dimanche 19 juin 2016

L'élection de Jorge Bergoglio par la « Mafia »
dirigée par le Cardinal Martini


Le Cardinal Danneels, protecteur et facilitateur d’un pédophile,
était le Parrain de Bergoglio



Par Marco Tosatti
Correspondant principal en religion pour le Quotidien Italien La Stampa
Le 24 septembre 2015

L'élection de Jorge Bergoglio a été le fruit des réunions secrètes de Cardinaux et d’Évêques qui, organisées par Carlo Maria Martini, se sont tenues pendant des années à Saint-Gallen en Suisse. C’est ce qui est affirmé par Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens, les auteurs d'une biographie qu’ils viennent de publier au sujet du Cardinal Belge Godfried Danneels qui réfère à ce groupe de Cardinaux et d'Évêques comme étant le « Club de la Mafia ».

Danneels, selon les auteurs, avait travaillé pendant des années en vue de l'élection de François qui a eu lieu en 2013. Il a lui-même admis, cependant, dans une vidéo enregistrée lors de la présentation du livre des auteurs qu’il avait pris part à un club secret des Cardinaux qui étaient en opposition à Joseph Ratzinger. Tout en riant pendant qu’il appelait ce groupe le « Club de la Mafia dont le nom était Saint-Gallen ».


Une Église de pauvres pour les pauvres !

Le groupe voulait une réforme radicale de l'Église, beaucoup plus moderne et à jour avec Jorge Bergoglio avec François à la tête. Et c’est justement comment les choses ont tourné. En plus de Danneels et Martini, les autres qui composaient ce groupe étaient, selon le livre, l'Évêque Néerlandais Adriaan Van Luyn, le Cardinal Allemand Walter Kasper et Karl Lehman, le Cardinal Italien Achille Silvestrini et le Cardinal Anglais Basil Hume. [Note : pour les premiers jours du groupe, ce dernier fut remplacé plus tard après sa mort.]

Le journal belge « Le Vif » a écrit : « Le 13 mars 2013, une vieille connaissance était à côté du nouveau Pape François [dans la loge de la Basilique Saint-Pierre] : Godfried Danneels. Officiellement, il demeura dans son rôle en tant que doyen des Cardinaux-Prêtres, mais de fait il a opéré pendant des années en secret en tant que faiseur de roi ».

Danneels a été invité à nouveau par le Pape François à assister au Synode sur la Famille qui aura lieu en octobre à Rome. Mais il a été sévèrement critiqué. Il a essayé de dissuader une victime d'abus sexuel d'accuser l'homme qui a abusé de lui, un Évêque, qui était l'oncle de la victime, et de ce fait, au moment du Conclave en 2013, il y a eu de ceux en Belgique qui ont demandé qu’il ne soit pas autorisé à élire le nouveau Pape.

En outre, ses positions sur le mariage homosexuel et l'avortement, (selon les révélations de deux parlementaires, Danneels a écrit au Roi de Belgique pour lui demander de signer la loi qui permettait ces types de mariages) ne semblent pas être en conformité avec le Magistère de l'Église. Et pas plus en harmonie d’ailleurs avec ce que le Pape François affirme.



Lettre d'un journaliste Argentin chevronné en religion
au jour de l'élection de Bergoglio comme Pape

L'horreur !

De tous les candidats impensables, Jorge Mario Bergoglio est peut-être le pire. Non pas parce qu'il professe ouvertement des Doctrines contre la Foi et la morale mais parce que, à en juger par son travail comme Archevêque de Buenos Aires, la Foi et la morale semblent avoir été sans rapport avec lui.

Un ennemi juré de la Messe Traditionnelle, il en a permis seulement des imitations aux mains des ennemis déclarés de l'ancienne liturgie. Il a persécuté chaque prêtre individuellement qui faisait un effort pour porter une soutane, pour prêcher avec fermeté ou qui était tout simplement intéressé par Summorum Pontificum ( note : décret de Benoît XVI autorisant chaque prêtre à dire la messe Traditionnelle).

Célèbre pour son incohérence (parfois avec l'inintelligibilité de ses allocutions et de ses homélies), habitué à employer des expressions grossières, démagogiques et ambiguës, on ne peut pas dire que son Magistère est hétérodoxe mais plutôt inexistant tant il est confus.

Son entourage à la Curie de Buenos Aires, à l'exception de quelques clercs, n'a pas été caractérisé par la vertu de leurs actions. Plusieurs sont gravement soupçonnés de mauvaise conduite morale.

Il n’a pas raté aucune occasion pour poser des gestes comme prêter sa Cathédrale aux Protestants, aux Musulmans, aux Juifs, et même à des groupes de partisans au nom d'un dialogue interreligieux impossible et inutile. Il est célèbre pour ses rencontres avec les Protestants à l'aréna Luna Park où, avec le prédicateur de la Maison Pontificale, Raniero Cantalamessa, il s’est fait « bénir » par les Ministres Protestants, dans un acte commun de culte dans lequel il a, en pratique, accepté le validité des « pouvoirs » des Pasteurs-télévision.

