samedi 18 juin 2016

Des Théologiens proposent de ré-écrire
le Catéchisme & le Droit Canonique
à la lumière de Amoris Laetitia





Par Maike Hickson
Le 17 Juin 2016

SOURCE : One Peter Five

Un article publié le 12 juin par le site kathpress.at — l'agence de nouvelles Catholique financée en partie par les Évêques Autrichiens — a reçu beaucoup d'attention en Europe. Deux sites italiens — La Nuova Bussola Quotidiana et Il Timone — en ont fait un compte rendu sur cela. Et aussi le site Catholique Autrichien kath.net. La raison de toute l'attention est l'article sur kathpress.at qui comprend plusieurs déclarations importantes de Théologiens Catholiques Progressistes qui ont incontestablement lu Amoris Laetitia d'une manière très laxiste et sentimentalement libérale.

Une déclaration est tirée de la Théologienne Suisse Eva-Maria Faber qui, dans un document écrit en collaboration avec un collègue (Martin Lintner), propose d'adapter le Catéchisme Catholique aux nouveaux développements proposés par l'Exhortation papale Amoris Laetitia. En outre, Rainer Bucher — un autre Théologien de Graz, Autriche — propose maintenant de « re-contextualiser la théologie morale et le Droit Canon » à la lumière d’Amoris Laetitia. Selon Kathpress, un autre Théologien, Stephan Goertz — un ardent défenseur de l'homosexualité — voit Amoris Laetitia qui a « rendu libre [sic] le chemin pour des interprétations différentes dans les diocèses locaux. »

Selon kathpress.at, un autre Théologien Allemand avec un vécu progressiste bien connu, Klaus Lüdicke, souligne que François qui a maintenant redéfini les « relations irrégulières » en général en disant qu'elles ne peuvent pas en soi être plus longtemps considérées comme gravement peccamineuses. Il en est donc arrivé à la conclusion que tous ces couples — incluant les divorcés remariés — devraient maintenant être autorisés à accéder au Sacrement de l'Eucharistie. Faber et Lintner sont parvenus à une conclusion similaire, affirmant qu’aucune « situation irrégulière » peut être en soi décrite comme étant gravement peccamineuse —selon Amoris Laetitia même.

Il est important de retenir dans ce contexte que la Professeure Faber de Coire, Suisse, était l'un des orateurs au « Conseil des Ombres » controversé de mai 2015 à l'Université Grégorienne de Rome. Comme le dit l'auteur Catholique Allemand Mathias von Gersdorff, la Professeure Faber a auparavant écrit un livre où elle met en doute l'indissolubilité du mariage. Martin Lintner avait également causé un émoi quand il fut interviewé l'été dernier par la branche Allemande de Radio Vatican, qui a publié en premier l’entrevue accompagnée d'une photo montrant deux femmes s’embrassant. C’était Edward Pentin, correspondant à Rome, qui a signalé cette première histoire au monde anglophone. Dans l'interview, Lintner suggère que c’était le temps « repenser l'enseignement de l'Eglise Catholique sur l'homosexualité ».

Le ton de l'éditorial de l’agence de nouvelles Catholique d'Autriche sur ces questions est sensiblement neutre et conclut par ces paroles : « Pour résumer : après Amoris Laetitia, il appartient maintenant aux églises locales et aux Conférences Épiscopales de tirer leurs propres conclusions pastorales à partir du document ». Par voie de contraste, le commentaire de la Nuova Bussola Quotidiana offre une plus grande fidélité à l’enseignement proprement moral et traditionnel de l'Église Catholique. Les dernières publications questionnent si la « nouveauté d’Amoris Laetitia » — qui semble être pastorale, mais pourrait aussi conduire à une « révision doctrinale du Catéchisme » — a, après tout, quelque chose à voir avec un « développement harmonieux ».