lundi 27 juin 2016

Débâcle au Latran
Partie III


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 27 juin 2016


Dans mes deux articles précédents portant sur la « Débâcle au Latran », j’ai discuté du scandale de la dernière bombe improvisée du Pape à savoir que, selon lui, « la grande majorité de nos mariages sacramentels sont nuls » tandis que les couples de la campagne du Nord-Est de l’Argentine qui cohabitent ensemble à cause de la peur superstitieuse du mari de faire des vœux de mariage, évitent les mariages Catholiques jusqu'à ce qu'ils soient grands-parents ; ils ont « un vrai mariage, ils ont la grâce précisément du mariage à cause de la fidélité qu'ils se manifestent ».

J’ai noté aussi que le Vatican a révisé les remarques du Pape en ce qui concerne la nullité supposée des mariages en modifiant dans la « transcription officielle » l'expression « grande majorité de nos mariages sacramentels » par « une partie de nos mariages sacramentels » ou simplement « certains de nos mariages sacramentels ».


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Le Père Z ( note : c’est un prêtre blogueur très lu dans le monde anglophone ) se moque à juste titre de la notion que nous avons maintenant des « remarques officielles improvisées » qui suivent les remarques officieuses improvisées.

Cela mis à part, cependant, ce qui reste non corrigé dans les « remarques officielles improvisées » consiste dans la déclaration encore plus explosive que les couples qui cohabitent à cause de leur peur du mariage peuvent néanmoins avoir « un vrai mariage » et bénéficier de « la grâce du mariage » à cause de leur « fidélité ». Ceci, bien sûr, est une absurdité totale et complète contrairement à la Volonté Divine et à la loi naturelle ainsi qu’à tout l’enseignement de l'Église sur le mariage et les relations sexuelles en dehors du mariage depuis 2 000 ans avant que François n’arrive d'Argentine. Pour cela, aucune démonstration n’est nécessaire.

Ce qui mérite un commentaire, cependant, c’est plus le non-sens qui se cache derrière le non-sens de cette remarque. En effet, si les couples qui cohabitent ensemble parce qu'ils veulent éviter les vœux du mariage peuvent avoir un « vrai mariage » simplement parce qu'ils manifestent une « fidélité » à leurs partenaires dans le péché, que dire de tous les couples pour lesquels François affirme qu’ils ne sont pas vraiment mariés même s’ils ont pris des vœux de mariage ? Est-ce qu’il n’y a beaucoup de ces mêmes couples, malgré que François suppose que leurs mariages soient nuls, vivent également ensemble, se manifestant une fidélité l’un à l'autre, ayant des enfants, faisant vie commune ?

Selon l’opinion de François, ces couples supposément invalidement mariés pourraient sembler également avoir un vrai mariage et la grâce du mariage même si leurs vœux n’ont pas donner pas lieu au Sacrement du Mariage en tant que tel. Car, après tout, ils cohabitent avec fidélité. Pourtant, c’est révélateur, le Pape ne leur fait pas de concession, il déclare simplement que tous leurs mariages sont nuls.

Ainsi, selon François, les personnes qui cohabitent ensemble tout en refusant de prendre des vœux ont la grâce du mariage alors que les gens qui prennent des vœux sans soi-disant les comprendre n’ont pas une telle grâce, ce qui signifierait que la cohabitation « fidèle » sans vœux de mariage est une condition spirituellement supérieure à des vœux à une cohabitation fidèle avec des voeux.

Il y a quelque chose de diabolique ici qu’il le veuille ou non. François propose subjectivement une inversion de la vérité, la vérité à l'envers, ce qui reflète une antipathie implicite à la notion même du Sacrement du Mariage. Pas étonnant que, comme le rapporte le Père Z, après les premiers articles portant sur la « Débâcle au Latran » que même le Père George David Byers, l'un des « Missionnaires de la Miséricorde » mêmes de François ait appelé à une campagne de prières pour protéger François des « attaques diaboliques ».

Quand le Pape prononce continuellement et scandaleusement un non-sens hétérodoxe, se démarquant de chacun de ses prédécesseurs dans l'histoire de la papauté toute entière, y compris les Papes dont la morale personnelle était catastrophique, l'expression « attaque diabolique » n’est pas un mélodrame, mais simplement du réalisme. Notre-Dame de Fatima, priez pour nous ! Et pour le Pape. Qu’une fois qu’il « sera converti », qu’il abandonnera son cours actuel et « confirmera ses frères » (Mc. 22 :32) Au lieu de les conduire dans la confusion et de les confirmer dans leurs péchés.