Zélande. Donc, nous avons une « femme » avec une « femme », celle qui est enceinte ... et l'autre « épouse » frappe cette femme [ enceinte ] et exige un avortement. Qu'il suffise de dire, ce fut une situation très désagréable » a dit Bayer.

Finalement, Jackie fut éventuellement persuadée de venir au Centre de la grossesse où elle a été soignée et où elle a pris la décision de donner vie à son bébé, une petite fille.

Bayer et le personnel du centre ont travaillé dur pour donner à Jackie de l’amour et de la compréhension. Ils ont doucement tenté d'aider cette femme à voir la réalité de la relation abusive dans laquelle elle était, mais en vain. Après la naissance du bébé, Jackie est revenue à sa conjointe violente.

« Quand j’ai vu le corps de Jackie, j’en ai pleuré tout mon cœur à voir les coupures et les ecchymoses et les pincées parce que je sais que, dans sa vie, elle a été terriblement blessée, meurtrie et abusée » a dit Bayer.

« Ça brise le cœur », a-t-elle ajouté.

Aller de l'avant au milieu d'une crise majeure

Bayer a dit que les histoires révèlent les « crises » qui affectent les individus, les familles et l'Église sur une base quotidienne.

Elle a cité le Père Paul Marx, le célèbre prêtre missionnaire pro-vie qui est mort en 2010 et qui a déjà donné ses conseils sur la façon d'aller de l'avant malgré les « situations horribles » qui font rage tout autour.

« Il aurait dit : « Méfiez-vous des tentacules de Satan. Regardez la Main de Dieu et allez de l'avant, » a-t-elle raconté.

Colleen Bayer a dit que les dirigeants des organisations famille et vie doivent se tourner vers Dieu en toute confiance pour trouver des solutions afin de « nous guider hors de la boue, de la fange vers une nouvelle culture de la vie, de la Foi, de la famille, de la nouveauté et d’une vie nouvelle ».

« [Nous allons aller de l'avant] avec l'orthodoxie en se tenant centrés sur l'Église, par un esprit de service, à travers un grand sens de l'urgence et avec patience » a-t-elle terminé.