Cette élection est incompréhensible ; il n’est pas polyglotte, il n’a pas d'expérience à la Curie, il ne brille pas pour sa sainteté, il est relâché dans la Doctrine et la liturgie, il n’a pas lutté contre l'avortement et que très faiblement contre le « mariage » homosexuel [approuvé avec pratiquement sans aucune opposition par l'épiscopat], il n’a pas de manières afin d'honorer le Trône Pontifical. Il n’a jamais combattu pour rien d'autre que de rester dans des positions de pouvoir.

Il ne peut pas vraiment être ce que Benoît voulait pour l'Église. Et il ne semble pas avoir aucune des conditions requises pour poursuivre son travail.

Que Dieu aide Son Église. On ne peut jamais écarter, aussi humainement difficile que ça semble être, la possibilité d'une conversion ... et, cependant, l'avenir nous terrifie.

Note :Ce qui précède est une évaluation personnelle de l'auteur et ne signifie pas la révision de ce blog ou ses contributeurs

N'empêche... a-t-il vraiment changé ?




Éditorial du site Rorate Caeli

Nous méritons le Pape François


O somma sapienza, quanta è l’arte
che mostri in cielo, in terra e nel mal mondo,
e quanto giusto tua virtù comparte!
Dante, Commedia (Inferno, c. XIX)


Nous méritons François. Ce qui manque à beaucoup d'âmes est une attitude typiquement Chrétienne : la résignation. Ce ne fut pas le Saint-Esprit qui a choisi François, ce n’est pas de cette façon que les Conclaves fonctionnent. Mais Dieu l’a permis certes et Il permet que ça continue, et Il le permettra jusqu'à ce qu’Il daigne nécessaire de mettre fin à l'époque de son Vicaire sur terre comme il le fait de chacun de nous.

En plus de la résignation, il manque dans beaucoup d'esprits la notion de justice collective — et de punition collective. Nous avons péché, nous avons péché gravement. Il y a tant de Catholiques qui ont été immensément infidèles longtemps à la Tradition Apostolique qu'ils ont reçue, à la Doctrine pure qui a été transmise : est-il surprenant qu’émergent des hiérarques infidèles de ce sol ? Ce qui est surprenant, ce n’est pas que nous ayons François en tant que Pape, mais qu'il a fallu tant de siècles avant d'avoir pour nous un Pape comme lui. Comme on le sait, les Papes qui ont été considérés comme « mauvais » et « épouvantables » dans l'histoire Catholique, n’ont jamais osé toucher au Dépôt de la Foi ni adoucir celui-ci afin qu’il puisse s’adapter aux mœurs contemporaines; ils peuvent avoir été personnellement immoraux et leur exemple peut avoir causé un grand scandale et des conséquences graves, mais leurs déclarations sur les questions de Foi, de Morale, sur les Sacrements n’ont pas causé en tant que tels du scandale (les exemples de tels cas sont si rares qu’ils peuvent être comptés sur une couple de doigts ).

Nous méritons François. Le Roi Josias était l'exception et Juda a été puni avant et après lui : n’y avait-il pas un seul homme juste en Juda sous le Roi Amon ? Jérémie n’était-il pas vivant et alertait des dangers sous le Roi Sédécias ? Pourtant, même les justes ont été punis sur cette terre, collectivement, par ce que Dieu a permis de se produire : des rois, des chefs irrévérencieux qui ont agi comme si Dieu n'existait pas. Les justes ont été soumis à des soulèvements sur cette terre, mais ça a profité pour leur vie éternelle éventuelle. Comme l'écrivait Dante dans Inferno : « Ô Sagesse Suprême, quelle perfection / que vous montrez dans le Ciel, sur la terre et dans les enfers / et comme vous répandez votre vertu justement ! »

Nous méritons François. Les fidèles Catholiques sur la terre en ce moment dans l'histoire le méritent — et méritent pire, alors soyez prêts. Nous le supporterons parce que nous devons le supporter, parce que c'est ce que Dieu a préparé pour nous. Si vous espérez quelque chose de mieux, alors la réponse est la prière, le jeûne, l'aumône, l’oeuvre personnelle de chacun pour sa propre persévérance finale et l'enseignement de la vérité de l'Évangile, en particulier à ses enfants. Un jour, un nouveau Josias se lèvera pour s’asseoir sur la Chaire de Pierre à Rome. Pourtant, même après, de nouveaux châtiments et de nouveaux exils continueront à faire partie de la vie Catholique, dans cette Église fondée par « Le Juste qui est mort pour les injustes » (I Pet 3,18).

Maranatha !